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Extraits du BIP 1490 du 1er au 15 février 2000

 


Sommaire

Vie de la fédération
Vie des églises
Oeuvres et mouvements
Oecuménisme
Inter religieux
International
Brèves
Justice et Aumônerie des Prisons (DES RATS ET DES HOMMES)
FÉDÉRATION PROTESTANTE DE L'ENSEIGNEMENT (Violence à l'école)
Face à l'évolution politique en Autriche, déclaration du Bureau du Conseil oecuménique des Eglises
Déclaration du Synode général des Eglises protestantes à propos de la xénophobie et du racisme
Éthique et publicité : Campagne Benetton contre la peine de mort aux USA
Session du Conseil national de l'Eglise réformée de France
EGLISE RÉFORMÉE DE FRANCE : POSTES VACANTS au 01.07.2000


Vie de la fédération

Justice-Aumônerie des Prisons

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Les aumôniers protestants, qui vivent au quotidien la rencontre avec les détenus dans leur cellule et suivent leur histoire parfois pendant de longues années, ont réagi aux récentes polémiques suscitées par la publication du livre de Véronique Vasseur, médecin-chef à la Maison d'Arrêt de Paris-La Santé.
(cf. doc. p. 8)

Service radio de la FPF

Carême 2000 : Sept paroles de vie

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Comment dire la grâce ? Comment parler de ce qui est par nature illogique ? La grâce ne peut pas s'expliquer, mais elle peut se raconter. Pour dire la grâce, nous avons écrit sept narrations qui font intervenir à Jérusalem sept personnages bibliques qui entendent les sept paroles du Christ à la croix. Un soldat, un brigand, un disciple, un officier. une étrangère. un religieux et une autre femme se retrouvent au Golgotha. Qu'entendent-ils ? Que disent-ils ? Notre sentiment est que le procédé narratif est particulièrement pertinent pour parler de la croix. En la racontant nous restons dans le domaine de l'interprétation, mais nous lui laissons de l'espace pour dépasser nos paroles.
Pour ces sept narrations, nous avons fait appel aux comédiens de la troupe Sketch up. Elles sont suivies de méditations qui veulent actualiser la théologie de la croix autour des thèmes du pardon et de la conversion, de l'absence et de la persévérance, de la quête de Dieu et de l'accomplissement des Écritures.
(Antoine Nouis)

Sept samedis, à 18 h sur France-Culture

11 mars : Festus le soldat, le choc du pardon.

Père pardonne-leur car ils ne savent ce qu'ils font.
(Lc 23-34)
18 mars : Jonathan le patriote, le courage de la conversion. Tu seras aujourd’hui avec moi dans le paradis.
(Lc 23.42-431)
25 mars : Jean le disciple, la persévérance de l'amour. Femme, voilà ton fils - voilà ta mère. (Jn 19. 25-27) 1er avril : Claudius le centurion, le cri de l'absence. Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? (Mc 15.34) 8 avril : Nérée la Samaritaine, la brûlure de la soif. J'ai soif.! (Jn l9.28) 15 avril : Nicodème le pharisien, l'accomplissement des Écritures. Tout est accompli. (Jn 19--10) 22 avril. Marie de Béthanie, la parole de la Croix. Père je remets mon esprit entre tes mains. (Lc 23.46)

CEEEFE : de Los Angeles à Washington

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(Yves Gounelle)


Vie des églises

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Mission populaire - Autriche : résistance et vigilance !

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"A l'heure où, en Autriche. une cohabitation gouvernementale porte au pouvoir l'extrême droite et la droite conservatrice, la Mission Populaire à l'initiative du Fraternité de Grenelle, fait appel aux instances de l'Eglise réformée de France et de la Fédération protestante de France pour leur demander d'adresser un message de solidarité, dans1' la résistance au néo-nazisme, aux Eglises chrétiennes d'Autriche. La Mission populaire demande respectueusement aux institutions et aux personnes d'exercer dès maintenant la vigilance la plus aiguë devant le danger que constitue l' exemple d'un pays où les enfants risquent d'être bientôt instruits dans des valeurs qui voilà une soixantaine d'années ont déjà engendré la haine et fait le malheur de l'Europe."
(cf. rubrique International et doc. p. 10)

ERF : Conseil national

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Le Conseil national de l'Eglise réformée de France (ERF) s'est réuni fin janvier. A l'ordre du jour, l'évaluation de l' Institut protestant de théologie (IPT) avec le Conseil exécutif de l'Eglise évangélique luthérienne de France; la préparation du Synode national à Lyon, début juin, sur le thème "Eglise et enseignement théologique : perspectives pour I'IPT. la rencontre avec la Commission Couple, Famille, Société et... la conjoncture. (cf. doc. p. 12).
Les postes vacants au 01 /07 sont répertoriés ici.

 

"Protestants" . une nouvelle exposition pour témoigner et dialoguer

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L'Eglise réformée de France (ERF) s'est lancée dans une présentation du protestantisme en évitant les pièges du "trop de texte" et "trop historique". C'est un protestantisme contemporain et actif, décliné en 10 thèmes : "Une protestation vivante"; "La Bible un point c'est tout"; "Habiter la diversité"; "Le courage d'être seule"; "Une minorité pour les autres"; "Libre laïcité"; "Croire, c'est penser; "Responsables";"Réhabiliter la parole"; "Rien à prouver".
Composée de 21 panneaux en couleurs de 65 x 92 cm, cette exposition est idéale pour amorcer le dialogue. Elle a été pensée par les coordinations de I'ERF, dans le cadre de "Débat 2000-2000 débats", pour accompagner le témoignage des protestants dans l'espace publie et exprimer la foi qui les anime. Les convictions et les engagements des protestants sont proposés là, non comme des revendications identitaires mais comme des invitations à la rencontre et au débat. Les divers aspects du protestantisme : histoire, actualité, mouvements et personnalités, réalisations et projets... sont mis en valeur par une iconographie et un graphisme attrayants. On peut même l'utiliser à géographie variable, suivant le public, le thème d'une conférence, d'une catéchèse... Un livret d'accompagnement reproductible reprend les textes de l'exposition de manière plus complète, citant les sources, les biographies et pistes de recherche.
Disponible début avril, cette exposition coûte 800 FF. en souscription .jusqu'au 16 juin, ensuite 1200 FF.
A mettre dans tous les lieux. luthériens, réformés. évangéliques, pentecôtistes... catholiques et laïcs car elle est conçue pour tous les yeux : croyants ou non.
Commandes :
Christine Villard- Coordinations ERF - Expo "Protestants" 47, rue de Clichy - 75311 Paris cedex 09- Tél. : 0148 7490 92 Site Internet : http://www.protestants.org/erf

