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Lors de cette session, le Conseil de la Fédération protestante de France a évoqué la situation politique en Autriche et en Tchétchénie. Il a décidé de laisser le Conseil d'Eglises Chrétiennes en France répondre au courrier du Conseil Oecuménique des Eglises en Autriche, inquiet d'un éventuel boycott des Eglises. A propos de la Tchétchénie, le Conseil souhaite qu'un message soit adressé à Alexei II. Si le CECEF ne peut se mettre d'accord sur un texte, la Fédération protestante le fera en son nom propre.
Ensuite, le Conseil a préparé l'Assemblée générale qui se tiendra les 18-19 mars à l'Eglise baptiste de l'avenue du Maine (Paris 14ème), au cours de laquelle une attention particulière sera portée aux services : information, radio, télévision et documentation et où il sera aussi question de l'élargissement de la FPF.
Le Conseil de la FPF a, en effet, souhaité que le dialogue, avec les Eglises adventistes de l'Union franco-belge, les Assemblées de Dieu, avec qui un dialogue exploratoire se déroule depuis dix ans, où d'autres unions d'Eglises pentecôtistes candidates à une adhésion, se développe désormais au niveau local, et porte principalement sur des questions théologiques et spirituelles. Des outils seront mis à la disposition des communautés locales pour faciliter les rencontres. Après deux ou trois ans de dialogues locaux, une évaluation permettra à l'Assemblée générale de se prononcer sur les demandes d'adhésion. Les dialogues entrepris permettront de vérifier la capacité des uns et des autres à vivre pleinement le projet fédératif, tel qu'il est précisé dans la Charte de la FPF.
Lors d'une conférence de presse qui a suivi le Conseil, le pasteur Jean-Arnold de Clermont a souhaité redire qu'"on peut tout à fait être protestant sans être membre de la Fédération protestante."
Le Conseil a nommé deux responsables de service.
Le pasteur Sophie Schlumberger est nommé responsable du Service Biblique de la FPF, charge qu'elle assurait depuis 1998 en intérim.
Le pasteur Gil Daudé est nommé responsable du Service oecuménique à partir de juillet 2000, poste qu'il n'occupera pleinement qu'en 2001 à la fin de son mandat de président du Conseil régional de l'Eglise réformée de France-Sud-Ouest.
Le Service Biblique de la Fédération protestante de France met à votre disposition le dossier réalisé à la suite du premier week-end de formation biblique (cycle 1999-2000 "L'Amour dans tous ses états") sur le thème :
L'amour de Yahvé pour Israël.
Entre Dieu et son peuple, une histoire à construire,
faite de séductions, de crises, de jalousies, de tensions,
d'apprentissages, de tendresse aussi...
Ce dossier permet à ceux qui n'ont pas pu participer à ces deux journées de se faire une idée de ce qu'a été le parcours du groupe et d'amorcer un travail sur ce thème avec les textes bibliques, des guides de lecture, des extraits de commentaire, des cartes ...
Et tout ça pour 25 FF. !
Disponible au Service biblique - FPF (25 F franco de port)
Tél. 01 44 53 47 09 - E-mail : fpf-bible@protestants.org
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? Ce dossier comprend :
? Travail en groupes autour d'une concordance de la
? TOB : Aimer ; Amour ; miséricordieux, miséricorde
? Ateliers sur les textes bibliques :
?- Les amours difficiles de Yahvé et Jérusalem :
Ezéchiel 16
?- Un Dieu maternel : Esaïe 66
?- Un Dieu de colère et d'amour
? Psaume 85 ; Jonas 4 ; Deutéronome 7.1-7
?- "Ni l'amour, ni la haine, l'homme ne les connaît,
tout cela le devance" : Qohéleth 9
? Document : "Dieu ne serait-il plus que le Destin ? "
?
? Introduction et débat autour de la question :
? - Dieu peut-il choisir un peuple élu et aimer tout le monde
?
?- Le thème de l'élection trouve son origine durant
la royauté et Le Deutéronome
? Deutéronome 4, 32-40
? Traités de vassalité assyriens et plan du Deutéronome
? Cartes : les remous dans le Proche Orient ancien et le
? pays de Judée au milieu de ses voisins au retour de l'exil
(vers 440 av. J.C.)
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Le rassemblement international militaire protestant 2000 se tiendra du 25 mai (20h) au 28 mai (14h) sur le thème "Vivre l'espérance" au Centre Chrétien de Gagnières près d'Alès (Gard). Entre 300 et 400 militaires - officiers, sous-officiers, appelés et aumôniers des trois Armées et de la Gendarmerie - sont attendus de toute l'Europe. Un culte solennel présidé par le pasteur Jean-Arnold de Clermont se déroulera le 28 mai à 10h30.
