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Stockholm : rencontres de paroisses francophones
12e édition de La nuit de l'Ethique
Strasbourg : Consistoire supérieur de l'ECAAL
CEPPLE : les relations Eglises-Etat à l'ordre du jour
Conseil régional Provence-Côte d'Azur-Corse de l'ERF
L'Amitié judéo-chrétienne a 50 ans
"La menace nucléaire existe toujours" déclare le Secrétaire général du COE
Le pasteur Konrad Raiser souligne à nouveau l'importance d'un Concile chrétien universel
Un pasteur cubain est élu à la tête du Conseil des Eglises d'Amérique latine
Consistoire supérieur de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine
Message de Présidentes et Présidents du Conseil oecuménique des Eglises - Pentecôte 1998
Assemblée du Désert - Dimanche 6 septembre 1998 "L'édit de Nantes : grandeur et servitude"
"Présence protestante", sur France2, programme Télévision de la FPF, juin 1998
Emissions protestantes sur France-Culture, programme Radio de la FPF, juin 1998
L'auteur est professeur titulaire de la chaire d'histoire du christianisme
moderne et contemporain à la Faculté de théologie protestante de l'Université
des Sciences humaines de Strasbourg. Ses ouvrages portent soit sur Luther, soit
sur la théologie au XXe siècle. (Quatrième de couverture)
Editions Nouvelle Cité - 37 avenue de la Marne - 92120 Montrouge - 127 pages
- 75F
La grâce et le désordre - Entretiens sur la modernité et le
protestantisme
Entretiens rassemblés par Pierre-Olivier Monteil
Ce recueil d'entretiens associe des auteurs français de renom à quelques théologiens et intellectuels protestants de langue française parmi les plus marquants. Il met en dialogue des discours contemporains sur la modernité et des positions protestantes. Le débat porte sur le rôle historique joué par la Réforme dans le développement de la modernité, mais il se nourrit aussi de l'écart que peut introduire un regard protestant dans les réflexions sur le monde actuel. Avec
Jean-Paul Willaime et Jean Baubérot sont précisés la teneur et les contours d'un principe protestant. Dans un deuxième temps, Pierre Manent, Marcel Gauchet, Marc Augé et Olivier Mongin interrogent ce principe protestant pour évaluer en particulier les soubassements religieux des débats actuels sur la modernité. Les trois derniers entretiens invitent les auteurs protestants Olivier Abel, Pierre Gisel et Pierre Buhler à se prononcer sur la modernité. Au final, une réflexion plurielle pleine d'enseignements sur un apparent désordre et une grâce toujours possible.
Pierre-Olivier Monteil, né en 1959, dirige la revue Autres Temps. Il
est l'auteur chez Labor et Fides du Portrait du zappeur. (Quatrième de
couverture)
Labor et Fides - Autres temps 7 - 1 rue Beauregard - CH 1204 Genève -
Diffusé en France par les Editions du Cerf - 29 bd Latour Maubourg - 75340 Paris
cedex 07 - 232 pages - 140 FF
Le sacrifice - Vocation et subversion du sacrifice dans les deux
Testaments
par Christian Grappe et Alfred Marx
Il fallait un livre qui permette de mieux comprendre comment un Dieu qui réclame des mises-à-mort peut être un Dieu d'amour, de grâce et de pardon. Christian Grappe et Alfred Marx, spécialistes respectivement du Nouveau et de l'Ancien Testaments, donnent des clés pour appréhender la vocation et le rôle du sacrifice dans la Bible. A partir d'une analyse très fine du sacrifice tel qu'il se présente dans les textes, les deux exégètes font oeuvre de théologiens avertis. A la fin de cet essai, on est convaincu que le Dieu de la foi chrétienne prend toujours le monde par (la bonne) surprise.
Christian Grappe et Alfred Marx sont professeurs à la Faculté de théologie de Strasbourg.
Labor et Fides - Collection Essais bibliques n¡ 29 - 1 rue Beauregard - CH
1204 Genève
Diffusé en France par les Editions du Cerf - 29 bd Latour Maubourg - 75340 Paris
cedex 07
94 pages - 88 FF
Du 30 mars au 3 mai 1998 a eu lieu, à Stockholm, la rencontre annuelle des
paroisses d'Europe membres de la Commission des Eglises évangéliques
d'expression française à l'extérieur (CEEEFE), commission de la Fédération
protestante de France.
A cette troisième rencontre (la première a eu lieu en 1996 à Bonn et la
seconde en 1997 à Londres), des représentants des paroisses de Bonn, Berlin,
Copenhague, Londres, Luxembourg et Stockholm (en tout, 22 personnes) se sont
retrouvés pour échanger sur le thème "Comment prévoir l'avenir dans ces
paroisses dont la majorité des membres restent de 2 à 5 ans ?". Ce thème a
permis des échanges intéressants, nous permettant de mieux comprendre où étaient
les défis de chaque situation locale et donc de se connaître plus
profondément.
Un repas africain, une soirée Edith Piaf, une visite de la vieille ville sont
venus agrémentés notre séjour et nous permettre des échanges plus libres et
conviviaux.
La rencontre s'est terminée par le culte du dimanche matin, présidé par
Jean-Luc Martin, pasteur de l'Eglise réformée française de Stockholm, la
prédication étant assurée par le pasteur Yves Gounelle, président de la CEEEFE.
(YG)
Une traversée cavalière de l'éthique en plusieurs leçons, du courage au
pardon, en passant par la justice, par Olivier Abel, professeur de philosophie
et d'éthique à la Faculté de théologie protestante de Paris.
Veilles entrecoupées de pauses musicales, gymnastiques, jeux, danses et collations.
L'Assemblée générale 1998 de Présence protestante française au Liban (PPFL) a
eu lieu le 29 avril dans les locaux de la Maison du protestantisme français.
