Cette semaine nous prions pour:

Le débat sur le PACS, réactions des Eglises

Les Eglises protestantes

Pour aborder cette question du PACS (comme lieu significatif des différences affectant la sensibilité des Eglises entre elles et en leur sein sur les questions éthiques), je me suis attaché à relire les analyses et réactions de :

• la Fédération Protestante de France,

les Eglises du Réveil,

• l’Eglise Réformée de France

Les Eglises protestantes d’Alsace-Moselle,

la Fédération des Eglises Evangéliques baptistes et de l’Union des Eglises évangéliques libres,

la déclaration du conseil presbytéral lyonnaisde l’Eglise Réformée de France.  

J’ai aussi revisionné l’Emission œcuménique AGAPE du 4 octobre 1998. J’ai cherché les ressorts motivant ces différentes prises de position. 

Voici cinq points (sans ordre hiérarchique) qui tentent d’en rendre compte. 

Premier point : la pédagogie du débat.  

Le premier élément que l'on rencontre dans les éléments de réflexion de la FPF ou des Eglises membres de la FPF, c'est le souci d'apporter une pierre au débat plus que de dire une loi évangélique (même si cette tendance existe). C'est le refus d'être enfermé dans le "oui" ou le "non", les questions éthiques étant toujours ambivalentes : "ce que je veux, je ne le fais pas, et ce que je fais, je le déteste" (Ro 7,15) dit St Paul, nous plaçant ainsi dans le fameux toujours pécheur / toujours justifié.  

Cette pédagogie du débat, en partie fondée sur cette ambivalence de l’éthique, a deux objectifs :

• 1 er objectif : que chacun se détermine pour lui-même en étant éclairé, non d'une parole unique, (magistérielle ou directrice) mais par des éléments de réflexion (à côté, bien sûr, de la Parole de Dieu et de l'aide du St Esprit). Ici, les Eglises ou la FPF participent au discernement mais le discernement communautaire ne remplace pas, à terme, le discernement personnel du croyant.. C'est un point sur lequel insiste la FPF qui n'est pas une Eglise mais qui porte tout de même des éléments d'ecclésialité en ce sens qu'elle a pour vocation de manifester l'union du protestantisme et de mettre en dialogue les Eglises qui la composent : on voit par là que les questions éthiques, si elles sont les symptômes d'options théologiques différentes, ne sont pas a priori séparatrices pour les Eglises membres de la FPF 1.  

Second objectif : on cherche à clarifier le débat, à lutter contre son dévoiement et à mettre des mots sur des éléments être sous-jacents ou cachés. Bref, on tente de d’exprimer la réalité du débat (ou des débats ; quand il y en a plusieurs qui s'entrecroisent, on les distingue) pour éviter une confusion parfois manipulatrice. L’expression « noyer le poisson » revient souvent. L’ECAAL/ERAL 2 parleront par exemple de confusion dommageable dans des situations et des choix de vie… instituant l’indifférenciation sexuelle sous prétexte d’égalité 3.

Aux yeux de ceux qui ont élaboré les réactions protestantes, cette confusion camouflait un véritable débat général sur la place que la société accorde à la famille, la conjugalité et la filiation 4.  

C’est dans ce cadre qu’il aurait fallu aborder la question plus précise de la conjugalité des couples homosexuels et la reconnaissance de celle-ci par la société.  

La tendance est alors de dire : on ne respecte pas les personnes homosexuelles dans leur demande en noyant la question dans un contrat privé organisant quelques dispositions juridiques et fiscales assez larges pour englober sans différenciation association de couples homo ou hétérosexuels 5. Dans ce cas, pourquoi une association de deux personnes seulement ? Pourquoi pas trois ? Mystère ! Dans ce cas aussi, on ajoute à l'injustice par le fait que les plus faibles ne sont pas pris en compte : l'enfant en particulier dans le cas d’un PACS entre un homme et une femme.  

Si l'on s'en tenait aux questions techniques, quelques dispositions juridiques suffisaient, il n'était point besoin d'une loi, avec la charge symbolique qu'elle comporte. Certains vont jusqu’à dire : on ne respecte pas (ne serait-ce qu'en la mettant en débat) la demande des couples homosexuels lorsqu’on noie ainsi le poisson, ce qui va générer une compréhension du PACS du type « pseudo mariage » ou "sous-mariage" (sans engagement dans la durée ni prévention juridique du conflit ni protection du plus faible).  

