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« Des commentaires de la Bible ».

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« Des ouvrages fondamentaux sur la narratologie ».

« Des ouvrages fondamentaux sur l’art du conte biblique ».

« Des ouvrages méthodologiques sur l’art du conte traditionnel ».

« L’univers de la nouvelle et du roman ».

« Des lieux de documentation ».

NARRATIONS BIBLIQUES

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La Bible en Traductions

Jean Hadey

La Bible n’est accessible à la grande majorité des humains qu’au travers de traductions. C’est une évidence qui ne va pas de soi pour un livre «saint»1. Mais l’idée d’un texte sacré écrit dans une langue sacrée crée une situation où le texte considéré comme la parole de Dieu est retiré aux simples fidèles et réservé à des spécialistes religieux, moines, prêtres…

Avec la redécouverte des langues anciennes, hébreu et grec, la Renaissance et la Réforme vont consciemment briser ce système et rendre la Bible au peuple au travers des traductions en langue populaire. Depuis, les traductions se sont multipliées de manière un peu paradoxale :

- D’une part chaque Eglise ou chaque mouvement religieux va faire sa traduction du texte biblique : Il y a des Bibles «protestantes» et des Bibles «catholiques». les Darbystes ou les Témoins de Jehova ont «leur Bible» etc.…2

- Inversement certaines traductions vont prendre un caractère « canonique » ou pour le moins «officiel», soit par une décision ecclésiale (par exemple pour l’Eglise Anglicane la «King James Version» de 1611, devenue «Authorized Standart Version» et encore en usage, après avoir subi  quatre révisons depuis 1880), soit bien plus souvent par l’usage qui a accordé une autorité plus grande à la traduction de Luther en allemand, à la version Synodale  ou à la traduction de Louis Segond chez les protestants de langue française.

En fait chacun a «sa» Bible et se trouve un peu dérouté lorsque  dans un groupe ou une célébration surgit une autre version. Or le dernier demi-siècle a produit, rien qu’en français, un certain nombre de traductions nouvelles3.

Face à ce surgissement, le lecteur perplexe demande : «Pourquoi veut-on changer la Bible ?»  «Quel est le «vrai» texte ?» Et quelle est «La Bonne Traduction» ?

Or, c’est là une question à laquelle personne n’oserait répondre. Tout au plus peut-on dire que certaines traductions sont, sur certains aspects, meilleures que d’autres, en attendant mieux. Il y a à cela de bonnes raisons «techniques».

Mais à tous ceux que la multiplication des traductions gène dans leurs convictions, il convient de rappeler que les chrétiens ne sont pas les adorateurs d’un livre, mais d’un Dieu vivant, dont «le verbe s’est fait chair» et livré aux mains des hommes. Que Jésus fait l’objet dans les évangiles de regards différents, et qu’il n’y a aucune raison pour que le texte qui nous révèle ce Dieu-là ne participe pas de cette incarnation qui le soumet à nos jugements, nos intelligences et nos incompréhensions.

Ceci dit, il convient bien d’apprécier positivement tous les efforts faits pour renouveler les traductions de la Bible. Ils témoignent d’un intérêt pour ce livre, et c’est réjouissant en soi. Ils cherchent tous à nous aider à le comprendre et nous devons en être reconnaissant.

Pourquoi il est nécessaire de traduire toujours à nouveau la Bible.

La traduction de la Bible demande que le texte composé en une langue étrangère et ancienne devienne accessible dans notre langue actuelle.  Or la langue actuelle évolue constamment et peu de français d’aujourd’hui ont une compréhension naturelle de leur langue au 16é siècle.  Déjà la traduction de L.Segond à la fin du 19é Siècle rend à nos oreilles des accents un peu vieillots.

D’autre part la connaissance des langues anciennes, Grec, Hébreu et Araméen, s’est approfondie et améliorée au travers des recherches des linguistes, et grâces aux découvertes nombreuses de textes et de documents de l’orient ancien. Par exemple, des termes et des expressions qui paraissaient obscurs et qui étaient traduits vaille que vaille il y a un siècle apparaissent comme des emprunts directs à la langue de Babylone ou font allusion à des pratiques mésopotamiennes. D’autres voient leur sens précisé et nuancé : ainsi le terme hébreu habituellement traduit par «héritage» semble devoir être compris comme «patrimoine, bien propre» l’accent étant moins sur la transmission du bien que sur son caractère inaliénable. Ce qui modifie la compréhension des passages qui parlent de «l’héritage de Dieu».

Tout n’est pas fini pour autant. Dans toute traduction de n’importe quelle langue on se heurte à l’impossible : rendre la poésie, le rythme, le «chant» d’un texte. Le traducteur peut alors hésiter entre rendre le sens le plus précis possible ou restituer quelque chose de la musique du texte en s’éloignant peut-être des termes précis.. Il suffit de lire à haute voix diverses traductions du «prologue de Jean» ( Jn 1.1-18) pour saisir cette difficulté. Or les textes poétiques et les passages en prose rythmée occupent une place importante dans la Bible.

Il en va de même des jeux de mots, qui sont tout sauf des «jeux», mais contribuent au sens du texte.

Prenons trois exemples :

1.   En Jean 3.3-4, «naître à nouveau» peut tout aussi bien se traduire «naître d’en haut», c’est le double sens de l’expression qui fait avancer le dialogue entre Jésus et Nicodème ;

2.   Dans tout l’Ancien Testament le mot hébreu «adam» désigne l’homme dans son humanité, en réalité dans son lien avec le sol cultivable. On devrait donc traduire par «terreux, terrestre», ou même «glèbeux»4. C’est évidemment contraire aux usages en français, mais nous perdons l’allusion permanente à la «poussière» humaine.

3.   En Jérémie 50.21 Il est question du pays de «Marataïm». C’est, en babylonien, la désignation géographique de la région qui entoure l’embouchure de l’Euphrate. Mais en hébreu le même mot signifie «double rébellion». Il est clair que l’auteur désigne Babylone sous ce terme géographique pour l’accuser d’être une cité rebelle  “contre Dieu”. Mais les traductions doivent choisir…

Enfin, il faut penser qu’il y a, comme dans toutes les langues, des mots rares, difficiles à comprendre, des termes qui couvrent un large éventail de notions en français, d’expressions maladroites, embrouillées ou peu conformes à la grammaire «normale». Dans chaque cas, le traducteur est amené à choisir, à chaque cas, après avoir étudié les diverses solutions possibles, il fera un choix qui ne dépend plus de son savoir, mais de la compréhension qu’il a du texte qu’il traduit. Voici un exemple simple :

- En Marc 1.5,  la Bible en Français Courant lit «ils confessaient publiquement leurs péchés» alors que la majorité des autres traductions  disent que  Jean «baptisait ceux qui confessaient leurs péchés». Le verbe grec comporte bien la nuance de «rendre public» Mais seul un traducteur préoccupé par la question de la  confession publique et par une certaine compréhension de l’Eglise va ici mettre l’accent sur le caractère public de la confession.

Avec cet exemple, surgit la dernière raison de faire et refaire des traductions de la Bible. Le traducteur est un interprète, et l’interprète n’est jamais neutre. Il adhère au texte ou il le récuse, il le comprend selon ses idées théologiques, sa compréhension de l’Eglise, de la vie, de la relation de Dieu avec les hommes et cela dicte parfois ses choix de traduction. Il ne s’agit pas de tricherie ou de malhonnêteté, car le traducteur prend généralement toutes les précautions pour être objectifs. Mais quand il a fait tout ce travail, il fait un choix entre les traductions possibles. Il donne le sens qu’il pense être le bon et ferme d’autres possibilités de le comprendre.

