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Nantes : 91e Synode de l'Eglise réformée de France
Renouvellement des instances de l'Eglise réformée de France
Roubaix : Congrès de la Fédération des Eglises évangéliques baptistes de France
Montauban : Synode national des Eglises réformées évangéliques indépendantes
47e Rassemblement international militaire protestant
Conseil régional de la région Provence-Côte d'Azur-Corse de l'Eglise réformée de France
Rassemblement ouvrier protestant à Berlin
Festival de Cannes : le 24e prix du Jury oecuménique
Séminaire international de Cinéma
"Communiquer notre mémoire" : XIIe Colloque des Musées protestants
Première rencontre de la Diaconie latine
A propos de la représentation des organisation de chomeurs a l'UNEDIC, réaction du CCSC
L'histoire des "vaudois", que l'on confond à tort avec celle des cathares, est une véritable épopée. C'est vers 1170 qu'un certain Vaudès, riche marchand de Lyon, décide d'appliquer l'Evangile à la lettre et abandonne tous ses biens. Des disciples, hommes et femmes, ne tardent pas à le rejoindre. A la manière des premières communautés chrétiennes, les "Pauvres de Lyon" mènent une vie errante, et, la Bible en main, invitent la population à faire pénitence. Mais l'Eglise romaine, qui ne peut accepter que des laïcs prêchent la parole divine, les contraint à la clandestinité. Ils gagnent alors les campagnes du Sud-Ouest, puis, chassés par l'Inquisition, étendent leurs terres de prédication tout au long du XIIIe et du XVIe siècle en Dauphiné, en Provence, en Bourgogne, en France-Comté, ainsi qu'en Italie du Nord et en Europe centrale. Pour survivre et rester en contact, les différentes communautés mettent au point une véritable organisation secrète. Annoncer la parole de Dieu reste leur première tâche, mais elles se replient sur elles-mêmes, ne prêchant plus que dans les maisons amies.
Pendant des générations, les vaudois seront encore fidèles à leur idéal évangélique. Refusant de s'assimiler, ils continueront à vivre leur foi à leur manière, puis, finalement, se rallieront à la Réforme. Leur mouvement est le seul exemple de dissidence religieuse médiévale qui a traversé les siècles jusqu'à l'aube des Temps modernes. (Quatrième de couverture)
Editions Fayard - 330 pages - 130 F
Mission et mouvements de jeunesse - Autour de la Fédé étudiante
par Geneviève Chevalley
Missiologie
par Jean Alexandre et Jean-François Zorn
Mission et mouvements de jeunesse - Autour de la Fédé étudiante Au sommaire :
Service protestant de mission - Défap - 102 bd Arago - 75014 Paris
Suppléments au n° 82 (avril 1998) du mensuel Mission - 50 FF l'exemplaire
Les Fils de l'An 2000
par Jean-Paul Meyer
Notre quotidien (qu'il soit familial, social, politique ou professionnel) se déroule au milieu d'habitudes, de réflexes, de croyances et de souhaits que nous portons en nous sans trop savoir pourquoi ils nous habitent.
Autant de plis et de faux-plis profonds qui proviennent d'un fonds commun d'histoire qui remonte à des temps lointains : au XIXe siècle et à la Révolution, à l'Ancien Régime, à la Renaissance et au Moyen-Age - quand ce n'est pas à la source même de notre civilisation : Athènes et Jérusalem.
Mais face au monde bouleversé d'aujourd'hui que vaut cet héritage ? Que faut-il en défendre et quand faut-il s'en défendre ? De quelles richesses sommes-nous porteurs mais dans quelles ornières sommes-nous embourbés ? Comment nous pousse l'histoire mais qu'exige le présent ? Pour comprendre et pour agir, l'inventaire est nécessaire. (Quatrième de couverture)
La première partie de cet essai s'appelle donc : "Fils de l'An Mil", et la seconde : "Face à l'an 2000"
L'Harmattan - Questions contemporaines - 320 pages - 140 FF
Le 91e synode de l'Eglise réformée de France (ERF) s'est tenu du 21 au 23 mai 1998 au Centre des Naudières à Rezé dans la banlieue de Nantes. Le lieu de sa tenue n'est pas sans rapport avec le 400e anniversaire de l'Edit de Nantes.
159 personnes composaient le synode, dont 92 voix délibératives et 67 voix consultatives. Il accueillait 51 invités. 210 personnes étaient rassemblées, sans compter les membres de l'Eglise réformée de Nantes laquelle recevait le Synode. Beaucoup de délégués siégeaient pour la première fois, élus par les synodes régionaux pour une période de trois ans.