PPFL, depuis le Traité de Versailles, a été chargée par la Fédération
protestante de France d'administrer à Beyrouth le Collège protestant français,
qui regroupe 1 500 élèves de la maternelle au baccalauréat, les biens et
bâtiments de la paroisse (le suivi "synodal" étant effectué par la Commission
des Eglises évangéliques d'expression française à l'extérieur), un dispensaire
et un cimetière.
Après avoir entendu les rapports du président et du trésorier, l'Assemblée
générale a débattu du nouveau règlement intérieur, qui est maintenant adopté et
termine ainsi le toilettage des textes (les statuts modifiés avaient été adoptés
en mars 1997).
L'Assemblée générale a aussi pu rencontrer le futur proviseur du Collège
protestant, M. J. Helmlinger, qui succédera à M. E. Bourlier le 1er septembre
prochain. (YG)
Le Consistoire supérieur de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et
de Lorraine (ECAAL) s'est réuni les 25 et 26 avril 1998 à Strasbourg, sous la
présidence de Marc Lienhard. Il a débattu le rapport oral du Président sur les
questions liées à la violence dans les cités et dans le monde. Il s'est prononcé
pour l'adoption de la Déclaration luthéro-catholique sur la Justification par la
foi.
Le Président Marc Lienhard a centré son rapport oral sur la question de la
violence dans la société. Il constate que la violence est à l'oeuvre dans nos
cités et dans le monde, "ce monde où les discours de haine et d'exclusion se
répondent de plus en plus ouvertement, un monde où la religion ne joue pas
toujours un rôle pacificateur". Au-delà des constats, des perspectives
doivent être proposées. La violence habite chacun : comment "passer de
la pulsion de mort à la passion pour la vie" ? "Apprendre à vivre
ensemble dans nos sociétés... reconnaître chacun dans sa dignité" et "en
Eglise, être capables d'être des agents de paix et de réconciliation". Pour
cela, l'Eglise est composée de chrétiens engagés dans des associations et dans
leur profession. Elle dispose aussi de locaux, particulièrement dans les
banlieues, locaux appelés à promouvoir de nouvelles formes de présence.
L'oecumenisme et le dialogue interreligieux sont aussi des facteurs de
réconciliation. Le partenariat des religions avec l'Etat et les pouvoirs publics
permettent de réguler la vie sociale. Mais "le combat contre la violence
commence dans nos vies". "Il faut encore une autre réalité pour y
parvenir : la grâce (la justification par la foi). Vivre de cet ailleurs
qu'est la grâce, c'est vivre les mains ouvertes, dans la prière de celui qui
reçoit d'un Autre la paix et la non-violence."
Le Consistoire Supérieur estime que le combat contre la violence et les
implications mis en évidence par Marc Lienhard concernent effectivement la
mission de l'ECAAL. Il s'est prononcé sur un message concernant l'Algérie (voir
annexe 1 en pages Document) et s'est interrogé sur la présence de l'Eglise dans
les quartiers en difficulté et dans les établissements scolaires. Est-ce que
l'Eglise est prête à s'investir dans les paroisses des cités vu la baisse de la
population protestante dans ces quartiers ? "Mais il ne faut pas se
focaliser exclusivement sur les Ôpoint chauds', il ne faut pas oublier nos
villages". Alors qu'il faut mettre en oeuvre de nouveaux moyens
d'évangélisation, on doit passer d'une Eglise qui gère ce qu'elle a (250 postes
concordataires) vers une Eglise qui va de l'avant et qui se dote de moyens
financiers appropriés.
Les 122 Eglises membres de la Fédération luthérienne mondiale et les
Conférences épiscopales de l'Eglise catholique romaine sont appelées à se
prononcer sur la Déclaration luthéro-catholique sur la Justification par la foi.
Le Consistoire supérieur de l'ECAAL a approuvé cette Déclaration en souhaitant
la poursuite du dialogue théologique, la concertation avec la tradition réformée
et une réécriture de la Déclaration à l'usage du grand public (voir annexe 2 en
pages Document).
La Déclaration luthéro-catholique sur la Justification par la foi est
l'aboutissement d'un dialogue théologique mené au cours des trente dernières
années par des théologiens catholiques et luthériens. Le professeur André
Birmelé a rappelé les éléments fondamentaux de cette Déclaration et exposé
certains points que contestent des théologiens allemands. La Justification
"par la grâce par le moyen de la foi" a été le point essentiel de
focalisation de conflits théologiques dont sont issues les Eglises de la Réforme
du 16e siècle. La Déclaration énonce sept thèmes qui sont toutes l'objet d'un
accord oecuménique d'une part et d'un regard spécifique des deux traditions
d'autre part (voir annexe 3 en pages Document). Cet accord ne signifie pas une
pleine communion des Eglises luthériennes et catholiques. D'autres questions
théologiques restent litigieuses et sont l'objet de dialogues : l'autorité
dans l'Eglise, les sacrements... Monseigneur Hegelé, archevêque auxiliaire de
Strasbourg, a salué la Déclaration, "manifestation du travail caché des
théologiens et réponse de Dieu à ceux qui prient pour l'unité" et a rappelé
ces éléments qui demeurent vitaux pour la foi catholique romaine.
Le Consistoire supérieur a abordé d'autres dossiers :
L'élaboration d'un Projet d'Eglise est un chantier ouvert par le Consistoire
supérieur au cours de ces dernières années. Ce Projet devrait aboutir au cours
de l'année en cours.
Gérard Krieger, responsable de la pastorale conjugale et familiale a exposé les
enjeux d'une mise à jour d'un texte datant de 1984 concernant le remariage des
divorcés. Le nouveau texte comporte une clause de conscience pour les pasteurs
conduits à refuser un remariage de divorcés. Une formation des pasteurs sera
proposée en vue de les aider dans l'accompagnement des couples ainsi qu'une
fiche technique d'entretien.