Ces considérations sur les difficultés de la traduction expliquent pourquoi vous trouvez des traductions différentes de la Bible. Elle doivent aussi nous aider à mieux utiliser cette diversité. Il n’y a en effet aucune raison pour que celle-ci nous inquiète. Elle traduit la richesse de sens du texte biblique et enlève tout arbitraire à la traduction qui serait unique et s’imposerait comme la seule possibilité de lire. Pour peu que le lecteur de ces traductions ne se laisse pas arrêter par la gène qu’il ressent à ne pas retrouver son texte habituel, il se retrouve presque dans la même situation que le traducteur...

Quelle est la « bonne » traduction de la Bible ?

Après ce qui a été dit, la réponse s’impose d’elle-même. Sauf les traductions marquées par leur caractère délibérément tendancieux5, les traductions disponibles sur le marché sont également intéressantes et également faillibles. Pour en choisir une, il convient donc de savoir quel usage on veut en faire. Il est possible d’indiquer quelques caractéristiques générales qui peuvent éclairer le choix.

La Bible en Français Courant, comme son nom l’indique, a choisi de donner autant que possible un texte accessible à tous, y compris les adolescents et les adultes qui ne prennent pas un plaisir particulier à la lecture. Le principe c’est de traduire par «équivalence dynamique» C’est à dire de produire chez un lecteur actuel le même effet que l’original hébreu ou grec pouvait provoquer chez un lecteur de l’époque de la rédaction.  Cela oblige parfois le traducteur à préciser dans la traduction ce que le texte suggère seulement 6.

Inversement, la traduction d’A. Chouraqui est presque de la traduction mot à mot. et plutôt ardue à saisir. Malgré des trouvailles originales et suggestives7, elle demande un certain effort à la lecture et reste une curiosité.

La traduction Segond et ses révisions successives  se maintiennent de manière générale dans un bon équilibre entre la fidélité au texte original et la nécessité de fournir un texte clair. Le vocabulaire un peu trop marqué par le 19è siècle tend à disparaître dans les révisions, mais elles gardent une tenue de français classique.

La Bible de Jérusalem  est l’œuvre de scientifiques catholiques travaillant à l’Ecole Biblique de Jérusalem. Elle tend à prendre en compte toutes les données nouvelles fournies par l’archéologie. La première édition comportait un défaut qui n’a pas disparu tout à fait dans les révisions récentes : le recours un peu trop systématique aux versions anciennes, surtout la traduction grecque dite de la «Septante» et à la Vulgate  pour remédier aux difficultés du texte original.

La « Traduction Œcuménique de la Bible » est une entreprise œcuménique de premier plan. Des équipes de spécialistes catholiques, protestants et orthodoxes se sont vu confié la traduction d’un ou de plusieurs livres bibliques. Au-delà de la réflexion oecuménique qui poussait sans doute parfois à des compromis dans les équipes de traducteurs, la visée était de fournir une traduction qui puisse aussi servir dans un usage liturgique, c’est-à-dire qui puisse aussi être saisie oralement dans la clarté.

Quelle que soit la traduction retenue, il restera toujours préférable de disposer d’une édition comportant des notes, des introductions, une ou deux cartes et éventuellement un glossaire.

Les notes indiquent en effet souvent une autre possibilité de traduction que celle qui a été retenue, signalent certains jeux de mots intraduisibles qui deviennent accessibles ;  les introductions et les cartes, en situant les différents livres bibliques nous introduisent à l’ambiance dans laquelle les paroles ont été dites, puis fixées par écrit.

Du bon usage de la diversité.

Equipé de plusieurs traductions un lecteur, et encore plus facilement un groupe de lecteur peut aisément vérifier de quelles natures sont les différences de traduction d’un passage donné. Il constatera  donc par exemple que toutes ou presque, mis à part le choix des mots et les tournures de phrase, rendent le même sens, et sont très proches :  c’est qu’il s’agit d’un passage qui ne présente aucune difficulté.

Lorsque dans un cas semblable, une des traductions semble diverger fortement des autres, il convient de vérifier si les notes indiquent que cette traduction est possible, ou si elle est justifiée par le traducteur. Si oui, elle indique que le texte est peut-être ambivalent. Si la version ne semble pas expliquée, on l’écartera de la réflexion sur le passage, au moins jusqu’à avoir pu consulter une personne qui a accès au texte original.

Lorsque par contre les traductions s’éparpillent ou se séparent en deux groupes semblables il est  fort probable que c’est le texte  original qui fait problème pour une raison ou une autre. Au lecteur alors de mesurer les enjeux des différents sens possibles et de tirer parti de cette réflexion pour leur compréhension du texte.

Alors, bonne lecture, car au-delà de l’apparente difficulté, c’est avec un peu d’habitude, toute la richesse du texte qui devient disponible…

1 Le Coran n’a de valeur religieuse qu’en arabe. La Thora n’a d’usage liturgique qu’en hébreu (manuscrit). La traduction dite de la Septante à besoin d’une légende qui fonde son inspiration religieuse. La Vulgate latine a fonctionné comme «texte sacré» pendant des siècles dans l’Eglise d’Occident.

2  Il n’est pas question ici des nombreuses traductions en langues et dialectes africains ou asiatiques, ou encore à destination des peuples d’Océanie ou d’Amérique non anglo-saxonne. Produites par les Sociétés Bibliques, elles correspondent à l’attitude de la Réforme et visent à rendre la parole de Dieu accessible dans leur langue maternelle au plus grand nombre.

3 Les plus connues sont : La Bible de Jérusalem (BJ) 1955 ; La Bible éditée dans la Collection de la Pléiade sous la direction de Ed. Dhorme (AT V. I 1962, V 2 1959 ; la Traduction oecuménique de la Bible (TOB) NT : AT 1975 ; La Bible en français courant (1982), suivie par une édition en français fondamental ; La Bible traduite par A. Chouraqui (1985) ; ainsi que deux importantes révisions de la traduction Segond : la Bible dite «à la colombe» publiée par la Société biblique française en 1978 et la «Nouvelle édition de Genève» publiée en 1979 par la Société Biblique de Genève qui annonce une Nouvelle Révision de Genève dont le Nouveau Testament devrait paraître en 2001.

4 Comme Chouraqui.

5 Comme celle des Témoins de Jéhovah.

6 Comparez par exemple la traduction de Esaïe 7.1-9  de la Bible en français courant et n’importe quelle autre traduction. On remarquera l’inversion de l’ordre du texte aux v. 8-9

7 Comme celle de rendre les mots ”foi” et “croire” par “adhérence” et “adhérer”

Jean Hadey est pasteur à Furdenheim
et bibliste des Eglises protestantes d’Alsace et de Moselle.

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Des commentaires de la Bible

Bettina Schaller

Dans le foisonnement des commentaires bibliques, nous ferons ici simplement un inventaire des principales collections de commentaires de différentes maisons d'éditions, avec au passage quelques références récentes d'ordre plus général. Une bibliographie plus complète conviendra mieux à un livre ou  thème biblique circonscrit, bibliographie que la Revue "De bouche à oreille" s'attachera à l'avenir à fournir.

