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"Et Jonathan aima David..." Belle mais simple amitié, disent les uns, amour au sens fort, disent les
autres. Que dit donc la Bible hébraïque de l'homosexualité ? Et les autres textes du Proche-0rient ancien ?
Tel était le thème du 2ème week-end, organisé par le Service biblique-EARB, dans le cadre de son cycle:
"L'amour dans tous ses états". Plus de 90 personnes y ont participé - dont un public nouveau informé par la
presse - les 15- 16 janvier 2000, à l'Institut protestant de Théologie de Paris.
Après un week-end à Valenciennes en octobre dernier, sur "L'amour de Yahvé pour Israël", le Service biblique
de la FPF avait choisi de ne pas faire l'impasse sur l'homosexualité, mais d'intégrer cet amour-là dans le
parcours biblique.
L'homosexualité est objet de débats dans notre société, dans les Eglises également. 0bjet de débats n'est
cependant pas l'expression juste, en tout cas en ce qui concerne l'univers ecclésial protestant. La
typologie suivante, simple, met en évidence trois attitudes concernant l'homosexualité: ou bien celle-ci
n'est pas évoquée, pas mise en mots, parce qu'on ne sait pas comment dire, comment et quoi penser; ou bien
elle est accueillie; ou à l'opposé, elle est objet de rejet, de condamnation sans appel.
A lire certains articles ou courriers des lecteurs parus ces derniers mois dans la presse protestante, deux
points frappent: la violence des propos et la référence fréquente à la Bible, et tout particulièrement à
certains textes. Textes! non. Bribes de textes, plutôt, une ou deux phrases au plus extraites d'un texte,
d'une argumentation et d'un contexte.
Lorsque la Bible est utilisée ainsi, textes, thèmes et individus ont peu de chance, car trop peu de place;
leur sort est vite réglé, ils sont traités les uns et les autres à coups de versets, tombent sous les
traits du permis-défendu.
Au cours de ce week-end, nous avons voulu prendre le temps de ne pas utiliser la Bible mais de la lire
largement et généreusement.
Ainsi, en ateliers de lecture et en séances plénières, les participants ont lu et étudié plusieurs chapitres
des livres de Samuel concernant David et Jonathan, le chapitre 18 du Lévitique (et pas seulement le verset
22) ainsi que Genèse 19 et Juges 19.
Informés et éclairés par les interventions de Thomas Ramer, professeur d'Ancien Testament à Lausanne, nous
avons cherché à cerner les contextes dans lesquels ces textes ont été produits, ainsi que les valeurs,
préoccupations, sujets de débats qui étaient ceux de leurs rédacteurs.
Dans ce travail de lecture attentive, d'autres questions, dépassant celle de l'homosexualité, ont été
formulées et pensées, telles: comment comprendre que la Bible donne la parole à différents points de vue ?
Ces textes abordés peuvent-ils m'aider à forger mon propre point de vue sur l'homosexualité ? La Bible
a-t-elle un statut particulier dans mes convictions ? Comment articuler Bible et éthique ?
Ce fut un week-end très riche, pour le contenu des apports bibliques et la qualité des échanges. Ceux-ci,
très animés, notamment dans les ateliers, furent toujours respectueux, car habités par une double attention:
au texte et à l'autre.
(Sophie Schlumberger)
Prochain week-end, les 8-9 avril 2000, à Cherbourg, sur le thème de l'amour des ennemis.
Contact: Sophie Schlumberger - Service biblique-EARB Fédération Protestante de France -
47, rue de Clichy 75311 Paris Cedex 09- Tél. : 01 445347 09 Fax : 0l 45 26 35 58
E-mail: fpf-bible@protestants.org
ColloqueLES PROTESTANTS ET LA FAMILLEOrganisépar la Fédération protestante de France le samedi 11 mars 2000 de 9 h à 17 h avec la participation : d'Irène Théry, sociologue; Antoine Garapon, magistrat; et un théologien. dans les locaux |
Le colloque sur la famille, organisé par la Fédération protestante de France, le samedi 11 mars 2000 a pour
ambition d'apporter une contribution protestante au débat public sur la famille, ouvert par le rapport cette rencontre, à laquelle chacun peut participer dans une perspective
d'écoute et de dialogue, il s'agira de cerner les questions essentielles, les lieux de consensus et de
tensions, la spécificité d'une parole protestante concernant la famille. Cette journée sera animée par
Olivier Abel, Jean-François Collange, Claude Grellier... Ce colloque n'a pas pour but d'aboutir en fin de
journée à une déclaration, qui si elle se fait un jour, sera de la responsabilité du Conseil de la FPF. Les
étapes du travail préparatoires sont: en février, la collecte des contributions collectives et individuelles;
fin février, l'envoi aux inscrits au Colloque des textes de ces contributions; le 1er mars, l'envoi d'une
proposition de travail pour le colloque du 11 mars: après le 11 mars, compte rendu dans la presse et texte
éventuel du Conseil de la FPF.
Voeux à la FPF
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Le jeudi 21 janvier 2000 s'est tenue à la Maison du protestantisme, la traditionnelle cérémonie des Voeux
du Président de la FPF. Le pasteur Jean-Arnold de Clermont, dans son message, a redit l'attachement de la
FPF à la laïcité et au respect des libertés acquises ainsi que la volonté de celle-ci d'une parole publique
en dialogue avec la modernité.
(cf. doc. p. 9).
Rectificatif :
toutes nos excuses au pasteur Jos Los, en poste en Guyane, pour avoir orthographié son nom de manière
fantaisiste dans le BIP 1487.
VIE DES ÉGLISES
ECAAL: un projet pour entrer dans le 3e millénaire
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L'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Moselle a lancé une grande consultation en 1996 qui
aboutit, aujourd'hui, à un projet de vie d'Eglise vivante pour les 4 prochaines années. Elle a dégagé ses
priorités d'actions à partir d'une vision théologique et d'une analyse sociologique.
Trois priorités ont été retenues: la spiritualité, la formation et l'engagement dans la société.
L'Eglise réformée d'Alsace et de Lorraine (ERAL) s'associera en partie à ce projet.(cf. doc. p. 11).
ECAAL: 1, Quai Saint-Thomas - 67000 Strasbourg
ERF: conseil régional en région parisienne
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Il s'est réuni le samedi 8 janvier 2000, dans les locaux de la région, 37, rue Tournefort.
Le Conseil commenee par un partage d'informations sur la santé de divers membres de l'Eglise et sur La
situation après la tempête de la fin décembre (40 Eglises locales de la région ont été touchées, plus ou
moins gravement ).
Philippe Rivet de Sabatier dirige la méditation à partir de la parabole des vignerons dans l'évangile de
Matthieu (Ch. 2l, 33-46), Une question à l'Eglise sur sa responsabilité de transmettre l'Evangile, suite à
un titre lu dans la presse en cette fin 1999 : "2000 ans de christianisme ça suffit".
. Préparation du synode régional 2000.
Le Conseil donne son accord pour que le prochain Synode se tienne à l'INJEP de Marly le Roi.
