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C'est dans un climat serein que l'Assemblée générale de la Fédération Protestante de France (FPF) a voté «oui» à l'élargissement de la FPF, le samedi 18 mars 2000, dans les locaux de l'Église baptiste de l'avenue du Maine à Paris.
«C'est une date historique « a déclaré le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la FPF, qui ne manque pourtant jamais une occasion de redire qu'on peut être protestant sans être membre de la FPF.
Cette décision fait suite au dialogue déjà entrepris avec les adventistes depuis 5 ans et avec les Assemblées de Dieu depuis plus de 10 ans ainsi qu'avec quatre autres Églises pentecôtistes. Il s'agit maintenant de mettre en place les outils d'un dialogue local afin de vérifier la capacité à vivre ensemble le projet fédératif, défini par la charte de la FPF : parole publique dans la société, ouverture à l'oecuménisme ... Un groupe de réflexion ad hoc a déjà commencé à mettre en oeuvre les modalités du processus, au lendemain de l'AG. (Cf. p.14 les 3 recommandations, formulées par l'Assemblée générale à l'endroit du Conseil, dont celle intitulée «Pour l'élargissement de la FPF»).
Les délégués sont conscients que ce dialogue local sera laborieux, certains avançant des réticences du fait qu'aujourd'hui déjà, les Églises membres de la FPF ne travaillent pas ensembles localement. Il est d'ailleurs probable que parmi les délégués de l'Assemblée générale certains ont, pour la première fois, participé à un culte dans une Église baptiste, en ce dimanche 19 mars.
En contrepoint, le président de la FPF a donné l'exemple d'une pastorale élargie du Sud-ouest, à laquelle il devait participer le 25 mars, et qui devait rassembler plus de 80 pasteurs.
À ceux qui se posaient l'éventuelle question du label fédératif comme garantie anti-secte pour motiver certaines adhésions, le pasteur Geoffroy de Turckheim a souligné que si autrefois, ce fut peut-être le cas, aujourd'hui ces Églises ont évolué et participent même à des rencontres oecuméniques. Et d'ajouter que si elles souhaitaient le dialogue, cela prouvait qu'elles n'étaient pas sectaires.
En conclusion de cette Assemblée générale très calme, en regard des deux précédentes, le pasteur de Clermont s'est toutefois inquiété de l'absentéisme. Il manquait 10 délégués le samedi et 30 le dimanche.
Autres sujets abordés : la radio et la liberté d'association
L'Assemblée générale a pris connaissance des projets étudiés par le service radio de la FPF et de son rapport «Voix protestantes à la radio en l'an 2000». Elle a adressé au Conseil le souhait qu'il travaille prioritairement au projet de production par le Service radio d'une émission supplémentaire, sur une radio de service public, différente du culte hebdomadaire et non pas sur la constitution d'une banque d'émission pour les radios locales sur Internet ou la constitution d'un programme national d'émissions diffusées sur canal satellite. (Cf. p. 14). Interpellée par le message du pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la FPF, qui propose «une réflexion de fond sur la loi de 1905» et «sur les paradoxes du rôle de l'Etat dans la gestion du dossier des associations», l'Assemblée générale demande au Conseil de la FPF de «continuer à manifester son attachement à la liberté d'association pour faire face aux enjeux et aux missions citoyennes et sociales d'aujourd'hui». (Cf. p. 14)
Le dialogue judéo-chrétien au coeur des débats
Dans son message, le pasteur Jean-Arnold de Clermont était revenu sur la restructuration des commissions, qui doit permettre plus de transversalité dans les travaux. Il a reconnu que le travail n'avait pas été conduit avec toute l'attention nécessaire et a regretté les incompréhensions et les sentiments blessés.
Lors d'un débat, où tous ont fait preuve d'écoute et de dialogue, le pasteur Massini a plaidé pour que la Commission Chrétiens-Juifs soit remise en place. Il a eu gain de cause et finalement cette commission continuera son travail théologique en plus de sa participation à la Commission Dialogue avec les Religions, ainsi en a décidé l'Assemblée générale contre la décision du Conseil.