1. Quelques livres récents qui font le point sur la recherche biblique elle-même ou des introductions générales

- "De bien des manières, La recherche biblique aux abords du XXI siècle", ACEBAC, éd. du Cerf, 1995, coll. Lectio Divina 163. Assez technique.

- "Israël construit son histoire, L'historiographie deutéronomiste à la lumière des recherches récentes", Albert de Pury, Thomas Römer, Jean-Daniel Macchi éd. Labor et Fides, Genève, 1996, coll. Le monde la Bible. Assez technique.

- "Que sait-on, du Nouveau Testament ?" de Raymond E. Brown, Bayard, Paris, 2000. Une œuvre magistrale, qui n'est pas seulement une introduction, mais aussi un guide de lecture, et un forum sur les questions des hommes et des femmes d'aujourd'hui.

- "Introduction au Nouveau Testament", Daniel Marguerat éd., Labor et Fides, Genève. Assez technique, conçu comme un manuel qui sélectionne et hiérarchise les informations utiles.

- "Histoire sociale du christianisme primitif", G. Theissen, Labor et Fides, Genève, 1996. Pour faire le point sur le tissu social, culturel, économique et politique du temps de Jésus.

- ''Une approche juive du Nouveau Testament", Frédéric Manns, éd. Cerf, Paris, 1998. Assez technique.

- "En vérité je vous le dis", Une lecture juive des Evangiles, A. Abecassis, éd. n°1, Paris, 1999. Une introduction accessible à l'interprétation juive.

2. Les collections

On peut distinguer les commentaires protestants, qui s'appliquent en général à un commentaire linéaire verset par verset, et les commentaires catholiques (qui ont le souci de la synthèse), distinction à ne pas forcer et qui n'a d'autre but que de faire valoir une certaine complémentarité.

* Les collections catholiques :

- "Lectio Divina", éd. du Cerf, Paris, commentaires en général de bonne qualité, parfois assez techniques, mais accessibles.

- "Etudes bibliques" et "Sources Bibliques", éd. L. Gabalda, Paris, commentaires principalement de livres bibliques, mais parfois aussi de thèmes. Assez scientifique.

- Lire la Bible, éd. du Cerf, Paris. Bons ouvrages de vulgarisation, de lecture facile, sur des livres bibliques ou des thèmes.

- Parole de Dieu, éd. du Seuil, Paris. Commentaires thématiques, assez techniques.

- Commentaires variés, sans collection, éd. Desclée de Brouwer, Paris. Très accessible.

- Initiations bibliques, éd. du Cerf, Paris. Très bon niveau, accessible, sur livres ou thèmes bibliques.

* Les collections protestantes :

- Commentaires de l'Ancien Testament et du Nouveau Testament, éd. Labor et Fides, Genève. Commentaires assez techniques de livres bibliques.

- Le Monde la Bible, Labor et Fides, Genève. Sur des thèmes, livres ou auteurs bibliques, de l'Ancien et Nouveau Testament.

- les Cahiers Théologiques, Delachaux et Niestlé, Paris, petites études sur des thèmes bibliques, de lecture facile.

- Editions du Moulin, Aubonne (CH) : bons petits livres de vulgarisation, sur un thème biblique, une trajectoire particulière, un personnage, un passage biblique.

3. Des revues et bulletins divers

- Le Bulletin d'information biblique (BiB), publication conjointe du Service Biblique Catholique "Evangile et Vie" et "Equipes d'Animation et de Recherche Biblique" de la Fédération Protestante de France. Informations récentes sur la recherche biblique, livres récents, petites notes de lectures.

- Les Cahiers Evangiles : revue trimestrielle, éd. Cerf, Paris. Commentaires pédagogiques et accessibles sur des livres ou des thèmes bibliques.

- Revue biblique, Gabalda, Paris. De très haut niveau.

- Les Cahiers Biblique de Foi & Vie, Paris. De bon niveau, accessible, sur des thèmes ou des livres bibliques.

- Lumière et Vie, Lyon. Bons numéros de vulgarisation, sur des thèmes ou livres bibliques.

- Esprit et Vie, Langres. De lecture facile, bons articles bibliques.

- Etudes théologiques et Religieuses, Montpellier. Bons articles, techniques mais accessibles, ou petites notes bibliques sur une expression, un verset, un passage biblique.

- Le monde de la Bible, Bayard Presse. Revue d'archéologie et d'histoire, mais qui présente parfois un article biblique.

Bettina Schaller
est pasteur à Colmar
et bibliste des Eglises protestantes
d’Alsace et de Moselle

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L'environnement biblique

Claude Mourlam

Comme si vous y étiez...

Une narration sur l'Ancien Testament fait appel, ici et là, à des détails susceptibles d'éveiller tous nos sens... Mais où trouver alors des informations sur l'époque concernée ? Comment ne pas se tromper ? Comment ne pas faire d'anachronismes ? Les quelques lignes qui suivent se veulent être simplement un rappel (non exhaustif) d'ouvrages qui sont de véritables mines en la matière. Certains auteurs, sumérologues ou égyptologues, ont, d'ailleurs, parfois déjà élaboré tout un travail de narrateur...

1) Pour raconter

la Mésopotamie d'Abraham ou de Nabuchodonosor

1.1) Un orientaliste précurseur

Vous souhaitez, par exemple, décrire la vie d'un enfant habitant à Sumer, à Ur ou à Nippur... il y a trois ou quatre mille ans. N'hésitez plus ! Allez consulter un spécialiste comme Samuel Noah Kramer. Il vous proposera de suivre un jeune mésopotamien dans une des premières écoles au monde, et même de le surprendre en pleine "lèche". Et si vous le préférez moins studieux le gamin (qu'à cela ne tienne !) dans le même livre, vous trouverez également les traits caractéristiques d'un premier "blouson noir" ! Mais peut-être, recherchez-vous aussi des renseignements sur la médecine. Laissez vous alors surprendre par l'énoncé du contenu de la première pharmacie à Nippur, 2000 avant notre ère ! Et si vos centres d'intérêt sont plutôt l'agriculture ou l'horticulture, eh bien sachez que vous seront fournis le premier "almanach du fermier" et des explications sur les premiers essais d'ombrages protecteurs...

Le tout donc dans un véritable livre ressource :

* KRAMER, S. N., L'Histoire commence à Sumer, Librairie Arthaud, Nouvelle édition revue et augmentée, Paris, 1975, 269 pages, 63 héliographies, 2 cartes et 5 dessins.

1.2) Une multitude d'ouvrages de vulgarisation

A propos de la vie quotidienne en Mésopotamie, les grands savants deviennent de plus en plus bavards ! Et c'est tant mieux !

- Pour ce qui est par exemple de la religion (voire de l'intimité religieuse), vous pourrez consulter :

* BARUCQ A. et alii, Prières de l'Ancien Orient, Documents autour de la Bible, Cerf, Paris, 1989.

- Pour vous imprégner d'un peu de sagesse, de fables ou de devinettes, de débats ou d'historiettes :

* LEVEQUE J., Sagesses de Mésopotamie, Supplément au Cahier Évangile 85, Service Biblique Évangile et Vie, Cerf, Paris, 1993.

