Cette semaine nous prions pour:

L'union luthéro-réformée en France : un regard œcuménique

Voir le compte rendu du Synode de Sochaux

 

Introduction

Le 19 mai 2007, dans leurs synodes parallèles tenus à Sochaux-Montbéliard (pays luthérien marqué dès le début par la théologie réformée 1), l’Eglise Evangélique Luthérienne de France (EELF) et l’Eglise Réformée de France (ERF) scellaient un processus d’union institutionnelle qui devrait les emmener, si tout va bien, vers une église protestante unie en France 2 à l’horizon 2013. Moment d’émotion fraternelle et d’action de grâce (A Toi la Gloire !) que la proclamation des résultats : unanimité moins une voix contre et une abstention, des deux côtés !

Depuis quelques années, dans chaque synode, des « vœux » réclamaient à nouveau cette union institutionnelle. Un premier projet, dans les années 60, avait échoué et abouti cependant à la constitution d’une instance de dialogue dite « des Quatre bureaux » devenant en 1972 le Conseil Permanent Luthéro-réformé (CPLR 3) qui scellait et visibilisait la pleine communion des deux Eglises (et des Eglises équivalentes d’Alsace-Moselle unies depuis l’an dernier). Chaque Eglise gardait cependant son autonomie institutionnelle. Sous la coordination du CPLR, un certain nombre de grands dossiers étaient gérés ensemble : la formation et l’échange des ministres, la catéchèse, la mission, les délégations internationales, certaines questions théologiques et pastorales, etc.

Depuis plus longtemps encore, les membres des deux Eglises circulaient de l’une à l’autre sans gêne. Et même, rappelait le président du conseil national de l’ERF dans son message introductif, cette préoccupation d’union remonte… aux premiers temps de l’histoire de la Réforme protestante 4.

1 Cf. le message d’ouverture de l’Inspecteur Joël Dautheville évoquant Pierre Toussaint et l’histoire du Montbéliard.

2 Cette appellation n’est pas un intitulé préalablement choisi. Le choix du nom arrivera sans doute en fin de parcours d’unification, selon la configuration qu’elle prendra.

3 Devenu officiellement depuis le 26 mai 2007 Communion Protestante luthéro-réformée.

4 1586, colloque de Montbéliard où Théodore de Bèze dirigeait la délégation calviniste et Jacques Andreae celle des luthériens, précise le Pasteur Marcel Manoël.

Du théologique à l’institutionnel

Ce mouvement s’inscrit dans la dynamique de la Concorde de Leuenberg qui, depuis 1973, valide la pleine communion entre Eglises luthériennes, réformées et méthodistes d’Europe, Communion d’Eglises Protestantes en Europe (CEPE), unies dans une sorte de consensus différencié : l’union et la reconnaissance mutuelle dans l’essentiel (la prédication de la Parole et l’administration des sacrements) portent des différences légitimes non séparatrices dans la doctrine, l’organisation ecclésiale et la conception des ministères (devenus « interchangeables » entre Eglises). La CEPE s'est d'ailleurs immédiatement réjouie de ce processus (voir le communiqué).

Cette même dynamique permet de construire une communion réelle des luthériens et réformés, ensemble, avec les Eglises anglicanes, des accords qui poussent très loin la reconnaissance mutuelle comme Eglise de Jésus Christ, l’accueil réciproque des membres de chaque Eglise, l’échange de services pastoraux et la collaboration pastorale, jusqu’au partage eucharistique (mais sans « interchangeabilité » des ministères, tout au moins avec les Eglises françaises et Allemandes)5.

Il reste cependant une question en suspens, soulignée d’ailleurs par la Concorde de Leuenberg, qui est le passage à l’acte d’institutionnalisation qui rende visible cette pleine communion dans la pratique ecclésiale et dans des structures communes qui font autorité pour tous 6. Au niveau européen, les Eglises signataires de la Concorde de Leuenberg en sont encore aujourd’hui incapables. Si bien que ne s’imposent à elles que les textes de la CEPE que chacune aura bien voulu formellement valider en son propre sein. Il n’empêche que, plus informellement que pour d’autres communions d’Eglises, les textes de la CEPE votés en assemblées par des délégations de toutes les Eglises membres, expriment un consensus généralement respecté par tous.