Adhésions
L'Assemblée générale a voté pour l'adhésion de 4 nouveaux membres :
Et a examiné 3 nouvelles demandes d'adhésion :
Finances
Le budget 2000 a été approuvé et se monte à 6 434 440 F.
L'exercice 1999 a également été approuvé avec un montant de charges de 6 363 440 F et un excédent de 259 256 F - dû à la vacance du poste de responsable des relations oecuméniques, et d'un don exceptionnel de 100 000 F de PPFL- qui sera versé aux fonds propres. André Dechaussé-Carilian, trésorier de la fédération, a remercié les responsables des 8 services de la FPF pour l'attention portée à la gestion budgétaire. (Myriam Delarbre)
Si les Assises nous ont donné une heureuse occasion de nous rencontrer et de travailler ensemble, c'est aujourd'hui la première fois que le Conseil, renouvelé par l'Assemblée générale de 1999, et son président peuvent, devant vous, faire rapport du travail de l'année écoulée, vous dire leurs projets, et vous demander de donner des orientations pour leur travail. Le rapport que vous présentera le Secrétaire général cet après-midi, le temps particulier que nous avons choisi de consacrer à tout ce qui touche les services de communication de la Fédération, vous permettront d'exercer pleinement votre responsabilité d'Assemblée générale. J'aimerais, quant à moi, vous indiquer trois domaines qui ont particulièrement retenu mon attention et qui concernent chacun, je crois, la vie présente et future de notre Fédération.
Tout d'abord, il me semble nécessaire de consacrer quelques instants à ce que l'on pourrait appeler nos méthodes de travail. L'année écoulée a été riche de changements. Coïncidant avec le renouvellement du Conseil, nous devions renouveler les Commissions. J'ai demandé au Bureau, puis au Conseil, en octobre, que nous simplifiions notre dispositif pour gagner en clarté et en transversalité. Le Conseil a suivi cette orientation et décidé des regroupements. Ainsi pour les Commissions «d'Ethique», «sociale, économique et internationale», et «Eglise et santé», regroupées en «Eglise et société». Ainsi, pareillement pour «Chrétiens et Juifs» et «Eglise Islam», regroupées en «Dialogue avec les religions». Parallèlement, se mettaient en place une Commission liée au Service biblique de la Fédération, et une Commission de l'aumônerie des établissements sanitaires et médico-sociaux.
Or, ce travail, nous ne l'avons pas conduit avec toute l'attention qu'il aurait fallu.
Nous avons été défaillants dans les relations avec les personnes impliquées dans ces modifications. Quel que soit le bien fondé du renouvellement des Commissions, - car il est tout à fait clair que nul n'est installé de manière définitive dans une fonction même bénévole - quelle que soit la régularité quadriennale de ces renouvellements - et nous n'avions aucune raison de la modifier - nous n'avons pas su, ou pris le temps, d'expliquer ce que nous faisions ; si bien que nombreux sont celles et ceux qui ont eu le sentiment d'être déconsidérés, ou pour le moins mal reconnus dans leur engagement au service de la vie fédérative.
Si le secrétaire général et moi-même avons rencontré plusieurs de ceux-là pour nous en expliquer, si nous avons écrit à plusieurs autres, il n'empêche que cette année a été marquée par de nombreuses incompréhensions qui nous sont douloureuses. Je tenais à vous dire ici combien le Conseil en est conscient, le regrette, et saura veiller à ce que de tels dysfonctionnements ne se reproduisent pas.
Il me faut aborder aussi un autre aspect de nos choix en matière de Commissions, je veux parler du regroupement de «chrétiens et juifs» et «Eglise Islam».
Sur la forme, ce que je viens de rappeler ci-dessus peut s'appliquer aux membres de ces anciennes commissions, encore que les uns comme les autres aient été informés de nos projets. Peut-être ont-ils estimé alors que le Conseil ne prendrait pas aussi rapidement sa décision !
Mais c'est sur le fond que les questions les plus vigoureuses nous ont été posées.
Fallait-il regrouper ces deux commissions ? Pour le Conseil, la décision prise consistait à prendre acte du fait que les relations entre chrétiens et juifs, chrétiens et musulmans, portaient sur des questions tout à fait similaires. Qu'en est-il de la pastorale des foyers mixtes, quelle est notre appréciation des relations avec les Eglises au Moyen-Orient, comment abordons-nous la question de Jérusalem ? Il semblait clair pour le Conseil que ces questions comme bien d'autres ne devaient pas être abordées sans relier sans cesse les problématiques de l'une et l'autre des anciennes commissions.