- Pour écouter d'anciens prophètes "non-bibliques" avec leur double message (appeler à la conversion et ouvrir à l'espérance), vous pourrez vous tourner vers Mari, ou les Hittites, ou encore la Syrie :

* ASSURMENDI J. et alii, Prophéties et oracles dans le Proche-Orient ancien, Supplément au Cahier Évangile 88, Service Biblique Évangile et Vie, Cerf, Paris, 1994.

- Enfin, vous récolterez encore une multitude de précieux renseignements en consultant :

* ROAF M., traduit de l'anglais par TALON Ph., Atlas de Mésopotamie et du Proche-Orient ancien, Equinox Ltd, 1990, Édition française Brepols, 1991, 237 pages, 53 cartes, 468 illustrations (342 en couleurs).

2) Pour raconter

 l'Égypte de Joseph ou de Moïse

2.1) Un égyptologue prolifique

Depuis quelques années, Christian JACQ met toute sa science au service de ses romans historiques. Exemples :

* JACQ C., Maître Hiram et le Roi Salomon, Editions du Rocher et Pocket.

* JACQ C., Le juge d'Égypte, (* La Pyramide assassinée ** La Loi du désert *** La Justice du vizir), Editions Plon.

2.2) D'autres ouvrages de vulgarisation

- Dans la même catégorie de sujets que ceux cités à propos de la Mésopotamie, vous trouverez notamment :

* LEVEQUE J., Sagesses de l'Égypte ancienne, Supplément au Cahier Évangile 46, Service Biblique Évangile et Vie, Cerf, Paris, 1984.

* ASSURMENDI J. et alii, Prophéties et oracles en Égypte et en Grèce, Supplément au Cahier Évangile 89, Service Biblique Évangile et Vie, Cerf, Paris, 1994.

- Enfin, un livre plus encyclopédique vous en dira long, par exemple, sur la condition féminine sous Ramsès III :

* BAINES J. & MALEK J., adaptation française par VERGNIES M. & PARMENTIER J.-L., Atlas de l'Égypte ancienne, Phaidon Press Ltd, Oxford, 1981, Édition française Fernand Nathan, Paris, 1981, 240 pages, nombreuses cartes & illustrations.

3) Pour raconter

le pays de Canaan d'Abraham ou de Néhémie

3.1) Généralités

En dehors des commentaires des livres bibliques qui s'intéressent ici et là au "Sitz im Leben" ou au "Sitz im Kultur", vous trouverez une documentation très riche dans les revues suivantes :

* En ce temps-là la Bible, Publication éditée par S.A. Femmes d'aujourd'hui, Bruxelles, 96 numéros, avec un index des sujets traités et un index des illustrations (Voir aussi Bible et Terre sainte).

* La Bible, texte intégral et commentaire pour aujourd'hui, La Bible de Jérusalem, Éditions du Signe.

3.2) Spécialités

- Dans le domaine culinaire, la tentative d'une journaliste est à signaler pour son introduction intéressante (la suite est moins probante !), toutefois elle ne cite pas ses sources :

* KEENAN R., La cuisine de la Bible, Menus inspirés de l'Ancien Testament, Éditions de la Martinière, Paris, 1995, 192 pages, nombreuses photos.

- Pour les plantes (aromates, épices, arbres, fruits, ...), les animaux (sauvages, de somme, oiseaux, mammifères, ), et bien d'autres sujets encore (loisirs, travail, religion, ...), vous trouverez des articles spécialisés dans les livres suivants :

* ROSSEL M. S., Le monde de la Bible, Editions Sator, Paris, 1982, 328 pages (encyclopédie richement illustrée).

* Collectif, La Bible déchiffrée, Édition française Fleurus & LLB, Guebwiller, 1977, 680 pages, 60 articles techniques, 437 photos dont 363 en couleurs, 68 cartes, 20 graphiques et tableaux synoptiques, 8 index.

* MUSSET J., Le livre de la Bible, L'Ancien Testament, Collection découverte cadet, Éditions Gallimard, Paris, 1985, 261 pages (nombreux dessins pour visualiser rapidement).

NB : Certains de ces livres couvrent également des réalités concernant le Nouveau Testament.

À vous de nous écrire les références d'autres ouvrages intéressants qui auraient été oubliés ici. Merci.

Claude Mourlam est
pasteur à Wangen
et bibliste des Eglises protestantes
d’Alsace et de Moselle.

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Des ouvrages fondamentaux sur la narratologie

Elisabeth Parmentier

Certains conteurs s’adonnent spontanément à leur art, laissant libre cours au plaisir de raconter. D’autres éprouvent le besoin d’essayer de comprendre d’abord comment «ça marche», comment se réalise la communication spécifique au conte. Les propositions d’ouvrages qui suivent s’adressent à ces curieux-là, tout comme aux conteurs qui après une pratique bien rodée, voudraient examiner plus en détail certains aspects de la technique narrative. Les recherches narratologiques s’avèrent une mine inépuisable, seulement entamée par quelques décennies de recherche.

Où trouver des ouvrages de base ? Tout dépend de la discipline qui vous intéresse, car de telles recherches existent en littérature, en psychologie, en philosophie, en linguistique, en histoire,  tout comme en théologie.

* Les intellectuels qui ne redoutent pas les réflexions très techniques découvriront la préhistoire de la technique de l’analyse narrative de textes en littérature chez le théoricien

Gérard GENETTE, Figures III, Paris, Seuil, 1972.

Ceux qui privilégient une approche philosophique générale de la problématique du récit en lien avec la catégorie de la temporalité pourront se plonger dans la trilogie très dense de

Paul RICOEUR, Temps et récit. T.1 L’intrigue et le récit historique 1983, 404 p.; t.2 La configuration dans le récit de fiction, 1984, 298 p.; t.3 Le temps raconté, 1985, 533 p. Paris, Seuil.

Mais je recommanderai plutôt des ouvrages moins ardus, limités à la technique du récit dans la Bible. Une introduction très générale est fournie par

François BROSSIER, Dire la Bible. Récits bibliques et communication de la foi. Paris, Le Centurion, 1986, 153 p.

L’un des premiers pionniers de la narratologie biblique est un professeur de littérature hébraïque, qui a étudié l’Ancien Testament à la recherche de ses tactiques littéraires : l’usage de mots-clé, de répétitions volontaires qui font monter le suspense, «l’art de la réticence» ouvrant l’imaginaire du lecteur, les «scènes-types», les intrigues, etc. Cet ouvrage de base qui ne saurait manquer d’inspirer les conteurs contemporains, vient d’être traduit en français :

Robert ALTER, L’art du récit biblique, Bruxelles, Lessius, 1999 (The Art of Biblical Narrative, New York, Basic Books, 1981).

* Pour le Nouveau Testament, l’exégète le plus versé dans l’étude des structures narratives, qui également le talent de transmettre ses découvertes de façon passionnante, est le jésuite Aletti. Il a pris dans un premier temps l’évangile selon Luc comme terrain de recherche :

Jean-Noël ALETTI L’art de raconter Jésus-Christ. L’écriture narrative de l’Evangile de Luc, (Parole de Dieu) Paris, Seuil, 1989.

Il a ensuite affiné ses découvertes dans un second ouvrage portant à la fois sur l’évangile et les actes des apôtres, dans lequel il démontre également que le récit biblique n’est pas une simple tactique pédagogique, ou un enrobage démagogique pour un message dogmatique, mais est -en tant que récit- théo-logie, langage sur Dieu. C’est une avancée considérable pour comprendre la théologie comme une transmission qui passe aussi par d’autres voies que le discours doctrinal :

Jean-Noël ALETTI, Quand Luc raconte. Le récit comme théologie. (Lire la Bible, 115) Paris, Cerf, 1998.