Eglises baptistes : la SHDBF une nouvelle société d'histoire protestante :

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Une Société d'Histoire et de Documentation du Baptisme (cf. B 1486) vient d'être créée. Pourquoi n'ont-ils pas utilisé une structure déjà existante ? Du fait de leur culture congrégationaliste (autonomie des assemblées locales), leurs sources historiques sont dispersées. Une société baptiste, en relation de confiance avec les Eglises locales (de la Fédération baptiste, de l'Association baptiste et des Eglises de tradition plus indépendante ex. Tabernacle) était nécessaire pour collecter efficacement l'immense documentation. 28 représentants des diverses sensibilités baptistes en France étaient présents lors de son Assemblée générale.
La SHDBF entend contribuer (article 2 de ses statuts) à "la conservation de la mémoire et de l'activité du mouvement baptiste", à "l'expression de son identité", à "l'enrichissement de sa culture", et à "l'enracinement de sa foi". Elle affiche donc deux orientations partiellement différentes : la recherche historique et la mémoire interne. Elle va procéder à un travail de collecte et de conservation systématique de toutes les ressources archivistiques qui concerne l'histoire baptiste en France. Elle souhaite favoriser les publications historiques, les débats et rencontres sur le passé baptiste, en liaison avec les structures existantes. Ce souci, rappelé notamment par J. Buchold, implique naturellement des relations de confiance avec la Société d'Histoire du protestantisme français, le Centre protestant d'étude et de documentation et l'Association française d'histoire anabaptiste mennonite. Il est souhaité que la constitution d'une dynamique de recherche et de réflexion sur l'histoire baptiste donne des idées à d'autres sensibilités protestantes.
La SHDBF, est principalement le fruit, dans sa forme actuelle, du travail de longue haleine entrepris par Michel Thobois (de la FEEB). Un hommage tout particulier lui a été rendu, alors qu'il lutte contre une grave maladie. Cette dernière l'a nommé, à l'unanimité, président d'honneur. La SHDBF dispose de statut, d'un règlement intérieur et d'un petit budget (cotisation annuelle : 50 F) et d'un conseil composé de 7 représentants nommés par les membres fondateurs et de six autres délégués. Le président est J.-E. Blocher, le vice-président F. Thobois, le trésorier J.-P. Dunand et la secrétaire C. Appéré.
(Sébastien Fath)


Oeuvres et mouvements

Fédération de l'Entraide : Groupe de réflexion Sanitaire des 35 heures à la mise en réseau

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Le Groupe de réflexion sanitaire de l'Entraide protestante ne s'était pas réuni depuis un an. Un large tour de table centre sur l'actualité de chaque établissement a permis, le 12 janvier, de mesurer les contraintes qui pèsent aujourd'hui sur le sanitaire et aussi, à moyen terme, sur le médico-social; en particulier en matière de régionalisation et de réductions de temps de travail.
La régionalisation du secteur laisse apparaître des disparités. les politiques de santé sont organisées par les agences régionales d'hospitalisation (ARH) à partir des schémas régionaux; les relations avec ces organismes et les perspectives avec ces organismes de poursuite de l'activité sanitaire sont très différentes suivant les régions. Le dossier de l'aménagement de la réduction du temps du travail est très difficile, dès qu'on se cale sur l'avenant Fehap (surcoût aberrant, opposabilité sur l'agrément de l'accord jugé hors-champ) alors que l'accord de branche Unifed laisse plus de marge de manoeuvre. La Fédération de l'Entraide protestante a abordé le dossier de manière éclatée. Les points de vue des associations et fondations n'ont pas été confrontés au sein du GRS, au moment voulu, en particulier sur les présupposés humanistes, juridiques, pratiques, sur les objectifs et les moyens de ce dossier.
Les mises en réseaux s'avèrent donc être un élément stratégique fondamental pour l'avenir à moyen terme. Des regroupements, des transferts sont parfois déjà en cours (ex. à Lyon), avec la bénédiction de I'ARH. En fait : la mono-spécialisation d'un établissement le fragilise. Le Groupe de réflexion sanitaire s'inquiète. Certaines disciplines semblent oubliées : psychiatrie, médecine interne, obstétrique, pédiatrie. La notion de santé publique disparaissant là, au profit de la loi du marché sans souci éthique. La libéralisation croissante du secteur de la santé. considéré de plus en plus comme un bien marchand. fait que l'on va vers le "moins-disant" et l’ambulatoire léger.
La prochaine rencontre du GRS se tiendra le 17 mars 2000 sur le thème de la coopération, du regroupement en réseau, au moment où certains établissements se voient contraints de mettre un terme à leur activité de court séjour en médecine, chirurgie et obstétrique.

Lutter contre la violence par la motivation : une des pistes de réflexion des enseignants protestants

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Le prochain congrès de la Fédération protestante de l'Enseignement (FPE) qui réunit des enseignants protestants exerçant dans l'enseignement public - se tiendra du 16 au 21 juillet 2000 sur le thème "Du zappeur à l'acteur-éveiller et s'éveiller à la motivation". Aider l'enfant à devenir acteur de sa vie, et non à la subir, est une des nombreuses pistes pour lutter en profondeur contre la violence.
La Fédération protestante de l'enseignement, qui avait organisé en 1997 un congrès sur le thème de la violence, nous livre, aujourd'hui, ses réflexions sur le nouveau plan du ministre de l'Education, M. Claude Allègre.
Dans ce document, la FPE insiste sur "l'importance de dire la loi, la même pour tous" et "souhaite que l'opinion publique ne transforme pas la grande fermeté exprimée par le ministre en demande répressive". Elle appelle "à la cohérence et à la cohésion du monde des adultes de tous les milieux pour gagner la campagne de lutte contre la violence." (cf. doc. p. 9) FPE- 47, rue de Clichy - 75311 Paris cedex 09


Oecuménisme

Alliance biblique et Jubilé

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L'Alliance biblique universelle a participé à un recueil de textes bibliques destinés aux pèlerins qui se rendront à Rome dans le cadre du Jubilé. Intitulé "Je reviendrai vers le Père", disponible en six langues, il a été tiré à 2,5 millions d'exemplaires.

