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“Conter la Bible” Genève Le groupe “Conter la Bible” a été créé par Lise Berthoud, conteuse et narratrice, Anke Lotz, pasteure et Henri Künzler, pasteur. Lise est en contact étroit avec Martine Millet qui a commencé en France l’expérience “Chacun-e- raconte”. Les rencontres mensuelles ont commencé à l’automne 1997. Elles sont ouvertes au public. Chaque premier lundi du mois, deux personnes racontent, selon un plan établi à l’automne, un passage biblique ou une histoire en lien avec l’Ecriture. Les membres du groupe, une dizaine actuellement, appartiennent à l’Eglise Nationale Protestante de Genève, avec une majorité de pasteurs et quelques laïques. Le but recherché est évidemment la formation à “raconter la Bible”, mais aussi le plaisir des auditeurs, informés par le journal “Voix Protestante-Genève”, le courrier pastoral, le ministère “Evangile et Jeunesse”... Le lieu est la “chapelle des Pèlerins”, rue Saint-Léger, en vieille ville de Genève. Chaque intervenant est au bénéfice d’une formation théologique et privilégie un travail exégétique sérieux, avant la “mise en histoire”. Lise
Berthoud, Conter la Bible” Lausanne Alix Noble-Burnand est une conteuse professionnelle. Elle propose, avec d’autres intervenants, des veillées de contes traditionnels et de narrations bibliques, ainsi que des stages (voir formation). Elle a réalisé des enregistrements et contribué à des recueils de récits (voir documentation). Alix Noble-BurnandLe Petit Bochet 1174 Montherod Suisse “Parole(s) vivante(s)” Montpellier - Ce groupe de l’Eglise Réformée de Montpellier d’une quinzaine de personnes se retrouve depuis 1996.. Il est affilié à l’association nationale “chacun-e- raconte”. - Tous les 15 jours, il travaille alternativement un texte biblique et l’oralité. Il organise aussi une soirée de contes bibliques par trimestre de plus ou moins grande envergure, selon les occasions et pour répondre aux sollicitations. - Il propose également des stages de formation (pour débutants, pour prédicateurs laïcs sur la question des prédications narratives), participe à l’expo-Bible de Sète... Contact : Anne Faisandier, 133
rue Sainte-Geneviève “Chacun-e- raconte” La Bible n’est pas un conte mais elle se raconte Paris-Versailles En 1987, quelques personnes engagées au Centre Huit à Versailles ont décidé de lancer un atelier pour réfléchir à la manière dont la Bible pourrait être connue dans des milieux qui n’ont aucun accès à elle. En 1998, pour répondre aux attentes des conteurs et conteuses éloignés du Centre Huit et de Versailles, cet atelier est devenu une association loi 1901, avec des statuts, un règlement intérieur et une charte. L’association a pour objet de “Faire découvrir la Bible, livre de culture, texte fondateur de la civilisation judéo-chrétienne et texte de références religieuses pour les confessions chrétiennes par les techniques du conte, de toute communication et expression orale pour développer et structurer la personne humaine par la parole. Susciter un réseau de conteurs et conteuses de récits bibliques et de textes fondateurs d’autres cultures et religions. Organiser des manifestations, sessions, formations, voyages, expositions et diffuser sous différentes formes les résultats de ses travaux et de ses recherches.” Martine
Millet, présidente, Marie-Hélène Luiggi, vice-présidente, Odile Lafaurie,
secrétaire, Michel Gross, trésorier. “de bouche à oreille” La Bible contée Strasbourg Depuis 1992, un groupe de pasteurs se réunit autour du professeur Pierre Prigent, de la Faculté de théologie protestante de Strasbourg. A partir d’études exégétiques de textes bibliques, chaque membre du groupe se livre à une récriture du texte biblique et aux remarques critiques du groupe, puis apporte des modifications à sa récriture. Le groupe a publié deux recueils de narrations : - Racontez-nous la Bible, Editions du Réveil, Editions Oberlin, Lyon-Strasbourg, 1994. - Ecoute, c’est Noël, Editions les Bergers et les Mages, Paris, 1995. Les professeurs Pierre Prigent et Elisabeth Parmentier introduisent dans leur enseignement universitaire la dimension d’oralité de la théologie. Elisabeth Parmentier prépare une habilitation sur la narrativité. Quelques membres du groupe sont aussi des conteurs et participent à des sessions de formation. En 1998, le groupe s’est constitué en Association. Pierre Prigent, président, Bettina Schaller, vice présidente, Richard Gossin, secrétaire, Claude Mourlam, trésorier. L’association publie la Revue semestrielle “Les Cahiers de la Bible Contée”. Association “de bouche à oreille - La Bible Contée”. 1, Quai Saint-Thomas 67000 Strasbourg Tél. 03 88 25 90 00