Les responsabilités attribuées aux inspecteurs ecclésiastiques ont suscité un
débat sur le ministère épiscopal. Un nouveau texte devrait être présenté au
Consistoire supérieur lors de sa prochaine séance.
Le Consistoire supérieur a mis en place un calendrier pour une révision du
processus d'évaluation périodique des pasteurs. La liturgie d'ordination des
pasteurs et la liturgie du baptême des adultes élaborées par la commission
commune de liturgie des Eglises luthériennes de France ont été adoptées.
Le Directoire de l'ECAAL a présenté un rapport d'activité. Outre les nombreux
entretiens du Directoire concernant la situation personnelle de pasteurs et de
paroisses, ce rapport fait état de la dissémination progressive de la population
protestante dans certains secteurs.
Le pasteur Alfred Schuler, inspecteur ecclésiastique, siégera au Directoire,
en remplacement de l'inspecteur ecclésiastique Marc Wehrung, qui prendra
prochainement sa retraite.
L'Assemblée commune réunissant le Consistoire supérieur de l'ECAAL et le
Synode de l'Eglise réformée d'Alsace et de Lorraine (ERAL) aura lieu le 14
novembre 1998 à Sélestat sur la question des étrangers et de l'immigration. La
prochaine séance du Consistoire supérieur de l'ECAAL aura lieu les 24 et 25
octobre 1998. (RG)
Du 27 au 30 avril 1998 a eu lieu au Centre européen de Rencontre des Eglises
protestantes à Paris une conférence européenne réunissant des représentants de
la Fédération des Eglises protestantes en Italie, de l'Eglise réformée de
France, de l'Eglise protestante du Land de Bade, de l'Eglise de
Berlin-Brandebourg, de l'oeuvre de mission à Leipzig et de l'Eglise protestante
en Rhénanie.
L'harmonisation du droit d'asile en Europe est déjà avancée sur le plan
juridique et administratif. Quant aux Eglises, elles n'en sont qu'à leurs débuts
dans le domaine malgré l'infrastructure qu'offrent leurs paroisses. L'échange
d'information d'ordre général entre les Eglises et les oeuvres sociales a mis en
évidence que la création d'un réseau d'information est de toute nécessité.
Les échanges entre partenaires allemands, italiens et français, les visites
sur le terrain (zone d'attente, centre de rétention, commission des recours des
réfugiés), les discussions avec les responsables du ministère de l'intérieur, de
l'OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) et du HCR
(Haut commissariat aux réfugiés) ont permis aux participants à cette rencontre
de constater les nombreuses lacunes existant quant à la protection des réfugiés
et des demandeurs d'asile :
Dans une Europe unie, la protection des réfugiés et des demandeurs d'asile
devient une responsabilité commune. C'est pourquoi, pour éviter que
l'harmonisation du droit d'asile en Europe se fasse sur le plus petit commun
dénominateur, les partenaires réunis à Paris ont décidé :
Le processus d'apprentissage oecuménique sera poursuivi et complété par des
projets concrets à l'occasion du millénaire.
Les expériences faites par la Cimade (Service oecuménique d'entraide,
France) durant son histoire dans son engagement pour les réfugiés et dans la
résistance contre l'injustice et le racisme seront des stimulants et resteront
une obligation pour le travail en commun.
Du 16 au 19 avril 1998, le Centre Ecumene, près de Rome, a accueilli
l'Assemblée générale de la Conférence des Eglises protestantes des pays latins
d'Europe (CEPPLE). Quarante délégués représentants 17 Eglises, les membres de
l'équipe de continuation et les représentants des réseaux ont accueilli un
nouveau membre : l'Eglise cantonale des Grisons (Suisse). Le thème de
l'Assemblée "les relations Eglises-Etat" a permis un échange stimulant dans la
diversité des situations nationales. Trois intervenants ont situé le thème sous
des aspects différents : juridique avec le professeur Gianni Long (Italie),
sociologique avec le professeur Roland Campiche (Lausanne), théologique avec
Yann Rédalié (Faculté vaudoise à Rome).
L'Assemblée a entendu les représentants de divers réseaux actifs :
jeunesse, radios, femmes, aumônerie des prisons. Elle s'est réjouie de la
parution des actes du colloque de Lyon (1997) : la montée des intégrismes
(disponible à l'Eglise réformée de France - 47 rue de Clichy - 75311 Paris
cedex 09). De plus l'Assemblée générale a élu la nouvelle équipe de
continuation : Jean-Charles Tenreiro et Michel Marlier y représentent les
Eglises françaises. Le Président de la CEPPLE, le pasteur Salvatore Ricciardi a
été reconduit pour une période de quatre ans. Gérard Delteil, qui a souhaité
être déchargé de ses fonctions de Secrétaire général, a été remplacé par Bernard
Antérion. (BA)
Système tubulaire intégral ; bon état de fonctionnement ; prix à
débattre ; à vendre en totalité ou en jeu ; très facile d'accès,
salle en rez-de-chaussée
Lors de sa réunion du 4 avril 1998, le conseil régional Provence-Côte d'Azur-Corse (PCAC) de l'Eglise réformée de France (ERF) a été reçu par le conseil presbytéral de la paroisse de Menton-Monaco, avec lequel il a partagé quelques nouvelles. La situation de cette double communauté présente une spécificité intéressante et par certains côtés complexe.
Les protestants sont tolérés à Monaco - le catholicisme y est religion d'état - le temple appartient à l'association protestante, l'oecuménisme fonctionne bien, mais appelle une reconnaissance et une visibilité de la paroisse.
Pour l'heure, les deux conseils presbytéraux souhaitent un réajustement de
leur cible financière régionale qui tiennent mieux compte de l'effectif réel de
la communauté.