Le Synode, modéré par le pasteur Jean-Arnold de Clermont et les vice-modérateurs : Mme Chantal Aime et le pasteur Frédéric Keller, a procédé à l'élection des titulaires et suppléants au Conseil national, aux Coordinations (Edifier-Former, Témoigner-Servir), à la Commission des ministères et à la Commission des affaires générales. (cf. article ci-après)
Le bureau du Conseil national est composé ainsi : président : pasteur Michel Bertrand. Vice-présidents : Mme Cécile Souchon et pasteur Jean-Charles Tenreiro. Trésorier : M. Jean-Daniel Roques. Trésorier adjoint (nouvelle fonction) : M. Laurent KrŠhenbŸhl. Secrétaire : Mme Françoise Laurière.
Le Synode a également procédé à l'élection des représentants de l'ERF à l'Assemblée générale de la Fédération protestante de France. (cf. article ci-après)
Le Synode s'est joint au culte de l'Ascension de l'Eglise locale, au temple de Nantes le jeudi 21, diffusé en Eurovision.
L'importance de ce Synode tient à l'aboutissement du processus synodal engagé en 1996 et intitulé "Etranger-étrangers". Le rapporteur, le professeur Pierre BŸlher, par son rapport, sa façon pleine d'humour et de poésie de présenter celui-ci, et son écoute attentive des synodaux a permis le vote d'une résolution de 5 pages par 80 voix sur 92.
Le préambule de la résolution souligne l'intention : "comment vivre ensemble". Il est suivi de l'affirmation de convictions communes, de la présentation du contexte dans lequel se situe la question de l'étranger et de 4 appels adressés : aux Eglises locales de l'ERF, aux membres des Eglises comme citoyens, aux "Hommes et femmes natifs de ce pays ou étrangers qui constituent la communauté résidant en France", à toutes celles et ceux qui exercent une autorité. Enfin pour éviter les "bons sentiments" et avant un envoi invitant à poursuivre la réflexion commencée, une série d'actions : pour la régularisation "plus généreuse" des personnes sans-papiers, pour appuyer le moratoire des renvois en Algérie, contre la double peine, pour le droit de vote de certains étrangers aux élections locales, pour l'apprentissage de la langue d'origine et du pays de résidence, pour la poursuite de la coopération engagée entre certains organes protestants d'Allemagne, d'Italie et de France au sujet du droit d'asile en Europe.
Dans le cadre du sujet Synodal, le Synode a entendu :
Des représentants des Eglises du Portugal, d'Espagne, de Taiwan, de Pologne, de Tchécoslovaquie, de Suisse, de HongrieÉ étaient présentes.
L'Institut protestant de théologie (IPT) a retenu l'attention du synode en raison de ses difficultés financières, structurelles et consécutives au détournement de fonds opéré par l'ancien administrateur. Il a approuvé la création d'un fonds d'urgence, en attendant l'évaluation de l'IPT par les synodes régionaux 1999 et national 2000.
Il a interrogé les délégués de l'ERF à la FPF ainsi que cette dernière au sujet d'une interview de son président paru dans le Christianisme au XXe siècle, et surtout sur l'avenir des Equipes d'animation et de recherche biblique (EARB) et du Centre protestant d'études et de documentation (CPED). Il a tenu ainsi à marquer l'attachement de l'ERF à la Bible, sa lecture, son étude et aux travaux engagés par les EARB avec des organismes laïcs.
Il a reçu avec reconnaissance l'information concernant le renouveau des vocations pastorales et s'est inquiété de la capacité financière de l'Eglise nécessaire à leur accueil.
La commission "couple famille et société" a présenté la nouvelle brochure "Une parole pour deux". Elle a en perspective l'étude des questions relatives aux "nouvelles conjugalités". C'est dire que l'actualité était au coeur du Synode, qui a pris connaissance de la création d'un groupe de travail sur l'extrême droite.
Mais l'actualité c'est aussi la proximité de l'an 2000 avec ses sollicitations diverses. Ni indifférence ni fascination des chiffres, mais un processus, dans lequel le Conseil national souhaite que les Eglises entrent, intitulé "Débat 2000, 2000 débats pour prendre demain en main".