Nouvelles des groupes “Conter la Bible” Genève Un groupe “Conter la Bible” a vu le jour à Genève en automne 1997 et a poursuivi en 1998-99 son offre d’une heure par mois autour d’une narration biblique. Cela se passe à la chapelle des Pèlerins, 20 rue Saint-Léger, deux ogives ayant appartenu à une hôtellerie du 15ème siècle. Un espace convivial bien que doté d’une acoustique difficile ! Ce groupe, qui comprend des laïcs et des ministres protestants décidés à explorer et à travailler ce type de communication, a reçu cet automne Martine Millet pour une journée de formation. Le Bible juive a davantage inspiré jusqu’ici les conteurs genevois : Rahab de Jéricho, Gédéon, la naissance de Samuel, Saül et les ânesses, le jugement de Salomon, le cycle d’Elie (en plusieurs approches), la guérison de Naaman le Syrien, les trois jeunes gens dans le brasier. L’ascension et la succession de David ont été abordées en trois épisodes du point de vue d’Ebyatar, le grand-prêtre de la famille d’Eli déposé par Salomon après le coup d’état jérusalémite : hypothèse de la critique biblique adoptée dans ce contexte pour entrer dans le caractère “témoignage de proximité” évident des éléments choisis (de l’épisode de la vengeance de Saül sur les prêtres de Nob à ceux de la mort des princes Amon, Absalom et Adonias) et pour ne pas esquiver leur enracinement contextuel. Le Nouveau testament n’a pourtant pas été oublié avec l’annonce faite à Zacharie, la femme adultère, la Samaritaine, Eutyche tombé de la fenêtre, Paul à Philippes, et Phoebé de Cenchrées. A partir des pierres appelées par Jésus à suppléer les disciples hypothétiquement défaillants dans leur acclamation du messie, l’une d’entre nous a conçu une narration de la Passion selon Saint-Luc. Cet élément symbolique -la pierre ou les pierres- court comme un fil rouge dans le récit de cet évangéliste. Les lecteurs de “de bouche à oreille” ont également pu lire récemment une “Tempête apaisée” d’un des équipiers genevois. Deux incursions dans des domaines voisins ont permis d’entendre des contes inédits, de Noël, ou encore la Fable de Yotham dans la version d’Elisabeth Parmentier. L’audience publique de ces rendez-vous est encore en dessous de notre attente, l’aspect formateur de notre démarche nous incite à persévérer. Conter
la Bible Conter la Bible Lausanne Alix Noble-Burnand est une conteuse professionnelle. Elle propose, avec d’autres intervenants, des veillées de contes traditionnels et de narrations bibliques, ainsi que des stages (voir formation). Elle a réalisé des enregistrements et contribué à des recueils de récits Alix Noble-Burnand “Parole(s) vivante(s)” Montpellier - Ce groupe de l’Eglise Réformée de Montpellier d’une quinzaine de personnes se retrouve depuis 1996. Il est affilié à l’association nationale “chacun-e- raconte”. - Tous les 15 jours, il travaille alternativement un texte biblique et l’oralité. Il organise aussi une soirée de contes bibliques par trimestre de plus ou moins grande envergure, selon les occasions et pour répondre aux sollicitations. - Il propose également des stages de formation (pour débutants, pour prédicateurs laïcs sur la question des prédications narratives), participe à l’expo-Bible de Sète... Contact :