Le pasteur Richard Dahan, président du consistoire, a informé le conseil de
la réussite de deux actions récentes : un colloque consistorial "Peur de
l'étranger, moi !" et un atelier de prédication à destination des laïcs. Il
a indiqué que le thème du rassemblement protestant régional (12 et 13 septembre
1998) des Iles de Lérins sera "Foi en Christ et tolérance". Le culte du matin
sera présidé par le pasteur Jean Tartier, président de la Fédération protestante
de France.
Après le tour d'horizon habituel des consistoires et communautés de la région, le conseil s'est entretenu des suites à donner au dialogue qu'il a eu avec les pasteurs d'Orange, Vitrolles et Toulon confrontés à des municipalités "Front national".
Les situations locales présentent des analogies par exemple dans le fait que les locaux cultuels y sont municipaux et que les paroisses pourraient être soumises à des mesures de refus voire de rétorsion pour des motifs futiles (de sécurité en général). D'où la difficulté encore renforcée d'un ministère d'unité à l'intérieur de la communauté entre ceux qui sont partisans de l'affrontement et ceux qui ne souhaitent pas être entraînés sur un terrain politique.
Aucune des trois paroisses n'entretient des rapports identiques avec les municipalités ce qui conduit à proposer des orientations spécifiques à chacune : rappeler les exigences évangéliques à Toulon, ouvrir des espaces de rencontre et de libre parole à Orange, déconstruire le langage pour examiner à quelle attente le Front national répond à Vitrolles.
Le conseil régional se propose de rencontrer, à l'automne, les conseils
presbytéraux des trois villes concernées.
Michèle Lortal, pour la coordination régionale, a fait part au conseil des
questions qui ont été débattues lors des journées de rencontre des coordinations
PCAC et nationales : synode des jeunes, ministères à dominante, dossier
tourisme, financements des coordinations et des actions développées par les
coordinations.
Enfin Thierry Arnal et Jean-Michel Sautter, rapporteurs sur les méthodes de
travail du conseil régional ont rendu compte de leurs travaux et fait des
propositions pour améliorer le déroulement des sessions. Ils ont introduit un
débat autour du thème : pouvoir et/ou autorité du conseil régional.
(TA)
Un colloque "Ouverture et fidélité" a réuni, le dimanche 26 avril 1998, à
Paris, 400 personnes pour les 50 ans de l'Amitié judéo-chrétienne de France
(AJCF). Le Père Dupuy et le grand rabbin Sirat ont été honorés.
"Notre vieille amitié judéo-chrétienne a une belle jeunesse devant
elle." Cette vérité en forme de boutade lancée par le pasteur Michel Leplay
résume bien la journée de ce colloque. Présidé par le catholique Pierre
Pierrard, ce colloque a réuni plusieurs personnalités des mondes juif et
chrétien - dont le cardinal Lustiger, archevêque de Paris - venues témoigner des
joies et des difficultés d'un dialogue inauguré en 1948 par Jules Isaac. Le Père
Dupuy, qui fut entre 1969 et 1987 secrétaire du Comité épiscopal pour les
relations avec le judaïsme, rappelait avec émotion la rencontre entre Péguy et
Isaac qui inaugura, au début du siècle, cette amitié nullement démentie
aujourd'hui : "Ils restent la référence majeure du mouvement."
Les diverses interventions, dont celle du pasteur Konrad Raiser, secrétaire
général du Conseil oecuménique des Eglises, et celle du grand rabbin Samuel
Sirat ont évoqué, par petites touches, les rapports parfois difficiles entre
juifs et chrétiens. Ne sachant échapper aux crises, cette amitié vaut par la
qualité de ceux qui la porte. Si les chrétiens, traumatisés et culpabilisés
encore pour longtemps par la Shoah, ont tout à gagner à redécouvrir leurs
racines juives, les juifs, eux, ont-ils vraiment besoin d'avoir une vision
théologique du christianisme ? "Il y a une grande asymétrie entre nos
deux religions", reconnaît Samuel Sirat.
Echanges à renouveler, dont à protéger, pourrait-on ajouter. Il faut sans
doute aussi y être appelé : "J'ai senti un manque, un besoin. Parle de
Jésus avec des juifs n'est pas indifférent. Le Christ, par son sens de la
prière, ses valeurs, est accessible aux juifs", dit le Père Dupuy.
C'est dans l'après-midi, lors d'une table ronde organisée autour de deux
jeunes filles, l'une membre de l'AJLF (Association juive libérale de France),
l'autre responsable de la Mission étudiante de Tolbiac, que se sont concrétisées
ces paroles.
Vanessa et Bénédicte se sont rencontrées lors d'une journée organisée, le 22
mars dernier, par Colette Kessler, pionnière du dialogue judéo-chrétien, et le
pasteur Michel Leplay. 80 jeunes, juifs et chrétiens, s'étaient ce jour-là
apprivoisés. Quelques jours plus tard, des jeunes chrétiens ont reçu de la part
de Vanessa une invitation à visiter une synagogue, précédée d'un déjeuner casher
rue des Rosiers. En retour, Vanessa est allée assister à la messe des Rameaux à
Saint-Gervais : "C'était superbe. J'ai découvert que nous disions ÔAmen'
comme vous." Aujourd'hui, cette jeune juive convaincue, qui raconte avoir
ramené ses parents à la foi, est à l'image des jeunes chrétiens qu'elle
rencontre : la mémoire moins "encombrée", comme le rappelle Michel
Leplay.
"Seul Dieu sait ce qui se passera entre juifs et chrétiens. cela reste
caché", aime à dire le Père Dupuy. Le voile était légèrement levé le
dimanche 26 avril par le témoignage de ces deux jeunes filles.