Nous pensons qu'il suffira que des groupes de travail spécifiques puissent être constitués pour que les questions touchant à l'une ou l'autre puissent être prises en compte spécifiquement. (On pourrait dire aussi que les deux Commissions perdurent réunies sous la responsabilité d'une même équipe de coordination).
Par ailleurs, il nous apparaissait qu'à terme, au-delà de l'étude conduite par Jean Tartier pour le Conseil, sur la signification et la portée des relations interreligieuses, cette commission nouvelle réunissant des expériences diverses pourrait intégrer plus facilement cette préoccupation de l'interreligieux.
Cela dit, nous avons reçu des réactions très fermes de membres de l'ancienne commission «Chrétiens et Juifs» pour nous dire qu'une telle orientation risquait de mettre en péril les relations privilégiées entre l'Eglise et le peuple juif, et quelle niait, symboliquement du moins, l'enracinement de la foi chrétienne dans la spiritualité juive. Loin de nous, vous vous en doutez bien, une telle prétention. Notre décision en aucune façon ne devait être interprétée ainsi, alors quelle voulait seulement établir clairement des passerelles entre les uns et les autres. Ce sera à vous, tout à l'heure, loin de toute dramatisation, de donner au Conseil votre sentiment sur la question.
Mais je retiens de cela une leçon, ou du moins une question, pour notre méthode de travail. Il revient au Conseil de proposer et de mettre en oeuvre des orientations pour le travail de la FPF. Il revient à l'Assemblée générale de les corriger éventuellement, ou de les confirmer. La vie fédérative doit être faite de ce rapport constructif entre nos différentes instances. Nul ne devrait s'offusquer qu'il y ait débat entre elles. Mais faudrait-il attendre l'Assemblée générale pour que le Conseil puisse prendre des orientations ? Personnellement, je ne le pense pas. Je préfère qu'il puisse s'expliquer et être prêt, éventuellement, à modifier certaines de ses décisions à la suite de l'Assemblée générale.
Pour conclure ces quelques lignes concernant nos méthodes de travail, j'aimerais dire l'importance que j'accorde aux rencontres avec les Commissions, les Assemblées, Synodes, réunions diverses de travail des Eglises et I.O.M. D'où ma demande aux uns et aux autres de penser à inviter le Président, le Secrétaire général ou des membres du Conseil à rencontrer les instances de décisions des différentes composantes de la FPF. L'année écoulée a déjà été riche de ces contacts, mais je mesure combien ils sont encore incomplets.
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S'il est un domaine qui m'a occupé au cours de ces derniers mois, c'est celui des dossiers liés à la sauvegarde des intérêts communs du protestantisme. Le terme fait un peu combatif à mon goût, mais il correspond à l'un des objets des statuts de la Fédération protestante de France. Il a semblé nécessaire au Conseil de constituer un groupe de travail qu'il a intitulé «Groupe de travail sur les dimensions spirituelles dans la société française aujourd'hui». Il correspond à plusieurs objectifs bien précis.
Tout d'abord technique : répondre à la frénésie de directives réglementaires et administratives. La Fédération a dû demander des explications aux pouvoirs publics sur toute une série de questions : rémunération des présidents d'Associations cultuelles, obligation faite aux associations de se soumettre au plan comptable national, contradiction de cette disposition avec la loi de 1905, discrimination dans la loi des finances 2000 à l'égard des associations cultuelles (ou de bienfaisance). Le moins que je puisse dire est que la réponse à nos interrogations - sauf pour la rémunération des présidents des associations cultuelles - n'est pas la priorité des ministères concernés. Mais force est de constater que beaucoup de nos interpellations n'auraient pas eu lieu d'être si nous avions été consultés avant la rédaction des projets de lois ou de règlements.
