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Colloque 29 janvier au 1er février 2004 à Strasbourg
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Impressions d'un participant Lorsque dans un colloque, le nombre de participants varie entre 80 et 100 personnes, il fait bon de se retrouver en comité restreint, en d'autres termes lorsqu'a lieu un travail de groupe. En ce deuxième jour, le travail de groupe consistait à fournir des éléments pour une « déclaration de foi » et de rédiger des éléments de la liturgie du culte final. L'ambiance est chaleureuse et conviviale, les personnes originaires de la région et celles venues de l'ERF, de l'EELF ou par intérêt, sans pour autant appartenir à une Église ont visiblement de la joie à discuter, échanger, livrer des bouts de leur vécu, partager leurs impressions et leurs réflexions. Rédiger une confession de foi, pardon, une déclaration de foi : pour certain, le morceau est un peu trop gros, ils mesurent l'importance de ce type de démarche, et, imprégnés des débats dans la culture synodale, trouvent le pari risqué ! Et André Gounelle a bien précisé qu'il ne s'agissait pas simplement d'aligner quelques phrases. Il n'est pas évident de s'engager et d'engager quelque part quand même les Églises dont les uns et les autres sont issus dans un texte qui sera ensuite publié, public, qui sera sûrement critiqué, agressé, puisqu'il s'attaque à un problème de nature éminemment politique ! Et pourtant, très vite, des phrases surgissent, des convictions fortes sont affirmées, contre l'exclusion, contre les raisonnements par analogie. Prenant appui sur un texte de Martin Luther King, ce sont des affirmations contre qui surgissent. Mais il y a aussi le souci de ne pas se poser en donneur de leçons, les membres du groupe étant plutôt issus les tranches favorisées de la population. Et le délégué du groupe s'en va, non sans inquiétude, transmettre les idées rassemblées à Fritz Lienhard, qui devra faire des huit contributions un texte qui se tienne ! Pour les éléments liturgiques, c'est presque plus facile : pourtant, le défi n'est pas mince ! Il ne faut pas culpabiliser - c'est stérile. Les catalogues de vices ont fait leur temps, et il ne faut pas non plus dénoncer les fautes des autres, ce qui est hypocrite. Un geste symbolique - arracher des pages d'une Bible pour exprimer nos incohérences - paraît trop violent ! Le choix est finalement fait de laisser tomber des phrases entendues, en langage courant, à la limite du familier, et qui disent les petites lâchetés et compromis par lesquelles chacun a passé un jour ou l'autre, le tout entrecoupé d'un « kyrie eleison ». C'est ainsi qu'avance la mise au point d'une liturgie et d'un culte, qui sera activement porté par un grand nombre de participants. Rendez-vous à 10 h, dimanche 1 er février, à St Thomas, Strasbourg. Thomas Wild
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