Le Conseil prend connaissance d'un planning, non exhaustif, pour le travail du Conseil en 2000.
P. A. Bolgert, qui a préparé ce planning, demande qu'attention soit apportée à certaines décisions, liés à
des lieux en difficultés, décisions pouvant être perçues comme des contres témopignages.
Le rapport sur l'Aumônerie uniyersitaire protestante (AUP) est confié au pasteur Patrick Chong.
. Suites du synode 1999.
La date du 22 septembre a été arrêtée pour le colloque régional sur "Le pourvoi des postes et les ressources
financières". Une équipe composée de membres du Conseil régional et d'autres personnes préoccupées par la
prospective est mise en place.
Le Conseil décide de recevoir dans sa séance du mois de février, Robert Mollet, Secrétaire général de
l'Entraide protestante. Une concertation devrait avoir lieu au moment où la région comme l'Entraide
protestante se souci d'une collaboration de tous les acteurs de la diaconie dans la région;
. Les assurances.
Après l'évocation de questions immobilières, le Conseil reçoit Roger Bianquis, délégué aux assurances. Il
expose le travail accompli, les responsabilités du délégué, la charge de travail que cela représente. Il
souhaiterait être remplacé relativement rapidement afin de pouvoir mettre au courant son successeur.
Le Conseil décide d'assurer ceux de ses membres qui ne seraient pas couverts par une assurance dans le cadre
de leur activité au sein du Conseil, ainsi que les membres des cellules.
Faut-il pour la région parisienne un parc automobile comme il en existe dans d'autres régions ? La question
sera posée aux trésoriers des Eglise locales.
Le Conseil apprend que la région bénéficiera en 2000 de la visite du Commissaire national aux comptes, dans
le cadre de la mission que lui a confié le Conseil national.
Le Conseil décide de convoquer les Eglises et les IOM susceptibles de s'intéresser à Bondy. Ainsi est
affirmé la responsabilité de toute l'Eglise dans l'annonce de l'Evangile dans ce secteur de la région
parisienne.
Le Conseil a commencé à examiner la charte éditoriale du journal régional: La Voix Protestante. L'étude se
poursuivra lors de la prochaine réunion du Conseil.
(D. Weill)
ERF : conseil régional en région Nord/Normandie
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Après un temps d'échange de nouvelles (personalia, vie Philippe Rivet de Sabatier dirige la méditation à
partir de des églises locales...) le Conseil s'est penché sur la situation financière de la région au
31.12.99. Il faut souligner et saluer les efforts fournis par les uns et les autres à la fin de l'année,
efforts permettant à la région d'honorer les versements à l'Union nationale et au DEFAP.
D. Richard a proposé deux rencontres de formation pour les trésoriers, la première plus particulièrement
orientée vers les nouveaux trésoriers avec une explication du système financier de l’ERF (le samedi 25 mars
2000 à Amiens), la seconde axée sur le plan comptable et la fiscalité (le samedi 27 mai à Amiens).
Un dossier reprenant les étapes de la réflexion écoulée sera anvoyé aux nouveaux trésoriers des églises de
la région.
Le conseil a rencontré ensuite R. Es Sbanti pour un échange sur la mission. Après un exposé historique et
une présentation du budget 2000 du DEFAP, l’échange s’est poursuivi autour des projets liés à la mission
dans la région. Alors qu'il n'y a pas en Nord/Normandie d'équipe régionale mission, Olivier Walbaum assurant
seul cette fonction. nous sommes obligés de reconnaître notre difficulté à développer une bonne
communication et sensibilisation sur ces questions. R. Es Sbanti propose donc, pour les six mois à venir, de
rencontrer les équipes consistoriales de la région afin de faire naître un échange autour de la présentation,
notamment de la campagne missionnaire 2000/2001 axée sur Djibouti, la Guyane, l'Argentine et le Lesotho.
Le Conseil a continué sa réflexion et la préparation du Synode 2000 mais aussi l'organisation de la liste
des représentants de la région aux diverses activités nationales telles que le week-end à Ecully, les
Assises de la jeunesse à Lyon, les manifestations de Lyon au moment du Synode National... Le projet du
Rassemblement jeunesse régional de novembre 2000 suit son cours autour d’une équipe animée par J. A Roetmann.
Dans les mois qui viennent, le Conseil mènera une réflexion sur la coordination des activités oecuméniques
dans la région au moment où le pasteur Gilbert Beaume de Caen s'apprête à quitter la région pour profiter de
sa retraite.
Le Conseil régional a partagé les soucis de celles et ceux qui, au sein de la région, et au-delà, ont été
victimes des tempêtes de fin d'année et tient à redire ici à tous son profond soutien.
(Olivier Filhol)
ERF : conseil régional en région Provence-Côte-d'Azur-Corse
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Le thème principal de cette première rencontre du millénaire a été le "renouvellement", renouvellement
justifié par l'ensemble des élections en 2000 qui vont apporter un sang neuf dans les Conseils, les équipes
régionales, les coordinations, et autres rapporteurs et modérateurs synodaux. Le nombre important de postes
à pourvoir ici et là exige non seulement que suffisamment de membres des communautés répondent favorablement
et s'engagent mais aussi une recherche des équilibres nécessaires, entre pasteurs et laïcs, entre hommes et
femmes, entre les 4 consistoires de la région. Le Conseil, aidé d'une commission des candidatures, a cherché
à compléter ses listes de propositions.
Il n'est pas inutile de se poser la question de savoir pourquoi la mobilisation
des volontés a été plus difficile cette année que par le passé.
En revanche la situation financière actuelle est plutôt meilleure, car 98% de la
cible régionale à la charge des paroisses a été réalisée fin 99 (contre 94,6 fin 98).
Il n'en demeure pas moins qu'il faut prendre position à propos de quelques situations
difficiles pour des raisons plus structurelles qu'occasionnelles, notamment sur
l'ensemble marseillais. La réflexion est largement entamée dans ce consistoire,
l'information a été donnée qu'une décision y serait prise en 2002 concernant
l'organisation des paroisses et le partage des ministères.
Le Conseil régional souhaite lancer et/ou faire avancer un certain nombre de
dossiers. il s'est attaché à trouver et désigner des pilotes pour chacun d'eux
et fixer quelques échéances :
Et comme d'habitude le Conseil a passé en revue les consistoires et les paroisses
en ayant particulièrement en vue le pourvoi des postes, là où les situations
sont difficiles ou changent.
Le Conseil Régional était reçu par la paroisse de Toulon qu'il remercie de l'avoir
hébergé pour cette journée. Il a eu le plaisir de s'entretenir pendant le
repas, avec son président, son pasteur et son trésorier, des voeux, des attentes
et des espoirs de cette communauté
(T.A.).
OEUVRES ET MOUVEMENTS
Les éclaireurs unionistes et la spiritualité
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Plus de 160 délégués se sont retrouvés les 22 et 23 janvier à Lavaur dans le
Tarn pour l'Assemblée générale des éclaireuses et éclaireurs unionistes de France
(Eeudf). En 1999, ils avaient validé leur projet éducatif.