C'est en 1951, que pour la première fois, une quinzaine de militaires français se rassemblent pour un week-end dans un haut lieu du protestantisme, le Musée du Désert près d'Anduze. Dès 1954, cette rencontre s'élargit aux Belges, puis l'année suivante aux Néerlandais. Les effectifs augmentent rapidement pour atteindre jusqu'à 1500 personnes au moment de la guerre d'Algérie. Les Allemands participent pour la première fois au rassemblement en 1962. Puis arrivent les Américains, les Suisses, les Autrichiens, les Britanniques les Finlandais, les Hongrois puis en 1999 les Slovaques. Parmi les sujets traités en 49 ans : "Le chrétien et la guerre ; la conception chrétienne des devoirs du citoyen ; Etre protestant aujourd'hui ; Le chrétien porteur de paix ; Ensemble, pour quel témoignage ; Dieu, la violence et nous ; Quel dieu voulons-nous servir ? S"
L'objectif de ce rassemblement est d'amener les centaines de militaires à
travailler sur la Bible, à partir de références bibliques et de questionnaire
de manière à approfondir ou découvrir une réflexion chrétienne sur des
problèmes concrets qui se posent dans la vie quotidienne et non pas d'arriver à
des proclamations ou conclusions exhaustives en vue d'aider des recherches
éthiques ou théologiques.
Contact-médias : Pasteur Michel Layes
Tel. 04 66 26 46 80 et sur place au 04 66 25 12 30
Le CECEF a aussi préparé la Journée de célébration et de prière oecuménique nationale du 13 mai à Lyon par laquelle il marquer de manière modeste mais symbolique et visible 2000 ans de christianisme.
Conseil d'Eglises chrétiennes en France - CECEF
Journée de Célébration et de prière oecuménique
nationale
13 mai 2000 de 12h à 16h à Lyon
Les Eglises célèbrent le 2000e anniversaire de Jésus-Christ proclamation de
l'Evangile de Marc à la Primatiale de Lyon puis lecture de la Passion à
l'amphithéâtre des Gaules.
Konrad Raiser : non à la légitimation de l'intervention militaire à des fins humanitaires.
Le Secrétaire général du Conseil Oecuménique des Eglises (COE), a dénoncé la légitimation généralisée de l'intervention militaire à des fins humanitaires. Ce type d'intervention doit "demeurer une exception inscrite dans le cadre de règles et de critères de droit international clairs et contraignants, a déclaré le pasteur Raiser devant les participants de la 11è Conférence annuelle internationale des chefs des aumôniers militaires réunis à Genève du 7 au 11 février 2000.
"Le débat politique et éthique s'est concentré essentiellement sur la légitimité de l'intervention humanitaire armée" a déploré le pasteur Raiser. "Il s'ensuit que les autres formes d'intervention destinées à défendre les droits de la personne sans recours aux armes ont reçues une attention insuffisante". Konrad Raiser a encore souligné le "déséquilibre frappant" entre les moyens investis dans l'intervention de l'OTAN au Kosovo et la difficulté à réunir les ressources humaines et financières nécessaires au rétablissement de l'ordre social une fois les opérations militaires achevées. (Apic)
La France devrait organiser la prochaine Conférence internationale des
aumôniers militaires les 5-9 février 2001 à Strasbourg. Elle rassemble les
aumôniers militaires catholiques, orthodoxes, protestants et israélites
d'Europe et d'Amérique du Nord ainsi que des représentants des armées turques,
d'Afrique du Sud et de Corée du Sud.
Suite à la déclaration du Conseil Oecuménique des Eglises en Autriche adressée à la communauté internationale des Eglises, Keith Clements, Secrétaire général de la Conférence des Eglises européennes (KEK), à exprimer, lors d'une interview, la "solidarité (de la KEK) en vue de renforcer le témoignage contre toute forme de racisme, de xénophobie et la dégradation de la situation des droits de la personne" en Autriche et ailleurs.
"Les Eglises ont un grand rôle oecuménique à jouer. Parce qu'elles croient en la vérité et la réconciliation, elles savent que le pouvoir libérateur de la confession et le repentir peuvent aider les sociétés à accepter la culpabilité du passé."
"En Irlande du Nord, par exemple, les Eglises ont pu jouer un rôle et des responsables religieux ont appelé leurs communautés respectives à se pencher sur leurs histoires."(ENI)
En Autriche, les Eglises protestantes réformée et luthérienne prennent position dans une déclaration publiée le 10 février.