Charta oecumenica à l'étude à Strasbourg

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Les directions des diocèses catholiques de Strasbourg et de Metz et des Eglises protestantes d'Alsace et de Moselle ont tenu leur rencontre annuelle le 24 janvier 2000 à Strasbourg. A l'ordre du jour : l'avant-projet de charte oecuménique des Eglises d'Europe, l'aumônerie en milieu hospitalier et le rassemblement oecuménique et transfrontalier des Eglises à Strasbourg le 12 juin 2000.
Le Conseil des Conférences Épiscopales d'Europe (catholiques) et la Conférence des Eglises européennes (regroupant anglicans, orthodoxes et protestants) ont répondu à l'un des voeux du Rassemblement oecuménique de Graz (1997) : doter les Eglises européennes d'une "charte des droits et devoirs fondamentaux" des Eglises. Cette charte de bonne conduite réciproque fait notamment écho aux préoccupations des Eglises orthodoxes des pays de l'Est : établir une distinction entre prosélytisme et témoignage chrétien. L'avant-projet de "charta oecumenica" pour la coopération des Eglises en Europe a été communiqué aux Eglises. Leurs réactions sont attendues avant septembre 2000. Les directions des Eglises catholiques et protestantes d'Alsace et de Moselle ont étudié cet avant-projet. Elles ont souligné que le phénomène de sécularisation peut paraître déstabilisant pour des Eglises orthodoxes des pays de l'Europe de l'Est, confrontées pendant longtemps à des régimes politiques totalitaires.
Les effets positifs de cette sécularisation ont été perçus dans les pays occidentaux : laïcité, pluralisme religieux, dialogue critique avec les pouvoirs politiques... Les directions des Eglises d'Alsace et de Moselle, en présence de délégués des communautés orthodoxe et anglicane de la région, ont souhaité des infléchissements au contenu du projet de charte. Elles ont regretté la faible référence à la Bible, l'absence de mention de l'accomplissement de la communion d'Eglises dans la communion eucharistique, la réduction de l'éthique aux questions liées à la sexualité. Il a été remarqué qu'une telle charte est difficile à rédiger, étant données les avancées très diverses des Eglises dans le domaine oecuménique.
Lors de cette rencontre, une commission qui avait été chargée d'explorer les possibilités de créer des aumôneries oecuméniques en milieu hospitalier a rendu compte de ses travaux. Un échange d'informations a porté sur la rencontre oecuménique et transfrontalière qui réunira les chrétiens du "grand Est" et des deux rives du Rhin, le lundi de Pentecôte, 12 juin 2000 à Strasbourg. Le thème de cette rencontre populaire, "Avec le Christ franchir les frontières", traduit la volonté des Eglises d’oeuvrer ensemble pour une Europe des hommes, fraternelle et juste.
(RG)

Première visite de Mgr Kasper au COE

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"Le mouvement oecuménique compte parmi les signes lumineux du siècle écoulé" a déclaré Mgr Walter Kasper, nouveau Secrétaire du Conseil pontifical pour l'Unité des chrétiens, en conclusion de sa première visite au Conseil oecuménique des Eglises (COE) à Genève. "Beaucoup de progrès ont été réalisés ces dernières décennies et dans ce contexte, le travail de la Commission de foi et constitution est central".
La question du baptême figure parmi les thèmes importants à I'ordre du jour de la collaboration entre l'Eglise catholique romaine et le COE. Il sera abordé, en particulier, par le Groupe mixte de travail qui se réunira pour la première fois dans sa nouvelle composition en mai prochain à Beyrouth, Liban. "Il s'agira de se demander dans quelle mesure la signification du baptême en tant que fondement sacramentel de l'unité des chrétiens pourrait être exprimée plus nettement dans la liturgie", a souligné l'évêque Kasper qui a ajouté : "La question est de savoir comment nous pouvons célébrer ensemble notre foi chrétienne commune."
Il a également distingué la justification comme un autre défi oecuménique. "Cette question est fondamentale non seulement pour les luthériens, mais aussi pour toutes les Eglises issues de la Réforme. Il importe maintenant d'examiner dans quelle mesure on pourrait étendre à d'autres Eglises issues de la Réforme le consensus différencié réalisé avec les luthériens, et élargir la base du consensus."


Interreligieux

Bouddhisme, les clefs du succès

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Un sondage, paru en décembre 1999 dans Psychologies, indique que 5 millions de Français se sentent aujourd'hui proches du bouddhisme qui, parmi toutes les religions, obtient aussi la meilleure image auprès des jeunes français.
Frédéric Lenoir, sociologue à I'EHESS, publie deux ouvrages La rencontre du Bouddhisme et de l'Occident et Le Bouddhisme en France dans lesquels il analyse les raisons du succès du bouddhisme. Il les relativise aussi car il connaît les limites des chiffres. Si l'Union bouddhiste de France rassemble 600 000 bouddhistes en France dont l50 000 français, 12 000 français seulement s'engageraient pleinement.
Frédéric Lenoir a mené une enquête auprès de 903 "pratiquants" afin de cerner pourquoi ils s'intéressent au bouddhisme, leur itinéraire spirituel et leur attitude vis-à-vis de leur ancienne confession. Il constate que plus de trois-quarts d'entre eux ont reçu une éducation religieuse catholique romaine qui n'a pas comblé leur quête spirituelle.
Pour les 5 millions de sympathisants, le bouddhisme a une image de modernité : liberté de suivre sa voie spirituelle, religion fondée sur l'expérience et la raison spirituelle plus que sur la dogmatique, efficacité de la pratique qui a des implications concrètes dans la vie quotidienne : tolérance, compassion, sagesse, non-violence, absence de discours normatif...
Dans La rencontre du bouddhisme et de l'Occident, Frédéric Lenoir écrit : "Le phénomène de conversion au bouddhisme révèle donc de cruelles lacunes des religions traditionnelles d'occident à commencer par le christianisme qui avant même l'avènement de la modernité avait déjà perdu les clefs de l' initiation spirituelle et de la vie contemplative au profit d'un développement de la dévotion sentimentale et d'une rigidité dogmatique, du côté catholique; d'une rationalisation et d'une suprématie de l'éthique du côté protestant".
La question est de savoir si le bouddhisme a quelque chose d'important à dire au monde d'aujourd'hui sur la statut de la personne humaine et sur la manière dont l'homme vit en société ? Extraits d'un article de Dennis Cira (La Croix/3 février 2000) directeur adjoint de l'Institut de science et de théologie des religions à la Calho à Pari?s, auteur d’un livre paru en février ."Le bouddhisme à l'usage de mes filles" chez Seuil.

La Réunion : Les religions pour une île fraternelle

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Ils sont catholiques, protestants, hindous, musulmans et baha'ï. Ils appartiennent aux groupes inter religieux de La Réunion. Dépassant leurs différences confessionnelles ils ont décidé de signer un manifeste pour que s'instaure un véritable dialogue spirituel.