C'est autour de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat (1905) que nous avons eu le plus clairement à nous exprimer notamment au moment de la publication du rapport parlementaire Guyard-Brard sur « l'argent et les sectes «, cela lors de conférences de presse ou d'interviews dans la presse. L'enjeu était de faire entendre ce principe élémentaire de la liberté de création d'associations cultuelles par déclaration en Préfecture. En effet, la Commission interministérielle de lutte contre les sectes voulait faire reconnaître que « le caractère cultuel d'une association ne pouvait être délivré (sic !) que par le ministère de l'intérieur, après enquête et sous le contrôle du juge». Pour notre très grande satisfaction, nous avons eu connaissance d'une circulaire du Ministre de l'Intérieur adressée aux Préfets qui leur rappelait que récuser la qualité cultuelle d'une association déclarée en préfecture est illégal.
Toutefois, il ne nous faudrait pas imaginer que toutes difficultés sont aplanies. Depuis de nombreuses années le principe fondamental de non reconnaissance des cultes est remis en question par des dispositions fiscales ou réglementaires, notamment depuis l'adoption de la loi du 23 juillet 1987 sur le développement du mécénat qui fait que l'administration décide ponctuellement que telle association présente un caractère cultuel. Ce n'est pas une reconnaissance, mais cela lui ressemble !
Aussi devrons-nous dans les prochaines années proposer une réflexion de fond sur la loi de 1905 et le groupe de travail va se pencher sans tarder sur les paradoxes du rôle de l'Etat dans la gestion du dossier des associations.
A ce travail, il nous faudra donner une dimension européenne. Les relations Eglises - Etats, en Europe, sont d'une étonnante diversité. Longtemps la séparation «à la française» a été considérée comme une exception. Mais les situations évoluent. C'est notamment le cas de la Suède. Nous chercherons dans nos contacts avec des fédérations protestantes en Europe à pousser le projet d'une concertation sur ce sujet.
Mais il me semble qu'il ne faudrait pas réduire à de simples questions administratives et juridiques la défense des intérêts communs du protestantisme. Derrière la phobie des sectes, expliquée en bonne part par les drames et les souffrances effectivement causés par certains mouvements religieux, il ne nous faudrait pas sous-estimer le soupçon que l'on fait peser sur le religieux et sa place dans notre société. Il nous faut être en mesure d'affirmer la place positive que notre foi et notre spiritualité peuvent apporter dans la vie de notre société.
Ce faisant nous aiderons les mouvements religieux en France. Et notamment nous aiderons ceux qui se rattachent au protestantisme sans être membres de la Fédération protestante. Il faut que les pouvoirs publics reconnaissent qu'il est possible d'être protestant sans être membre de la FPF. Il en va de notre rôle de Fédération qui n'est pas, à l'instar de ce qui nous est souvent demandé, d'être un instrument de labellisation. Il en va aussi de la clarté de notre projet fédératif.
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Aussi est-il grand temps que je vous entretienne du projet d'élargissement de la FPF. Vous avez reçu avec les documents préparatoires à cette assemblée le rapport du groupe ad-hoc qui depuis plusieurs mois aide le Conseil à se diriger dans cette question difficile. Vous avez noté que le Conseil s'est prononcé lors de sa session de février dernier. Si je résume sa position, je crois pouvoir dire quelle s'énonce en trois points :
Dans cette triple perspective, j'aimerais souligner quelques aspects de la proposition du Conseil.
D'abord que signifie se dire ouvert au dialogue ? Pour la Fédération, cela ne peut être que dans le cadre de sa Charte. Et j'en souligne à dessein quelques traits.
«Nous pratiquons l'accueil mutuel à la Cène»
Autant nous sommes ouverts les uns et les autres au respect des traditions respectives et des sensibilités théologiques, autant nous voulons à travers l'accueil à la Cène donner signe de notre communion.
«Nous reconnaissons comme centrale l'annonce du salut par grâce, reçu par la foi seule.
La prédication de la Réforme, les mouvements spirituels quelle a entraînés, la démarche oecuménique, affermissent cette conviction».
Nous nous situons dans une «tradition» protestante dans laquelle s'inscrivent les acquis de la Réforme, mais aussi tous ceux quelle a suscités, y compris, et j'insiste là-dessus, ceux de la démarche oecuménique. Pas question par conséquent de vouloir faire jouer à la Fédération protestante je ne sais quel jeu de yoyo où l'intra protestant s'opposerait à l'oecuménique.
