Au lendemain du référendum sur le traité constitutionnel pour l'Europe

Message du pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Fédération protestante de France

Au lendemain de la victoire du non au référendum sur le Traité constitutionnel pour l’Europe, je me dois d’en tirer les premières conséquences pour les Eglises.

Tout d’abord le débat sur l’Europe a eu lieu. Les français se sont saisis de cette opportunité pour exprimer leurs espoirs et leurs craintes. Je regrette seulement qu’il ne l’aient pas fait plus tôt ; ce qui aurait permis de dissiper certaines de ces craintes. Ces deux derniers mois, les Eglises protestantes d’Alsace et de Moselle ont organisé plus de vingt débats ; elles ont ainsi apporté leur contribution propre. Peut-être toutes nos Eglises n’ont-elles pas saisi cette occasion. Toutes les Eglises néanmoins se trouvent aujourd’hui devant une double responsabilité.

Lors du dernier Synode national de l’Eglise réformée de France (l’une des 17 Eglises membres de la FPF) un vœu rappelait la mémoire du protestantisme français d’avoir été accueilli par de nombreux pays d’Europe au moment des persécutions. Vis-à-vis de cette Europe nous gardons une dette ; celle de rester ouverts, refusant toute dérive nationaliste et xénophobe. Ce défi me semble commun à de nombreux pays européens tentés par l’enfermement sur eux-mêmes.
Présidant la Conférence des Eglises européennes, créée en 1950 pour résister aux ravages de la guerre froide, je me sais aujourd’hui plus que jamais engagé à appeler les Eglises à conforter cette espérance et à résister à ces dérives.

Pasteur Jean-Arnold de Clermont
30 mai 2005.

Source(s) : FPF;FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE;
Date de parution : 30 mai 2005


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