Le pasteur Michel Bertrand par son message, ouvrait le synode et déjà les synodes à venir qui auront à traiter le thème : "Baptême, Cène, signes, des gestes qui parlent". Prenant acte des nouvelles demandes de spiritualité, il disait : "Nous sommes appelés à nous laisser sans cesse évangéliser, c'est-à-dire aussi transformer, en puisant dans la Parole qui fait vivre la capacité d'écouter les nouvelles attentes religieuses et de leur résister". Oser parler de spiritualité ce n'est pas fuir le monde mais s'y engager, comme la question de l'étranger, enjeu spirituel, le manifeste. "Parler dans notre Eglise de spiritualité É nécessite quatre conditions indispensables pour résister aux formes de religiosité ambiguë : la foi vécue au cÏur du monde, les Ecritures bibliques, la nécessaire intelligence de la foi et l'importance de la communauté."
C'est apaisés et comblés que les synodaux ont célébré le culte de reconnaissance du ministère du Conseil national à l'issue de ce synode. (RDW)
A l'occasion de son 91e synode national réuni à Rezé-les-Nantes du 21 au 23 mai 1998, l'Eglise réformée de France a renouvelé ses principales instances.
Titulaires :
Ministres : Michel Bertrand, Jean-Daniel Causse, Annie Chapon, Anne-Laure Danet, Laurent Gagnebin, Jean-Pierre Gardelle, Denis Heller, Gilles Pivot, Jean-Charles Tenreiro, Jean-Marc Viollet.
Laïcs : Elisabeth Bienvenue, Pierre-Yves Debrenne, Bernard Gout, Nicole Guilhot, Danièle Jouseau, Laurent KrŠhenbŸlh, Françoise Laurière, Francine Leclerc, Jean-Daniel Roque, Cécile Souchon.
Suppléants :
Ministres : Eric Demange, Jean-Daniel Dollfus, Philippe Gross, Antoine Nouis.
Laïcs : Chantal Aime, Jean-Marc Degon, Evelyne Kempf, Hélène Michelin.
Titulaires :
Ministres : Anne-Lise Happel, Angelika Krause, Raphaël Picon.
Laïcs : Alain Brigodiot, Annick de Falguerolles, Sophie Rolin, Marc Roux.
Suppléants :
Ministres : Christian Baccuet, Gérard Scripiec
Laïcs : Daniel Fels, Pierre Hunsinger
Titulaires :
Ministres : Patrick Aublet, François Clavairoly, Jean-Luc Souillol
.
Laïcs : Philippe Dervieux, Philippe Simenel, Gisèle Tron.
Suppléants :
Ministres : Freddy Dhombres, Pierre Grossein, Frédéric Keller.
Laïcs : Pierre Debat, Guy Lortal, Jacques Simonnet.
Titulaires :
Ministres : Bernard Antérion, Alain Capoul, Françoise Pujol, Jane Stranz, Frédéric Verspeeten.
Laïcs : Hélène Courant, Georges Lehrmann, Denis Mangado, Christian Seiler, Hervine Stucker.
Suppléants :
Ministres : Elisabeth de Bourqueney, Florence Taubmann.
Laïcs : Martine Grell, Violaine Lion.
Titulaires :
Ministres : Michel Bertrand, Bertrand Bosc, François Clavairoly, Jean-Arnold de Clermont, Christian Davaine, Yves Ehrmann, Martine Millet, Marc Richalot.
Laïcs : Roger Bory, André Dechaussé-Carilian, Jean Haffner, Françoise Laurière, Marie-Claude Monod, Jean-Daniel Roque, Cécile Souchon, Gisèle Tron.
Suppléants :
Ministres : Jacques Chauvin, Denis Heller, Michel Jas, Nicolas Mourgues, Gilles Pivot, Philippe Privat.
Laïcs : Alain Graff, Sylvie Granjon, Laurent KrŠhenbŸhl, Xavier Langlois, Michel Widmer.
La Fédération des Eglises évangéliques baptistes de France (FEEB) a tenu son 75e Congrès à Roubaix du 21 au 23 mai 1998. Avec les délégués de chacune des 111 Eglises locales constituant la Fédération, les invités et les nombreux visiteurs des Eglises baptistes avoisinantes, ce fut plus de 400 personnes accueillies chaque jour par l'Eglise baptiste locale qui avait pour l'occasion loué les locaux du Centre aéré municipal ; cet accueil fut particulièrement remarqué et apprécié par chacun ; un invité mentionna la traditionnelle convivialité des gens du nord mais il faut aussi saluer tout le dévouement et le savoir faire des responsables et des membres de cette Eglise.