«Le témoignage implique le risque d'une parole commune».
La Fédération n'est pas un salon où l'on est heureux de se retrouver pour bavarder autour d'une tasse de thé et de quelques pâtisseries. Mais elle a, là encore, une tradition de dialogue avec la société, une volonté de témoignage inscrit dans une parole publique.
Quand nous élaborerons des canevas de dialogue avec des communautés adventistes ou pentecôtistes, ces éléments devront être présents. Mais ne forçons pas le trait à l'extrême, comme si le dialogue était vérification que l'autre est notre semblable, que tout va pouvoir se vivre à l'identique. Nous savons, bien au contraire, qu'un dialogue honnête nous changera nous-mêmes. Mais, au cours de ces années de dialogue, nous voulons vérifier si sur l'essentiel de ce que nous attendons de la Fédération protestante, car c'est bien elle qui est en cause, nous pouvons avec d'autres nous retrouver, nous écouter, nous respecter, de sorte qu'il soit possible ensemble de témoigner.
C'est dire que notre dialogue, celui dans lequel nous disons être prêts à entrer, devra porter sur notre foi et notre spiritualité, notre manière d'être l'Eglise, nos engagements sociaux et culturels, plus que sur l'image que nous donnons, que nous avons, qu'ils ont.
Cette question de l'image a déjà été soulignée par beaucoup. Et ce que je disais précédemment sur le soupçon qui pèse aujourd'hui sur tout mouvement religieux ne la simplifie pas. A l'intérieur de nos propres Eglises, les a priori sont largement répandus sur le sectarisme, le conservatisme des protestants «hors Fédération». Certains font des comptes et nous disent : «vous allez être submergés !» On les rassure en évaluant les rapports de force. Je tiens à dire combien cette approche me semble de toute manière vouée à l'échec. Où si vous préférez au succès de ceux que tout changement inquiète.
Ma conviction est, bien au contraire, que c'est une chance pour chacun de nous, chacune de nos communautés, que d'avoir, dans le dialogue, à rendre compte honnêtement de ce que sont notre lecture de la Bible, les points forts de notre spiritualité, notre manière de célébrer le culte, nos engagements dans la vie de la société
J'ajoute encore ceci : avons-nous déjà entre nous, membres de la Fédération protestante, pratiqué suffisamment ce dialogue exigeant ? J'en doute parfois, et je suis convaincu que nous donner une large période pour entreprendre cela avec des églises candidates, ne pourra que renforcer les liens de connaissance et d'écoute entre nous.
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Au moment où notre Assemblée générale va confirmer, du moins je l'espère, cette volonté d'ouverture et de dialogue qui conduira peut-être à l'élargissement de la Fédération, je ne peux que me réjouir de voir se joindre à l'équipe du 47 rue de Clichy, Sophie Schlumberger confirmée, après un intérim d'une année, dans sa fonction de responsable du Service biblique - équipe d'animation et de recherche biblique - de la Fédération ; et Gill Daudé, nommé comme chargé des relations oecuméniques. Les orientations que vous donnerez lors de cette Assemblée générale vont conditionner pour une bonne part les activités de l'ensemble des responsables des services.
Je ne voudrais pas terminer ce message sans évoquer ici la mémoire de quatre amis qui nous ont quittés au cours des derniers mois. Anne-Lise Happel a été membre de notre Conseil ; elle a présidé le Département des Centres et Mouvements. Denise Dubs a été pendant 14 ans d'abord assistante du Secrétaire général, puis du responsable des services aumônerie des prisons et EARB. Hélène Roehrich qui, pendant 35 ans, a tenu la librairie Oberlin de la rue de Clichy. Enfin, Albert Nicolas qui a été Secrétaire général de la FPF de 1964 à 1978, puis responsable des Relations oecuméniques jusqu'en 1984 et enfin rédacteur de l'Annuaire de la France protestante.
Chacun de ces amis a marqué à sa manière la vie de notre Fédération. Les témoignages de reconnaissance et d'affection que nous avons reçus ou entendus au moment de leur décès, viennent confirmer que la Fédération construit une fraternité qui dépasse, oh combien, les frontières de nos Eglises et I.O.M. De cela, nous sommes les uns et les autres, engagés quotidiennement dans la vie fédérative, particulièrement reconnaissants.