En fin de journée, le prix de l'Amitié judéo-chrétienne qui récompense une
personnalité travaillant au renforcement du dialogue entre juifs et chrétiens,
était remis au Père Dupuy et au grand rabbin Sirat. (La Croix/SdV - 28 avril
1998)
Dans cet ouvrage, vous trouverez :
Cet ouvrage existe en français, anglais, allemand et italien.
La "Fédé" (Fédération française des Associations chrétiennes d'étudiants) a
fêté joyeusement ses cent ans les 1, 2 et 3 mai 1998 à Bièvres (Essonne), avec
de nombreuses générations de fédératifs (de 1 à plus de 80 ans), sur le
thème : "Cent temps pour s'engager".
La Fédé est un réseau national de groupes locaux d'étudiants qui se sont
constitués dans la majorité des villes universitaires. Chacun ayant un projet et
une identité propre, les groupes se fédèrent autour d'une vision commune pour
partager leurs ressources et leurs idées et réaliser ensemble des projets
nationaux et internationaux ; la Fédé promeut une pédagogie de la liberté,
de la responsabilité et de l'engagement. A travers ses activités elle propose à
chacun de mettre en jeu ses certitudes et ses schémas de pensée, de mieux
comprendre les enjeux de l'actualité, d'apprendre à rencontrer l'autre avec ses
différences et de vivre de nouvelles solidarités.
Inspirée par l'Evangile et liée aux Eglises protestantes Eglise réformée de
France, Eglise réformée d'Alsace et de Lorraine, Eglise évangélique luthérienne
de France, Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine), elle
est en même temps à vocation oecuménique. Chacun et chacune est bienvenu dans
ses activités et les groupes, quelles que soient ses opinions ou son
appartenance religieuse. La Fédé est également, depuis sa création en 1898,
membre d'une fédération internationale, la World Student Christian Federation
(WSCF).
En pratique, la Fédération française des Associations chrétiennes d'étudiants
(FFACE) fédère une quinzaine d'associations chrétiennes d'étudiants, groupes
locaux qui mettent en commun leurs énergies pour permettre aux étudiants de
bénéficier :
La Fédé d'aujourd'hui existe depuis sa relance en 1983. Elle a revu ses
structures ("refondation") en 1996 pour être plus efficace et plus à l'écoute
des groupes locaux. La FFACE propose aujourd'hui à l'Eglise réformée de France
(ERF) une mise en commun des moyens pour un "témoignage protestant dans un monde
universitaire" : une première rencontre est prévue le 26 mai 1998 entre
responsables de l'Animation universitaire protestante, de la Fédé et de
l'Association des étudiants protestants de Paris.
Les célébrations du centenaire de la Fédé, après des temps d'Assemblée
générale, se sont ouvertes par une conférence avec les interventions de Georges
Kononovitch, président de la Mission populaire évangélique et de Raphaël Picon,
théologien (animateur théologique régional, pasteur ERF au Havre et à
Lillebonne) fut suivie par le traditionnel "buffet des régions" où chaque
Association chrétienne d'étudiants (ACE) apporte sa contribution gastronomique
et par une soirée dansante animée par le groupe de musique Impact de
l'ACE de Lyon.
Le samedi eurent lieu des temps d'ateliers sur l'engagement (l'engagement
dans la Bible, les relations entre hommes et femmes, racisme et extrême-droite,
les relations entre l'Afrique et l'Europe : quel développement ?,
l'exclusion et l'émergence de nouvelles formes d'action, la médiation :
approche constructive des conflits, l'université, un lieu d'engagement
?...). La soirée publique fut une rétrospective "en images et en musique"
d'un siècle d'engagement de fédératifs, suivie d'une table ronde entre
fédératifs d'aujourd'hui et Roby Bois "engagé de service", apportant avec humour
sa contribution.
Le dimanche, une célébration fut animée par des fédératifs (Juliette Vieux,
de Lyon) et le groupe de musique Impact. La prédication sur Gethsémani,
par Jean-Philippe Jouannard, étudiant en maîtrise de théologie, fut centrée sur
le "peut-être" : le possible de Dieu et de l'homme au coeur même du
désespoir. (Fédé)
"Le désarmement nucléaire ne progresse plus qu'à l'allure de l'escargot et
l'armement nucléaire reste le pilier des stratégies de défense globale",
déclare le pasteur Konrad Raiser, secrétaire général du Conseil oecuménique des
Eglises (COE).
C'est ainsi que s'est exprimé le pasteur Raiser le 27 avril 1998 au siège de
l'Organisation des nations unies à Genève, au cours d'une réception organisée en
l'honneur des membres du Comité préparatoire 1998 des parties du Traité sur la
non-prolifération des armes nucléaires, qui a commencé ses travaux aujourd'hui.
Ils étaient accueillis par le pasteur Konrad Raiser et par le cardinal belge
Godfried Danneels, président de Pax Christi international.
Rappelant aux délégués que les pressions exercées par l'opinion publique
mondiale étaient moins fortes aujourd'hui que dans les années 1970 et 1980, où
des millions de gens étaient descendus dans les rues des grandes capitales pour
réclamer l'arrêt immédiat de la course aux armements nucléaires et leur
réduction, le pasteur Raiser les a mis en garde contre l'autosatisfaction.
"Votre tâche est tout aussi difficile qu'hier et il faut l'entreprendre avec
sagesse et courage, et avec la conscience de son extrême urgence", a-t-il
souligné.
"Par la grâce de Dieu, la course aux armements nucléaires a été inversée
et pour la première fois depuis Hiroshima, on a entrepris de détruire les armes
nucléaires et leurs vecteurs. Mais la menace nucléaire demeure. Le désarmement
nucléaire ne progresse plus qu'à l'allure de l'escargot. Si l'on a également
stoppé les essais nucléaires, la recherche et la mise au point de nouvelles
armes se poursuivent. Et bien que les grandes puissances dotées de l'arme
nucléaire aient fait prudemment un pas en arrière en renonçant à mettre leur
confiance absolue dans les doctrines de la dissuasion nucléaire, l'armement
nucléaire reste le pilier des stratégies de défense globale."