De telles recherches ont été menées également en Suisse, avec une approche inter-disciplinaire qui a donné lieu à une publication collective :

Pierre BÜHLER (éd.) La narration. Quand le récit devient communication. Genève, Labor et Fides, 1988, 310 p.

* Ceux qui voudraient étudier les récits bibliques à l’aide d’une grille d’analyse très précise découvriront un instrument de travail efficace grâce à l’exégète suisse Marguerat qui dirige depuis plusieurs années des formations pour conteurs, et qui vient de publier un mémo des étapes indispensables pour analyser un récit biblique. Cet ouvrage est non seulement truffé d’explications pédagogiques mais fournit aussi un bagage théorique très riche :

Daniel MARGUERAT, Yvan BOURQUIN, La Bible se raconte. Initiation à l’analyse narrative, Paris/Genève/Montréal, Cerf/Labor et Fides/Novalis, 1998.

* Enfin, pour le perfectionnement de la technique de la narration biblique, un tout nouvel instrument de travail, inspiré de nombreux séminaires de formations dirigés par une équipe de théologiens-conteurs, vient de paraître :

ASSOCIATION CHACUN-E RACONTE, sous la coordination de Martine MILLET et Marie-Hélène LUIGGI, Conter la Bible, Paris, éd. de l’Atelier/Ed. ouvrières, 2000, 126p.

* Pour apprendre à raconter, à mon sens, rien ne remplace la lecture (plus exactement l’écoute) d’autres conteurs. Et s’y ajoute le plaisir de redécouvrir des récits bibliques sous de nouvelles perspectives ! Voici quelques perles parmi bien d’autres :

Peter DICKINSON, La ville d’or, et autres récits de l’Ancien  Testament, Paris, Gallimard, 1995 (original : City of Gold, Londres, Victor Gollancz Ltd, 1980).

Jean-Olivier HERON, Les contes du 7è jour. 1. Le jardinier du paradis. 2. Adam premier roi de l’univers. 3. Au large de l’Eden. Paris, Cerf, 1984.

Andrée CHEDID, La femme de Job, Paris, Maren Sell/Calmann-Lévy, 1993.

Je vous souhaite de trouver plaisir à ces lectures studieuses, et surtout d’y affiner votre goût du conte.

Autres ouvrages :

Bernard Reymond. - De vive voix. Oraliture et prédication. Labor et Fides 1998

La prédication est aussi une forme de l’oralité, surtout, évidemment, lorsqu’elle se fait narrative. Bernard Reymond remet à sa place l’écrit qui, sans être sacrifié, ne doit pas étouffer l’oralité. Il apporte ainsi, dans ce livre destiné aux prédicateurs, l’oxygène qui manque à la parole lorsqu’elle se libère des contraintes de “l’écriture seule”. On y trouvera aussi une foule de conseils pratiques pour oser puiser son inspiration dans les Ecritures et respirer au souffle de la parole vive. Bernard Reymond milite pour un enseignement théologique qui retrouverait la saveur et la force de l’oralité.

Tous ces ouvrages, hormis les trois derniers, peuvent être empruntés à la bibliothèque des Facultés de Théologie, ou dans des centres de documentation.

Elisabeth Parmentier
est professeur de Théologie Pratique
à la Faculté de Théologie Protestante
de l’Université Marc Bloch de Strasbourg

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Des ouvrages fondamentaux sur l’art du conte biblique

Martine Millet

Contrairement au conte traditionnel, conte de fées, conte merveilleux ou conte initiatique et autres formes de conte, qui ne sont pas situés dans l’espace, le temps et l’histoire, le “conte”  biblique s’enracine dans l’histoire d’un peuple relue comme étant une histoire vécue en relation avec le Dieu de la promesse et de l’alliance.

Une question surgit immédiatement  : est-il possible de parler de “conte“ biblique ? Je reconnais que le terme “conte“ est ambigu, car la Bible n’est pas un conte. Elle contient des mythes, des contes, des récits d’aventures, des prières, des hymnes, des poèmes, des chants... sous de multiples formes littéraires, elle cherche à rendre compte de la vie d’un peuple, d’hommes et de femmes en lien avec Dieu. Utiliser le terme “conte“ pour la Bible signifie, en fait, que ceux et celles qui racontent la Bible utilisent les différentes techniques du conte telle que l’expression orale, la voix, le souffle, le rythme, le vocabulaire, les images, la position royale.... pour mettre des récits bibliques en “conte“.

Pour raconter la Bible, il y a trois niveaux de travail :

Le premier qui est essentiel et pour lequel aucune impasse n’est possible est le temps de l’étude biblique en groupe. Il s’agit de lire, travailler le texte sous ses divers aspects d’analyse littéraire en utilisant les outils exégétiques à notre disposition (l’analyse historico critique, l’analyse structurale, l’analyse narratologique, l’analyse féministe, l’analyse psychologique, l’analyse poétique ...).

L’objectif de ce travail est de s’approprier un ou plusieurs sens du textes et en dégager une parole pour les hommes et les femmes d’aujourd’hui. Certains souhaitent commencer l’étude biblique par une prière, mais il faut être conscient que la prière ne remplace pas un travail exigeant de confrontation au texte. Il est bon de faire appel à un théologien, pasteur ou exégète non pour qu’il impose sa lecture mais qu’il permette à chacun-e de faire sien le texte.

Le second est celui de la création du “conte” proprement dit. Le récit travaillé a montré qu’il concernait un milieu précis, des personnages situés dans un environnement culturel, social, politique et dans une histoire. Il s’agit donc pour le conteur de travailler ce contexte... Jésus est juif, et lorsqu’il traverse la Galilée, il ne traverse ni la Suisse ni l’Alsace. Il y a pour le conteur un immense travail de recherches à faire : Quels fruits et légumes mangeait-on du temps d’Abraham ? Comment étaient les maisons du temps de Jésus ? A partir de quand le peuple hébreu utilisait-il des chevaux pour faire la guerre ? Quelle était l’éducation des enfants du temps du roi David ? Il y a un nombre incalculable de questions auxquelles le conteur (la conteuse) est confronté(e) qui effraie parfois le néophyte.

Le travail de documentation est long, parfois fastidieux, parfois exaltant. Celui-ci est fait, il faut trier les diverses informations et faire un choix, car les informations données dans le “conte“ doivent être fragmentaires, elles doivent être communiquées par petites touches impressionnistes pour susciter des images chez l’auditeur. Le conteur doit laisser de l’espace et du vide dans son conte afin que l’auditeur puisse y entrer et créer ses propres images sur lesquelles personne n’a prise ! Trop d’information casse le conte et le transforme en conférence historique. Un autre écueil est celui de fermer le conte en tirant une morale ou une catéchèse !

Les informations se trouvent dans les dictionnaires, dans les livres pour enfants qui présentent les us et coutumes du peuple hébreu, dans les introductions à la vie des Hébreux, dans les encyclopédies et journaux sur le monde de la Bible.

Le troisième niveau est celui de la technique de l’oralité, l’organisation du récit, le choix de l’attaque et de la fin et la manière de le donner aux auditeurs.

