Sur la contraception et l'avortement

Auteur(s) : FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE ; FPF

L'Assemblée générale décide d'alerter l'opinion publique, le parlement et le gouvernement sur deux points, tous deux graves pour la vie de notre pays:

1 - La loi sur la contraception n'a toujours pas été suivie après quatre ans d’attente, de tous ses décrets d'application. L'arrêté permettant l'agrément des centres d'information et de consultation n’est pas signé. La reconnaissance d'utilité publique, accordée à quelques associations, a été refusée au Mouvement pour le Planing Familial. N'y a-t-il pas là un freinage délibéré du Gouvernement, d'autant plus inquiétant que récemment, le Ministre de la Santé a invoqué dans ce contexte des craintes de chute de natalité qui nous paraissent sans rapport avec la légitimité de la contraception ?

2 - Par contre ce freinage risque de pousser l'opinion publique de notre pays à accepter la liberté totale de l'avortement comme la seule solution réaliste. Nous déplorons cette radicalisation des positions, les uns refusant toute libéralisation d'une loi fortement anachronique, socialement injuste, excessivement répressive en matière d'avortement, les autres réclamant l'avortement libre pour toutes les situations. Nous rappelons la prise de position de la Fédération Protestante de France (mars 1971) en faveur d'une libéralisation de l'avortement dans une série de cas limites. Devant l'ampleur de ces deux problèmes qui continuent d'affecter gravement la vie de la population française, nous exprimons notre impatience pour le premier et notre inquiétude pour le second.

Assemblée Générale protestante Caen 1972
(134 oui - 1 non)

Source(s) :FPF;FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE;
Date de parution : 1972