Encore un mot pour saluer deux autres amis : Yo Ludwig qui dans son ministère de chargé des relations internationales pour l'Eglise réformée de France n'a pas ménagé ses forces pour mettre ses compétences au service de la Fédération. Il sera très prochainement remplacé par Raphaël Picon qui découvrira vite les bonnes habitudes de collaboration prises avec son prédécesseur. Et Jacques Terme qui a accepté la tâche redoutable de suivre l'édition de la «France protestante». Là encore, qu'il me soit permis d'insister sur le réseau de collaborations et d'amitiés qui permet à notre Fédération d'accomplir sa mission.
Une année au service de la Fédération ; c'est tout juste le temps de prendre la mesure de la tâche, de commencer à en cerner les contours, les aspérités et les joies. Mais une année est suffisante pour nouer les premiers contacts forts sur lesquels il est possible d'envisager sereinement l'avenir. J'espère que vous aurez entendu dans ce message tout l'intérêt de ce qui se vit autour du projet fédératif et la joie que nous avons à y participer, tant le Président qui vous parle, que l'ensemble de ceux qui travaillent au 47 et bientôt 45 de la rue de Clichy.
Tout en continuant à affirmer que la Fédération protestante de France (FPF) n'a pas le monopole de la représentation du protestantisme en France, l'Assemblée générale de la Fédération protestante de France, réunie le18 et 19 mars 2000, recommande au Conseil d'engager avec détermination et confiance les Églises et Institutions, Oeuvres et Mouvements de la FPF à s'ouvrir au dialogue avec les Églises et mouvements n'appartenant pas actuellement à la Fédération protestante mais souhaitant s'en rapprocher dans une perspective d'adhésion ou non.
Elle partage le constat que les dialogues qui ont déjà eu lieu ne peuvent être poursuivis exclusivement entre responsables «au sommet» car ils ne permettent pas d'évaluer notre capacité à vivre ensemble concrètement le projet fédératif tel que définit par la Charte.
Elle estime donc nécessaire d'organiser au niveau local des dialogues construits autour de projets communs engageant chacun des acteurs comme de véritables partenaires. Elle accepte que ces dialogues conduisent chacun non seulement à approfondir ses propres convictions et fidélités mais aussi à ne pas craindre d'en être transformé voire bousculé.
Elle considère que pour mieux intégrer cette démarche comme une chance pour la Fédération protestante de France, il convient de prendre du temps pour ces dialogues et de les construire avec exigence et rigueur sur une période d'au moins 3 ans. Pour ce faire elle demande au Conseil de définir un cadre et des procédures pour mener ces dialogues, les suivre, les évaluer et envisager les perspectives d'aboutissement, notamment en terme d'adhésion.
A propos du Service Radio de la FPF
L'Assemblée générale, réunie les 18 et 19 mars 2000, ayant pris connaissance des projets étudiés par le service Radio et de son rapport «Voix protestantes à la radio en l'an 2000», considérant que la FPF n'a pas aujourd'hui les moyens de coordonner et de soutenir les grands projets étudiés (Programme national d'émissions diffusées sur un canal satellite, constitution d'une banque d'émissions pour les radios sur Internet), recommande au Conseil :
A propos du statut d'association loi 1901
L'Assemblée générale de la Fédération protestante de France, réunie les 18 et 19 mars, prend acte des efforts entrepris par le Conseil pour oeuvrer à la sauvegarde des intérêts communs du protestantisme notamment concernant les aspects juridiques du statut d'association cultuelle de 1905.