Enfin, on jette ainsi la confusion entre institution (qui dépasse le simple accord entre individus et s’inscrit dans le temps) et contrat privé, entre le mariage (fondement de la société) et ce qui pourrait être une forme socialement reconnue de conjugalité homosexuelle (mais cette dernière reste encore à débattre) : doit-on laisser les liens homosexuels dans l'ordre du consentement privé, résiliable comme un contrat"libéral", donc dans une grande précarité ? demande un théologien protestant 6).  

Deuxième point : Ne pas s'en tenir au fait lui-même, mais mettre en lumière et analyser les ressorts éthiques qui se jouent pour la société dans son ensemble.  

Il s'agit là de ne pas s’attacher aux symptômes mais de discerner plus profondément ce que de telles questions mettent en jeu concernant l'être humain et son vivre-ensemble, en se basant sur quelques principes généraux. Ces principes sont sans doute d'inspiration évangéliques (solidarité, attention aux plus faibles, etc…7), ils ne jouent cependant pas ici d'abord comme "valeurs évangéliques" mais plutôt comme fondement du vivre-ensemble d'une société plurielle et laïque.  

Là, les positions protestantes jouent le jeu de la laïcité et cherchent à analyser en quoi les valeurs de base du vivre-ensemble républicain (et donc la cohésion de la société) sont interrogées par telle loi, telle évolution des mœurs ou telle orientation éthique… 

Ainsi, les Eglises évangéliques du Réveil 8 attireront l'attention de leur député sur la qualité du PACS en ces termes : un contrat à durée déterminée est concevable entre employeurs et salariés mais non pour des relations aussi profondes et affectives que celles du couple… et de leur poser la question : pensez-vous qu'encourager des comportements irresponsables et incapables d'assumer les situations dans la durée donne des repères à notre jeunesse ?  

La commission éthique de la FPF, dans un texte plus élaboré, note aussi que le PACS interroge plus profondément notre société sur le lien conjugalité/filiation. Elle souligne que l'éthique protestante a toujours dissocié les deux (mais non séparé complètement) en appuyant sur le prima du lien conjugal par rapport à la filiation (à la différence d’une société imprégnée de catholicisme populaire insistant sur l’unité mariage/procréation). Mais la situation est aujourd’hui inversée, le théologien protestant est appelé à insister sur la filiation et son lien à la conjugalité dans une société où, par effet de balancier, le lien généalogique (à distinguer du lien génétique) est négligé voire défait : trop fragile et trop peu protégé, dit la déclaration de la FPF. Dans cette société, l'enfant devenu roi est un objet surinvesti de toutes les projections ou gommé dans sa différence générationnelle. Il n'est plus soutenu ni encadré par une institution conjugale forte qui assure la génération et la durée, et dépasse le simple consentement mutuel. Aussi, soulignent l’ECCAL/ERAL, faut-il développer tout ce qui peut aider les familles à remplir leur rôle (préparation à la vie de couple, conseil conjugal, école de parents, thérapies familiales)…  

De ce débat plus général sur conjugalité et filiation, la commission éthique de la FPF (tout comme les autres commissions ecclésiales 9) tirera un avis tranché contre toute filiation pour les couples homosexuels, parce qu'elle supprime a priori la place de l'autre au foyer. On peut dire qu'il n'y a famille et possible filiation qu'autant que la "place" est faite aux deux parents, dans leur différence, à la fois dans l'espace, dans le temps, dans la mémoire et les projets de l'enfant.10 

Troisième point : le principe précédent n'est pas une concession au relativisme (parce que nous ne serions qu'une voix parmi d'autres dans nos sociétés plurielles) mais le ressort d'une position théologique qui s'exprime de deux manières (ici résumées schématiquement) :

• soit une théologie des deux règnes, tendance luthérienne mais qui joue aussi en milieu réformé et au-delà, distinguant le règne de la foi et le règne de la raison (sans les séparer tout de même car les deux sont "devant Dieu").  

Le règne de la foi touche la personne dans son aspect croyant, il s'exprime dans l'Eglise, fait appel à la confession de foi et à l'engagement croyant sur la base de la révélation biblique.  