Durant les cinquante années de son existence, a dit le pasteur Raiser, le COE
n'a cessé de réclamer l'élimination totale des armes atomiques et nucléaires.
"Nous savons que la véritable sécurité ne résidera jamais dans aucune arme,
et certainement pas dans cette arme-là, la plus terrible jamais conçue par
l'être humain. Les armes nucléaires sont criminelles, et leur production, leur
détention et leur déploiement, et la menace même d'y recourir dans des cas
extrêmes, constituent des crimes contre Dieu et l'humanité."
Les Etats dotés d'armes nucléaires doivent oeuvrer pour l'abolition totale de
l'armement nucléaire, a ajouté le pasteur Raiser, "mais cette responsabilité
n'est pas seulement la leur. S'ils ne vont pas de l'avant, d'autres pays doivent
alors montrer la voie, car le temps est venu d'agir." (COE)
Le pasteur Konrad Raiser, secrétaire général du Conseil oecuménique des
Eglises (COE), a appelé à nouveau les grandes Eglises chrétiennes à entamer, en
l'an 2000, le processus conduisant à la mise en place d'un Concile chrétien
universel qui rassemblerait toutes les Eglises et tous les chrétiens -
proposition qu'il avait présentée en 1996 en Allemagne.
S'exprimant le samedi 25 avril lors de l'ouverture du Kerkendag (journée des
Eglises) néerlandais, le pasteur Raiser a souligné qu'en l'an 2000, des
responsables des Eglises catholique romaine, orthodoxes, protestantes,
anglicanes et pentecôtistes devraient prendre l'engagement de tout mettre en
oeuvre pour la réalisation de ce Concile.
Plus de 15 000 personnes, portant parapluies et imperméables, avaient bravé
les éléments et la pluie pour assister au Kerkendag à Kampen, dans le nord-est
du pays. Entre les services célébrés en plein air au début et à la fin de la
journée, les participants pouvaient participer à une centaine de débats,
manifestations et ateliers, organisés par le Conseil des Eglises des Pays-Bas
(RvK) sur le thème "en marche vers la réconciliation". Le RvK regroupe les
grandes Eglises protestantes et l'Eglise catholique romaine des Pays-Bas.
Dans son allocution, le pasteur Raiser a noté le peu de progrès accompli sur
la voie de la réconciliation entre les différentes traditions chrétiennes. Si
l'on peut constater certaines avancées vers l'unité entre des Eglises
protestantes et anglicanes, la situation est très différente au plan des
relations entre les Eglises de la Réforme et les traditions catholique romaine
et orthodoxes. Rome et les Eglises orthodoxes entretiennent, a-t-il fait
remarquer, une relation faite d'amour et de haine.
Il ne serait pas nécessaire de régler toutes les questions en suspens entre
les grandes traditions chrétiennes pour mettre en place un Concile chrétien
universel, a déclaré le pasteur Raiser, mais certaines doivent être abordées -
entre autres les questions de la tradition dans l'Eglise orthodoxe, du ministère
et de l'autorité dans les Eglises de la Réforme et de la primauté du pape dans
l'Eglise catholique romaine.
Le rassemblement de Kampen était le troisième Kerkendag organisé par le RvK.
Les manifestations précédentes avaient eu lieu à Utrecht en 1989 et à Amerfoort
en 1992.
Cette année, le RvK avait invité pour la première fois l'Alliance évangélique
néerlandaise, qui rassemble huit Eglises et 200 organisations évangéliques, à
participer à l'organisation et au programme du Kerkendag.
Mais malgré la participation des évangéliques aU programme officiel, nombreux
sont ceux qui ont boudé le Kerkendag. "Les évangéliques ne sont pas très
enthousiastes à l'égard de l'oecuménisme. Ils ont une préférence pour
l'oecuménisme du coeur et sont moins attirés par l'oecuménisme entre les
Eglises", a expliqué le président de l'Alliance évangélique, Teun van der
Leer. L'an 2000 devrait marquer le début de la réévangélisation de l'Europe et
non le rassemblement d'organisations d'Eglises, a-t-il ajouté.
C'est la première fois que les Eglises des migrants participaient aussi au
programme du Kerkendag. Ces Eglises, rassemblées au sein du SKIN (Samen Kerk in
Nederland), représentent les migrants venus pour la plupart des anciennes
colonies néerlandaises en Asie orientale.
Pour Otto Ruff, porte-parole de la plus ancienne de ces Eglises, l'Eglise
évangélique des Moluques, beaucoup d'entre elles ont des problèmes plus urgents
à résoudre que les questions théologiques et les relations oecuméniques.
"Leur principal problème est d'avoir un lieu pour prier et célébrer
Dieu", a-t-il dit, en appelant les Eglises blanches du pays à se rapprocher
des Eglises majoritairement noires qui se trouvent "juste au coin de la
rue". (ENI)
Le pasteur Israel Batista, pasteur méthodiste cubain, sera le nouveau
secrétaire général du Conseil des Eglises d'Amérique latine (CLAI). Il prendra
ses fonctions le 1er janvier prochain, et remplacera le pasteur Felipe
Adolf.
Cette nomination a été annoncée cette semaine lors de la réunion du Comité
directeur du CLAI, réuni à Sao Leopoldo, au Brésil. Le CLAI rassemble beaucoup
de grandes Eglises protestantes et certaines Eglises pentecôtistes d'Amérique
latine.
Israel Batista, âgé de 55 ans, travaille au Conseil oecuménique des Eglises
(COE) depuis 1988 et il est actuellement secrétaire exécutif auprès de l'Unité
"Justice, paix et création". Il a joué un rôle important dans la constitution du
réseau latino-américain de la Commission de participation des Eglises au
développement et a encouragé les processus de réflexion sur la mondialisation,
l'exclusion et les mouvements sociaux.