Cette année, ils ont étudié leur programme spirituel, un de leur objectif étant
de réaffirmer leur appartenance à la FPF en renforçant leur lien de partenariat
avec les Eglises qui les accueillent.
En proposant des moments pour vivre sa foi, les Eeudf mettent en avant que le
moment cultuel (louanges...), bien que facultatif, est un outil pédagogique
qui vient en complément des activités reçues par tous, telles que les confrontations
aux textes bibliques où chacun peut témoigner de ses convictions.
Les éclaireurs évangéliques étaient invités à assister à cette Assemblée générale,
au cours de laquelle Isabelle Prin a été réélue présidente des Eeudf.
Créé en 1911 par Samuel Williamson, les Eeudf comptent 7 200 membres. Site internet:
www.eeudf.org
Quelque 80 personnes ont participé aux deux journées d'étude sur les sectes, organisées par le professeur Marianne Carbonnier-Burkard, à l'Institut protestant de théologie de Paris, les 18 et 19 janvier 2000. Des sociologues, des juristes et des théologiens, en apportant chacun leur éclairage, ont contribué à battre en brèche les idées reçues.
Après avoir étudié le phénomène sectaire à partir de l'approche sociologique classique de Weber et Troe lsch, l'histoire des mennonites en France, secte devenue Eglise libre, a été retracée par le sociologue Jean Séguy.
Puis des cas plus récents ont été exposés: les Témoins de Jéhovah (Régis de Ricquebourg), les communautés charismatiques catholiques (Martine Cohen), les Eglises pentecôtistes (Sébastien Fath).
Les sociologues présents: Jean Baubérot, Françoise Champion, Danièle Hervieu-Léger,
Jean-Paul Willaime s'accordent à dire que, si l'angoisse sociale de la société
civile doit être prise en compte, la réponse apportée par les pouvoirs publics,
face à la demande de répression, pose question. N'est-il pas symptomatique que
l'observatoire des sectes se soit transformé en une Commission
interministérielle de lutte contre les sectes?
La création d'une institution intermédiaire médiatrice, lieu de dialogue,
d'écoute, qui ne serait pas les associations de lutte anti-sectes, semblerait
être une réponse plus appropriée.
En conclusion, Jean-François Zorn a d'abord invité les participants à revisiter la
tradition de la Réforme au moment où les réformateurs aux prises avec les
illuministes ont posé l'écriture comme seule médiation face à ceux qui se
réclamaient du secours direct du Saint-Esprit.
Il y a là un des critères théologiques permettant de distinguer le type secte du type
Eglise. Mais ces types traversent aujourd'hui l'ensemble des dénominations
chrétiennes même si le mode de gestion protestant plutôt séparateur et
catholique plutôt intégrateur sont très différents. Puis il a proposé
l'instauration d'un premier niveau de dialogue entre Eglises chrétiennes.
Les Eglises évangéliques vivent très mal les soupçons qui pèsent sur elles, du seul
fait de leur croissance. En Suisse, une charte éthique a d'ailleurs été signée
entre les mouvements spirituels et les Eglises instaurant entre elles un
dialogue exigeant fondé sur la reconnaissance réciproque.
Quant au deuxième niveau de dialogue, avec la société civile, il a souhaité que
malgré une certaine disqualification des Eglises "historiques soulignée par
les sociologues, celles-ci se mettent au service de ce dialogue entre la
société civile, les groupes religieux sectaires et les pouvoirs publics. A la
sempiternelle question "Faut il une loi anti-secte ?
Patrice Rolland, juriste, a répondu qu'il n'y avait nul besoin de modifier la loi, l'arsenal juridique
existant étant suffisant.
Lors de ce colloque, il a été porté à la connaissance des participants, l'existence
d'une circulaire émanant du ministère de l'Intérieur, rappelant aux préfets que
la loi 1905 ne reconnaît aucun culte et qu'il est donc illégal de refuser la
qualité de cultuelle à une association qui la réclame. Cette circulaire se
démarque des rapports parlementaires en précisant; "la qualification de
mouvement sectaire qui est donnée à une association par les différents rapports
parlementaires ne sauraient révéler à elle seule un quelconque trouble à
l'ordre public."
(J.-F. Zorn)
OECUMÉNISME
Un "Message" chrétien pour les habitants des Yvelines
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Fin décembre, un matin, sur les quais d'une gare de la banlieue de l'Ouest
parisien, les voyageurs se sont vu distribuer gratuitement une revue "Jésus,
la star de l'an 2000".
A l'intérieur, une vision rapide de Jésus: sa vie son message, son histoire.
Le lecteur peut aussi s'amuser à répondre à un jeu sur Jésus, ou encore méditer
sur l' pour ce numéro à 200 000 exemplaires, la distribution dans le département du
journal "Message" était laissée à la libre initiative de chaque
paroisse. Certaines ont ciblé les grandes surfaces, d'autres ont quadrillé leur
territoire, en glissant dans les boîtes aux lettres la revue accompagnée d'une
carte de visite.
Le numéro revient à 1,30 F, financé pour moitié par le diocèse, pour moitié par
les paroisses.
(Isabelle de Gaulmyn - La Croix 24 janvier 2000).
Découvrir internet. JCC 2000
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Le portail oecuménique www.esperer.net est ouvert. Des paroisses
commencent à repérer des parcours de découvertes pour la Journée Chrétienne de la
communication, le 6 février.
Sur le plan oecuménique international, outre le site www.wcc-coe .org, nous vous
signalons :
www.samford.edu/groups/global/links/religion-ee.html
qui propose des liens vers des dizaines de sites protestants, catholiques et
orthodoxes d'Europe de l'Est ainsi que toute une série de sources privées et
universitaires.
Faites un détour par les Eglises protestantes d'Asie :
www.cca.org.hk;
quant à l'Afrique qui bouge c'est à www.Wagne.net
Côté look, les sites jeunesse français sont champions : www.eul.free.fr,
www.eeudf.org;
sans oublier :
www.cimade.com
et www.ucjg-ymca-France.org auxquels vous pouvez accéder par
www.protestants.org le site des Protestants en réseau, lancé par la FPF.
Côté catholique, à voir absolument :
www.portstnicolas.org/index.htm,
sur le pont vous trouverez la Charta oecumenica de la KEK.
Consulter
la TOB en ligne, c'est possible, il suffit de consulter la bibliothèque
virtuelle dominicaine :
www.domuni.org/domini-france/bibliotheque/
Pour la Grande Bibliothèque de France, cliquer sur:
www.bnf.fr
Religio 2000 lance le 1er salon du livre chrétien
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Les 5, 6 et 7 février, le Parc des expositions de la Porte de Versailles, à Paris,
accueillera la 6e édition du salon Religio. Il sera scindé en deux: une partie
réservée aux professionnels, où sont présentés les objets du culte chrétien
(chauffage, bancs, sonorisation...) et une autre partie, ouverte à tous, où
seront: Oïkokredit, Société Biblique, Musique et chants de la Réforme...