Par leur décision, l’ERF et l’EELF tentent justement d’aller plus loin.

5 Accords dit « Affirmation commune de Reuilly : appelés à témoigner et à servir », fruit du dialogue entre les Eglises Anglicanes de Grande Bretagne et d’Islande, et les Eglises luthériennes et réformées de France.

6 La question de l’autorité est un sujet œcuménique d’actualité : autorité des accords doctrinaux, mais aussi la question de l’autorité à l’intérieur de chaque famille confessionnelle. Qui parle et qui décide au nom de qui ? Au plan local, régional, national, continental, universel ? Aucune Eglise n’échappe à la question.

Dans l’air du temps ?

Cette union institutionnelle luthéro-réformée colle aussi à l’air du temps ecclésial. La Fédération Luthérienne Mondiale (FLM) et l’Alliance Réformée Mondiale (ARM), malgré des statuts confessionnels différents 7, sont elles-aussi en processus de rapprochement (mais pas encore d’union), envisageant par exemple de tenir ensemble leurs assemblées, ce qui correspond d’ailleurs à une invitation plus large du Conseil Œcuménique des Eglises à sa dernière assemblée de Porto Alegre. Par souci de rapprochement… et d’économie !

Plusieurs Eglises en Europe et dans le monde, ont vécu le même processus. Citons les Eglises unies d’Allemagne, l’Eglise Protestante Unie de Belgique, l’Eglise unie de Grande Bretagne, ou plus récemment l’Eglise protestante des Pays-Bas…

Mais on peut se poser la question : comment bâtir une union institutionnelle qui ne brouille pas le message spécifique (ou l’accent spécifique ou le don spécifique) que chaque Eglise veut porter en témoignage à l’Evangile, alors qu’elles éprouvent le besoin, dans une société cacophonique, de mieux cibler et différencier leur parole ? Il faut sans doute éviter une sorte de voie (voix) médiane édulcorée dans un consensus mou, tout autant qu’une pluralité tellement éclatée dans une institution « fourre-tout » que sa cohérence évangélique ne serait plus perceptible.

D’un autre côté, il est vrai que le message luthéro-réformé est brouillé par la division d’institutions ecclésiales pourtant déclarées en pleine communion !

Il y a sans doute encore à travailler afin de distinguer ce qui relève de l’essentiel évangélique (dans la doctrine comme dans la pratique ecclésiale : satis est !) pour le rendre repérable, clair et incisif dans notre société… au milieu de la diversité des accents (doctrinaux ou pratiques) jugés jusqu’ici parfois incontournables et ayant fait jusqu’ici la raison d’être d’existences institutionnelles séparées. C’est le propre d’un consensus différencié non plus appliqué aux doctrines mais à toute la vie de l’Eglise, c'est-à-dire à sa visibilité et donc à son témoignage. Le constat paradoxal, c’est que c’est plus difficile… mais possible… et fructueux !

Comme quoi, l’institutionnel n’est pas si secondaire qu’on veut le dire en protestantisme. Il n’est ni négligeable ni relatif, mais second, au sens de « ministériel », c'est-à-dire au service de l’Evangile.

7 La Fédération Luthérienne mondiale est une communion d’Eglise fondée sur le texte symbolique de la confession d’Augsbourg (1530). L’Alliance Réformée Mondiale ne se base pas sur une confession de foi ancienne, elle regroupe « par contrat d’alliance » des Eglises qui se réfèrent plus ou moins fermement à la tradition Calviniste.