Pour créer un “conte“ biblique, il n’est pas bon d’être seul. Les livres sont des outils utiles voire indispensables mais ils ne remplacent jamais l’échange, le débat, la confrontation avec d’autres conteurs (conteuses) et avec des experts en théologie et experts en oralité.

Ce n’est pas facile de se soumettre à la critique des autres sur le fond et sur la forme, mais c’est incontournable, et ceci est également valable pour les contes classiques, les légendes et les mythes. Une écoute attentive d’auditeurs critiques permet au conte de couler... puis pour le mettre bien en bouche, il faut le raconter et encore le raconter.

Attention, lorsque le conteur (la conteuse) s’ennuie en racontant, il faut savoir que les auditeurs ont décroché depuis longtemps et qu’il est alors nécessaire de laisser reposer le conte quelques temps comme on laisse reposer une pâte qui doit lever pour faire un pain croustillant !

Un travail de recherche bien fait donne au “conte biblique” une profondeur qui donne envie de relire le récit. N’est-ce pas là un des plaisirs de raconter la Bible : faire de l’auditeur un acteur de la Parole ?

Quelques outils :

- Conter la Bible, Ed. Ateliers

- Le livre de la Bible, collection Découverte, Cadet Gallimard, 2 livres :

- L’Ancien Testament

- Le Nouveau Testament

- Vie et coutumes au pays biblique, Ed. Ligue pour la Lecture de la Bible.

Dans la collection “Vie privée des hommes “ Ed. Hachette

- Au temps des Hébreux

- Au temps des Grecs

- Au temps des Romains

- Le Monde de la Bible Ed. Bayard

Martine Millet
est pasteur de l’Eglise Réformée de France
et vice-présidente de l’Association “Chacun-e- raconte”

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Des ouvrages méthodologiques

sur l’art du conte traditionnel

Richard Gossin

Les Editions EDISUD proposent une collection “L’espace du conte” dont les objectifs sont de faire découvrir l’univers du conte et du conteur, ses pratiques, ses outils, ses thèmes de réflexion. A noter particulièrement :

RENOUX Jean-Claude. Paroles de conteur, Essai sur la pratique, l’historique et les approches du conte. Edisud 1999. Le témoignage d’un conteur amateur puis professionnel.  De précieux conseils de bon sens.

RENOUX Jean-Claude. L’éveil par le conte.. Comment raconter des histoires aux tout-petits ?

LOUP Hélène. Le jeu de la répétition dans les contes. Comment dire et redire sans se répéter ?

DONAGAN Jean. Raconter avec les objets. Comment faire un récit vivant avec des objets ?

Et quelques “classiques” :

BOULAY Lily. Magie du Conte. Armand Collin, 1977. Un ouvrage déjà ancien sur la pratique du conte pour les enfants de 3 à 8 ans.

DE LA GENARDIERE Claude. Encore un conte ? Le Petit Chaperon Rouge à l’usage des adultes. L’Harmattan, 1996. Un conte très connu peut constituer un véritable piège car il fait courir au conteur et à ses (jeunes) auditeurs de grands risques. Un avertissement pour les conteurs qui mesurent mal la mécanique constructrice ou destructrice qu’engendre le fait de conter.

RODARI Gianni. Grammaire de l’imagination. Rue du Monde, 1997. Une introduction à l’art d’inventer des histoires. La mécanique de l’imaginaire. Un livre devenu classique.

BELMONT Nicole. Paroles païennes, mythe et folklore. Imago, 1986. Une histoire du choc entre la raison triomphante du 19ème siècle et la prise en compte du travail des « folkloristes » qui arrachèrent à l’oubli des contes qui ont bercé notre enfance.

VELAY-VALENTIN Catherine. L’histoire des contes. Fayard, 1992. Les contes ont une histoire, reflet et produit d’une société qui les a modelés et transformés. Les contes sont aussi le reflet interactif de ceux qui les disent, de ceux qui les écoutent et de ceux qui les lisent.

DELEURY Guy. Les fêtes de Dieu, La foi, l’histoire, les mythes. Philippe Lebaud, 1994. Que « cachent » nos grandes fêtes chrétiennes populaires ? Epiphanie, Chandeleur, Pâques, Pentecôte, Noël, Toussaint... ? Derrière la foi, des mythes ? Une étude très documentée sur l’arrière-fond de fêtes chrétiennes.

Autres ouvrages :

RENOUX Jean-Claude. Paroles de conteur. Editions Edisud, Aix-en-Provence, 1999

Voici un “essai sur la pratique, l’historique et les approches du conte” qui réjouira le conteur en quête de conseils pratiques. Certes, c’est un peu brouillon. Mais le tempérament méditerranéen de l’auteur excusera ce petit défaut. De plus, l’auteur aborde la question de la création de contes avec les enfants. De quoi s’inspirer pour transformer des oreilles attentives en bouches créatives.

Richard Gossin est pasteur
à Strasbourg et conteur

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L’univers de la nouvelle et du roman

Richard Gossin

Les contes traditionnels, les romans et nouvelles d’inspiration religieuse recèlent des trésors pour le conteur. Parce que leurs auteurs ont prospecté le terrain avant lui. Ils se sont faits documentalistes pour donner vie et saveur à leurs personnages et aux situations qu’ils évoquent. Le conteur pourra donc extraire de précieux renseignements pour habiller ses propres personnages. Mais la vigilance s’impose. Certains écrivains sont des valeurs sûres, d’autres non.

Quelques exemples présentés dans un ordre chronologique...

1) Ancien Testament

GINZBERG Louis. Les légendes des Juifs (2 tomes * La création jusqu’à Noé, ** Abraham, Jacob). Editions du Cerf, 1997, 1998.

Compilation de récits d’inspiration rabbinique sous forme de récit continu ; l’histoire biblique embellie de légendes foisonnantes et superbes. Avec des notes indiquant les sources.

Légendes et commentaires sur la Genèse (tome 1). Vera Pax, 1993. Edition bilingue (hébreu-français) de légendes populaires de la Agada juive (tradition narrative populaire).

LAFFON Martine. Adam... comme un conte. Bayard Editions, 1999. Martine Laffon puise sa documentation notamment chez Ginzberg et son inspiration chez Héron. Un exemple intéressant de traitement (quelquefois risqué) de traditions différentes (bibliques, rabbiniques..). Exemple intéressant notamment parce que l’auteur opte résolument pour une interprétation du 2ème récit de la création.  Ce qui donne (même si l’on conteste cette interprétation) une indiscutable unité de ton et de scénario.

HERON Jean-Olivier. Les contes du 7ème jour, Actes Sud Junior, 2000. Apporte peu en matière documentaire mais c’est un régal littéraire et théologique. Pour le conteur, une leçon pour qui se risque dans la veine humoristique tout en gardant une profondeur théologique.

MANN Thomas. Joseph et ses frères (Les histoires de Jacob, Le jeune Joseph...), Editions Gallimard (L’imaginaire), 1989. Un récit qui réussit à mettre en scène des personnages dans un environnement oriental. On y trouve, mises en situations, des descriptions des maisons, des repas, des vêtements, des moyens de transports... qui alourdissent néanmoins le fil du récit. Aubaine pour ceux qui cherchent une documentation fouillée et en situation.

