| Analyse
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Lartiste
du film est sans aucun doute le chef opérateur Eduardo
Serra qui a su retrouver les teintes et les tons à
la fois veloutés et lumineux de Vermeer, les rayons
de lumière axés sur certains objets et latmosphère
intime de ses toiles. Même si on ignore presque tout
de la vie du peintre et de celle du modèle du tableau
La jeune fille à la perle, on se demande pourquoi
le réalisateur a autant négligé le roman
de Tracy Chevalier dont il sest soi-disant inspiré.
Les réflexions protestantes voire puritaines de la
jeune femme dans le roman sont absentes du film et ses pensées
face aux uvres nous manquent. Elles auraient pu soutenir
le scénario qui ne sait pas sil doit raconter
la vie quotidienne à Delft au XVIIème siècle
ou lhistoire dune servante qui découvre
lamour et le monde. Une fois de plus Colin Firth joue
les mystérieux et fronce du sourcil à qui mieux-mieux.
Quant à Scarlett Johansson, dont le réalisateur
ne cesse dexhiber la bouche siliconée, elle reste
souvent figée voire empotée, sans la grâce
des femmes peintes par le maître. Les objets, les actions
quotidiennes et les décors ont beau être parfaits
ils manquent de corps. A un film très beau qui ne fait
pas rêver et qui manque dâme mieux vaut
préférer un vrai voyage pour aller voir les
toiles de Vermeer à La Haye ou à Amsterdam.
Webber ne rime pas avec Vermeer car sa perle est en toc. Dommage.
(Corine Eugène dit Rochesson)
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