Elle demande au Conseil de continuer à manifester avec ses partenaires, particulièrement au moment du centenaire de la loi 1901, son attachement à la liberté d'association pour faire face aux enjeux et aux missions citoyennes et sociales d'aujourd'hui.
du 8 au 11 mai 2000 à Francheville (69)
«Mais délivre-nous du mal»
Conférence de Mme Lytta Basset, pasteur et professeur à la Faculté de théologie de Lausanne sur le thème : Faire non-violence, lâcher les coupables et intervention de Mme Martine Viallet, directrice de l'Administration Pénitentiaire au Ministère de la Justice ; Conférence de M. Antoine Garapon, magistrat, Secrétaire général de l'Institut des Hautes-études de la Justice à Paris sur le thème : Le confort de la dénonciation et la difficulté d'agir ; Intervention de Mme Elisabeth Guigou, Garde de Sceaux, Ministre de la Justice. Echanges ; Ateliers : Dérives dans la prison, Le magistrat dans la prison-fonction du juge dans la prison, Présence de l'interreligieux dans la prison, Pathologie mentale et accompagnement en prison. Conférence de Mme Liliane Dalligand, professeur, médecin-psychiatre à Lyon, sur le thème : Les victimes face au mal.
Rens : Service Justice - Aumônerie des
prisons
FPF - Tel : 01 44 53 47 09
http://www.tf1.fr/evenements/jesus/
du 3 avril au 16 juillet 2000, retrouvez le spectacle Jésus de Robert Hossein avec des interviews de responsables religieux dont le pasteur Jean-Arnold de Clermont.
Prochain week-end de formation les 27 et 28 mai 2000 au Centre de Glay
«C'est ainsi que tu aimeras ton prochain comme toi-même»
Aimer : un sentiment, une liberté ? Quelles exigences dans la relation aux autres ?
avec Mmes Christiane Dieterlé et Marianne Seckel biblistes et l'animation biblique de l'EELF-Montbéliard
Service biblique de la Fédération protestante de France
47, rue de Clichy - 75311 Paris cedex 09
Tél. : 01 44 59 47 09 - Fax : 01 45 26 35 58
E-mail : fpf-bible@protestants.org
Cette année, c'est la communauté réformée évangélique de Saint-Christol-lez-Alès dans le Gard qui accueillait le synode national et général des EREI, les 10-12 mars 2000.
Un synode national et général a pour fonction principale de renouveler partiellement ou en totalité les membres des différentes commissions qui administrent les Eglises au niveau national, la principale étant sans doute la «Permanente», celle qui gère les affaires générales entre deux synodes. Cinq pasteurs et six laïcs ont été élus à ce poste, sans compter les suppléants. Cette commission a elle-même élu son nouveau président qui pour la première fois sort du sérail cévenol. Il s'agit du pasteur Antoine Schluchter (41 ans), de nationalité suisse, qui est père de deux enfants et qui dessert actuellement la paroisse d'Aix en Provence. (Cf. p 8 «Trois questions à Antoine Schluchter»).
Outre le renouvellement des commissions, le synode avait un choix très important à faire pour déterminer s'il désirait que l'Union nationale signe la Concorde de Leuenberg et adhère au Conseil Permanent des Eglises luthériennes et réformées (CPLR). A Saint-Christol, trois années de réflexion des paroisses et des synodes se sont conclues par une réponse négative. Poliment mais clairement, par deux tiers des suffrages, les délégués ont décliné l'offre d'adhésion que leur faisaient leurs grandes soeurs européennes. Cette décision qui en a déçu plus d'un, ne devrait cependant pas empêcher des collaborations fructueuses à l'avenir.
Un autre point fort de ce Synode fut la présentation du nouveau recueil de textes liturgiques. Depuis plus de dix ans, nos Eglises attendaient avec une certaine impatience le fruit du travail de la commission de Liturgie. Le résultat est à la hauteur des attentes : un classeur comprenant un peu plus de 170 fiches très pratiques a été accueilli avec reconnaissance par les délégués. A venir, un livret d'accompagnement pour préciser chaque élément du culte et pour offrir la possibilité d'un regard plus englobant, plus réfléchi et plus informé sur les fondements d'une liturgie qui se veut réformée selon la Parole de Dieu. A noter que c'est à une femme : Annie Bergèse, présidente de la Commission de Liturgie, que revenait l'honneur de présenter ce travail.