MANIFESTE POUR UN DIALOGUE SPIRITUEL
"Nous croyons que tous les hommes et toutes les femmes sont habités par la Lumière de Dieu. Par-delà nos voies spirituelles différentes, nous sommes appelés à nous rencontrer, nous comprendre et nous aimer pour bâtir une société et un monde fraternels.
Au seuil du prochain millénaire, grâce à nos richesses religieuses et culturelles différentes. nous sommes convaincus que le temps est advenu d'un dialogue authentique, respectueux et serein au sein de notre communauté réunionnaise.
Ainsi enracinés dans les fidélités respectives à nos traditions et à nos croyances, ouverts aux autres, nous vivons notre diversité religieuse dans un équilibre harmonieux pour la recherche et le partage de valeurs communes.
Nous appelons nos compatriotes, hommes et femmes de bonne volonté, à partager notre dynamique d'espérance pour construire une société réunionnaise dans le dialogue, la responsabilité, et la fraternité :
"Ensemble, devenons des artisans de Paix." Parmi les signataires :
Pasteur Yves Chambaud (CEEEFE); Mgr Gilbert Aubry, Evêque; Swami Advayananda, hindou; Mawblana Mahmood Atchia, Imam; Elija Baichoo, Baha'ï.

Liban : pour un dialogue de vie

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A l'initiative du pasteur Robert Sarkissian, pasteur de l'Eglise protestante au Liban (CEEEFE), le culte oecuménique pour l'Unité des chrétiens, célébré à l'Eglise protestante française de Beyrouth, s'est transformé en rencontre inter religieuse au cours de laquelle les membres du Comité national pour le dialogue islamo-chrétien ont apporté leur message d'union et de soutien. L'assistance, déjà habituellement très variée, représentait en ce 23 janvier 2000, le vrai visage du Liban.
"Mettons plus d'amour dans notre action, plus de solidarité et d'acceptation de nos différences et tournons-nous vers Dieu, musulmans et chrétiens, pour affronter ensemble avec sérénité la mission qu'il nous a confiée au Liban, messagers au monde de la vie commune islamo-chrétienne" a conclu M. Chébab, Secrétaire général du Comité.
"Le dialogue est la raison d'être du Liban" devait affirmer M. Séoud el Maoula, représentant du Conseil supérieur chiite. "Sans cet être ensemble islamo-chrétien, le Liban perd de sa saveur" a poursuivi M. El Maoula. "Ce n'est pas du dialogue théologique qu'il s'agit, mais du dialogue de vie. Chacun de nous est appelé à questionner ses Livres saints, pour bâtir une vie commune à partir de ses convictions religieuses."


International

Oecuménisme autrichien : "Résister au poison du racisme et de l'intolérance"

[Retour au sommaire] Vienne, le 31.01.00 : Le Bureau du Conseil oecuménique des Eglises dont l'Eglise catholique romaine est membre (n.d.tr.) - a pris position "Face au développement politique actuel en Autriche et devant les décisions inspirées par la xénophobie". Les représentants des Eglises chrétiennes rappellent les principes déjà affirmés en novembre 1999 : que "chaque homme a - indépendamment de sa religion et de sa nationalité - les mêmes droits" et "le devoir de résistance au "poison du racisme et de l'intolérance" ainsi que le refus de la peur devant l'étranger, afin que puisse naître une "société juste, humaine et tournée vers l'avenir". Les Eglises protestantes en Autriche avaient déjà eu l'occasion de protester avec force contre les discours xénophobes et racistes distillés lors de la campagne électorale.
(Yo Ludwig) (cf. doc. p. 10)
A l'initiative du Foyer de Grenelle -Paris 15e- la Mission populaire évangélique de France lance un appel à la vigilance.


Brèves

Benetton et la peine de mort
Un petit pull et puis sans va ?

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Nous avons demandé à Jérôme Cottin, pasteur de l'Eglise réformée de France - coauteur avec Rémi Walbaum de Dieu et la Pub, paru chez Labor et Fides - de réagir à la nouvelle campagne de publicité de la marque de vêtement italienne Benetton qui a pour objet la peine de mort aux États-Unis (cf. doc. p. 11).

Méditer sur ses péchés via Internet

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Lancé le 20 janvier, par une radio chrétienne de Londres, http://www.theconfessor.co.uk a déjà été consulté par 60 000 visiteurs en 15 jours. Il leur est proposé de réfléchir à leurs péchés après avoir lu des versets bibliques sur l'écran. Ils peuvent aussi écrire leurs péchés, mais aucune interactivité n'est prévue.
Cette radio produit déjà un programme Lifeline. Plus de 1 000 personnes s'y confient chaque semaine.

Battues, elles se mobilisent

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Selon les statistiques officielles de Côte d'Ivoire, 70 % des femmes mariées vivant à Abidjan ont été victimes de violences conjugales.
Dans l'Ouest du pays, le taux de femmes battues s'élèverait à 33 %. Or, l'État ivoirien n'intervient que lorsqu'une femme a été brûlée vive, blessée ou torturée par son époux.
Les femmes se sont donc mobilisées. Elles ont recueilli 8 000 signatures à travers le pays pour faire pression sur le gouvernement, mais depuis, il y a eu le coup d'État ! L'OMS estime que depuis 1990, plus de deux millions de femmes sont mortes dans le monde suite à des violences.

Justice et Aumônerie des Prisons

DES RATS ET DES HOMMES

par Brice Deymié, Jacques Gosselin et Olivier Mues,
aumôniers protestants de la Maison d'Arrêt de la Santé.