Anne Faisandier, 133 rue Sainte-Geneviève “La Passerelle” Euralille C’est à l’initiative de Françoise Delannoy, pasteur de l’Eglise Réformée et de Christophe Dufour, vicaire épiscopal de Lille, de “la Passerelle - Lieu de Silence et Centre oecuménique” dans le Centre commercial d’Euralille, qu’a été créée, il y a quatre ans, notre équipe. Composée actuellement de neuf membres, sept femmes et deux hommes, appartenant aux Eglises catholique et réformée (pasteur, responsables diocésains ou retraitée d’aumônerie, de la pastorale des malades et autres) notre équipe anime une séance un mercredi par mois, l’après-midi de 16h à 17h. Trois d’entre nous donnent un récit de 10 à 20 minutes selon le cas. Puis un petit goûter est servi nous permettant de parler avec les visiteurs et de leur donner le texte intégral du passage de la Bible correspondant aux récits. Vingt à cinquante personnes, adultes et enfants, assistent à ces séances. La publicité est faite par voie de presse et par affiches dans le Centre commercial, ainsi que dans les diverses paroisses auxquelles appertiennent les accueillants de la Passerelle. Nous nous réunissons une quinzaine de jours avant chaque séance pour méditer ensemble les textes bibliques choisis par les conteurs, puis nous écoutons ce que chacun a préparé. Françoise Delannoy, notre responsable spirituelle, nous aide à trouver la pointe du récit, à améliorer ou rectifier si nécessaire, notre conte. Une fois par an nous participons à un week-end de formation, sur place. Nous alternons, un an sur deux, le travail sur le fond et la forme avec des animateurs du Centre 8 de Versailles, et le travail sur la voix et le corps avec Jérôme Bigot, homme de théâtre et conteur dans notre région. Jacqueline
Thomas “Chacun-e- raconte” La Bible n’est pas un conte mais elle se raconte Paris-Versailles Raconter ce
n’est pas énoncer des dogmes Le conteur ne
raconte pas une histoire étrangère La Bible est le lieu où résonne pour l’être humain la Parole de Dieu. La parole à laquelle le conteur essaie de donner chair peut devenir interpellante voire dérangeante. Ce ne sont plus des mots couchés sur du papier, mais c’est une parole qui fait entrer dans une histoire, dans une culture, qui fait rencontrer l’autre et le Tout Autre. Cela exige une double formation, l’une biblique qui consiste en un travail d’exégèse rigoureuse et approfondie des textes de l’Ancien et du Nouveau Testament, l’autre orale sous l’autorité de professionnels. A Versailles, Noisiel, Martigues, Lille, Le Mans, Montpellier, Nîmes, Pau, Charleville -Mézières, Genève, Londres et en d’autres lieux, des veillées s’organisent, des rencontres, des sessions de formation, des animations avec des personnes de tous âges qui souhaitent connaître la Bible. Que ce soit l’histoire de Joseph, un psaume de David, le drame du prophète Jérémie, le fils prodigue... à chaque fois, le texte est étudié puis mis en place pour en faire un “conte” pour le rayonnement de l’Evangile. Chacun-e
raconte “Contes bibliques” Lilhaud Loyat Rueil-Malmaison Parce que je suis conteuse et que la Bible me “brûle”, je n’ai pas pu ne pas la conter -ou plutôt en conter certaines pages (je conte depuis 1990). J’ai été confrontée à des publics très différents, aussi, les modes de contée sont-ils différents. Je vais partir de la demande pour aboutir au travail préalable... parce que c’est ainsi qu’a été construit mon chemin. - Une ignorance parfois totale des textes bibliques empêche un accès ouvert à la compréhension de textes ou monuments. - Un besoin d’approfondissement de textes dans le cadre de groupes bibliques ou de réflexions religieuse. Ce qui m’a été demandé varie bien sûr en fonction des contextes ! Dans les maisons de quartier, écoles, collèges, lycées (d’Etat), bibliothèques, je vais présenter une heure à une heure trente (parfois 2 séances) une contée-découverte, par exemple “Abraham”, “David”, “le livre de Ruth”, “Jonas”... Textes bibliques parfois accompagnés -mais c’est clairement indiqué, et je me déplace dans la salle pour qu’il n’y ait pas confusion - de textes des traditions juives ou musulmanes (sur Abraham en particulier). Dans les paroisses ou aumôneries, où je m’adresse à un public souvent averti, je vais soit donner une vue d’ensemble de textes étudiés par séquences, soit mettre en relief ou en lumière telle vue possible. De toutes façons, chaque contée biblique me demande 6 à 9 mois de préparation, de travail théologique en groupe et avec bibliographie importante. Contrairement à une contée traditionnelle “normale”, je ne me sens aucun droit de “m’emparer” d’un texte. Je travaille dans un groupe biblique de paroisse et dans un groupe oecuménique (protestant-catholique) mais aussi avec beaucoup de littérature rabbinique ou des Pères de l’Eglise. L’an prochain, je vais animer à Rueil un groupe de futurs conteurs. Nous aurons trois contées “publiques” et nouspensons proposer des “textes à plusieurs voix” pour un public averti. Exemple : La parole des ouvriers de la première heure. Que vit l’ouvrier de la première heure ? Que raconte-t-il à sa femme le soir ? Et celui de midi ? Et l’intendant ? Comment va-t-il embaucher le lendemain matin ?... Chacun-e- se mettra dans la peau d’un personnage et contera sa version. Mais peut-être aurons-nous d’autres demandes.... Lilhaud Loyat “de bouche à oreille” La Bible contée Strasbourg Depuis le mois de septembre, le groupe strasbourgeois s’est lancé dans un projet (trop ?) amibitieux : raconter le “Symbole des Apôtres”. Chaque article du Credo est “greffé” sur un ou plusieurs textes bibliques à partir desquels s’élabore une narration. Tâche complexe car il faut tenir en même temps les trois paramètres de l’entreprise : théologie, exégèse, narration. Déjà une moisson de récits a été récoltée. Mais il faudra encore au moins une année pour sillonner les affirmations majeures de cette confession de foi. Avec, à l’horizon, l’espoir d’offrir à un large public une approche narrative et didactique de ce texte mémorable. Par ailleurs, le groupe caresse l’espoir d’organiser une “nuit du conte” le samedi 4 décembre 1999. En ce temps de l’Avent, “Strasbourg, capitale de Noël” (restons modeste...) accueille Bethléhem, autre capitale de Noël. Le pasteur luthérien de Bethléhem sera parmi les invités d’honneur. Un échange de pierres sera l’élément symbolique de ce jumelage. D’où l’idée d’une veillée de contes sur la thématique de Bethléem (la “maison du pain”) en déclinant les récits du tombeau de Rachel, de Ruth, de David, de Michée, des Evangiles... Nous imaginons une veillée en double temps : d’abord pour les enfants et leurs parents (de 18 à 20h, avec des activités manuelles) puis pour les adultes (de 20h à une heure avancée de la nuit). L’invitée d’honneur sera Alix Noble. Et les autres invités d’honneur... vous-mêmes ! C’est l’Eglise magnifique de Saint-Pierre le Jeune qui accueillera cette nuit du conte avec ses chapelles qui permettent des moments de pause conviviale autour de bredalas (ces petits gâteaux que toutes les Alsaciennes confectionnent pour Noël) et de boissons chaudes. Saint-Pierre le Jeune... Bethléhem, maisons du pain et du conte. Association
“de bouche à oreille - La Bible Contée” Eglise Saint-Pierre le Vieux : un espace pour raconter Strasbourg Saint-Pierre-le-Vieux... une vieille paroisse, de tradition luthérienne, en plein centre de Strasbourg, au coeur d’un important noeud de communication... une paroisse vieillissante, victime des flux migratoires des populations, mais une paroisse qui ne veut pas mourir et qui sait s’ouvrir à de nouvelles attentes. Dans un projet qui la mobilise, en partenariat avec la plupart des autres paroisses du centre-ville de Strasbourg, elle veut ouvrir dans ses locaux un espace d’accueil pour parents et enfants. A la faveur d’une restauration et d’une mise en conformité nécessaires, grâce à la générosité de legs de ses amis et du soutien de l’Eglise, elle est en voie de réaménager ses lieux pour accueillir les enfants, les parents, les éducateurs. Car nombreux sont ceux qui, dedans et surtout en-dehors de l’Eglise traditionnelle, souhaitent vivre un temps fort dans la recherche et l’expression des valeurs essentielles de la vie. Des ateliers d’expression graphique, artistique, plastique, corporelle, musicale pour dire ces valeurs seront offerts. Des forums de littérature pour enfants, de jeux coopératifs pourront s’y tenir... mais surtout l’heure du conte y tiendra une place de choix. Qui dira mieux aux enfants et aux adultes les grandes richesses de la vie que le conte ? Qui répondra mieux aux enfants et aux adultes aux grandes questions de l’existence que le conte ? Qui meublera mieux leur demeure intérieure de ses belles images que le conte ? Le conte traditionnel y trouvera son lieu d’épanouissement, mais aussi la Bible contée, rendue par la magie de la parole et de l’oralité à sa saveur primitive. L’espace Parents-Enfants de Saint-Pierre le Vieux qui attend encore d’être baptisé d’un nom évocateur, veut répondre à cette attente et offrir à ceux qui le cherchent un espace d’écoute et d’approfondissement de leur spiritualité. Edmond Stussi |
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