Logo de protestants.org
Fédération protestante de France
Cinéma
  
logo   
 

Cette rubrique est présentée par Pro-Fil
Votre avis nous intéresse


Actualités

puce A bord du darjeeling limited
puce Il va pleuvoir sur Conakry
puce Lady Jane
puce La fabrique des sentiments
puce Les citronniers
puce Les toilettes du pape
puce Retour à Gorée
puce Rêves de poussière
puce Ulzhan

 

Autres films

 

Bombón el perro

Argentin  1h37

Réalisation :

Réalisation : Carlos Sorin ; Scénario : Carlos Sorin, Santiago Calori, Salvador Roselli

Interprétation : Juan Villegas (Juan Villegas), Walter Donado (Walter Donado), Micol Estévez (Gracielita), Kita Ca (la veuve de la ferme)
Auteur : Carlos Sorin est argentin. Son précédent film, "Historias minimas", présentait déjà un récit concernant des gens simples. Il y était aussi déjà question de chien. Pour jouer ces gens simples Carlos Sorin aime faire appel à des acteurs non-professionnels, des "non-acteurs" comme il les appelle.
Résumé :

Juan Villegas, mécanicien, se retrouve au chômage et tente de survivre en fabriquant et vendant des couteaux au manche rare. Ayant aidé un jour une jeune femme en panne sur la route, il se voit rétribuer de ce dépannage par un chien, un dogue argentin. Ce grand chien blanc ne va pas être pour lui une charge, comme il le redoutait, mais l'instrument d'une évolution originale de son existence.

Analyse :
Si l'arrière plan de ce film est bien la situation économique de l'Argentine, et la grande difficulté à survivre que connaissent bon nombre de ses habitants, ce n'en sera pas le thème dominant. Ce n'est pas non plus un film complaisant pour les "amis des bêtes", car le chien choisi par le réalisateur, est particulièrement sobre dans son rôle. Car ce n'est pas le chien qui intéresse Carlos Sorin mais ce qu'il signifie pour les personnages. Juan Villegas en premier lieu, tout surpris de ce que la possession de ce dogue rend possible pour lui, comme rencontres et comme succès. Juan Villegas (le "non-acteur"), est étonnant de discrétion et, en même temps, de conviction, dans ce rôle d'homme résigné aux revers de l'existence mais gardant toujours un regard bienveillant envers ceux qu'il croise sur son chemin.
La Patagonie, ses motels, ses stations service, ses routes interminables, est la cadre choisi pour cette histoire. Est-ce parce que ces horizons infinis rendent compte d'une certaine solitude du personnage ? Est-ce pour qu'on le sente un peu "perdu", et qu'on éprouve alors combien le compagnonnage du chien le fait sortir de sa solitude tout autant que lui apporte l'opportunité de participer à des concours canins.
Une histoire simple, pleine de tendresse, d'humour et d'émotion.
(Maguy Chailley)