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"Punir c'est la chose la plus difficile qui soit. La peine est toujours un défi, un pari".
Le cadre de la détention est important, il donne le ton de la prison mais ne fait pas toute la prison. il faut s’interroger et s'interroger à nouveau sur le sens que l'on donne à cette détention. Derrière les hauts murs de la prison de la Santé à Paris, il y a 1 200 détenus mais surtout 1 200 individualités, chacun porte une histoire différente, une culpabilité, des angoisses, des espérances différentes. Certains ne passeront que six mois derrière les murs d'autres partent pour de longues années. Certains sont seuls dans l'existence, d'autres ont une famille, quelqu'un qui les attend et pense à eux à l'extérieur. Le moment du courrier est une joie pour certains, un serrement de coeur pour d'autres. Malheureusement l'ouverture des prisons à la presse n'a pas permis de les rencontrer, ils étaient pourtant là derrière leur porte. On nous a montré des cellules vides, des couloirs vides, des douches vides comme si le bâtiment suffisait à dire la prison, sorte d'appartement témoin qui attendait ses locataires, sans âme, sans vie. Pourquoi légender les photos des cellules en disant "là s'entassent trois ou quatre hommes" ? Ils ne s'entassent pas mais doivent vivre là, organiser l'espace, organiser la promiscuité, partager leur histoire et éviter l'ascendance de l'un sur l'autre, partager parfois le supplément de nourriture acheté en "cantine", partager la télévision cette petite lucarne indispensable et dérisoire sur le monde qui reste dans la plupart des cellules constamment allumée comme un échappatoire possible, pour ne pas être constamment face à face avec les autres détenus. L'homme détenu n'est pas quelqu'un de fragmenté qui aurait son estomac d'un côté, ses maladies de l'autre, son âme encore ailleurs, il est une totalité, un être humain qui veut le rester envers et contre tous. La prison n'est rien d'autre qu'une société en minuscule, les mêmes lâchetés, la même violence, les mêmes drames, les mêmes élans y ont cours à la différence qu'ici il faut gérer la relation dans un espace terriblement clos et réduit avec des hommes qui n'ont pas choisi d'être ensemble.

Peut-on encore en un temps donné, et avec des moyens... limités, faire en sorte qu'un délinquant puisse, s'il le souhaite, se réengager dans la vie collective sans qu'il recourt de nouveau à l'illégalisme ?
Parmi toutes les contraintes possibles par lesquels on peut punir un délinquant, notre système privilégie la prison. Ne peut-on en prévoir d'autres comme cela se fait timidement avec les services d'utilité collective, des travaux, la privation de certains droits. etc. ?

Mais demander à la prison de "réinsérer" un détenu en le désinsérant par la prison est un pari quasi intenable. Telles sont les questions posées par Michel Foucault dans Surveiller et punir déjà dans les années... 70.

Ce sont ces questions que l'on voudrait voir traiter dans les médias et que les pouvoirs civils ont à débattre plutôt que de parler des rats qui continuent de toute façon de profiter de leur liberté dans les fossés et les cours de la Santé. Ce sont les détenus eux-mêmes que l'on aimerait entendre s'exprimer sur la violence, physique et sexuelle, les haines, les clans, les mafias, les trafics et leurs caïds, les exclusions qui ne font que reproduire ce qui se passe tous les jours dans le monde... libre. Ce sont les "indigents", ceux qui n'ont pas de quoi "cantiner", même pas des paquets de pâtes et du riz pour améliorer l'ordinaire que nous voudrions entendre.

En tout cas c'est ce qu'on entend quotidiennement dans les visites dans les cellules et les rencontres d'aumônerie, ouvertes à tous, de la prison de la Santé. Et c'est cela qui est le plus facilement réalisable, non pas pour "adoucir" les détenus comme le souhaiterait l'administration pénitentiaire, mais pour que s'expriment les solitudes, les souffrances, les cris. les vies passées et à venir.

FÉDÉRATION PROTESTANTE DE L'ENSEIGNEMENT
Violence à l'école :
Pour une mobilisation de l'ensemble de la Société

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La société civile reparle de la violence à l'école et formule des propositions pour y faire face et l'enrayer. Le sujet n'est pas nouveau mais l'approche de ce sujet s'est modifiée : le ministre de l'Éducation appelle à une mobilisation de l'ensemble de la société et non plus seulement des acteurs de l'école.

Malgré colloques, groupes de réflexion, formations... les enseignants et les personnels de l'éducation se sentaient bien isolés jusqu'ici pour lutter contre la violence des jeunes, expression de leur propre mal être mais aussi du malaise de nombreux adultes. Car c'est à l'école, lieu de vie social des enfants et des adolescents, que s'expriment et éclatent les problèmes dont souffre la société dans son entier (et dont l'Enfant est la première victime) : repères multiples et contradictoires, individualisme excessif au détriment du collectif, zones de non-droit dans certains espaces des villes, non respect des règles, société à vitesses et langages différents, normes confuses ou individualisées (confusion entre légal et illégal, entre bien et mal), communication verbale difficile entre groupes sociaux, décalage entre les modèles culturels défendus par l'école (travail, effort, vivre ensemble, apprentissage de l'attente, tolérance à la frustration...) et ceux véhiculés par la société médiatico-économique que chacun met en pratique au quotidien (immédiateté, individualisme, refus de l'effort...).
Le ministre de l'Éducation a raison d'insister sur le lien indispensable entre école et famille, école et société.
L'éducation ne saurait être découpée en séquences indépendantes les unes des autre. s. La même loi doit être dite par tous et pour tous. Cette transmission d'une loi commune est fondamentale pour développer chez les enfants et les adolescents les sentiments de continuité, de sécurité, de justice si nécessaires à leur construction personnelle et sociale. L'école ne saurait être un lieu où on essaye d'imposer par la raison une loi quand tout autour règne une zone de non droit.
A l'inverse l'école ne peut être un lieu où régnerait l'impunité, l'arbitraire et où la loi de la République ne serait pas appliquée. Il est à souhaiter que l'opinion publique ne transforme pas la grande fermeté exprimée par le ministre en demande répressive; demande qui, poussée à l'extrême, pourrait conduire l'institution scolaire à se décharger des actes de violence commis à l'intérieur des établissements sur la police.
Les cours d'éducation civique et morale théoriques sont certes utiles, mais ils seront inefficaces sans une réflexion régulière et en profondeur, concernant toute la communauté éducative, sur le sens de la loi en vue de faire changer les comportements (comportements individuels, collectifs, institutionnels...) qui rendent difficile la vie ensemble.
Il est réjouissant que les IUFM proposent des formations pratiques aux enseignants pour leur permettre d'acquérir des savoir faire afin de gérer les conflits et la violence dans les établissements scolaires. Mais il serait illusoire de se décharger sur "les adultes relais" pour assurer le lien entre la ville et l'école, entre l'intérieur et l'extérieur car la campagne de lutte contre la violence ne pourra être gagnée sans la cohérence et la cohésion du monde des adultes, quels que soient les milieux.
Nous sommes interpellés par cette question. La Fédération Protestante de l'Enseignement (FPE) a en 1997 organisé son congrès annuel sur le thème de la violence. "Vaincre sa peur, être acteurs de paix, une éthique pour vivre ensemble" congrès organisé avec la Société des Écoles du Dimanche et l'Association pour l'Éveil à la Responsabilité à l'École (AÉRÉ). Les textes des interventions ont été publiés dans la revue de la FPE, "Foi et Éducation n° 99". La même année la FPE a organisé, avec les enseignants catholiques du réseau "Chrétiens - École laïque", un colloque à Evry en abordant la question de la violence sous l'angle de la citoyenneté : "Ensemble - Apprendre et Vivre - une école de la citoyenneté". La FPE poursuit sa réflexion sur la loi symbolique et cherche des leviers pour désamorcer la spirale de la violence. Elle invite à son prochain congrès qui se tiendra du 16 au 2l juillet 2000 en Côte D’Or sur le thème "Du zappeur à l’acteur-éveiller et s'éveiller à la motivation."
Aider l’enfant à devenir acteur de sa vie et non à la subir est une des nombreuses pistes pour lutter en profondeur contre la violence."