L'Eglise baptiste de Roubaix dont les débuts remontent au siècle dernier connaît, depuis une trentaine d'années sous la conduite du pasteur Daniel Lhermenault, également vice-président de la FEEB, un développement régulier qui en a fait un des pôles spirituels de la région nord ; après avoir été à l'origine de plusieurs autres Eglises dans la région, elle a, ces dernières années, fait l'acquisition d'un ancien collège technique privé en plein centre ville qu'elle a transformé en véritable centre cultuel et culturel ; au cours du congrès, eut lieu la dédicace du nouveau temple : un ancien hangar converti en salle de culte de 700 places ; à côté, les anciennes salles de classe sont utilisées pour l'Eglise dans bien des domaines mais aussi pour la région qui en a fait un centre de formation biblique (plus de 200 personnes y ont reçu une formation depuis 10 ans) ; un collège d'enseignement secondaire chrétien y a aussi trouvé place. L'Eglise baptiste de Roubaix reflète bien la population locale avec laquelle elle évolue puisque parmi ses membres se trouvent de nombreuses personnes d'origine maghrébine ; dans un contexte de xénophobie montante, ce fut un très beau témoignage d'intégration et un encouragement pour l'ensemble des Eglises à ne pas adopter une attitude de peur et de rejet mais au contraire d'ouverture et d'amour envers le prochain.
Le thème du congrès était, cette année, "Les dimensions de l'Eglise, Corps du Christ" ; le choix d'un tel thème est révélateur des interrogations et réflexions menées par un groupe d'Eglises qui, du fait de sa rapide croissance, doit s'adapter à sa nouvelle taille. Le Secrétaire général Etienne Lhermenault, neveu du pasteur sus-mentionné, a rappelé que de 1984 à 1998 la FEEB est passée de 71 à 111 Eglises ; cet état de fait a permis et nécessité la création de plusieurs postes de responsabilité commune à plein temps : un secrétariat général, un département d'évangélisation ainsi qu'un département de formation ; il s'agit là incontestablement d'une évolution positive mais qui requiert un temps d'adaptation. Les voeux du congrès ont de ce fait essentiellement porté sur des aspects de structure interne. Des ateliers ont cependant permis aux délégués de confronter leurs réflexions sur des thèmes variés comme la liberté religieuse et la laïcité, la mission et l'évangélisation, le ministère pastoral féminin ou la pauvreté et l'exclusion.
Parmi les invités présents, les délégués ont pu entendre : les Secrétaires généraux de la Fédération protestante de France et de l'Alliance évangélique française, le Délégué catholique à l'oecuménisme, les présidents des Unions baptistes de Belgique et d'Italie ainsi que le Directeur de la Mission baptiste de Grande-Bretagne. Ceci répond à la volonté d'ouverture que les Eglises baptistes de la FEEB cherchent à développer.
La revue Construire Ensemble rendra largement compte de cet événement dans son numéro de juillet-août. (JPD)
Les 13, 14 et 15 mars derniers, le Synode national des Eglises réformées évangéliques indépendantes s'est tenu dans les locaux rénovés de l'Eglise réformée évangélique de Montauban, au temple de la Faculté.
Le modérateur était M. Pierre Filhol d'Aix-en-Provence. Voici ce qu'il en a dit dans son allocution de clôture au cours du culte, le dimanche matin.
"Ce synode a été, je crois, une bonne rencontre pour notre Union d'Eglises avec, certes, ses hauts et ses bas, ses moments de réflexion, d'interrogation quelquefois, ses moments d'émotion, parfois même marqués d'une certaine tension. Mais nous avons aussi connu quelques temps forts d'exaltation et même d'émerveillement." Je fais allusion ici à l'intervention de René Zanellato, responsable international de la Mission évangélique des Tziganes de France.
C'est une véritable fresque de l'histoire de l'Eglise contemporaine que nous a présentée cet ami. Depuis le début du réveil tzigane en France dans notre proche Bretagne jusqu'aux Indes immenses et quelque peu mystérieuses, en passant par l'Espagne, la Moldavie, la Roumanie et la froide Sibérie, nous avons "caracolé" pendant trois quarts d'heure avec les gens du voyage. C'était un peu comme si nous étions embarqués sur un de ces "tapis volants" de légende qu'aurait déroulé pour nous notre frère Zanellato, lui-même marchand de tapis pendant plusieurs mois de l'année pour assurer sa subsistance personnelle et familiale.
