Application de la loi Veil

Auteur(s) : FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE ; FPF

BIP n°716

L'Assemblée générale de la FPF, estimant que l'application de la Loi Veil,qui doit être réexaminée par le Parlement, ne permet pas aux femmes d'exercer leur liberté de choix, en toute responsabilité, face à l'avortement (décrets d'application, budget, information, etc...), demande la constitution d'un groupe de travail "ad hoc" sur la question du réexamen de la Loi Veil, comprenant une majorité de femmes, pour aider la Fédération Protestante de France à prendre une position officielle. Cette commission devra soumettre ses conclusions au Conseil de la Fédération Protestante du 31 mai 1979 (la Commission parlementaire devant être saisie avant le 15 juin 1979), et tenir compte des points suivants :
1) la clause de conscience reconnue aux médecins ne doit, en aucun cas, s'opposer à la demande d'avortement (cas des médecins chefs de service),
2) la limitation à 10 semaines de grossesse doit être remplacée par une limitation liée à la technique médicale,
3) l'I.V.G. est un acte médical, donc remboursé par la Sécurité Sociale,
4) l'étrangère a droit aux mêmes soins que la femme française.

1 - PLANIFICATION DES NAISSANCES ET AVORTEMENT
L'Assemblée générale de la Fédération Protestante de France, alertée par le Président de la Fédération Protestante : "rappelant fermement aux chrétiens qu'ils ont à vivre selon d'autres impératifs que ceux de la société et que la procréation demeure une bénédiction de Dieu sur le couple qu'il a créé" mais précisant aussi que l'Église n'a pas à "faire peser sur la société des critères qui ne sont pas les siens",
1) affirme sa conviction que les enfants sont une bénédiction par laquelle Dieu veut enrichir les familles auxquelles il les confie ; que mettre un enfant au monde, c'est donner un signe de foi et d'espérance, c'est faire confiance à Dieu pour l'avenir.

Source(s) : BIP
Date de parution : 21 mars 1979