Pour tout renseignement - Fédération Protestante de l'Enseignement (FPE) 47, rue de Clichy - 75311 Paris cedex 09.
Tél. : 04 73 92 93 39 (Anne-Marie Boyer) ou O 1 39 60 02 31 (Edith Tartar Goddet).

Face à l'évolution politique en Autriche,
déclaration du Bureau du Conseil oecuménique des Eglises

9 novembre 1999
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  1. Toute femme, tout homme - indépendamment de son sexe. de sa religion et de sa nationalité - a la même dignité et les mêmes droits. Cette conviction fait partie du fondement de la foi chrétienne, de toute conception humaniste de l'homme et aussi de la déclaration des Droits de l'Homme.
  2. Il s’agit d'un mécanisme psychique bien connu "du transfert", lorsque des personnes projettent sur d'autres hommes et femmes les peurs qui pèsent constamment sur notre vie et font d'eux des "boucs émissaires". Ce mécanisme explique les refus et les préjugés, mais il produit l'injustice et ne résout aucun problème.
  3. Nous voulons une information complète et une discussion publique là, où - à cause de langues, cultures et religions étrangères se produisent des heurts et jaillissent des peurs. Nous sommes prêts à prendre l'initiative de rencontres et discussions, à nous efforcer d'écarter des malentendus et de rendre possible une meilleure vie commune.
  4. Cependant nous réfuterons avec force toute affirmation infondée, toute accusation globale et - encore davantage - toute discrimination religieuse et raciste et rappellerons aux personnes qui n'y renoncent pas, la portée de leur responsabilité.
  5. Nous demandons instamment à toutes nos concitoyennes et à tous nos concitoyens de résister au poison du racisme et à la peur devant l'Autre et l'Étranger et de faire tout ce qui est en leur pouvoir afin que nous puissions devenir une société juste, humaine et tournée vers l'avenir.

Déclaration du Synode général des Eglises protestantes
à propos de la xénophobie et du racisme

Innsbruck, novembre 1999.
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Aujourd'hui nous sommes consternés devant l'écho que ces discours ont suscité :
la criminalisation d'hommes et de femmes d'Afrique noire, le mépris de l'étranger.
Nous sommes terrifiés devant 1es attaques racistes contre des citoyennes et citoyens juifs et nous nous mettons sans réserve aux côtés des communautés et associations cultuelles juives de l'Autriche.

Notre foi en Jésus-Christ fondée sur l'Écriture Sainte est totalement inconciliable avec toute forme d'antisémitisme, de racisme et de discrimination de l'étranger.

Nous croyons.
Dieu a créé 1'homme à son image.
Quiconque remet en question la dignité de l'étranger, avilit l'image de Dieu et porte atteinte à sa propre dignité.
Il y va de notre foi.
Nous croyons.
Dieu lui-même est devenu homme dans le Juif Jésus.
C'est cela la Bonne Nouvelle pour nous.
Quiconque représente l'antisémitisme, empoisonne la Bonne Nouvelle Nous croyons.
Dieu nous met à côté des pauvres et des marginalisés.
Quiconque ne voit que le centre de la société et méprise celles et ceux de ses marges, s'oppose à Dieu.
Il y va de notre foi.

Ainsi les Eglises protestantes en Autriche ne peuvent faire autrement que de : s'opposer à toute forme de xénophobie et de racisme, en pensée, paroles et actes; protéger des hommes et des femmes réfugiés, de favoriser l'intégration, de combattre sans compromis pour les Droits de l'Homme; promouvoir un processus de prise de conscience, afin que la xénophobie et 1e racisme, réponses faciles aux problèmes complexes de notre temps, deviennent impossibles. Nous commençons en cela par nous-mêmes.

Éthique et publicité :
Campagne Benetton contre la peine de mort aux USA

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La nouvelle campagne mondiale de l'an 2000 de Benetton "We, on death row" (nous, sur les rails de la mort), que l’on peut voir sur les affiches de nos villes ou sur le site Internet de la firme italienne de vêtements, pose la question du rapport entre éthique et publicité. Et cela, d'une double manière : une entreprise commerciale a-t-elle moralement le droit d'utiliser des situations de détresse extrême (aujourd'hui des condamnés à mort; hier, des mourants du sida ou des guerriers bosniaques tués) pour faire vendre des pull-overs ? Et ensuite : est-ce le rôle d'une entreprise internationale et commerciale de se lancer dans des combats humanitaires, comme cette campagne contre la peine de mort aux USA qui s'intitule "Looking at death in the face ?"
Certes, on ne peut qu'être d'accord et finalement en sympathie avec cette cause que Benetton défend : on est bien sûr tous, à quelques extrémistes près, pour la vie et contre la peine de mort. L'explication de la campagne, piochée sur Internet (http://www.benetton.com), nous signale même que Benetton a travaillé avec une association de défense des criminels et avec des avocats compétents. On ne peut également que se réjouir du fait que Benetton ait été au-delà de ses clichés publicitaires qui montraient des personnes de toutes races et de toutes religions fraternisant et s'embrassant, pour se lancer dans un travail plus en profondeur, impliquant une militance, un combat. Peut-être même avons-nous là l'expression d'une évolution inévitable et finalement heureuse : des domaines autrefois différents, voire divergents se croiseraient et s'appuieraient l'un l'autre; une sorte de mécénat moderne, certes très médiatisé mais efficace.
On ne peut toutefois pas s'empêcher d'éprouver un malaise devant ces condamnés à mort dont les visages en gros plan donnent une plus-value éthique au célèbre logo vert "united colors of Benetton". Et on soupçonne encore une fois Benetton d'utiliser des sentiments humain extrêmes, les limites de la vie et la perspective de la mort pour engranger des bénéfices commerciaux et asseoir sa position de leader international. Il suffit de se promener dans le site Internet déjà mentionné : cette campagne d'opinion n'est qu'un élément au milieu de nombreuses autres informations exclusivement commerciales. Et puis les informations données sont trop simples, trop voyantes, trop évidentes : comme si elles avaient été formatées pour un public-cible, le plus large possible. Il n'y a pas de place pour le réflexion, le débat, la contestation, la transcription des concepts dans les cultures particulières (et souvent antagonistes) de notre planète. On Soupçonne alors que le thème même de la campagne, les condamnés à mort aux États-Unis, a été choisi en fonction d'intérêts commerciaux et de parts de marché à conquérir. Benetton mettrait-il autant d'argent à défendre des causes certainement plus urgentes en Asie, en Afrique. en Tchétchénie, mais dont les populations ne constituent à l'évidence pas les acheteurs potentiels de la marque de vêtements italiens ? Et puis Benetton ne court-circuite-t-il pas ainsi les nombreuses associations, les ONG qui, depuis toujours, militent pour les droits humains, mais avec infiniment moins d'argent ?Militer contre la peine de mort aux USA, certainement. Mais pas seuls et pas seulement cette cause. Militer avec d'autres, avec ceux qui sont sur le terrain et qui ne veulent pas ou ne peuvent pas apparaître sur des encarts publicitaires... à échelle mondiale. Les relations entre éthique et publicité ne seront jamais, contrairement à ce qu'affirme Benetton, de l'ordre de l'évidence.<