Et voilà que le témoignage de cette jeune Eglise quelque peu turbulente, mais tellement vivante avec toutes les Ïuvres sociales qui accompagnent son travail d'évangélisation proprement dit, nous interpellait fortement, nous, déjà vieille Eglise, certes riche de son histoire, de sa tradition mais aussi de ses règles, de sa Discipline !
C'est une chose importante et toujours délicate pour une Eglise de recevoir un synode national. Que les amis de Montauban sachent que c'est tout cela que nous avons vécu grâce à leur accueil et à leur efficace organisation. Un grand merci donc à tous les amis montalbanais qui nous ont si généreusement, si fraternellement et si efficacement accueillis.
"Je crois, Seigneur viens au secours de mon incrédulité"
(Marc 9 : 24)
3 journées de rencontre, de réflexion, de partage pour les militaires de traditions protestante et évangélique de toutes armes, armées et gendarmerie de métropole et d'outre-mer ainsi que d'une dizaine de nations différentes.
Personnalités : Ministère de la défense (ou représentant) ; Etat-major des armées.
Culte solennel : Dimanche 28 juin à 10 h 30 en présence de nombreuses personnalités.
La région Provence-Côte d'Azur-Corse (PCAC) de l'Eglise réformée de France (ERF), réuni à Marseille le 16 mai 1998, a procédé comme à l'habitude à la revue des communautés de la région, notamment aux mouvements pastoraux attendus, et aux prévisions de pourvoi des postes compte tenu d'une première approche du budget régional 1999.
Il a accueilli l'équipe de pilotage ayant pris en charge le dossier de la Société coopérative oecuménique de développement (SCOD). Un projet de statut d'une SCOD Méditerranée a été présenté par cette équipe, permettant au conseil régional de décider la tenue d'une première assemblée constitutive le 19 septembre 1998, après que les membres d'un conseil d'administration aient été proposés, conformément au voeu du synode régional 1997, le lancement de ce projet sera donc effectif pour le synode 1998.
Le conseil a écouté un compte rendu du colloque "Presse régionale" par Joël Baumann, rédacteur du journal Echanges, mentionnant parmi les questions en examen la formation professionnelle, le marketing, la définition d'outils communs, la clarification des statuts des rédacteurs en chef, la rédaction d'un charte. Les membres du conseil régional ont fait part à Joël Baumann de ses souhaits : amélioration du fonctionnement administratif, efficacité de l'équipe de rédaction.
Le conseil a pris acte du redémarrage de l'équipe régionale "Jeunesse" à l'occasion du rassemblement des jeunes qui a eu lieu à la Sainte Baume, avec un travail sur les signes et un culte originalement "signé". Par ailleurs, le principe d'un synode régional "Jeunes" qui aura lieu cet automne est acquis.
Un compte rendu de l'Assemblée générale de la Fédération protestante de France a été donné par François Pouget, déléguée de l'ERF et membre de la région PCAC ainsi qu'une information sur la dernière rencontre nationale oecuménique à Viviers par le pasteur Horst Deuker.
Le conseil s'est entretenu avec le pasteur Josaphat Paluku de la situation au Rwanda et au Congo, compte tenu des difficultés extrêmes et persistantes de la population de ces régions.
Enfin les membres du conseil régional se sont réparti la tâche de la rédaction du futur rapport du conseil au synode tout en précisant le fil conducteur ou fil rouge du rapport ainsi que les méthodes d'intervention des membres du conseil régional lors de la session synodale. (TA)
"Sur le chemin d'une citoyenneté européenne", tel était le thème de la rencontre des organisations protestantes de salariés d'Europe à Berlin, les 22 et 23 mai 1998.
140 personnes originaires d'Allemagne, du Danemark, d'Estonie, de Finlande, de Hongrie et de la République tchèque y ont participé. 55 membres des Equipes ouvrières protestantes formaient la délégation française. Les grandes entreprises semblent avoir compris les règles du jeu et trouvé leur vitesse de croisière dans une Union européenne qui avance à grands pas. En revanche, dans le domaine social, les discussions et les efforts d'alignement en sont encore à leurs balbutiements.
Cette rencontre posait la question du rôle que peuvent jouer les organisations de salariés, dont les organisations protestantes, dans le développement d'une Europe unie. Elle a permis en particulier de nombreux échanges directs entre des personnes souvent touchées, dans leur activité professionnelle par ces changements.