Facteurs théologiques et non-théologiques

Ces processus d’union ne sont jamais parfaits, ils n’évitent pas toujours tensions et déceptions, refus et reflux, voire scissions. En France nous n’en sommes pas là, il faut cependant y prêter attention. La pleine communion théologique comprise à la manière luthéro-réformée ne signifie pas qu’un certain nombre de questions théologiques (normalement non-séparatrices), ainsi que leurs traductions ecclésiales, ministérielles et liturgiques, ne puissent pas achopper, sans compter les facteurs non théologiques (sociologie, histoire, démographie, répartition géographique…), parfois plus séparateurs qu’il n’y paraît tout en étant souvent moins explicités, ou cachés sous des arguments (faussement ?) théologiques.

Par exemple, autour des questions liturgiques qui sont, en particulier en sensibilité luthérienne, l’expression de l’unité de l’Eglise. Comment se reconnaître entre (exemple extrême !) un luthérien qui pratique légitimement le signe de croix et la communion avec hostie reçue sur la langue, et un réformé pour lequel le formalisme liturgique (mais non la liturgie elle-même !) demeurera à ce point second que l’épiclèse de la liturgie eucharistique peut devenir implicite bien que non-optionnelle dans la liturgie officielle (laquelle fait partie des textes constitutifs de l’Eglise adoptés par les synodes aux 2 /3) 8 ? Mais des différences semblables se retrouvent aussi au sein même de chaque Eglise ! 

8 Diversités légitimes : cf éléments fondamentaux de la liturgie, II-1 à 4 du document sur la Cène, assemblée de Vienne (1994) de la Concorde de Leuenberg.

De même, l’articulation entre confession de foi et pratique liturgique (ou pratique d’Eglise tout court) semble se jouer différemment :

• plus lâche chez les uns par la médiation d’une Déclaration de foi récente (1938), signée par les ministres, faisant référence aux symboles anciens et aux confessions de foi de la Réforme protestante (notamment la confession de foi de la Rochelle) mais laissant la possibilité d’une pluralité d’actualisations (une forme de consensus différencié avant l’heure, qui représente encore pour le partenaire œcuménique une certaine étrangeté !),

• plus resserrée chez les autres pour lesquels la confession de foi historique fait directement autorité sur l’Eglise, bien que celle-ci ne soit pas signée par les ministres (il y a cependant un engagement oral solennel lors de l’ordination, comme pour les ministres réformés).

Ces différences ne sont pas dramatiques dans le monde luthéro-réformé tant qu’elles ne deviennent pas incompatibles les unes les autres. Pour s’en garder, la concorde de Leuenberg (1973) pose des balises, comme déjà les thèses de Lyon au niveau français sur la cène et sur les ministères (1968). Cela demandera sans doute plus d’efforts de la part d’une Eglise (Réformée) qui est déjà une Eglise unie, plurielle et majoritaire (en contexte protestant !), et qui peut oublier qu’une démarche d’union présuppose un respect de l’autre (qui passe par le respect rigoureux des accords), et plus que cela, une écoute qui provoque à la conversion. Le président du Conseil national de l’ERF, habitué des enjeux œcuméniques, l’a bien pointé dans son message introductif 9. Cela demandera sans doute aussi un effort de la part d’une Eglise (luthérienne) plus sensible à une cohésion théologico-liturgique et peut-être moins habituée à une multitude de formes liturgiques possibles 10 .

Les accords de Reuilly (cette fois-ci avec les Anglicans) offrent un autre exemple de balises lorsqu’ils précisent les règles liturgiques (reflets d’une compréhension commune au-delà des différences) pour la participation réciproque à la liturgie eucharistique de chaque Eglise 11. Ces accords « obligent » luthéro-réformés et anglicans les uns vis-à-vis des autres, et à plus forte raison luthériens et réformés entre eux.

9 La grande difficulté, pour nous réformés, sera d’accepter de bouger, de changer, pour faire place à un partenaire nouveau. Ce qui n’est pas évident ! Ne sommes-nous pas les plus nombreux ? Ne sommes-nous pas déjà une union habituée au pluralisme théologique et ecclésiologique ? Jusqu’à avoir déjà, parait-il, des « crypto-luthériens » dans nos rangs !!! (message du pasteur Marcel Manoël, à l’ouverture du synode ERF 2007)

10 §1 de « Eléments fondamentaux de la liturgie ». II-1 à 4 du document sur la Cène, assemblée de Vienne (1994) de la Concorde de Leuenberg.