Le règne de la raison touche la personne dans sa dimension sociale et politique, dans le vivre-ensemble de la cité avec des hommes et des femmes qui ne partagent sa foi. Dans cette seconde sphère, il s'agit de préserver ou d'adapter le vivre-ensemble aux évolutions sur des valeurs raisonnables et communes à tous, croyants et non croyants.  

Dans nos sociétés occidentales, ces valeurs sont celles qui fondent le droit (même si ces valeurs peuvent aussi être interrogées bien sûr). On ne s'étonnera donc pas que le débat sur le PACS qui proposait une loi faible quant à sa capacité à protéger le plus faible, ait justement agité la question sur le sens et le rôle du droit (par ex : le droit, qui permet la cohabitation de tous dans une société plurielle, en particulier des minoritaires, doit-il simplement s'adapter aux évolutions, au risque d'être versatile ? ).  

Cette théologie des deux règnes engage une éthique de responsabilité qui n’est pas a priori propre aux chrétiens et se module selon les situations et les contextes. Son risque bien connu est celui d’une apathie de la responsabilité du chrétien et de l’Eglise dans la cité.

• Soit par une théologie de la création, issue du calvinisme, qui joue aussi en milieu réformé et évangélique. Elle considère ce monde dans son unité comme une création dont l'ordre est voulu par Dieu, et qui est placée sous la Seigneurie du Christ se révélant dans les Ecritures. Cet ordre créationnel, seuls les croyants en perçoivent l'origine divine grâce à la révélation biblique. En ce sens les chrétiens ont une responsabilité particulière dans la préservation de cet ordre créationnel mais tous, croyants et non croyants, sont appelés à le reconnaître et à le défendre par des arguments raisonnables et acceptables par tous. Ici, nous ne sommes peut-être pas loin de la théologie naturelle thomiste bien que, dans l’esprit protestant, la théologie créationnelle « s’oppose » à la théologie de la rédemption en ce qu’elle ne touche pas au salut de l’homme 11. Elle est donc seconde et fonde l’acceptation d’une certaine pluralité éthique. Nos experts préciseront sans doute 12.  

C’est dans ce cadre d’une théologie créationnelle que se place la commission d'éthique libro-baptiste lorsqu’elle se plaint d'avoir été mal interprétée par un parlementaire l’accusant d'utiliser des arguments procédant exclusivement d'une conception morale (sous entendu « morale spécifiquement chrétienne »). Elle souligne justement que, bien que fondée sur la compréhension biblique d'un ordre créationnel que le PACS viendrait perturber, elle n'a utilisé que des arguments psychologiques et sociaux, donc recevables par tous, croyants et non croyants, du type : structuration de la personnalité, éducation, bien être psychologique de l'enfant…  

Plus explicitement l’ECAAL/ERAL, avant les arguments des sciences humaines, en appelle à la théologie de la Genèse pour fonder la nécessaire différenciation des sexes et des générations comme un ordre symbolique indispensable aux sociétés 13

Plus radicalement encore, l'Eglise du Réveil, se considérant sentinelle qui avertit du danger 14, n'hésite pas à écrire à son député du Rhône, au risque que celui-ci ne prenne cette conviction comme un absolu dangereux et autoritaire : pour nous, le mariage est d'institution divine, c'est la volonté du créateur pour l'épanouissement de ses créatures... une loi ne peut remettre en cause ce principe fondamental et le fait que tout enfant a droit à un père (un homme) et une mère (une femme) ! Ici, l’Eglise du Réveil se pose en dépositaire d’une révélation (« le mariage est d’institution divine ») qui s’applique à tous et à toute la société, et qu’elle affirme de manière frontale.  

On le voit, la tentation d’une théologie de la création, tentation symétrique de la théologie des deux règnes, est de prétendre être une Eglise « experte en humanité » au nom d’une révélation biblique qui s’impose à tous.  

Mais, hors de leurs expressions extrêmes, théologie des deux règnes et théologie créationnelle se rejoignent dans une éthique de responsabilité utilisant des « arguments de raison ».  

Quatrième point : la visée des commissions d'éthique n'est pas seulement de porter la voix dans le débat de société, elle est aussi de concourir à la formation et au discernement des chrétiens. 