Après un rappel historique sur des essais "d'internationale ouvrière évangélique !" dans les années 1930, les exposés et les débats ont porté sur la situation présente et les perspectives à travers des exemples concrets.
"Ne perdons pas courage, on commence petit mais on voit grand, même si la voie n'est pas toute tracée", cette conclusion de l'exposé du membre d'un comité européen d'entreprise peut s'appliquer à l'élaboration d'une stratégie commune entre organisations de salariés dans le cadre des églises. Au vu des différences dans les modes de fonctionnement et des objectifs d'un pays à l'autre, il est difficile de trouver d'emblée un terrain commun. Par contre l'idée d'apprendre à faire du lobbying, de nourrir d'informations nos représentants à Bruxelles, nos parlementaires et pourquoi pas les membres de nos gouvernements, a trouvé un écho auprès des participants. Alors, à bon entendeur, salut ! (EP)
est attribué à
Ce film, d'une écriture poétique qui révèle la profondeur de l'existence, autorise une pluralité d'interprétations et ouvre sur un horizon symbolique très riche. Theo Angelopoulos nous donne à voir et à comprendre la souffrance des hommes, la lucidité sur l'histoire personnelle et collective, et la difficulté de la création artistique engagée et engageante.
Nous invitons le spectateur à se laisser déplacer par l'inattendu de la rencontre, la tendresse partagée et l'acceptation de l'épreuve de la vérité.
Un Séminaire international de Cinéma s'est déroulé à Nîmes du 16 au 19 avril 1998. Il était organisé par l'Association PRO-FIL en collaboration avec l'Office international INTERFILM et avec le soutien de la WACC (World Association for christian communication) et de la Fondation Protestantisme et Images. Il s'inscrivait dans le cadre du programme "Donner une âme à l'Europe" proposé par la section "Eglise et société" du Conseil oecuménique des Eglises et faisait suite à un premier Séminaire qui avait eu lieu à Bad Segeberg (Allemagne). Après "Visages de l'Europe du Nord" ce fut donc "Images de l'Europe du Sud" avec la projection au cinéma Art et Essai de la ville de Nîmes de 5 films récents : La Buena Estrella (Espagne) ; Ossos (Portugal) ; Aria Serena dell'Ovest (Italie) ; A la vie à la mort (France) et Gadjo Dilo (France-Roumanie). 25 participants représentaient la France, la Suisse et l'Italie tandis que 25 autres venaient d'Allemagne, d'Angleterre, du Danemark, de la Roumanie, de la Bulgarie et de la Lettonie.
Les échanges furent riches et prometteurs d'avenir car ils inaugurent toutes sortes de relations internationales entre chrétiens soucieux de dialoguer avec le monde d'aujourd'hui à travers la production cinématographique. Une table ronde sur le thème "Film et théologie" regroupant plusieurs théologiens protestants et catholique, français et allemands, restera un événement capital par la qualité des interventions et l'enthousiasme des participants. Les actes de ces travaux seront communiqués dans diverses publications.
Le 3e séminaire est annoncé pour 1999 et se tiendra à Riga. (JD)
Le XIIIe Colloque des Musées protestants, qui s'est tenu à Orthez (Béarn) du 30 avril au 3 mai 1998, sur le thème "Communiquer notre mémoire", a réuni115 participants de 9 pays européens. Par ailleurs, le Colloque a accueilli, pour la première fois, un participant des Etats-Unis d'Amérique et des délégués espagnols qui ont pu remettre à l'organisme hôte - le Musée du Protestantisme béarnais - le buste de la Reine Jeanne d'Albret, création du pasteur et sculpteur Antonio Leiva Giménez.
Les représentants des 25 musées, Sociétés d'Histoire et organismes français et étrangers, étaient accueillis, après l'ouverture officielle de cette 8e Rencontre européenne, par le Maire d'Orthez, René Ricarrère, qui a tout particulièrement insisté sur le rôle joué par le Protestantisme aux niveaux local, régional et national : "une religion dans la modernité"
Mme Suzanne Tucco-Chala, universitaire et présidente d'honneur du centre d'Etude du protestantisme béarnais et M. Philippe Chareyre, professeur à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour, ont apporté un éclairage sur "la communication de part et d'autre de la frontière pyrénéenne" : l'exemple du Protestantisme en Béarn, Aragon, Pays basque, et "le protestantisme en Béarn, d'une Réforme de souveraineté à l'intégration française".