Jérôme Collin

Session du Conseil national
de l'Eglise réformée de France

Paris les 29-30 janvier 2000

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Le Conseil national de l'Eglise réformée de France s'est réuni sous la présidence du pasteur Michel Bertrand. L'aumônerie de cette session a été assurée par le professeur Jean-Daniel Causse,

  1. Rencontre avec le Conseil exécutif de l'Église évangélique luthérienne de France
    Le Conseil national et le Conseil exécutif, ont entendu Madame Élisabeth Bienvenue et le professeur Jean-Claude Deroche, au nom de l'équipe de rapporteurs devant le synode national. Ils ont fait le point des avis des synodes régionaux, où s'est globalement exprimé un accord sur les principaux objectifs de l'évaluation de l'Institut Protestant de Théologie, en rappelant la stabilisation de I'engagement financier de l'Eglise réformée de France pour une période de cinq ans qui permettra la mise en oeuvre de ces objectifs. Ils ont indiqué les points qu'ils envisagent de reprendre pour prendre en compte ce qui s'est exprimé au cours des synodes régionaux.
    Le Conseil national a entendu Jean-Claude Lasserre, Président du Conseil de l'IPT qui a confirmé les bonnes conditions dans lesquelles s'est terminé l'exercice financier 1999 pour l'IPT et a exposé les perspectives d'une éventuelle contractualisation des relations IPT - Ministère de l'Enseignement supérieur. Il a également évoqué les dossiers immobiliers concernant les facultés à Paris et Montpellier.
  2. La vie financière
    Le Conseil s'est réjoui des conditions dans lesquelles s'est réalisée la clôture de l'exercice 1999. II a mesuré à cette occasion les efforts considérables entrepris par les fidèles en plusieurs régions de notre Eglise pour parvenir à atteindre ce but. D'autres questions ont été abordées : l'examen du projet de budget 2000, le passage aux 35 heures pour le personnel salarié, les pensions de retraite, le point sur l'avancement des travaux du groupe de réflexion sur le don.
  3. Rencontre de la commission "Couple, Famille, Société"
    Le Conseil national a rencontré la commission "Couple, Famille, Société" afin de s'entretenir de la réaction à transmettre, à la demande du ministère, à propos du rapport Dekeuwer-Defossez : "Rénover le droit de la famille".La commission a travaillé sur cette question en entendant un certain nombre d'experts appartenant à diverses disciplines. Ces consultations ont permis à la commission de se retrouver sur quelques convictions fortes, pour partie déjà énoncées dans la plaquette" Une parole pour deux "qui traite du mariage. À privilégier la notion de couple parental par rapport au couple conjugal, la place de l'enfant s'en trouve décalée de celui qui est attendu, qui advient et, en quelque sorte, qui est toujours adopté vers celui qui fonde la famille et qui se trouve. de ce fait, au centre des affrontements lorsque cette famille vient à se disloquer, Le Conseil national a confirmé les deux missions de la commission : - conduire une réflexion éthique et théologique sur les questions de société qui lui sont soumises - assumer une responsabilité pastorale dans l'accompagnement par les ministres de situations complexes ou problématiques.
    Le Conseil national fera des propositions d'élargissement de la commission. Dès à présent, il a exprimé sa très vive reconnaissance à la commission et à sa présidente, Isabelle Meyckuchel au moment où elle quitte cette charge, pour le travail accompli et qui témoigne d'un important renouvellement des personnes et des méthodes.
  4. Préparation du Synode national de Lyon : 1er au 4 juin 2000
    Le Conseil national a examiné le projet d'emploi du temps du prochain Synode national ainsi que les événements prévus pour le lancement de "Débat 2OOO - 2OOO débats". Ce Synode national de Lyon aura pour thème principal "Eglises et enseignement théologique : perspectives pour l'Institut protestant de théologie". L'équipe de rapporteurs sur ce sujet est composée de Madame Élisabeth Bienvenue, membre du Conseil national, de Monsieur Jean-Daniel Roque, du pasteur Marcel Manoël, pasteur à Nîmes et du professeur Jean-Claude Deroche pour l'Eglise évangélique luthérienne de France.
    Le Conseil national a élaboré également les projets de réponses aux voeux des synodes régionaux d'automne. Il a sollicité l'accord de la commission des affaires générales pour procéder à la constitution d'une commission des nominations en vue du renouvellement des conseils et commissions lors de la session synodale de 200l.
    1. La Conjoncture
      1. La semaine de l'unité 2000 : Le Conseil national a entendu plusieurs échos des manifestations qui ont eu lieu en France cette année, à cette occasion. Il a relevé l'extrême diversité des engagements de l'Eglise catholique qui témoigne probablement de la grande diversité théologique et ecclésiale de catholicisme français contemporain.
      2. Synode de l'Eglise évangélique en Rhénanie : (Bad Neuenahr 6-9 janvier 2000).
        Invitée à ce synode de I'EKIR. notre Eglise était représentée par M. Bertrand. Yo Ludwig et R. Picon, Cette session synodale était l'occasion pour le président de la République fédérale d'Allemagne, Monsieur Johannes Rau, de prendre congé d'une assemblée dont il a été membre de nombreuses années. Il a personnellement exprimé ses regrets de ne pouvoir répondre à l'invitation qui lui avait été adressée à participer à Lyon au lancement de "Débat 200O 2000 débats" principalement à cause de l'incompatibilité, dans le respect de la laïcité à la française, d'un tel engagement avec la charge qu'il occupe actuellement.
      3. Colloques et rencontres :
        Laurent Gagnebin a rendu compte de sa participation au colloque organisé par l'Eglise des Frères Tchèques à Prague : "La liberté de l'Eglise de Jésus-Christ dans l'Histoire" (Colloque sur l'héritage théologique du prof. J.-L. Hromadka). Tentative courageuse de relecture théologique de l'histoire ecclésiale contemporaine. L'I.P.T. (Paris) a organisé un premier colloque : "Qu'est-ce qu'une secte ?" qui a connu un vif succès. Avec l'organisation d'un cours public sur "Mort et Résurrection" I'IPT - Paris cherche à contribuer à la diffusion de la théologie protestante auprès du grand public.
    (Marc Richalot)