ZWEIG Stephan. « Rachel contre Dieu » dans Romans et Nouvelles. La Pochothèque, Le Livre de Poche, 1991. C’est du Victor Hugo. Le souffle de l’épopée, le sens de la tragédie. Peu de référence documentaire dans le drame cosmique qui unit une histoire humaine au devenir du cosmos. Mais un exemple de dramatisation au risque de la grandiloquence.

MONTLAUR Pierre. Iosseph, le Juif du Nil. Editions Albin Michel, 1989. L’histoire de Joseph, vendu par ses frères, et devenu l’intendant du Pharaon. Un arrière-fond très documenté dans lequel le conteur pourra puiser quantité de renseignements sur les modes de vie dans l’ancienne Egypte : transports, vêtements, maisons, nourriture, religion...

RACHET Guy. Le roi David. Editions Denoël, 1985. L’auteur suit la trame biblique sans s’en démarquer. C’est un peu dommage pour l’originalité des intrigues mais utile pour le conteur qui désire avoir une vue d’ensemble de la vie du roi David. Quelques descriptions intéressantes à exploiter pour donner de la chair à un récit.

LINDGREN Torgny. Bethsabée. Actes Sud, Paris, 1986. Peu de descriptions mais un modèle pour ses dialogues denses, travaillés comme un chef-d’oeuvre d’orfèvre. Car c’est un chef-d’oeuvre. Bethsabée devient à la fois plus proche et plus énigmatique.

JACQ Christian. Maître Hiram et le roi Salomon. Editions du Rocher, 1989. Une mine documentaire pour habiller des contes sur l’époque des rois d’Israël. Christian Jacq sait être extrêmement précis dans ses mises en scène sans jamais alourdir l’intrigue.

BEAUDE Marie-Pierre. Le muet du Roi Salomon. Editions Gallimard, Paris, 1989. Une histoire prenante, celle d’un muet étranger qui deviendra scribe de Salomon. Pour acquérir une bonne connaissance des peuples voisins d’Israël, Madianites, Egyptiens, Phéniciens, Moabites...

DURUSSEL André. Journal d’Héli. Editions du Moulin, 1992. Ecrit à la première personne (ce qui comporte des risques dans l’absence de distance entre le narrateur et son héros), ce récit entend nous plonger dans l’itinéraire intime du prophète. Peu d’éléments documentaires. Ce qui nuit à la véracité du personnage.

COELHO Paulo. La Cinquième Montagne. Editions Anne Carrière, 1998. Revoici Elie, tout autre que celui de Durussel. Le personnage est bien campé dans sa forte personnalité. Emporté par l’action, à contre-coeur, il affronte Dieu et son destin. L’arrière-fond historique est très bien maîtrisé. Et pour ceux qui n’aiment pas Coelho, rien n’interdit de ne pas prêter attention à ses thèmes favoris (« Chacun doit suivre sa Légende Personnelle » !) pour goûter l’originalité de l’auteur.

DICKINSON Peter. La Ville d’Or. Folio Junior, Gallimard, 1995. Des références documentaires précieuses, un angle d’attaque du récit original et toujours à distance du récit biblique. Avec des explications sur les options historiques et interprétatives.

2) Nouveau Testament

CLAVEL Bernard. Jésus, le fils du charpentier. Pocket Junior, Robert Laffont, 1998. Une succession de tableaux qui incitent plus à la méditation qu’au racontage. Un récit un peu irréel par l’absence de référence documentaire.

MURAIL Marie-Aude. Jésus... comme un roman. Bayard Editions, 1997. Là encore, des tableaux, mais dans un langage plus proche. Mais là encore, le manque d’assise documentaire rend le récit atemporel.

FLEG Edmond. Jésus raconté par le Juif errant. Espaces libres, Albin Michel, 1993. Un Juif donne la parole au personnage emblématique du Juif errant pour raconter la vie de Jésus. Une connaissance érudite du contexte historique introduite avec modération.

TUNSTRÖM Göran. La Parole du désert.Actes Sud, 1991. Deux itinéraires : ceux de Jean-Baptiste et de Jésus qui se côtoient dans leur enfance, se séparent, et se rejoignent au désert. Un superbe roman très dépaysant ; Jésus et Jean-Baptiste échappent aux images stéréotypées.

ABECASSIS Eliette. Qumran. Editions Ramsay, Le Livre de Poche, 1996. Un roman policier qui aboutit à la découverte d’un rouleau révélant Jésus l’Essénien. Intéressant par l’approche d’une région mystérieuse pour le conteur : les rives de la Mer Morte.

THEISSEN Gerd. L’ombre du Galiléen. Le Cerf, 1989. La parution de ce livre fut très remarquée. Intéressant par les références et les notices documentaires.

REZNIKOFF Dominique. Judas Iscariote. Actes Sud, 1993. Judas n’est pas coupable, démontre l’auteur. L’injection de références documentaires savamment dosée donne vie au récit (conjugué au présent) et aux personnages bien typés.

BURGESS Anthony. Le Royaume des Mécréants. Editions Grasset, 1986. Les premiers pas de l’Eglise selon un récit enlevé et très documenté. Pour ceux qui se lancent dans les récits des Actes des Apôtres et dans la vie des premières communautés chrétiennes.

HUGEDE Norbert. Celle que Saint-Paul a aimée. Ed. Du Rocher, 1991.

HUGEDE Norbert. La Patricienne. JR Editions, 1988.

HUGEDE Norbert. Le Seigneur de Corinthe. Editions Lucien Souny, 1994.

HUGEDE Norbert. Saint-Paul et la Grèce. Ed. Les belles Lettres, 1982.

Les récits de Norbert Hugédé feront le bonheur des conteurs de l’apôtre Paul. Les personnages bibliques (Priscille, Aquilas, Lydie, Eunice, Timothée...) sont arrachés de leur anonymat pour prendre chair. Une documentation solide. Un seul problème : la plupart de ces précieux ouvrages sont épuisés...

HOCQUENGHEM Guy. La colère de l’Agneau. Editions Albin Michel, 1985. L’érudition de l’auteur n’empêche nullement à son personnage héros, Jean (à qui l’auteur attribue l’Evangile et l’Apocalypse) de parcourir un flamboyant parcours initiatique et géographique. Une mine de trouvailles et de renseignements à exploiter.

Richard Gossin est pasteur
à Strasbourg et conteur

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Des lieux de documentation

Christine Harel

Le conteur peut s'adresser à des centres de documentation spécialisés tels que :

1) Le Centre Méditerranéen de la Littérature Orale

Depuis 1995, l'A.C.J.E.M. en collaboration avec la DRAC Languedoc Roussillon, travaille à la mise en place d'un Centre Méditerranéen de Littérature Orale.

Ce centre, aujourd'hui basé à Alès, dans le Gard, a pour objectifs d'être :

- un centre de ressources pour les littératures orales méditerranéennes,

- un lieu de formation pour les artistes et autres professionnels souhaitant se former aux diverses pratiques de la littérature orale

- un centre de recherches sur les techniques pédagogiques des civilisations de tradition orale,

- un point de rencontre des compétences qui oeuvrent dans ce domaine, et un lieu de débats interdisciplinaires sur les imaginaires collectifs,

- une base de diffusion pour les réalisations concernant directement la littérature orale (spectacles, livres, expositions, etc...)

