Dimanche

AVEC LES DISCIPLES
QUI COURENT AU TOMBEAU


Pierre sortit ainsi que l'autre disciple, et ils allèrent au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. Il se penche et voit les bandelettes qui étaient posées là. Toutefois, il n'entra pas. (... ) Pierre entre dans le tombeau et considère les bandelettes posées là. C'est alors que l'autre disciple, celui qui était arrivé le premier, entra à son tour dans le tombeau ; il vit et il crut.

Jean 20, 1-8

Courir pour rattraper le temps. Courir pour gagner.. et vaincre. Courir pour être le premier. Courir sans trop savoir pourquoi ! Comme si l'essentiel résidait dans la course elle-même. Le disciple qui se laisse entraîner dans cette course folle s'arrête abruptement face à l'inattendu, face à l'incroyable. Que cherchait-il ? Un voleur de cadavre ? Une présence mystérieuse ? Ici rien de spectaculaire. Rien que les traces ... de l'absence. Une absence qui parle. Qui met en mouvement, qui opère un retournement intérieur. Cette absence renvoie à une présence sans limites. Une présence qui défiera les bornes étroites du temps et de l'espace. Une présence qui m'invite à apprivoiser mon éclatement, mon éparpillement. Pâques nous fait naître à une autre logique.

Prière

Quand j'ai oublié la raison d'être de ma course, quand je me fuis moi-même, quand je me dérobe à ta présence, mon Dieu, alors rattrape-moi pour me rappeler à cette exigence pour laquelle tu m'as fait naître : que le souffle de ma vie adopte peu à peu le rythme surprenant de ton souffle de Vie.
Que la joie de Pâques nous saisisse dans la durée !

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