    EGLISE RÉFORMÉE DE FRANCE :
    POSTES VACANTS au 01.07.2000

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    . NORD-NORMANDIE
    Bassin-minier-Artois-Somme : DOUAI, BASSIN-MINIER
    Cambrésis-Hainaut-Thiérache : AISNE II, CAMBRESIS II; LANDOUZY-PARFONDEVAL
    Flandres-Littoral : CALAIS (*); ROUBAIX I, BOULOGNE.
    Haute-Normandie : DIEPPE; ROUEN II, CAEN
    Basse Normandie : CONDE/NOIREAU .

    . RÉGION PARISIENNE
    Nord-Ouest : ARGENTEUIL (*); ASNIERES - BOIS-COLOMBES II; SARCELLES (*); PARIS-ST-ESPRIT; ENGHIEN (2001)
    Nord-Est : AULNAY-DRANCY; MEAUX Sud-Est : VALLÉE de I'ORGE; PARIS-PENTEMONT; CHATILLON-COLIGNY/MONTARGIS; PARIS-PORTROYAL,
    Région : MIRP : 1/2 temps

    . RÉGION OUEST
    Centre-Loire : TOURS I; TOURS II (mi-temps combiné avec Animation jeunesse régionale I); CHATEAUROUX.
    Bretagne : FINISTERE.
    Charente-Limousin : BASSE MARCHE (mi-temps); ANGOUMOIS; ANIMATION CONSISTORIALE (*) (mi-temps); LIMOGES
    Poitou : LEZAY
    Vendée : VENDEE-OUEST
    Région : ANIMATION JEUNESSE I (mi-temps combiné avec Tours Il).

    . RÉGION SUD-QUEST
    Béarn : PAU II (*).
    Dordogne : BERGERAC II
    Montalbanais : MONTAUBAN II.
    Rouergue-Haut Quercy : AURILLAC (*).
    Tarn : CASTRES II (*); MONTAGNE du TARN I; LAURAGAIS.
    Haute Garonne : TOULOUSE II; TOULOUSE CHU; TOULOUSE Présence en Université.

    . RÉGION CEVENNES-LANGUEDOC-ROUSSIILON
    Causse-Aigoual : ENSEMBLE VIGANAIS II (1/2 temps).
    Piémont-Cévennes : GARDON- VIDOURLE II (St Hippolyte du Fort); CEZE-AUZONNET.
    Vaunage-Vistrenque : COSTIERE I; BASSE VAUNAGE II (UCHAUD MILHAUD; BERNIS), SOMMIEROIS.
    Aude et Pyrénées Orientales : COLLIOURE (*). Hérault : BEZIERS.
    Gardon-Rhône : SAINT CHAPTE.
    Montagnes des Cévennes : GENOLHAC- VIALAS Nîmes : MAISON DU PROTESTANTISME

    . RÉGION PROVENCE - CÔTE D'AZUR - CORSE
    Provence : ORANGE
    Côte d' Azur-Corse : CORSE; NICE II; SAINT RAPHAËL; GRASSE; MENTON/MONACO Côte Varoise : TOULON I

    . RÉGION CENTRE-ALPES-RHÔNE
    Bourgogne : DIJON II.
    Auvergne-Bourbonnais-Nivernais : THIERS.
    Bassin Stéphanois : Saint-Étienne I et II
    Léman-Savoie : BELLEGARDE.
    Montagne : LE CHAMBON; LE MAZET.
    Valentinois-Haut Vivarais : VALENCE I; VIENNE; TOURNON; ROMANS .
    Eyrieux : LES OLLIERES; DESAIGNES, CHARMES.
    Portes du Midi : HAUT DIOIS; VALREAS-ST PAUL TROIS CHÂTEAUX

    . RÉGION EST
    Champagne-Ardennes-Meuse : ITINERANT RÉGIONAL.
    Lorraine-Vosges : LUNEVILLE; RAON ST-DIE.

    . UNION NATIONALE :
    . POSTES A L'ÉTRANGER : possibilité de postes à l'étranger. Consulter le Secrétaire général.

    . E.E.L.F (Eglise Evangélique Luthérienne de France) PAYS DE MONTBELIARD

    - BEAUCOURT
    - BELFORT
    - MONTBELIARD
    - VESOUL

    . E.E.L.F. PARIS

    - VANVES (1/1 temps) - RÉDEMPTION (1/2 temps)

    . EGLISE RÉFORMÉE D'ALSACE ET DE MOSELLE

    Consistoire de Bischwiller : CLEEBOURG (poste auxiliaire connaissance de l'allemand nécessaire).
    BISCHWILLER

    Consistoire de Metz :
    VALLÉE de la FENSCH et du PAYS-HAUT :
    I poste sectoriel, travail en équipe.

    AMNEVILLE

    Consistoire de Strasbourg : COSSWILLER, RAUWIILER.

    Consistoire de Mulhouse : RIXHEIM

    ECAAL -ERAL : BRUMATH-HOeRDT (aumônier mi-temps au Centre Hospitalier Spécialisé)

    . C. E. E. E. F. E. . CASABLANCA (Maroc) à compter de l'été 200l

    . MISSION POPULAIRE : ST NAZAIRE; NANTES; ROUEN. MARSEILLE

    . D. E. F.A. P. I : SECRÉTAIRES EXÉCUTIFS (été 2000)

    - Poste formation
    - Poste Pastoral (suivi personnel et institutionnel)
    1 Renseignements complémentaires auprès du DEFAP - Pasteur Geneviève CHEVALLEY (*) postes en cours de redéfinition à ne pas pourvoir actuellement

    Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org/fpf/