Israel Batista a étudié la théologie au Séminaire protestant de Matanzas, à
Cuba, et il a été pasteur de paroisses méthodistes dans les villes de
Cienfuegos, Matanzas et de La Havane ainsi que doyen du Séminaire protestant. Il
a aussi été secrétaire général du Mouvement étudiant chrétien de Cuba, et
coordinateur national du Conseil oecuménique de Cuba et directeur de son
Département "Eglise et société".
Interviewé par le journaliste d'ENI (Nouvelles oecuméniques
internationales : publication du Conseil oecuménique des Eglises) peu
après l'annonce de sa nomination, Israel Batista a souligné qu'un des défis
majeurs auquel les Eglises se trouvent aujourd'hui confrontées est de répondre à
"la nouvelle réalité ecclésiologique" dans la région et "de découvrir
de nouveaux moyens d'être l'Eglise".
"Notre langage, notre théologie et nos pratiques ne suffisent pas à
comprendre les nouvelles tendances, possibilités et interpellations", a-t-il
dit.
Une autre priorité pour le CLAI est "d'appeler les Eglises à assumer plus
de responsabilités face aux tendances actuelles de la mondialisation,
l'éclatement de nos sociétés et la pauvreté croissante de nos populations"
en les aidant à "promouvoir une culture de solidarité et à bâtir des
communautés de réconciliation".
Israel Batista a également mis l'accent sur la "réalité plurielle" de
l'Amérique latine où les Eglises sont appelées à trouver les moyens de
"construire ensemble un nouveau style de vie et de nouvelles sociétés fondées
sur la richesse de nos cultures. Il faut, a-t-il dit, que les Eglises apprennent
à travailler avec les autres et à apprendre des autres." (ENI)
Le Consistoire supérieur de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL) déclare :
Déclaration du Consistoire supérieur de l'ECAAL à propos de la Déclaration
commune luthéro-catholique sur la doctrine de la justification par la foi
Les sept thèmes de la Déclaration sur la Justification par la foi se
déclinent ainsi :
"Nous confessons ensemble que
Chers frères et soeurs en Christ,
Nous vous saluons au nom du Dieu qui est Père, Fils et Saint Esprit.
Cinquante jours après la résurrection de notre Seigneur, les disciples se
trouvaient réunis en un seul lieu pour prier ensemble. Ils avaient achevé une
partie de leur mission ; mais ils se sentaient pleins d'appréhension, ne
sachant pas très bien quelle direction allait prendre leur vie. Alors qu'ils se
tournaient vers Dieu dans la prière, l'Esprit du Seigneur descendit sur eux et
les remplit de joie et d'espérance. Ils reçurent alors la force de briser le
silence et de retourner dans le monde avec un élan renouvelé pour y annoncer la
bonne nouvelle.
Cinquante ans après la fondation du Conseil oecuménique des Eglises, nous
célébrons son jubilé. A la fin de l'année, la Huitième Assemblée du Conseil se
réunira à Hararé, au Zimbabwé, sur le thème : "Tournons-nous vers Dieu dans la
joie de l'espérance". Nous reconnaissons que nous ne sommes pas d'accord sur
toutes les questions. mais nous réaffirmons notre intention de demeurer ensemble
et de croître ensemble vers l'accomplissement de la prière de Jésus pour l'unité
de tous les croyants. Notre célébration de ce jubilé ne prendra véritablement de
sens que lorsque les Eglises, les paroisses et les chrétiens du monde entier
s'engageront les uns envers les autres à servir un même but : celui de
rendre ensemble un témoignage chrétien uni. Nous vous encourageons, frères et
soeurs, à vous joindre à cette célébration et à oeuvrer pour l'unité du peuple
de Dieu, où que vous soyez.
L' "Assemblée du jubilé", c'est ainsi que l'on a désigné l'Assemblée de
Hararé. L'un des aspects les plus frappants du jubilé biblique, c'est l'appel
qu'il nous adresse à tous de rétablir des relations justes avec Dieu et, par là,
des relations justes avec les autres êtres humains, et avec la création. Voyez
comment l'humanité a pillé les ressources de la terre, comment le pouvoir est
mal réparti entre les majorités et les minorités ethniques ; voyez les
inégalités sociales entre les classes, les races et les castes. Regardez les
relations personnelles entre les hommes et les femmes, les jeunes et les vieux,
les patrons et les employés. L'année du jubilé n'est pas un temps de répit qui
nous dispense de prendre des décisions responsables pour les cinquante années à
venir. C'est un temps pour agir, agir dans l'immédiat, un temps pour transformer
radicalement les situations qui nous entourent.
C'est pourquoi nous vous exhortons vivement, en ce temps de Pentecôte, à
regarder les formes de relations qui existent autour de vous, et à prendre très
au sérieux les commandements bibliques qui nous appellent à les transformer, à
les fonder sur la justice et la dignité, et non pas sur la charité et la
pitié.
L'Esprit Saint descend sur un groupe de gens très divers,, les unissant dans
un témoignage commun, et tous ceux qui se trouvent là entendent et comprennent
la bonne nouvelle annoncée : c'est en cela que résident tout le miracle et
la puissance de cette première Pentecôte.
Cette année de jubilé est pour nous une occasion de vivre un temps de
Pentecôte dans le mouvement oecuménique. C'est un temps pour être renouvelé et
pour recevoir la force de proclamer la bonne nouvelle de manière à ce qu'elle
soit comprise de tous ceux qui l'entendent. En cette fête de Pentecôte,
engageons-nous à être ouverts à tous les membres du peuple de Dieu - étudiants
ou enseignants, pasteurs ou évêques, jeunes ou vieux, hommes ou femmes,
personnalités connues ou personnes anonymes. Manifestons-leur notre amour,
soyons attentifs à ce qu'ils ont à nous apprendre, et permettons à l'Eglise de
changer en réponse ce que Dieu accomplit dans nos vies et dans le monde.