La 3e soirée publique, au temple réformé, était consacrée au plaisir de l'orgue, avec des oeuvres de Burns, Buxtehude, Pachelbel et Bach jouées avec grand talent par Jacques Amade, organiste de l'Eglise des Billettes (Paris).
La journée du 1er Mai était réservée à la visite du Musée du protestantisme béarnais logé dans la très belle maison de Jeanne d'Albret, et du vieil Orthez, et également au travail en groupes qui ont présenté des résultats très concrets concernant :
Samedi , le "retour sur notre mémoire ancienne et récente", avec une excursion à Navarrenx, cité historique en Béarn, une halte au camp de Gurs commentée par Pierre Bolle, professeur d'Histoire contemporaine et auteur de livres sur ce camp de concentration, et la visite du château de Pau avec ses nombreuses références à Henri IV, et du "Parlement de Navarre".
Un grand moment du Colloque fut le culte du dimanche matin qui réunissait - outre les participants au Colloque - les membres de l'Eglise réformée et de l'Eglise évangélique libre d'Orthez, qui avaient accueilli, chez eux, un grand nombre de congressistes.
Un festin de 300 convives devait clore la rencontre et permettre de remercier très chaleureusement l'équipe d'organisation et de penser déjà à l'année prochaine : le XIVe Colloque - la 9e Rencontre européenne - se tiendra, du 28 avril au 2 mai 1999, sur invitation des Eglises de Hongrie, à Debrecen, fief du Calvinisme, avec sa splendide bibliothèque de 600 000 volumes, son musée aux 15 000 objets et ses archives riches de 200 000 sources. (YL)
""Diversité spirituelle et Unité des chrétiens""
Organisée par l'Association des Avents, cette semaine permettra de mieux appréhender le lien entre nos diversités spirituelles et notre unité déjà présente. Il s'agira d'allier la théorie à la pratique, de discuter et d'expérimenter cette vie selon l'Esprit.
Intervenants : Pierre Guilbaud et Louis-Michel Renier, prêtres catholiques et professeurs à la Faculté de théologie de l'Université catholique de l'Ouest, Jean Roberti, prêtre orthodoxe à Rennes, Yves Noyer et Denis Vatinel, pasteurs réformées en Côte d'Emeraude et à Royan.
Rencontres fraternelles et temps de prière jalonneront également la semaine.
Renseignements et inscriptions :
Edmond Durand - 67 bd Jacques Millot - 49000 Angers
(joindre une enveloppe timbrée et libellée à votre adresse)
A l'initiative de la communauté des Eglises protestantes des pays latins d'Europe (CEPPLE) et de la Fédération de l'Entraide protestante (FEP) a eu lieu à Toulouse, du 20 au 23 mai 1998, une première rencontre de responsables d'organismes diaconaux liés aux Eglises des Pays du Sud de l'Europe.
Etaient représentées la Commission synodale pour la Diaconie des Eglises vaudoises (CSD Italie), le Centre social protestant de Lausanne (CSP Suisse), l'Entraide et Solidarité protestante de l'Eglise unie (ESO. Belgique), la Diaconie catalane de l'Eglise évangélique de Catalogne (Espagne) et la Fédération de l'Entraide protestante (France). Les responsables portugais n'ont pu, au dernier moment se joindre à cette rencontre.
Cette rencontre a été animée par Gérard Delteil pour la CEPPLE et Robert Mollet pour la FEP, et accueillie par les organismes toulousains actifs dans le champ de la diaconie : le centre de Formation professionnelle de l'Union chrétienne de jeunes gens (UCJG), l'Entraide Protestante de Toulouse, TO7 maison des chômeuses et chômeurs. Des visites d'associations (Cépière Accueil-Jeunes, Résidence sociale des Pradettes, Résidence San Francisco) et des débats avec les acteurs locaux, ont fait partie intégrante du séminaire.
La rencontre a permis de faire un état des lieux des différents contextes dans lesquels l'action diaconale se déroule, sous diverses formes et dans ces différents pays.
Les participants ont pu vérifier que les églises protestantes des pays latins, marqués par le fait minoritaire et le principe de laïcité, mettent en oeuvre une diaconie spécifique dont les moyens en locaux, personnes et financements sont toujours insuffisants pour des pays où la protection sociale et un revenu minimum sont loin d'être toujours garantis, et où les taux de chômage sont particulièrement élevés.