Le Centre Méditerranéen de la Littérature Orale dispose actuellement des outils suivants :

            - Un répertoire des compétences en littérature orale du Languedoc-Roussillon qui recense dans une publication et dans une banque de données informatisées remise à jour régulièrement :

            - conteurs

            - professionnels ou amateurs

            - les chercheurs et universitaires,

            - les bibliothèques qui ont une action spécifique sur la littérature orale,

            - les éditeurs couvrant ce domaine de publication. etc...

            (le répertoire international est en cours d'élaboration)

            - un réseau de compétences comptant aujourd'hui cent cinquante membres actifs permanents et plus de deux cents membres actifs occasionnels,

            - un bulletin trimestriel de liaison entre les divers membres du réseau,

            - un agenda trimestriel de la littérature orale qui annonce et rend compte des événements internationaux relatifs à cette forme spécifique de récit,

            - un fonds d'ouvrages spécifiques consultables sur place pour les membres du réseau et les   adhérents A.C.I.E.M. (comptant environ 800 titres en octobre 1997)

            - des banques de données thématiques qui permettent des recherches rapides à partir d'entrées différentes : littérature orale et le végétal, conte, littérature orale et l'animal, etc...

            - une équipe de formateurs compétents pour répondre aux différentes demandes de formations concernant la littérature orale.

            - un service de distribution et d'information sur les divers ouvrages (livres, revues, CD, CD ROM, cassettes vidéo, cassettes audio,...) concernant la littérature orale.

            - une équipe disponible pour répondre au mieux à toutes les demandes concernant la   littérature orale.

Le Centre Méditerranéen de la Littérature Orale

Ecole Romain Roland

Allée des peupliers

31100 ALES

Tél : 04 66 56 67 69

Portable : 06 87 40 02 35

Fax : 04 66 56 50 38

E-mail : a.aciem@wanadoo.fr

2) Le CERDO

Au-delà de la signification du sigle : Centre d'Etudes, de Recherche et de Documentation sur l'Oralité, le mot cerdo désigne l'artisan en latin. Le CERDO est donc une sorte d'atelier, un lieu où l'on travaille la matière orale. Sa mission est de valoriser un patrimoine unique en Poitou-Charentes-Vendée à travers deux pôles distincts mais complémentaires : la documentation et la recherche.

Documentation

En 40 ans de travail, Métive et ses associations ont emmagasiné une prodigieuse documentation sur la tradition orale du Poitou (Deux-Sèvres, Vendée, Vienne) et des Charentes (Charente, Charente-Maritime), l'une des plus importantes du genre en France. Une grande partie de la mémoire du pays - qu'elle soit artistique et linguistique (danses, chants, musiques, contes...) ou qu'elle exprime les savoir-faire (cuisine, architecture, artisanat, agriculture, élevage...) et plus largement les modes de vie et de pensée - est enfouie dans les bandes magnétiques, cassettes, films, photos ou manuscrits de ce fonds documentaire. Pour repérer les informations pertinentes au sein de cette colossale documentation, Métive s'est dotée d'outils informatiques performants intégrant les derniers procédés de numérisation. Une base de données multimédia est ainsi en cours de constitution.

Phonothèque

8000 à 10 000 heures

Fonds consultable : 500 enquêtes

Base de données :

- enquêtes ethnographiques

- littérature orale et musique

Photothèque

40 000 photographies

Fonds consultable :

- 30000 (photos et reportages)

- 10000 (photos anciennes, cartes postales)

Base de données :

- Fonds Jean-Louis Neveu (4000 photos)

Bibliothèque

5500 documents écrits

Fonds consultable :

- 5000 ouvrages (dont 350 émanant du fonds agricole de l'ancienne Société d'agriculture des Deux-Sèvres, 500 dossiers inédits (partitions manuscrites, cahiers de chansons, thèses, coupures de presse...)

Base de données :

- ouvrages, dossiers et périodiques

- contes traditionnels

Vidéothèque

800 heures

Fonds consultable :

collectage (100 heures), films inédits montés (100 heures)

Recherche

Avec les travaux de terrain en cours, les fonds s'enrichissent de façon continue, de même que s'ébauchent de nouvelles problématiques de recherches (appliquée et fondamentale ). Ces travaux sont menés par des chercheurs indépendants, et selon les projets, par des chercheurs en relation avec des réseaux d'études internationaux, des structures s'intéressant aux littératures orales (Centres de musique et de danse traditionnelles) ou des universités. Dans la perspective de développer des réseaux d'échange et de générer des vocations, le CERDO organise colloques, conférences et assure une formation adaptée à la demande des institutions.

Le public

Grand public : Parents et enfants (consultation de l'histoire de vie ou du savoir-faire d'un proche parent)...

Public spécialisé : Animateurs musicaux, artistes musiciens, conteurs, danseurs, linguistiques, enseignants, étudiants musicologues...

Institutions : Organisation de journées ou de stages pour école primaire, collège ou lycée, universités...

Le CERDO

Centre d'Etudes, de Recherche et de Documentation sur l'Oralité

Situé à la Maison des Cultures de Pays

1 rue de la Vau Saint Jacques

BP3 79201 PARTHENAY cedex

Tél : 05 49 94 90 70

Fax : 05 49 94 90 71

Le CERDO est ouvert : le mercredi et le jeudi sur rendez-vous, de 9h15 à 12h et de 14h à 18h30

2) Le Centre de Littérature Orale (CLiO)

La CLiO met à la disposition de ses visiteurs, de ses stagiaires, des membres de ses ateliers une bibliothèque offrant 3000 ouvrages environ de recueil de contes, de collectages, d'études de tous pays et sur tous les sujets reliés à la littérature orale, au récit, au conte et aux disciplines annexes. Ces ouvrages sont consultables sur place.


Il met aussi à la disposition des personnes intéressées un fonds d'enregistrement sonore de ses spectacles en particulier ceux qui ont été diffusés sur France Culture ainsi que les enregistrements des veillées proposées au Perce-Oreille, son cabaret conte, et pendant les Rencontres d'été. Il met en place actuellement une Base de données bibliographiques concernant les ouvrages dont il dispose et qui s'étendra à l'ensemble de l'édition concernant cette discipline. Elle est consultable sur place et aussi par Internet sur le site Mondoral.com

Le Centre de Littérature Orale (CLiO)

Quartier Rochambeau

41100 VENDÔME

Tél : 02 54 72 26 76

Fax : 02 54 72 25 30

E-mail : infos.clio@wanadoo.fr

3) L'association des Arts du Récit en Isère

L'association des Arts du Récit en Isère a pour vocation le développement des Arts du Récit sous toutes ses formes. Elle regroupe des personnes d'horizons divers. Elle anime un réseau de partenaires dans près de deux cents communes de Isère et de Rhône-Alpes. Elle est partenaire de nombreux réseaux et structures artistiques, culturels et de recherche en France et à l'étranger.


L'association anime et participe à de nombreux festivals

- Des actions de formation tout au long de l'année,

- des animations en milieu scolaire,

- des séminaires de recherche,

- l'accompagnement de projets de développement locaux,

- une programmation culturelle,

- des créations artistiques

L'association des Arts du Récit en Isère

Couvent des Minimes

rue docteur Lamaze

38400 St MARTIN d'HERES

Tél : 04 76 51 21 82

Fax : 04 76 51 71 23

E-mail : arts.récit@wanadoo.fr

Christine Harel
est documentaliste
à la Médiathèque protestante
de Strasbourg