Nouveauté:
deux autres salons se déroulent même lieu, même date: le 1er Salon du livre
chrétien et le 1er Salon du tourisme religieux. Ces deux derniers salons sont
ouverts à tous: entrée 30 F - tarif - l8 ans. 15 F.
Martin Luther King et Dietrich Bonhoeffer, bientôt martyrs catholiques ?
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Martin Luther King et Dietrich Bonhoeffer pourraient bientôt figurer sur la liste
catholique des martyrs. Environ 10 000 noms ont déjà été soumis au Vatican pour
examen par les 104 conférences épiscopales du monde entier.
Pour le pape Jean-Paul II, la question des martyrs revêt une grande importance, au
moment où l'Eglise entre dans le troisième millénaire.
Dans une lettre apostolique de 1994, il avait écrit que "verser son sang"
pour sa foi était devenu "un héritage commun" des chrétiens de toutes
confessions.
Selon des observateurs catholiques, cette nomination de non catholiques est "très
significative" dans l'histoire des relations oecuméniques.
"Pour le magistère romain reconnaître un protestant comme un martyr de la foi
constitue une reconnaissance des protestants comme d'authentiques
chrétiens.
(ENI)
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A la suite d'une enquête réalisée à Nazran, la capitale d’Ingouchie. l'Armée du
Salut a élaboré un plan d'action pour venir en aide aux réfugiés tchétchènes.
Ces derniers, accueillis dans les camps officiels en Ingouchie, sont aussi
nombreux à chercher refuge dans des lieux précaires: baraquements, fermes
collectives, entrepôts, etc. Ces personnes, difficiles à joindre, sont les plus
dépourvues et les plus vulnérables. C'est à leur intention que l'Armée du Salut
met en oe uvre les mesures suivantes :
Créer une clinique mobile pour donner des soins préventifs et curatifs sous la
coordination de l'O.M.S. et de l'Unicef; distribuer des compléments et
suppléments alimentaires y compris des substituts de lait pour les bébés;
récolter des vêtements d'hiver; acheminer d'autres objets essentiels
(poêles pour le chauffage et ustensiles de cuisine, ces objets ne sont pas
fournis par l'ONU ni par la Fédération des républiques russes); enquêter sur la
possibilité d'un programme de coopération pour aider les enfants et les jeunes
à surmonter leurs traumatismes.
Le budget s'élève à 400 000 dollars américains.
(En Avant! 17 au 23/01/2000).
Fondation pour l'aide au protestantisme réformé
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Le Conseil de la Fondation pour l'Aide au protestantisme réformé (FAP) vient
d'accorder des subventions à quatre projets communautaires situés à Madrid,
Cuba, en Inde, et à Madagascar.
L'Eglise de Jésus-Christ (FJKM) de Madagascar a décidé, dans le cadre de son projet d'évangélisation
et de lutte contre l'alcoolisme, dans les villages de la région d'Ambosita, de
développer la plantation d'arbres fruitiers en remplacement de la culture de
canne à sucre destinée à la fabrication d'un alcool particulièrement pernicieux
et interdit par la loi. La création de vergers sera complétée de la formation
agricole des villageois et d'une pharmacie populaire.
(ARM Update)
COE : Une réponse des femmes chrétiennes au racisme
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Convoqués par le Conseil oecuménique des Eglises, 29 femmes de différents pays se sont
réunies à Bangalore (Inde) pour reprendre un sujet peu travaillé pendant la
décennie des Eglises Solidaires des Femmes; le racisme.
Se retrouver en Inde c'était se plonger dans un contexte où le racisme porte le
nom de système des castes.
Les rencontres avec les femmes Dalit (les intouchables se sont ainsi nommés, et
cela veut dire "les opprimés") nous ont souvent laissées sans voix,
fortement impressionnées par la capacité d'organisation, le courage et la
ténacité de ces femmes triplement opprimées.
Majoritaires dans les Eglises chrétiennes en Inde, elles disent avec force la libération
reçue de Jésus-Christ.
Parmi les autres entrées dans la question du racisme et la lutte contre le racisme
dans et hors de nos Eglises: l'immigration; les liens entre les politiques
envers les demandeurs d'asile et le racisme; le trafic des femmes, enfants et
hommes; le lien entre le tourisme sexuel et le racisme; la mondialisation et
la militarisation; le lien entre violence et racisme) (cf. doc. p. l6).
(Isabelle Marc-Bousquet)
Congrès mondial baptiste
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Venus de plus de 100 pays, 7 000 baptistes se sont retrouvés, à Melbourne, en
Australie, du 5 au 9 janvier 2000, pour le 18ème Congrès de l'Alliance Baptiste
Mondiale. La mission et l'évangélisation y ont largement été évoquées. Une
recommandation a été adoptée: les années 2000-2010 sont décrétées "Décennie de
la justice sociale" exhortant les Eglises baptistes du monde entier à
promouvoir "l'harmonie interraciale et interethnique en vue de parvenir à la
justice authentique pour tous sans distinction de race".
Lors de ce Congrès, le pasteur Kim, coréen, âgé de 64 ans, a été élu président de
l’Alliance. L’Alliance, qui fêtera son centenaire en 2005, rassemble 196
conventions et unions baptistes représentant 43 millions de chrétiens soit 80%
des baptistes dans le monde. La délégation de la Fédération des Eglises évangéliques Baptistes de France,
mené par le Secrétaire général, le pasteur Etienne Lhermenault, comptait six personnes.
(cf. doc. p. 10).
Cérémonie des voeux - 20 janvier 2000
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Je suis heureux de vous accueillir pour ce moment de rencontre auquel j'ai souhaité
donner un caractère "familial". Les Voeux sont l'occasion de formuler des
projets pour l'année nouvelle. Permettez que je le fasse en pensant
particulièrement à notre famille protestante.
Ce n'est pas que je veuille tourner la Fédération protestante vers les seules préoccupations internes; vous savez quel est mon souci qu'elle n'oublie pas ses fraternités internationales et particulièrement africaines. En ce sens, j'ai apprécié comme un signe fort la cérémonie des voeux à l'Elysée presque exclusivement consacrée à un échange avec le Président de la République sur la remise de la dette; et sortant de là, j'ai poursuivi cette journée par plus d'une heure d'entretien avec Monsieur Josselin, ministre de la Coopération et de la francophonie, consacré au Congo Brazzaville et au Rwanda. Non la Fédération n'a pas le désir de s'enfermer en elle-même.
Mais il faut du temps pour nous retrouver en famille. Ce soir en est un, notamment pour
nous replacer devant ce qui fait l'originalité de notre Fédération protestante
de France. Créée en 1905, elle se situait d'emblée dans une double perspective,
celle de la défense des libertés acquises, et de la volonté d'une parole
publique en dialogue avec la modernité.
J'aimerais partager avec vous ma conviction que tel est l'esprit dans lequel elle doit
s'engager dans cette nouvelle année, au millésime symboliquement chargé.