A l'époque de leur formation et au début de leur histoire, le mouvement
oecuménique et notre communauté d'Eglises ont bénéficié du dynamisme, des idéaux
et des perspectives des jeunes. Aujourd'hui, en cette année du jubilé et au
seuil du troisième millénaire, nous adressons un appel particulier aux jeunes de
nos Eglises. Nous reconnaissons que le flambeau est déjà entre leurs mains et
nous affirmons que ce sont eux qui devraient nous montrer la voie. Nous les
appelons à guider notre communauté pendant cette Assemblée du jubilé et au-delà,
vers le troisième millénaire, afin que les croyants soient un et que le monde
croie.
Quand vous répondrez à cet appel qui vous est adressé d'instaurer des
relations justes, en cette année de jubilé, et de témoigner ensemble dans un
monde divisé, que Dieu vous bénisse et que l'Esprit de Pentecôte vous revête de
sa puissance.
Mme Anna Marie Aagaard, professeur, Hojbjerg, Danemark
L'évêque Vinton Anderson, Washington, DC, Etats-Unis
M. Leslie Boseto, pasteur, Honiara, Iles Salomon
Mme Priyanka Mendis, Idama, Porto Rico
Le pape Shenouda III, Le Caire, Egypte
M. Aaron Tolen, Yaoudé, Cameroun
Le Conseil Oecuménique des Eglises (COE) est une communauté de plus de 300
Eglises. Elles sont réparties dans plus de 100 pays sur tous les continents et
représentent pratiquement toutes les traditions chrétiennes.
L'Eglise catholique romaine n'est pas membre mais elle collabore activement
avec le COE.
La plus haute instance dirigeante du COE est l'Assemblée, qui se réunit
environ tous les 7 ans.
Le COE a été formé officiellement en 1948 à Amsterdam, aux Pays-Bas.
Le secrétaire général, Konrad Raiser, de l'Eglise évangélique d'Allemagne,
est à la tête du personnel de l'organisation.
En 1997, le Musée du Désert avait appelé l'attention sur cette période du
XVIe qu'avait marquée l'alternance des guerres et des paix de religion, dans
l'attente d'un édit décisif. Et 1999, il se propose de commémorer les années qui
allaient être pour cet édit, jusqu'à la paix d'Alès en 1629, le premier test de
son application.
L'année 1998 est l'année de l'édit. Partout en France, il est acclamé et les
protestants participent à ce mouvement de joie nationale, de jubilé par tout le
pays. L'édit du bon roi Henri IV n'a-t-il pas apporté la paix à tous les
Français après les guerres de religion et n'est-il pas le premier du genre,
dit-on, un édit de tolérance, assurant à la minorité protestante, en même temps
que de douteux privilèges, la liberté de conscience et une certaine liberté de
culte ?
Ce lieu commun consensuel autour de l'édit de Nantes est aujourd'hui discuté
par certains des historiens. On peut observer que l'édit de Henri IV n'a
peut-être pas été si neuf et si moderne. Ne s'agit-il pas d'un bricolage de
textes antérieurs, de compromis adoptés sous la pression de rapports de forces,
bien plus que par référence à un idéal ? On peut aussi constater que
l'édit et l'application qui en a été faite n'ont pas freiné et ont même accéléré
un déclin réformé, lié aux guerres et plus directement à l'effet
Saint-Barthélémy. Car l'édit bloquait la carte des Eglises réformées en France,
celles-ci étant cantonnées géographiquement, sans possibilité d'expansion, alors
qu'il imposait le rétablissement de la religion catholique romaine en tout lieu
du royaume.
Alors, pourquoi les protestants commémorent-ils l'édit de Nantes ?
C'est qu'ils n'oublient pas que cet édit sans génie et porteur d'effets pervers
a tout de même réussi à casser le cycle des violences entre chrétiens de
confessions différentes, en les obligeant à coexister dans un millier de lieux,
à s'habituer les uns aux autres. Et qu'il a assuré à la petite minorité
protestante une protection dans la durée, permettant à "ceux de la religion
prétendue reformée" de vivre selon leur conscience et de façonner, dans
l'environnement d'un monde catholique, un christianisme alternatif, structuré
par un rapport spécifique aux textes bibliques.
Bonne occasion, pour nous protestants, de réentendre une Parole aux multiples
échos. Et de méditer ces deux versets, en consonance ou en contradiction avec
une liberté en forme d'édit, I'un du Lévitique : "Vous publierez la
liberté par tout le pays. Ce sera pour vous l'année du Jubilé" (25/10), I'autre
de Paul : "Tenez donc fermes dans la liberté dans laquelle le Christ vous
a mis..." (Galates 5/1).
Le culte du matin, à 10 h 30, sera présidé par le pasteur Michel Bertrand, Président du Conseil national de l'Eglise réformée de France. L'après-midi, on entendra les allocutions historiques de Janine Garrisson, professeur émérite des Universités, et de Philippe Charreyre, de l'Université de Pau. Le message final sera donné par Elian Cuvillier, doyen de la Faculté de théologie protestante de Montpellier.
Musée du Désert - Le Mas Soubeyran - Mialet - 30140 Anduze
Tél. 04 66 85 02 72 - Télécopie 04 66 85 00 02
Web : http://wwwperso.hol.fr/~museedu
E-mail : museedudesert@hol.fr
Le Musée est ouvert tous les jours, du 1er mars au 30
novembre de 9 h 30 à 12 h et de 14 h 30 à 18 h
Du 1er juillet au 6 septembre, ouverture continue de 9 h 30 à 18 h 30
Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org/fpf/