Le principe premier est que rien ne remplacera la responsabilité éthique du croyant ultimement seul devant Dieu : aucune commission, aucun synode, aucune assemblée, aucun ministère ou magistère.  

Ce principe bien protestant mais actualisé de manière diverses selon les Eglises et leur vécu ecclésial, est toujours fortement souligné. Il invite chaque croyant à prendre ses responsabilités devant Dieu et devant les hommes, en homme libre (libéré) et donc comme une réponse à la grâce première de Dieu en Jésus Christ. L'éthique est de l'ordre de la réponse croyante et reconnaissante à la justification par grâce. Elle est donc seconde.  

Mais "seconde" ne signifie pas "secondaire". Si la réponse du croyant est à la mesure de la grâce reçue, sa responsabilité (y compris éthique) ne sera pas secondaire. Le rôle de l'instance désignée par le peuple de l’Eglise (instance généralement pluridisciplinaire) est donc importante pour apporter un éclairage théologique qui aidera le chrétien ou la communauté chrétienne à se situer dans un discernement éthique.  

Cinquième point : le fait d'être chrétien (ou d’être Eglise) ne confère pas une compétence universelle sur tous les problèmes de notre monde. 

La révélation biblique, si elle est révélation pour notre salut et celui de l'humanité, ne donne pas la solution à tout et ne pose pas automatiquement une expertise sur toutes les situations éthiques et morales de notre monde dans tous les temps.  

Même si le protestantisme tendra à voir dans la loi biblique (les 10 commandements en particuliers) un usus politicus, un usage pour la cité, un cadre ou une base, cette inspiration n'échappe pas au débat herméneutique communautaire et/ou sociétal.  

Ainsi la commission libro-baptiste souligne qu'il revient au législateur de corriger les injustices (en particulier la discrimination à l'égard des personnes homosexuelles) mais sans doute pas de placer sur un même plan d'égalité symbolique l'institution du mariage et le contrat entre deux personnes homosexuelles. On arrive à ce paradoxe, ajoute Olivier Abel 15 que l'institution du mariage hétérosexuel est dévalorisée alors même que la demande homosexuelle est celle d'une institutionnalisation de leur relation.  

Mais là, le débat est interne au protestantisme entre

• ceux pour qui toute reconnaissance symbolique par la société d'une union homosexuelle équivaudrait à un mariage-bis et remettrait en cause le sens profond du mariage hétérosexuel, lequel lie dans une même institution (qui est plus qu'un contrat !) conjugalité, procréation, et filiation - cette position est aussi assumée par l'Eglise Catholique me semble-t-il - ,

• et ceux pour qui il n’y aurait pas de confusion si on reconnaissait socialement la spécificité d’une union homosexuelle16 (à condition d’avoir un débat sur la particularité de cette union, et à condition de sortir de la confusion entretenue par une loi comme le PACS trop générale et « noyant le poisson »).  

Au passage, un certain protestantisme s'est interrogé sur son propre déficit d'institutionnalité et sa difficulté à s'exprimer sur ce sujet.  

On voit ainsi que si l’Eglise/le chrétien n’a pas une compétence universelle sur tous les problèmes éthiques de la planète (pas plus ni moins d’ailleurs que le non-chrétien !), il/elle est appelé(e) à s’exprimer en tant que participant de la cité dans laquelle il/elle perçoit une création de Dieu. Sa foi reçue par grâce et sa découverte d’un monde comme création de Dieu, le conduit à la responsabilité dans ce monde car s’y joue là quelque chose du vivre-ensemble voulu par Dieu.  

Cependant, le protestant (et son Eglise) n’y jouera pas forcément dans l’ordre de la révélation mais plutôt à la manière de l’apôtre Paul lorsqu’il écrit aux Corinthiens « C’est moi qui parle, non le Seigneur » (1 Cor 7.12) «Je n’ai pas d’ordre du Seigneur…c’est un avis que je donne, celui d’un homme qui, par la miséricorde du Seigneur, est digne de confiance » (1 Cor 7.27).  

Ceci reste cependant un lieu de débat : avons-nous un « ordre du Seigneur » ou simplement « un avis digne de confiance » ?  

