Clonage : la Fédération protestante de France met en garde contre les attitudes définitives mais se prononce contre le clonage humain à des fins de reproduction

Auteur(s) : FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE;FPF

Communiqué de Presse accompagnant un texte

Le conseil de la Fédération protestante de France rend public le texte CLONAGE - Eléments de réflexion basé sur le travail éthique et théologique de la Commission d'Ethique de la Fédération Protestante.

Ce texte a pour objet de permettre aux 16 Eglises (luthériennes, réformées, évangéliques, baptistes et pentecôtistes) et 60 associations membres de la Fédération, de réfléchir à la question du clonage en associant sciences, éthique et théologie.

Cette démarche poursuit la réflexion menée sur la biologie et l'éthique (1987) et sur la procréation médicalement assistée et le statut de l'embryon (1994).

Partant du principe qu'il y a à la fois dans la Bible, promesse de domination de la nature et mise en garde contre la convoitise de la toute puissance, la Fédération protestante propose une réflexion qui ne s'enferme pas dans des définitions définitives mais qui doit permettre d'accompagner les chercheurs pour, ensemble, définir les limites de la recherche et maîtriser les outils du nécessaire progrès de l'humanité.

Dans le texte CLONAGE - Eléments de réflexion, la Fédération Protestante s'est penchée sur le clonage végétal, animal et humain ainsi que sur l'utilisation d'embryon humain comme pièces de rechange :

A propos du clonage végétal et animal, la Fédération protestante, qui émet des réserves sans toutefois les condamner, pose la question de la soumission des animaux à nos logiques de rendements.

Par contre, pour des considérations théologiques et antropologiques la Fédération juge inacceptable le clonage humain à des fins de reproduction. Considérant qu' on ne peut pas abandonner la merveilleuse invention de la procréation et de l'engendrement sexués et s'en tenir à une simple reproduction à l'identique. Non pas que que l'identité individuelle réside uniquement dans son patrimoine génétique, mais par ce que l'ordre des générations et la pluralité généalogique y seraient ébranlés, et que nous ne savons pas quelles perturbations symboliques et sociales pourraient en découler.

La Fédération protestante de France souligne qu'un clone humain serait de toute façon un être unique.

Quant à la question de la création d'un embryon humain comme matériel biologique, la Fédération protestante se demande, l'Homme étant alors considéré comme un moyen et non une fin, si le respect de l'humanité est divisible.

La Fédération protestante de France, qui prend acte des dispositions prises par l'Union européenne et par la législation française, encourage les chrétiens à ne pas se déresponsabiliser mais au contraire à exercer une vigilance théologique et éthique.

P.J : texte "CLONAGE - Eléments de réflexion".

Source(s) : FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE;FPF
Date de parution : 16 juillet 1997


Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org