Chaque semaine vient nous conforter dans l'idée qu'il nous faut défendre ces libertés
acquises, savoir dire la dimension spirituelle dont nous sommes porteurs pour
la construction culturelle, sociale, économique et politique de notre société.
Il nous faut redire notre attachement à la laïcité, et à la dimension sociale
du fait religieux.
C'est dans cet esprit que la Fédération s'honorera de poursuivre le dialogue avec les
mouvements protestants qui ne sont pas encore membres de la FPF, en organisant
des contacts systématiques entre les Eglises locales, en leur donnant un
contenu et un agenda. Ainsi nous contribuerons à clarifier, tant pour nous que
pour ceux qui s'interrogent sur la diversité du protestantisme, ce que peut
être sa contribution à la vie de notre société.
Mais ce dialogue que j'appelle de mes voeux ne pourra se transformer en collaboration à
tous les nivaux locaux ou nationaux que s'il se dessine dans le respect de ce
qui, depuis plus de 95 ans, conduit la FPF, un dialogue avec la modernité. La
Fédération protestante a une histoire qui porte son avenir. Elle est faite
d'écoute, de dialogue avec la culture contemporaine, de sensibilité aux
questions des hommes et des femmes de son temps. Ce dialogue s'est fait dans un
contact souvent exigeant toujours fraternel avec le judaïsme, le catholicisme,
l'orthodoxie. Il s'est ouvert aux contacts avec l'Islam et d'autres religions.
Il n'a jamais été un dialogue convenu; il a toujours cherché à se faire dans la
vérité.
Telle est ce qu'il faut bien appeler notre "tradition". celle à laquelle nous sommes heureux d'appartenir, et avec laquelle nous entrons dans cette année nouvelle. C'est en le situant dans le droit fil de cette tradition fédérative d'un dialogue ouvert et exigeant que j'évoque la figure d'Albert Nicolas qui nous a quittés au seuil de cette année. Nous sommes cela parce qu'il a été cela pour nous.
Permettez-moi cependant de ne pas terminer sur cette note nostalgique, mais de vous faire part, ou de vous confirmer l'aboutissement dans quelques jours, du moins pour ce qui nous concerne, du projet de création d'une Fondation du protestantisme français. Le fort soutient des Eglises, d’oeuvres et de mouvements, l'apport de donateurs convaincus, nous ont été un précieux encouragement. Nous avons le sentiment qu'ainsi le protestantisme français se dote d'un instrument qui lui permettra d'assurer la pérennité de bon nombre de ses engagements et leur renouvellement dans une société en rapide évolution.
Il me reste à vous souhaiter à tous, comme à ceux que vous représentez ici, une année 2000 vécue dans l'espérance et la paix.
18e Congrès mondial baptiste
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7 000 baptistes. venus du monde entier et représentant plus de 100 pays. se sont
retrouvés à Melbourne (Australie), du 5 au 9janvier 2000, pour le 18ème Congrès
de l'Alliance Baptiste Mondiale.
Fondée en 1905, l'Alliance rassemble 196 conventions et unions baptistes représentant
43 millions de chrétiens soit 80 % des baptistes dans le monde. Les Etats-Unis en dénombrent 33 millions
dont 16 millions appartiennent à la seule Convention du Sud, connue pour son
conservatisme.
Lors de ce Congrès, le pasteur Kim, sud-coréen, âgé de 64 ans, a été élu président de
l'Alliance. Il rentrera en fonction en juillet 2000 ainsi que les 16
vice-présidents élus (dont 4 femmes). Les 500 membres du Conseil ont approuvé
la nomination du pasteur Kim choisi par le Comité exécutif parmi 25 candidats.
Il aura essentiellement un rôle de représentation. même s'il donne le ton lors
de la rencontre avec des chefs d'état, en matière du droit de la personne et de
promotion de la paix. Il compte oeuvrer à la réunification des deux Corées et
encourager le travail humanitaire en faveur de la Corée du Nord. Quand on lui a
demandé s'il allait poursuivre l'objectif décidé en 1995 par son prédécesseur,
le pasteur brésilien Nilson do Amaral Fanini, de doubler le nombre d'Eglises
baptistes en dix ans, le pasteur Kim s'est déclaré un "peu effrayé" de
se fixer un tel objectif.
Ce qui unit les baptistes, c'est le sens de la mission.
En Corée, son Eglise compte l3 000 membres et son action d'évangélisation par la
radio remporte un franc succès. Il y lit la Bible 30 mn par jour, très
lentement, afin que ses auditeurs coréens qui se trouvent en Chine, au Japon et
en Russie puissent la noter.
Autrefois, le baptisme était taxé, par les coréens, de secte, car le baptême se fait par
immersion. Le pasteur Kim eut alors l'idée de baptiser l0 000 personnes en même
temps, pour avoir accès aux médias. En cessant les baptêmes durant une année,
il est arrivé à trouver les 10 000 candidats qui ont été baptisés lors du 16ème
Congrès mondial baptiste à Séoul (1995). La couverture médiatique de
l'événement a permis de mettre fin aux préjugés. Le succès de l'évangélisation
et le nombre des conversions n'a selon lui qu'une explication: la prière. Quand
le baptisme perce dans un pays, un pasteur qui en est issu peut devenir
président, ce fut le cas pour lui et aussi pour son prédécesseur.
Pour le pasteur australien Tony Cupit, directeur du Département "évangélisation et
formation" de l'Alliance baptiste mondiale, si les Eglises baptistes
accordent tant d'importance à l'évangélisation, "c'est parce que le Christ
nous a demandé de le faire".
Il indique que l'appel du Christ lancé à ses disciples (Matthieu 28: 19-20) est
presque devenu un "article de foi" pour les baptistes et les autres
chrétiens évangéliques.
Accusés de prosélytisme en Inde et dans les pays de l'Est...
Il a précisé que l'évangélisation devait être dirigée "vers ceux qui voulaient
entendre et non imposée à ceux qui n’en veulent pas".
Il a d'ailleurs précisé que l'ABM ne jugeait pas les actes de ses Eglises membres,
mais que lorsque la Convention baptiste du sud avait, l'an passé, demandé à ses
membres de prier pour ceux qui vivent dans les "ténèbres" de
l'hindouisme, cette campagne avait été critiquée par certains, qui trouvaient
pour le moins maladroite cette déclaration juste avant une grande fête hindoue.
Les Eglises orthodoxes d'Europe orientale ne se privent pas elles non plus
d'accuser les évangéliques de chercher à attirer des membres d’autres Eglises,
ce qui rend la vie des baptistes locaux très difficile. Même constat au
Turkménistan et en Azerbaïdjan, majoritairement musulmans, et dans certains pays
très catholiques.
Ce Congrès a largement évoqué la mission et l'évangélisation. Le thème central était: "Jésus-Christ pour toujours, oui!", occasion pour les participants de redire, à l' entrée du 3e millénaire, que rien ne change dans leur foi, toujours centrée sur Jésus-Christ.