"Le Conseil luthéro-réformé a débattu, le 8 février dernier, de la situation politique en Autriche. Il se déclare préoccupé par les évolutions qui pourraient se produire dans notre pays. La direction des Eglises luthérienne et réformée précise qu'elle accepte la formation légitime et démocratique du gouvernement. Elle fera entendre sa voix -comme elle l'a fait jusqu'à présent- chaque fois que la dignité humaine et les droits de l'Homme seront menacés".
L'Eglise est du côté des faibles.
"L'Eglise n'a pas pour mission de faire des déclarations politiques, mais elle a le devoir de défendre, en tous temps, la dignité et les droits de tous les humains".
C'est dans ces termes que les présidentes et présidents de région, surintendantes et surintendants des Eglises luthérienne et réformée, l'évêque et le surintendant de l'Eglise méthodiste en Autriche se sont exprimés dans une déclaration publiée le 10/02/2000.
L'isolement de l'Autriche à l'extérieur et la division croissante à l'intérieur représente un réel souci pour les Eglises : "Notre Eglise ne se taira pas lorsque la situation politique produit des peurs et détruit la solidarité au sein de la société". Les responsables d'Eglise poursuivent ainsi : "C'est pourquoi nous nous dressons -avec toutes nos forces- contre le racisme et la xénophobie, contre la remise en cause toujours plus grande, des acquis sociaux et contre toute forme d'antisémitisme.
Nous ferons entendre notre voix lorsque la politique met en jeu sa responsabilité pour la dignité humaine et les droits de l'Homme"
La déclaration demande à tous les responsables politiques "d'observer les règles de la vie commune et d'utiliser un langage conforme aux règles de notre civilisation".
11 février 2000
Monsieur le Surintendant général, Monsieur l'Evêque, chers frères,
Nous avons pris connaissance du communiqué de presse édité par le Conseil Oecuménique des Eglises en Autriche, le 31 Janvier dernier au sujet de la "Résistance au poison du racisme et de l'intolérance" et du très beau texte de la déclaration du Synode général au sujet de la xénophobie et du racisme (Novembre 1999).
Nous rendons hommage à la fermeté avec laquelle vous condamnez les discours antisémites et les manifestations de mépris à l'égard des étrangers. Etant nous-mêmes citoyens d'un pays où ces fléaux sont loin d'être éradiqués nous saluons vos positions enracinées dans l'Evangile et dans la foi chrétienne, et les faisons nôtres.
Au sein de nos communautés, de nos cités, de nos peuples, au sein de l'Europe que nous voulons construire, nous sommes appelés à être fidèles à notre mandat de citoyen et à notre mission de chrétien: nous dresser avec fermeté-comme l'a exprimé notre propre Synode national (ERF, 1998) - "contre tout ce qui abîme et blesse l'humain".
Comme vous, nous affirmons - dans des termes presque identiques - être prêts à prendre l'initiative de rencontres et de discussions publiques et privées afin d'aider à écarter des malentendus, et à donner une chance supplémentaire à un "vivre ensemble, digne et respectueux de tous les partenaires impliqués" (Synode national ERF 98).
C'est avec vous, vos Eglises, vos communautés et votre peuple que nous voulons construire une Europe ouverte, confiante dans son propre avenir et dans celui du monde. Il y va de notre foi commune.
Pour l'Eglise Réformée de France
Pour la Mission Populaire Evangélique de France
Pasteur Yo Ludwig
Pasteur Jean-François Faba
Chargé des Relations internationales
Secrétaire général
Campagne ProChrist 2000
Du 20 au 26 mars 2000, les réunions d'évangélisation
ProChrist se dérouleront dans plus de 1000 sites situés dans
onze pays européens dont la France. C'est Ulrich Parzani, théologien
évangélique réputé, qui assurera les prédications
qui seront retransmises par satellite dans plus de 130 lieux en France.
Thèmes abordés : le 20 "Comment réussir sa vie"
; le 21 "Face à une misère infinie : être spectateur
ou acteur", le 22 " Face à une liberté absolue,
où trouver refuge ; le 23 "Face à l'explosion de la
communication qui renversera les barrières intérieures ?"
; le 24 "Face à une profonde tristesse ; comment s'en sortir
?" ; le 25 "Faire le pas : se décider pour Dieu"
; le 26 "L'amour infini de Dieu". Le 18 mars sera diffusé
un programme, spécialement conçu pour les enfants de 6 à
11 ans, occasion de toucher aussi les parents.
A Paris, trois Eglises de la pastorale évangélique rive
gauche vont organiser ces réunions à l'Eglise baptiste
123, avenue du Maine Paris 14ème.
