Après le rapport de la commission Stasi sur la laïcité

Commissions FPF

Réactions de la Commission Justice-Aumônerie des prisons Prenant connaissance des conclusions de la Commission sur la laïcité, présidée par M. Bernard Stasi, la Commission Justice et Aumônerie des prisons de la Fédération protestante de France ne peut que se féliciter de voir renforcée l'implantation d'aumôneries musulmanes dans les prisons françaises. Les aumôniers protestants ont déjà établi des liens avec leurs collègues musulmans là où ils existent et quand cela est possible. Dans certaines prisons, les aumôniers protestants ont même aidé à la création d'aumôneries musulmanes en les assistant dans leurs démarches administratives et en leur fournissant les conseils et les informations nécessaires. La Commission Justice et Aumônerie des prisons de la FPF rappelle également que la mission des aumôniers est avant tout de permettre aux personnes détenues qui le souhaitent de pratiquer leur religion. Cela comprend notamment la possibilité d'assister à des cultes ou célébrations organisés régulièrement, au sein de chaque prison, dans des lieux prévus à cet effet (chapelles, salles polyvalentes), en accord avec l'Administration pénitentiaire. (Philippe Faure, président de la commission Justice-Aumônerie des prisons de la FPF)

Réactions de la Commission de l'aumônerie aux Armées Les pouvoirs publics, dans leur souci de défendre la laïcité, souhaitent que toutes les religions se retrouvent sur un pied d'égalité dans les institutions publiques et donc dans la desservance d'une aumônerie aux armées pour l'Islam en particulier. On se heurte à ce sujet à une grosse difficulté qui est un peu de même nature que celle rencontrée pour instituer un organe représentatif des musulmans français. Dans les religions chrétiennes et juives, les prêtres ont un statut distinct des autres fidèles et reconnu par une hiérarchie à l'intérieur de ce qu'on peut appeler une institution ecclésiale. Il n'en est rien pour l'Islam sunnite, de loin le plus répandu en France. Il est donc presque impossible que l'État puisse s'appuyer sur une hiérarchie reconnue pour désigner des responsables religieux pour l'islam. Dans les régiments français de zouaves, de spahis, de tirailleurs, de goum, l'autorité militaire choisissait un sous-officier reconnu par ses camarades musulmans pour sa foi et sa compétence et cet homme conseillait le commandement pour les cérémonies, notamment les enterrements, et pour tout problème concernant la religion: nourriture, congés,famille etc. Une telle méthode est difficilement transposable aujourd'hui. Les armées rencontrent là une difficulté sans solution facile. (Jean-Philippe Ricalens, président de la commission Aumônerie aux Armées de la FPF)

Source(s) : FPF;FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE;
Date de parution : Mars 2004


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