Une recommandation a été adoptée: les années 2000-2010 sont décrétées "Décennie de la justice sociale" exhortant les Eglises baptistes du monde entier à promouvoir "l'harmonie interraciale et interethnique en vue de parvenir à la justice authentique pour tous sans distinction de race". Occasion de rappeler à tous et en particulier à la Convention baptiste du sud, tout le travail entrepris par des pasteurs baptistes comme Martin Luther King. Congrégationalistes, les Eglises baptistes sont libres de suivre ou pas cette recommandation.
Le "Prix des Droits de l'Homme et de la liberté religieuse" a été décerné à un jeune théologien birman. le pasteur Simon, qui a quitté la tranquillité de la faculté où il enseignait, pour assurer la formation de quelques-uns des 10 000 karens - dont un tiers de baptistes réfugiés dans des camps en Thaïlande.
La délégation de la Fédération des Eglises Evangéliques Baptistes de France comptait six personnes - 4 missionnaires ainsi que Mme Cuquémy. assistante du Secrétaire général de la FEEB, le pasteur Etienne Lhermenault, qui était aussi du voyage. De ce Congrès, le pasteur Lhermenault retient "la communion de cette grande famille qui dépasse les frontières" et un léger malaise devant "l'autosatisfaction" un peu facile exprimée à l'annonce des chiffres des conversions. D’ailleurs, "la prédication du président de l'Union baptiste australienne, Tim Costello, au cours du Congrès, qui portait sur l'analyse de la modernité et de ses travers, n'a pas suffisamment retenu l'attention d'un public souvent plus enthousiasmé par les autres prédications à la charge émotive plus forte".
Côté mission, la FEEB s'est fixée comme objectif, dans les 10 années à venir, d'implanter 40 nouvelles Eglises. Pour cela il faudrait que 25 des 35 Eglises actuellement postes d'évangélisation, c’est-à-dire aidées financièrement, deviennent autonomes. La FEEB compte 6 500 membres baptisés soit une audience régulière d’environ 18 000 personnes.
C'est à partir d'une large consultation que l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (Ecaal) a élaboré un projet qui cadrera son action pour les quatre années à venir. Ce projet concerne d'une part, l'ensemble de l'Ecaal et d'autre part, les paroisses et autres lieux d'Eglise qui sont conviés à l'adapter à leur situation particulière. L'Eglise réformée d'Alsace et de Lorraine (Eral) s'associera à certains volets de ce projet.
Elaborer un projet d'Eglise correspond à une démarche nécessaire et lente. Nécessaire car l'Eglise se doit de répondre aux évolutions de société. Lente car, depuis 1995, les divers lieux d'Eglise ont été consultés. permettant ainsi au Consistoire Supérieur, organe législatif de l'Ecaal, d'adopter des priorités d'action. Ces priorités ont été retenues en fonction d'une vision théologique et d'une analyse sociologique.
Un projet pour l'ensemble de l'Ecaal...
Les objectifs proposés pour I’ensemble de l'Ecaal reprennent et prolongent les
propositions issues des paroisses, services, oeuvres et mouvements. Trois
priorités ont été retenues: la spiritualité, la formation et l'engagement dans
la société.
... à adapter selon les réalités locales
"Le projet d’Eglise invite à réfléchir aux priorités qu'une communauté entend poser pour les quatre prochainesannées, y compris parmi les activités habituelles d'une paroisse, n'abandonnant pas pour autant les activitésqui sont au coeur de ça vie communautaire". C'est ainsi que les paroisses et autres lieux d'Eglise sont invités à choisir des objectifs correspondant à leur environnement social. Dix objectifs sont proposés: le renouveau du culte, le travail biblique, la formation, de formes nouvelles d'initiatives avec les jeunes, des actions de visites et de formations de visiteurs, la collaboration avec les autres communautés chrétiennes, la mise en place de lieux de début sur des questions fondamentales de l'existence, l'ouverture des lieux d’Eglise à la cité, la création d’événements publics autour des journées de la Réformation, du patrimoine..., le dialogue inter religieux.
Du projet de Dieu à un projet d'Eglise Le projet de l'Eglise se décline donc à la fois au niveau global et local de l'Ecaal. Il s'appuie sur des options théologiques marquées par la conversion communautaire et individuelle au projet de Dieu pour les hommes et pour le monde. Ces fondements théologiques s’articulent autour de trois axes: croire et témoigner, s'affirmer et s'ouvrir, écouter et servir.
"Dieu est venu et il vient vers leshommes par sa Parole, par Jésus-Christ, par l'action du Saint-Esprit (...) Nous sommes appelés à aller vers les autres pour témoigner en paroles et en actes de l'amour de Dieu pour tous les hommes (...) En vue de ce témoignage et de ce service, nous sommes nourris par l’Evangile au sein de la communauté chrétienne. mais aussi par la méditation personnelle de l'Ecriture Sainte. Au fil de notre existence, nous essayons d'inscrire cet Evangile dans notre vie et de lier notre vie à la lumière de l’Evangile. Chacun d'entre nous a besoin d'une communauté pour vivre sa foi, la nourrir d'une parole qu'un autre nous dit, et de s'enrichir de la foi et de l'expérience des autres. (...)
Avec nos communautés, nous avons part aux aspirations. aux détresses et aux engagements
de nos contemporains. Nous sommes sensibles à l'exigence de justice, de
solidarité, de tolérance au sein de notre société. L'angoisse devant le
chômage, la pauvreté et la violence nous interpellent Nous souffrons de
l'individualisme grandissant et de la perte de repères et de sens. (...)
L.Evangile est pour nous un appel à la conversion à la fois des hommes, des
communautés et des institutions. (...) Nous avons besoin d'un souffle nouveau,
de cet Esprit qui fait revivre même le ossements desséchés. Mais le changement
ne se fera pas sans nous, sans notre oui à Dieu, à sa logique de vie et notre
disponibilité à nous laisser transformer.
Nous voulons continuer à oeuvrer pour l’émergence de chrétiens adultes, capabless de
répondre personnellement de leur foi et de prendre des engagements dans
l'Eglise et dans la société.
(Richard Gossin)
Synode de l'Eglise évangélique en Rhénanie (EKIR)
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La violence contre les femmes, le synode protestant européen, l'accompagnement de
couples homosexuels - et un départ remarqué
Le premier Synode de l'année en Europe est traditionnellement celui de l'EkiR, dans la petite ville thermale de Bad Neuenahr, près de Bonn. Les 247 délégués des 46 districts de cette Eglise de 3,2 millions de membres se sont retrouvés, du 9 au 14 janvier, pour débattre et délibérer de quelques sujets " sensibles".
Cependant, la première soirée de la session était consacrée à un événement
particulièrement intéressant, notamment pour les invités étrangers: Johannes
Rau, depuis peu Président de la République fédérale, prenait congé de "son" Synode auquel il avait
appartenu comme délégué de son district et de "sa"
paroissse de Wuppertal, pendant 35 ans : "plus de la moitié d'une vie!". Dans une allocution spontanée
et très personnelle, celui que ces amis appellent, familièrement mais respectueusement, "Frère
Jean", prédicateur, chrétien intransigeant et homme politique convaincu,
retraçait son parcours de "batailles, de construction et de conviction".