Contact : Jean-Paul Rempp : Tel.: 04 78 86 00 69
E-mail : jpnremppbn@compuserve.com
En organisant le 2 mars 2000, une conférence de presse sur la
toxicomanie, la Fédération de l'Entraide protestante
contribue au débat sur les addictions. Ci-dessous, une déclaration
publiée en octobre 99 accompagnant le hors-série "Drogues
et toxicomanies ". A lire aussi, sur ce sujet, les journaux régionaux
de l'ERF, mars 2000.
Le conseil d'administration de la Fédération
de l'Entraide Protestante appelle à une réflexion d'ensemble
sur la consommation des substances psychoactives licites et illicites,
fondée sur une nouvelle approche non plus centrée sur les
drogues et produits considérés en eux-mêmes, mais sur
les usages et les abus.
Il fonde son opinion sur :
- l'importance et l'effet désastreux de la surconsommation
de substances psychoactives dans la société en général
et pour ceux qui en sont dépendants en particulier ;
- les rapports scientifiques récents (rapports du Conseil Consultatif
National d'Ethique, de la Commission Henrion, des professeurs Roques
et Parquet pour ne citer que les principaux) qui montrent que la dangerosité
de "drogues" socialement admises (tabac, alcool) est dans certains cas
égale, voire supérieure, à celles de certaines drogues
illicites ;
- la forte augmentation de la consommation de médicaments psychoactifs,
en dehors de toute prescription médicale ou de réelle nécessité
thérapeutique ;
- le développement rapide et important de polytoxicomanies associant
la consommation de drogues illicites à celles d'alcool et de
médicaments psychotropes ;
- la consommation irraisonnée de drogues de synthèse
(type ecstasy) et l'apparition de nouvelles molécules;
- la prise en compte des personnes plutôt que des produits, et
des comportements plutôt que du statut légal (licite, illicite)
des substances psychoactives ;
- le fait que la prohibition de certaines substances peut avoir pour
les plus faibles un effet incitateur et qu'il convient de ne pas ajouter
le trafic et la délinquance à la difficulté à
vivre que connaissent les personnes dépendantes de substances psychoactives
;
- le fait que la prohibition encourage le marché noir et une
économie parallèle entraînant de graves désordres
sociaux, et que le marché clandestin induit nécessairement
le non-contrôle des produits proposés;
- le fait que le caractère interdit de produits largement consommés
discrédite les actions de prévention et au-delà la
loi sociale et que l'aspect nécessairement transgressif de
toute consommation, même privée, de substances interdites
parce qu'illicites peut avoir un effet de contre-socialisation.
Le conseil d'administration de la Fédération de l'Entraide Protestante souhaite que la législation permette une réelle politique de prévention des conséquences pour soi-même et pour autrui des effets de la consommation des substances psychoactives (drogue, alcool, tabac, médicaments).
Il souhaite une réglementation protectrice de la santé, faisant appel à la responsabilité individuelle et qui permette une meilleure intégration de la loi sociale par les personnes qui sont en difficulté.
Il invite à considérer le comportement des personnes plutôt que les substances.
Le conseil souhaite que la législation permette d'éviter
toute discrimination qui serait basée sur le statut légal
d'une substance et non sur sa dangerosité.
Il souligne qu'il y a lieu de faire une distinction entre usage
et abus, et considère que la consommation abusive de substances
psychotropes est toujours le signe d'une difficulté, voire
d'une souffrance qu'il convient de prendre en compte et de traiter.
Enfin, le conseil a apprécié l'évolution manifestée
par le fait que le plan triennal de lutte contre la drogue et de prévention
des dépendances, présenté par le gouvernement en juin
1999, ait élargi les compétences de la Mission Interministérielle
de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie (MILDT) afin qu'elle étende
son action à la prévention et au traitement de l'alcoolisme.
Le 15 octobre 1999
Le chômage fait souffrir.. le travail aussi ! Pas toujours, pas
partout certes. Il n'en est pas moins vrai que la "souffrance
au travail", mieux connue et moins acceptée aujourd'hui, concerne
plus de personnes qu'on ne pense. A preuve, le nombre de participants qu'a
rassemblé la 11ème session de l'Epervière à
Valence les 29-30 janvier 2000 : près d'une soixantaine, cadres,
fonctionnaires, enseignants, ainsi que des formateurs, médecins
du travail et un chef d'entreprise. Dans ce public, 40 % venaient pour
la première fois, du lyonnais, de l'Isère et de la Drôme-Ardèche.