La diaconie latine peut rendre les Eglises visibles et agissantes dans la société. Ses modèles d'organisations sont diversifiés : la diaconie catalane vient de signer un premier accord cadre avec le gouvernement régional ; les diaconies italienne et française sont reconnues par les pouvoirs publics comme partenaires de l'action sociale ; la diaconie belge n'est pour l'instant pas coordonnée sur le plan national.
La diaconie latine a à faire face à d'autres défis comme les diverses formes de décentralisation de l'action sociale mises en oeuvre qui diluent et fragilisent la responsabilité de l'Etat, le volontariat des jeunes, la réappropriation par chaque personne de sa dignité et de sa responsabilité.
Elle ne veut pas se contenter d'une action caritative soumise à la logique de l'urgence. Elle a besoin du soutien de l'instance européenne (Fédération européenne de la Diaconie-Eurodiaconie) en particulier pour l'accès à l'information sur les projets européens.
Elle adresse aux Eglises son souci d'une théologie plus contextuelle, plus proche et plus accueillante, alors que celles-ci paraissent souvent mobilisées par des préoccupations internes aux communautés.
De l'avis des participants, cette mise en commun et cette découverte réciproque doivent se poursuivre. Les participants envisagent de le faire sur la base d'une rencontre annuelle. C'est la Commissionne Sinodale per la Diaconia des Eglises vaudoises d'Italie qui a proposé d'accueillir la rencontre 1999.
Dans un communiqué rendu public en mai 1998, le Comité chrétien de solidarité avec les chômeurs (CCSC) a publié la déclaration suivante :
"L'Assemblée Nationale a adopté en première lecture le projet de Loi sur l'Exclusion, après avoir refusé d'associer les organisations de chômeurs à la gestion de l'UNEDIC, qui décide de leurs ressources.
Ce refus est inacceptable. Il ajoute l'abaissement humain dans l'assistance à la souffrance du rejet social, et contredit l'intention de la loi. Cela peut encore, et doit, se réparer.
Le Comité chrétien de solidarité avec les chômeurs (CCSC) est qualifié pour le dire qui, depuis 1984, soutient les associations qui se sont créées au service des chômeurs, en favorise l'expression, en dresse tous les 2 ans le Répertoire ( près de 8000 aujourd'hui ), et alimente la réflexion publique sur l'avenir du travail en toute indépendance politique.
Qu'a-t-on invoqué pour justifier ce refus ?
Les chômeurs ne cotisent pas à l'UNEDIC : D'abord, s'est-on demandé s'ils en ont les moyens ?... C'est oublier aussi que les chômeurs les plus âgés ont, quand ils travaillaient, cotisé plus longtemps que bien des salariés. Cette discrimination opposera un peu plus chômeurs et salariés, alors que - ouvrons les yeux - leur sort est lié et qu'il leur est impératif de se rapprocher pour Ïuvrer ensemble à la sortie de crise. Les syndicats auxquels ne cotisent que 8 % des salariés devraient le comprendre.
Il ne faut pas donner un statut au chômage, qui doit rester une situation passagère: Le refuse-t-on aux étudiants ?... D'autre part, toutes les projections sérieuses n'annoncent pas pour demain le retournement démographique, dont on n'est même pas sûr que les effets n'en seront pas neutralisés par les gains constants de la productivité dévoreuse d'emplois. Le chômage structurel et son cortège de misères ont encore de beaux jours devant eux.
La difficulté, réelle, est ailleurs. On conçoit que le gouvernement ne considère pas comme représentatifs de tous les chômeurs les seuls mouvements révélés par les manifestations de décembre 97. Et puis, comment organiser l'expression démocratique des chômeurs ?
Deux mesures, ensemble, sont possibles :
La solitude des chômeurs, surtout de longue durée, principale source d'exclusion, contient une charge symbolique explosive. La loi en cours leur donne l'espoir d'être rétablis comme acteurs de leur propre avenir. Les syndicats ont le devoir de les accueillir en leur sein ou comme partenaires. L'opinion, les Eglises, les associations, les familles, doivent peser sur le gouvernement pour les en convaincre."
14 mai 1998
Mgr Joseph DORE
Archevêque de Strasbourg
M. René GUTMANN
Grand Rabbin du Bas-Rhin
Professeur Marc LIENHARD
Président du Directoire de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine
Pasteur Antoine PFEIFFER
Président du Conseil synodal de l'Eglise réformée d'Alsace et de Lorraine
Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org/fpf/