"J'ai compris ce que peuvent faire la haine et l'injustice, lorsque j'ai vu,
dans ma bonne ville de Wuppertal, une bande d'enfants pourchasser un vieil
homme portant l'étoile jaune".
Le Président de l'EkiR, le pasteur Manfred Kock, attesta à l'homme politique "de
témoigner dans son action publique que Chril't est le fondement de l'espérance
des peuples... à une époque où l'appartenance à une Eglise ne fait plus partie
de la biographie publique d'une personnalité politique".
Dans un entretien avec le pasteur Michel Bertrand, Président du Conseil national de
l'Eglise réformée de France, Johannes Rau a exprimé son souhait de rendre
visite à l'Eglise réformée de France lors d’une prochaine occasion.
L'un des thèmes forts de ce Synode fut le débat sur "la violence contre des
femmes". Ce sujet s'inscrit dans le cadre de la Décennie de solidarité
avec les femmes, à l'initiative du Conseil oecuménique des Eglises et de son
nouveau "Programme pour surmonter la violence". Dans sa prise de
position publique, le Synode de l'EkiR constate qu'il existe une relation
néfaste entre la violence à l'égard des femmes et des traditions théologiques
et exégétiques chrétiennes.
Certaines interprétations de textes bibliques et prédications ont favorisé cette
violence: "... Le Synode espère que toutes les Eglises européennes
réfléchissent à ces questions et déclarent que toute violence contre des femmes
est péché".
Par ailleurs, le Synode a sévèrement condamné l'excision rituelle.
Particulièrement attendue par les délégués, les invités et les médias fut la question de
l'accompagnement cultuel des couples homosexuels. Le débat sur l'Eglise et
l'homosexualité avait été mené dans les paroisses et aux niveaux des districts
et de la direction d'Eglise depuis 1992 et abordé par le Synode avec une très
grande sérénité. Le texte préparé par la Commission théologique n'a été que
légèrement modifié par le Synode et voté à une très grande majorité. S’il ne
peut s'agir en aucun cas d'une "bénédiction nuptiale", comme acte
pastoral, l'accompagnement cultuel des couples, lors d'un culte de maison mais
aussi dans un culte de la communauté devient possible. Par ailleurs Le Synode
demande à la direction d'Eglise d'élaborer - en coopération avec des Conseils
presbytéraux - des textes liturgiques* pour cet accompagnement. Il est à
remarquer que la part de responsabilité laissée aux Conseils presbytéraux est
grande, ce qui n'a pas manqué d'amener à un débat ecclésiologique.
Le Synode de l'Eglise rhénane - conscient de la place de l'EkiR en Europe - s'est
prononcé en faveur de la préparation d'un Synode protestant européen, notamment
par une première Assemblée d'Eglises, du 28 au 31 octobre 2002. La Communion
ecclésiale de Leuenberg servira de base pour un tel Synode européen. Elle avait
été fondée en 1973 par des Eglises de la Réforme comme modèle oecuménique. A
présent 90 Eglises protestantes, essentiellement européennes, ont signé la "
Concorde de Leuenberg".
Dans sa salutation adressée au Synode de l'EkiR. le pasteur Michel Bertrand, président
du Conseil national de l'Eglise réformée de France, présenta le processus de "
Débat 2000-2000 débats" et confirma l'invitation d'une forte délégation
de l'Eglise-soeur à l'événement de Lyon, les 3 et 4juin 2000.
(Yo Ludwig)
Synode de l'Eglise évangélique en Rhénanie
Malgré les sérieuses divergences demeurant à l'égard de l'interprétation des Ecritures, qui pèsent sur nos décisions, nous affirmons que Jésus-Christ qui est l'unique et décisive Parole de Dieu, nous met ensemble en route. Nous espérons qu'il nous sera possible de grandir en lui, de le suivre et de parvenir à une compréhension commune de l'Ecriture.
(1) Les couples homosexuels engagés dans une communauté de vie bénéficient - comme tous - les membres de l'Eglise d'un accompagnement pastoral.
(2) Il peut également y avoir, pour ces couples, un accompagnement cultuel.
(3) Dans ce cas, il ne s'agit pas d'un acte pastoral.
(4) Les conditions pour un accompagnement cultuel sont :
C'est un paradoxe auquel le mouvement oecuménique est accoutumé: la signature de la
Déclaration commune sur la doctrine de la justification est intervenue,
l'automne dernier, alors que celui-ci traverse une période difficile de son
histoire. Après l'euphorie des retrouvailles et des perspectives de revoir leur
"unité visible", les Églises semblent se heurter à nouveau à ces murailles
infranchissables que les turpitudes de l' Histoire ont dressées entre les unes
et les autres.
Depuis la fin des années 80, la montée des courants identitaires et nationalistes, la
crise sociale et morale en Europe centrale et orientale, le souci des
différentes confessions chrétiennes de préserver leur propre unité, constituent
autant d'obstacles propres à décourager les meilleures volontés oecuméniques.
Sans compter qu'à bien des égards, cette mauvaise conjoncture ne fait que
cacher des difficultés autrement plus redoutables : après un siècle de
dialogues au cours desquels les Eglises se sont le plus souvent limitées à
dresser l'inventaire de leurs divergences, les dossiers qui se présentent à elles
aujourd'hui s'avèrent d'une rare complexité. À l'évidence, Ies questions
touchant aux sacrements, aux ministères, à la nature et à la fonction de
l'Eglise risquent de rester longtemps encore sans réponses communes.
Que l'on ne s'y trompe pourtant pas: ce constat n'est désespérant qu'en apparence. Il est, en effet, un postulat oecuménique qui veut que - selon l'expression de Marc Boegner - ces murailles "ne montent pas jusqu'au ciel". Comme si, par mauvaise conscience, les Eglises avaient hésité, puis finalement renoncé, à poser la dernière pierre qui eût définitivement caché la petite lueur témoignant que, de l'autre côté, on s'éclairait au même Évangile. La marge de manoeuvre était donc étroite. Elle n'a pas empêché la signature de la déclaration commune entre luthériens et catholiques. N'en déplaise aux rabat-joie du, " théologiquement correct" ambiant, elle repose sur une idée simple: le dialogue est plus fructueux que l'isolement et le retour à la niche identitaire.
Certes, on est en droit de penser que le texte de l'accord n'est pas d'une lecture enthousiasmante au point de se trouver pris d'une passion soudaine pour la question de la foi et des oeuvres. Que le souci de parvenir à un accord a pu pousser les deux parties à fermer Ies yeux sur quelques concessions mineures ou franchement dépassées. On peut convenir, aussi, que la problématique de la déclaration d'Augsbourg reste liée à la pensée conceptuelle du XVIe siècle et, de ce fait, passe en partie à côté de l'actualité du débat. De tout cela, ses rédacteurs sont les premiers convaincus: cette première déclaration commune n'est que Ie fruit imparfait d'un long dialogue qui ne fait que commencer. Raison de plus pour en apprécier la portée: ouvrir d'autres débats, même - et surtout! - si l'on sait d'avance qu'ils se heurteront à de nouveaux obstacles, voire à des contradictions inattendues.