CONCLUSION

La position protestante face au PACS a donc été :

• D'affirmer que le PACS n'est pas à la hauteur des enjeux évoqués autour de la conjugalité, de la filiation et de la famille. Mieux vaut prévoir un simple encadrement juridique et fiscal des diverses formes du "vivre ensemble" ;

• De poser la question de la reconnaissance institutionnelle (sous des formes à chercher) d'autres formes d'union que celle de deux conjoints mariés de sexe différents (et indirectement la question de la filiation) ;

• De réaffirmer fortement que l'institution de la filiation suppose deux parents sexuellement différents ;

• D'affirmer l'importance de soutenir le mariage entre conjoints de sexes différents comme une institution centrale à défendre autrement que sur des bases utilitaires ;

• De retravailler le lien conjugalité/filiation, aucun des deux ne pouvant être ni subordonné à l'autre, ni fusionné dans l'autre, ni totalement dissocié de l'autre.

Voilà, à la relecture de ces documents, ce qui me semble ressortir des positions protestantes à propos du PACS.

Pasteur Gill DAUDE
Service oecuménique
FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE

 

1 Elles ne sont pas a priori séparatrice mais peuvent le devenir lorsqu’elle elles touchent au status confesionis (à la confession de foi même). La question de l’Apartheid a été un exemple au niveau international. Aujourd’hui, la question de l’Homosexualité semble être pour certain de cet ordre. Le débat est de savoir à partir de quel moment la question devient status confesionis 

2 ECAAL : Eglise de la Confession d’Augsbourg d’Alsace Loraine ; ERAL : Eglise Réformée d’Alsace Loraine 

3 Communiqué de l’ECAAL/ERAL de Nov 1998 ; voir aussi Pr Gérard Krieger in le messager évangélique, 27 septembre 1998.  

4 "Conjugalité, mariage, concubinage, filiation, droit successoral, fiscalité et régime des solidarité… tout cela est lié" 

5 Communiqué de l’ECAAL/ERAL de Nov 1998 : nous regrettons les confusions introduites dans le projets de loi entre les différentes formes de conjugalité : une solution unique à des situations aussi différentes que celles concernant des couples hétérosexuels, des couples homosexuels, mais aussi des personnes n’ayant pas de relations sexuelles, ou des personnes avec ou sans enfants. 

6 Olivier Abel, émission AGAPE, 4 octobre 1998  

7 Durabilité et fidélité, refus de la versatilité et de la simple satisfaction de ses besoins, solidarité et justice, patience et effort dans le temps… autant de valeurs qui ont servi de grille de lecture, qui ne concernent pas que le PACS mais résument les conditions d'une vie sociale. 

8 Lettre ouverte aux députés du Rhône, 27 sept 1998 

9 Cf ECCAL/ERAL op.cit. : Un enfant n’est ni un objet ni un droit. Il est l’être humain vulnérable qui a besoin des adultes pour se structurer et grandir…

10 Doc FPF : Eléments de réflexion sur la famille, la conjugalité et la filiation. 14 septembre 1998 

11 Ainsi, le mariage est d’ordre créationnel (même si, analogiquement, il sera pour le chrétien un signe du lien qui unit le Christ et l’Eglise) et non d’ordre sacramentel, le sacrement étant réservé à l’annonce du salut en Jésus Christ pour tous. 

12 Pour être complet, il faudrait ajouter à la conception de l’éthique calviniste, la notion de « troisième usage de la loi » refusé par le luthéranisme classique. A côté du premier usage (la loi comme garde-fou politique) et du second usage (la loi comme celle désignant le péché et appelant le pécheur à la repentance), ce Tercius usus réhabilite la loi biblique comme la loi à laquelle se soumet, par reconnaissance, le « nouvel homme racheté en Christ par grâce ». 

13 op.cit. 

14 op.cit. 

15 Emission Agapè du 04 Octobre 1998 

16 ECAAL/ERAL : reconnaître les homosexuels ne doit pas conduire à les assimiler et à les intégrer dans un statut qui est propre à la famille mais les accepter dans leur altérité… rejoindre la cour européenne des droits de l’homme pour qui la vie commune de deux personnes homosexuelles s’inscrit dans le droit à la vie privée… ne donnant droit et forme ni à l’adoption ni à la PMA.