11 Chaque Eglise doit respecter les pratiques et la piété des autres, et tenir compte du consensus œcuménique grandissant en ce qui concerne la célébration de l’eucharistie. Cette célébration comportera la prière d’action de grâce, les paroles d’institution, une anamnèse, une invocation de l’Esprit, une intercession pour l’Eglise et le monde, et la proclamation du Royaume de Dieu. La sensibilité œcuménique et le respect mutuel exigent que les éléments eucharistiques soient traités avec respect après la célébration et que le ministre qui préside à la célébration soit un pasteur, un presbytre ou un évêque ordonné. (note du § B.IV de la Déclaration commune de Reuilly).

Les facteurs non-théologiques souvent inconscients jouent fortement (parfois sous couvert de débats théologiques), y compris (et peut-être d’autant plus !) entre des Eglises habituées à collaborer et déclarées depuis longtemps en pleine communion 12. Par exemple, la culture du débat polémique (voire provocateur) du monde réformé de France peut en surprendre plus d’un, soit que le réformé en situation minoritaire l’accentue pour exister, soit que placé en situation majoritaire, il ne se rende pas compte des difficultés de l’autre à s’y habituer (mais pourquoi devrait-il s’y plier pour s’allier ?). La situation de non-retour qu’engendre un vote vers une Eglise protestante unie fait (fera) forcément remonter à la surface ce type de problématique. Il faudra être attentif aux disparités sociologiques, géographiques, démographiques, culturelles, d’autant plus que les réflexes quasi-innés du majoritaire et du minoritaire sont symétriques et tout aussi inconscients !

Bref, les questions théologiques, ecclésiologiques, liturgiques et déontologiques (je dois tenir compte du partenaire même en son absence, autrement dit, intégrer sa différence dans ma pratique ecclésiale) sont ici intimement liées et bousculent les pratiques des Eglises et leurs ministres.

12 Les deux présidents s’y attardent dans leurs messages d’ouverture.

Questions œcuméniques plus larges

Dans la logique propre de ce que la communion de Leuenberg apporte au niveau européen, le processus d’union de l’EELF et de l’ERF peut questionner nos partenaires œcuméniques et pousse à vérifier la cohérence de nos dialogues et accords doctrinaux.

Exemples :

• L’Eglise luthérienne en France est en pleine communion ecclésiale (via la Fédération Luthérienne Mondiale) avec les Eglises luthériennes du Nord de l’Europe dont certaines 13 ne sont pas signataires de la concorde de Leuenberg et ont par contre des accords avec les Anglicans plus poussés que les accords franco-britanniques dits de Reuilly (ce sont les accords de Porvoo qui vont jusqu’à l’intégration mutuelle des ministères sous l’autorité d’un épiscope inscrit dans une succession historique).

13 Finlande, Suède, Islande.

• Même si les deux Eglises sont membres de la Fédération protestante de France, le monde réformé comprend en son sein une composante plus ou moins proche du monde évangélique et pentecôtiste aux plans spirituels, ecclésiologique et sacramentel. Cette proximité est moins évidente avec le monde luthérien.

• Un accord œcuménique sur la confession d’Augsbourg à laquelle est rattachée directement l’Eglise luthérienne aurait un poids bien plus important (parce qu’il touche directement à l’Eglise et à ses ministres) qu’un accord sur un point de la confession de foi de la Rochelle (fondatrice des Eglises Réformées de France - 1559) à laquelle se réfère certes la Déclaration de foi actuelle de l’ERF mais de manière indirecte et laissant ouverte une actualisation. Cela se traduit aussi au plan international où la FLM trouve une unité doctrinale autour de la Confession d’Augsbourg que n’a pas l’ARM, sans confession de foi unifiante (quoique les diverses confessions de foi modernes de chaque Eglise membre de l’ARM soient finalement assez proches !).