Si la mouvance Protestante fournit le gros bataillon des personnes extérieures
s'y sentent à l'aise. Des retraités, en petit nombre
expriment l'indispensable mémoire.
Grégoire Philonenko, le premier intervenant, a passé
deux ans et demi dans la grande distribution parisienne avec l'espoir de
devenir cadre, ce qui impliquera pour lui une mobilisation totale, 6 jours
sur 7 et 280 heures par mois pour 12 500 F brut. Si ces conditions de travail
pèsent, la pratique d'un management agressif et un véritable
"racket" des fournisseurs contribuent à rendre la vie
impossible. Poussé à la démission qu'il refuse,
il sera néanmoins renvoyé et l'employeur condamné
pour licenciement abusif.
A Philippe Davezies, du Laboratoire de médecine du travail à
la Faculté Laënnec à Lyon, il revenait d'appuyer
scientifiquement les formes que prend aujourd'hui la souffrance au travail.
Retenons-en une. La double pression exercée par l'exigence de rentabilité
et le forcing du client, joue un rôle croissant dans les troubles
musculaires et psychosomatiques.
S'en sortent mieux toutefois, ceux qui au c¦ur même
de ces contraintes, disposent d'une certaine latitude de décision.
Sur la base de questions adressées à l'avance, Frédéric
Roux, chef d'entreprise à Lyon, par ailleurs président du
CJD (Centre des Jeunes Dirigeants) et Didier Crouzet, pasteur à
Grenoble, ont dialogué sur le thème. Pour le premier, ce
n'est pas tant la charge de travail qui perturbe les salariés que
la flexibilité... dont les consommateurs/clients que nous
sommes, sont en partie responsables. Le patron d'une PME comme la sienne
ne fait que répercuter les contraintes venant de l'extérieur,
ce qui complexifié son métier.
Le théologien devait affronter deux inévitables questions
:
- Pourquoi est posée aujourd'hui la question du lien entre travailet
souffrance ?
- Le travail est-il selon la Bible, une malédiction nécessaire
?
Trois raisons expliquent l'émergence de ce lien :
- l'espoir né du progrès économique et social
- le conflit des valeurs : le travail moderne induit un individualisme
croissant dont la parole est sans portée.
- le rêve de l'harmonie que brisent les contradictions de
la conditions humaine
Quant au fameux verset biblique devenu proverbe "tu gagneras
ton pain à la sueur de ton front" il n'est pas à l'origine
d'une quelconque malédiction. Il traduit simplement double logique
qui traverse l'être humain, aspiration à l'harmonie
et réalité d'une existence chaotique. Au travail, seule la
souffrance inutile peut et doit être combattue.
Une information détaillée a été apportée
par Thomas Kapp sur l'Inspection du Travail, une vénérable
institution tropméconnue née en 1892, qui emploie 430 titulaires
auxquels s'ajoutent environ 800 contrôleurs du travail (pour les
entreprises de moins de 50 salariés). Le droit du travail a pris
une place importante dans la correction de nombreux abus sources de souffrance,
pour que nous ne l'ignorions pas dans ces débats.
Ils ont été nourris par de nombreux témoignages
d'avocate, de médecins du travail, de syndicalistes, d'employeur,
etc... et de différentes personnes directement concernées
par le sujet.
Nous ne pouvions cependant pas en rester à une description démoralisante
du phénomène.
Fort heureusement une liste impressionnante de moyens de faire face
à la souffrance au travail a été produite, qu'il s'agisse
de moyens préventifs ou curatifs, dans des situations individuelles
ou sociétales. On a relevé des suggestions allant du plus
négatif (dopage,départ anticipé à la retraite,
etc.) au plus positif (groupe d'écoute, syndicalisme, nouvelle forme
d'entreprise, etc..). Pour construire efficacement cette "résistance"
quelques entrées sont possibles :
réfléchir à la visée de notre vie ; utiliser
la parole et la loi, dans la société (sans oublier leur substrat
biblique) ; le repos et la prière, pour relativiser les urgences
; la colère et l'indignation, pour nourrir l'esprit critique.
Du choix des thèmes retenus pour chaque session de l'Epervière,
dépend l'intérêt de la réflexion croisée
entre problèmes de société et données bibliques.
La souffrance au travail a offert un bon terrain pour en manifester la
pertinence.
Des échanges inter-professionnels peu courants, des groupes conviviaux, des témoignages concrets, de la théologie ancrée sur le vécu, une forte propension à l'humour, autour d'un thème d'actualité. Il n'en fallait pas plus pour que les participants s'estiment globalement très satisfaits, ainsi que l'a révélé l'évaluation finale (toujours écrite !) .
Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org/fpf/