De la même façon, il faut se réjouir des différents accords signés (ou en voie de
l'être) entre luthériens et anglicans en Europe et aux États-Unis, entre
anglicans, luthériens et réformés en France et en Allemagne, entre catholiques,
orthodoxes et chrétiens orientaux (Arméniens, Assyriens, etc.). Autant
d'accords (I) et de dialogues qui ne prennent leur véritable sens que dans un
idéal oecuménique bien compris : oeuvrer à la concorde entre les peuples et les
nations de notre oikoumene, notre "Terre habitée". Tel est le pari du
mouvement oecuménique : la qualité du dialogue théologique n'est pas sans
rapport, avec la qualité des relations que l'on souhaite entre les communautés
humaines en proie aux lourds contentieux de leurs différences politiques,
religieuses et culturelles.
Aussi curieux que cela puisse paraître aujourd'hui, la justification par la foi a
été, jadis, au centre d'une querelle dont on sait qu'elle n'a pas été sans
conséquences dramatiques sur la paix en Europe. Qu'elle ne soit plus maintenant
un motif de conflit et d'incompréhension entre deux Églises n'est pas un
résultat aussi anodin qu'il en a l'air.
(La Croix - lundi 24 janvier 2000)
(1) Ces accords sont souvent désignés par le nom du lieu où ils ont été signés:
Leuenberg, Meissen, Porvoo, Reuilly etc.
Le Synode général de l'Église d'Angleterre (anglicane) a entériné à son tour, le 17 novembre dernier, la "déclaration de Reuilly" par laquelle les anglicans britanniques et les principaux courants protestants français (luthériens et réformés) établissent la pleine reconnaissance mutuelle entre leurs Églises: " Nous reconnaissons nos Églises respectives comme appartenant à l'Église de Jésus-Christ une, sainte, catholique et apostolique, et participant authentiquement à la mission apostolique du Peuple de Dieu tout entier (1)".
Cet accord prévoit l'accueil des fidèles, de part et d'autre, "à la célébration et
à la réception de la Cène du Seigneur".
Depuis quelques années, des accords similaires établissement la communion entre
anglicans, méthodistes et protestants allemands, d'une part, et luthériens
d'Europe du Nord et de la Baltique. d'autre part (accords de Meissen et de
Porvoo).
Les Églises protestantes retrouvent ainsi entre elles "l'unité tant désirée à la
Table du Seigneur" dont parlait récemment Jean-Paul II au président de la
Fédération luthérienne mondiale, mais que l'accord catholique-luthérien sur la
justification ne laisse toujours pas entrevoir (lire La Croix du 29 x 99).
Séparées entre elles pour des raisons souvent simplement historiques, et non à la suite
de ruptures (comme dans leur division d'avec Rome), les Églises protestantes
concernées se déclarent en communion sur la base de leur accord fondamental
dans la foi, de leur compréhension commune de la nature et de la raison d'être
de l'Église, et de leur convergence sur l'apostolicité de l'Église et le
ministère.
La question du ministère fait obstacle à l'établissement de l'unité plénière - les
anglicans, par exemple, tenant à la succession épiscopale, non indispensable
aux yeux des protestants français, et les réformés admettant même (dans des cas
précis) la présidence de l'eucharistie par des laïcs simplement "mandatés".
Mais le rapprochement dans la foi qui fonde la communion sait se formuler en toute clarté. "Nous reconnaissons que, dans toutes nos Églises, la Parole de Dieu est prêchée authentiquement et que les sacrements du baptême et de l'eucharistie sont fidèlement administrés. Nous acceptons l'autorité des Écritures canoniques de l'Ancien et du Nouveau Testament. Nous lisons l'Écriture liturgiquement au cours de l'année ecclésiastique. Nous croyons que, par l'Évangile, Dieu offre la vie éternelle à toute l'humanité et que les Écritures contiennent tout ce qui est nécessaire au salut."
La communion ne va pas sans la reconnaissance mutuelle des ministères. Tous s'accordent pour dire: "Nous reconnaissons qu'une vigilance pastorale personnelle, collégiale et communautaire (épiscopè) est incarnée et exercée dans toutes nos Églises dans des formes variées, comme un signe visible qui exprime et sert l'unité de l'Église et la continuité dans la vie, la mission et le ministère apostoliques." C'est la continuité de l'Église dans Ie témoignage apostolique rendu à Jésus-Christ, qui fonde la validité du ministère. La fidélité à la mission des Apôtres se manifeste dans la successsio fidelium (succession des croyants) à travers les âges.
On souhaite l'établissement d'"une direction unique de l'Église donnée à travers un ministère de vigilance exercé en commun" et qui "confère à la communion la visibilité requise", en attendant le plein partage du ministère des évêques d'Églises distinctes pratiqué par les anglicans et les Scandinaves. Les partenaires de l'accord de Reuilly admettent que les pasteurs des différentes traditions ne seront pas interchangeables, tant qu'il n'y aura pas entière convergence sur la nécessité de l'épiscopat. Si, de l'avis même des anglicans, "une continuité dans la foi, le culte et la mission apostolique a été préservée dans les Églises qui n'ont pas retenu la succession épiscopale historique", la pleine unité visible suppose d'autres avancées de la communion.
La communion n'est pas l'unité. Entre protestants, l’unité n'est pas à rétablir.
Le Seigneur appelle à une communion qui rende toujours plus visible cette note
de l'Église, en vue du témoignage et du service. L'option protestante est à
coup sûr une leçon d'avenir. chercher, par le progrès de la communion et dans
la fidélité de l'Église à la mission des apôtres, Janvier 2000) à rendre
visible l'unité qui nous est donnée.
(La Croix – lundi 24 janvier 2000)
(1) Lire (Oecuménisme Informations n° 297 juillet-septembre 1999) et Affirmation commune
oie Reuilly. Appelés à témoigner et à servir (Les Bergers et les Mages, 1999).
Nous rêvons d’une Eglise où les femmes prendront un rôle de guide pour créer
un monde sans racisme. Nous rêvons d'un monde où la lutte contre le racisme
serait une priorité et serait construit sur un modèle de partage des pouvoirs;
un monde Où tous les talents et compétences seraient utilisés et où le pouvoir
viendrait d’une coopération entre les personnes. L'on parlerait de pouvoir partagé
et non de "pouvoir sur".
Nous offrons ces propositions comme plans d’actions pour les mouvements et groupes
de femmes au sein des Eglises. et nous les pressons de mettre en oeuvre ces
propositions selon qu'elles sont appropriées ou non à leur contexte.
AUX MOUVEMENTS ET GROUPES DE FEMMES DES EGLISES NOUS PROPOSONS :
Traduction du texte voté en anglais assurée par Isabelle Marc-Bousquet. Original
disponible au COE. département Lutte contre le racisme.
(Isabelle Marc-Bousquet)
Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org/fpf/