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AU FIL DES SAISONS
Paru en 2002
Sommaire
Bible et traductions de la Bible sont liées depuis toujours. Le caractère pérenne de la Parole présuppose une mise à jour et une traduction dans les langages plus récents. Mais le rapport entre le texte original et ses traductions se conçoit de plusieurs manières. Dans une esquisse historique, trois modèles de traduction biblique sont brièvement retracés : la traduction-écriture, qui se substitue à l'original ; la traduction en contrepoint, qui accompagne l'original et la traduction scientifique, qui évoque l'original par un apparat de notes critiques.
Il est toujours stimulant de constater la présence d'une même 'histoire' ou d'un même scénario dans deux traditions que sont la Bible et le recueil des Fables d'Esope. Le propos est, dans cet article, de suivre les aventures d'un scénario et d'en visiter les différentes écritures d'un texte à l'autre : liberté prises, dépendances évidentes ou sélections imposées.
On se propose ici de développer, en l'appliquant au texte biblique, le programme de traduction excellemment formulé dans la définition que donne du verbe 'traduire' le dictionnaire dit Le Petit Robert : 'Faire que ce qui est énoncé dans une langue naturelle le soit dans une autre, en tendant à l'équivalence sémantique et expressive des deux énoncés.'
La traduction des textes bibliques est un laboratoire d'observation privilégiée des problèmes que pose la traduction en général. Mais elle pose aussi des problèmes spécifiques dus en particulier à son statut de texte canonique, avec les présupposés qui y sont liés. La diversification des traductions constitue une complémentarité nécessaire dans la ligne même du pluralisme biblique.
La nomination de Dieu dans la Bible est un enjeu auquel nul traducteur ne peut échapper. L'auteur se propose d'explorer cette question précisément et de faire partager ainsi au lecteur la dimension théologique et idéologique des choix faits autant que la responsabilité du traducteur.
La présence de commentaires marginaux, de notes et de titres dans la plupart des Bibles modernes pose un problème intéressant du point de vue de la relation entre une traduction et le commentaire qui l'accompagne (son paratexte). On analysera ici les raisons et les enjeux de ce phénomène, ainsi que l'une de ses principales implications. Dans le cas particulier des Bibles qui offrent au lecteur des notes d'exégèse historique, ces remarques doivent être continuellement révisées, afin que soient pris en compte les développements récents de l'exégèse. On en offrira ici un exemple avec le cas de la révision en cours de la TOB.
On lira ici une analyse très précise de la Bible, nouvelle traduction (Bayard), selon six critères déterminés par l'auteur et débouchant sur une interrogation concernant l'idéologie et la théologie sous-jacente.
La Bible 'Chouraqui' est parue en 1985. Le livre de la Genèse avait fait l'objet d'une première édition en 1974 et avait donné lieu de la part de Henri Meschonnic à une vigoureuse critique. On a pu lire dans la suite d'ouvrages intitulés Pour la Poétique les griefs qu'il adressait alors à André Chouraqui.
Les 'Bibles pour enfants' constituent souvent le premier voire le seul contact de nos contemporains avec la Bible. Reprenant un dossier publié en 1981, cet article analyse plusieurs productions et tente de dégager quelques tendances.