• Des aspects considérés comme non séparateurs dans le cadre de la communion de Leuenberg et de l’union luthéro-réformée française 14 peuvent être considérés comme essentiels par les autres partenaires œcuméniques du fait qu’ils n’ont pas la même position dans la hiérarchie des vérités. Le partenaire œcuménique peut alors être tenté de « séparer ceux que Dieu a unis » pour la clarté de ses propres dialogues. Il le fera d’autant plus volontiers que les luthéro-réformés unis (bientôt) institutionnellement au plan national, ne le sont « que » théologiquement au plan européen, et pas encore au plan international !

14 Par exemple sur les sacrements, les ministères, l’épiscopè, la compréhension de la loi, la théologie de la création…

• Mieux encore, la signature de la Déclaration commune sur la Justification (1999) donne une proximité en tout cas symbolique 15 entre les catholiques et les seuls luthériens, tout au moins au niveau international. Et cela sur un (le !) sujet essentiel qui unifie depuis toujours luthériens et réformés !

15 Nous disons « symbolique » car est ici signé ce que confessait déjà en 1990 le document réformé-catholique international qui a eu le défaut de n’avoir jamais été signé officiellement : Nous croyons que nous sommes justifiés par la grâce qui vient de Lui (Christ), au moyen de la foi qui est une foi vive et qui donne la vie. Nous reconnaissons que notre justification est une œuvre totalement gratuite accomplie par Dieu en Christ. Nous confessons que l’accueil dans la foi de la justification est lui aussi un don de la grâce… (Document « Sur le chemin d’une compréhension commune de l’Eglise » § 77 et 86-87, fruit du dialogue Eglise Catholique / Alliance Réformée mondiale.

Autant de questions qui nous obligeront à travailler la cohérence de notre unité, sa solidité et son articulation avec nos partenaires œcuméniques sur la route plus large de l’unité des chrétiens. C’est aussi le témoignage et la contribution des Eglises issues de la Réforme au dialogue œcuménique sur l’unité de l’Eglise 16.

16 Sous-titre du texte « L’Eglise de Jésus-Christ », de la communion de Leuenberg adopté à Vienne, 1994. Cf. tout particulièrement son § III.  

Un défi passionnant 

Comme l’exprime le président de l’EELF, puisque nous ne sommes pas réduits à notre histoire et que nous faisons déjà presque tout ensemble (jusqu’à une parole synodale commune sur la famille !), le pas vers l’union des deux Eglises devient en quelque sorte « naturel ». Il reste des facteurs non-théologiques mais le consensus qui nous porte est plus fort.  

La Réforme ne produit pas que de la division, mais aussi de l’Unité. Depuis un siècle (et même avant !), c’est le travail des Eglises de la Réforme malgré les réactions intégrisantes.  

Ce qui est passionnant, c’est que chaque pas vers l’unité ouvre de nouveaux horizons, de nouvelles questions, de nouveaux chemins à parcourir. Ces accents et ces questionnements, loin d’être des barrages à l’unité, sont de nouvelles portes ouvertes qui nous invitent à considérer cette union de l’ERF et de l’EELF non comme un point final mais comme un grand voyage au cours duquel nous aurons à affronter ensemble de nouvelles situations, et à nous joindre ensemble à d’autres partenaires, dans la compréhension plus profonde les uns des autres.  

Avec cette décision, nos Eglises sont mises au défi d’avancer un peu plus dans une unité qui ne soit pas confusion, et une diversité qui ne soit pas une pluralité incohérente.  

C’est affaire de discernement. Comme l’a conclu le président du synode luthérien, le pasteur Alain Joly, cela n’a de sens que dans l’invocation et par le soutien de l’Esprit Saint.  

Pasteur Gill DAUDE
Service œcuménique
FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE
Pentecôte 2007