Les jeunes n'ont pas été oubliés pendant ce synode. On leur avait donné une large plage horaire, le dimanche après-midi, pour présenter leur fonctionnement en Eglise et leur projet pour la jeunesse. Outre l'élaboration actuelle d'un nouveau catéchisme, ils ont fait au synode plusieurs propositions pour travailler plus ensemble et pour dynamiser l'ensemble du secteur jeunesse sur tout le territoire national tant sur le plan pratique que humain. (Cf. Bip 1491). Une nouvelle commission jeunesse est sortie des urnes, un important travail l'attend. Les Eglises sont bien conscientes en effet que leur renouvellement et la pérennité du message évangélique passe par la jeunesse.
Terminons par une décision qui ne passera pas inaperçue : la reconnaissance d'un ministère d'évangéliste, que celui-ci soit une spécialisation du ministère pastoral ou du ministère diaconal et la traduction dans la Discipline de cette nouvelle opportunité. Une page riche de l'histoire des Eglises Réformées Evangéliques de France s'est tournée à Saint-Christol-lez-Alès. Un livre ouvert dont il faudra maintenant vivre joyeusement et concrètement le programme écrit. (Gérard Fines)
Les membres de la Commission permanente :
Les pasteurs Daniel Bergèse, Bernard Bordes, Charles Nicolas (vice-pdt), Maurice Raetz, Antoine Schluchter ; Suppléants : Dick Brienen, Rémi Roure, Jean-Luc Blanc.
Mme Andrée Toureille ; Pierre Filhol, trésorier-administrateur ; Jean-Paul Gonzalez, François d'Hauteville, Secrétaire de la Commission permanente ; René Malhautier, François de Maleprade ; Suppléants : Josiane Cambon, Jacques Gaubiac, Guy Maillard.
Signature de la Concorde de Leuenberg et adhésion au CPLR
Le Synode national et général réuni les 10, 11 et 12 mars 2000 à Saint-Christol-lez-Alès a pris en considération l'invitation faite à notre Union d'Eglises d'intégrer le Conseil Permanent Luthéro-Réformé et a, en conséquence, étudié le texte dit «Concorde de Leuenberg» qui en constitue la déclaration de communion. Il remercie le CPLR pour sa proposition fraternelle d'adhésion et se réjouit de l'oeuvre de Dieu dans les Eglises qui s'y trouvent engagées.
Il reconnaît la valeur du patrimoine commun aux Eglises luthériennes et réformées, et désire vivement maintenir, et si possible développer les relations déjà existantes, tant au niveau national qu'au niveau des Eglises locales. Il constate cependant que les conditions ne sont pas actuellement réunies pour justifier, au sein du protestantisme, le choix de préférence et de priorité, que constituerait l'adhésion de notre Union d'Eglises au CPLR, principalement pour ce qui concerne le statut des Écritures et l'exercice de la discipline.Notre Synode souhaite vivement que sa décision soit regardée non comme une condamnation mais comme une exigence de vérité :
En annexe
Notre Synode tient à préciser en quoi la Concorde de Leuenberg (CL) constitue
une base d'accord insuffisante pour ce qu'elle appelle «la pleine communion
ecclésiale», et quelques-unes des raisons qui le poussent à envisager les
relations à venir en dehors du cadre (à la fois trop large et trop étroit) du
CPLR.
Au Foyer de Grenelle, les 25 et 26 mars 2000, trois thèmes ont été plus particulièrement abordés :
Election de la moitié du comité national, composition du nouveau bureau :
Jean-Jacques Demouveaux (Liévin 62), président
Bernard Serres (le Pecq 78), vice-président
Jean-Pierre Weben (Hermanville 14), trésorier
Andrew Rossiter (Lyon 69), secrétaire
Marie-Noëlle Diologent ( Rouen 76), membre du bureau
MOLINES-EN-QUEYRAS (Hautes-Alpes)
2-7 juillet 2000
Session d'études bibliques et de découvertes de la montagne
Prix 950 F comprenant la session, les repas et les animations. Logement en sus.
Bible et Montagne : Tel/fax 01 43 45 66 04, 100 bis, av. de St-Mandé - 75012 Paris
Station Saint-Martin, tout le monde descend !
Devant le numéro 31 du boulevard St-Martin dans le 3ème arrondissement, un nouvel Espace-solidarité-insertion vient d'ouvrir ses portes. La RATP en a confié la gestion et l'animation à l'Armée du Salut.
Dans cette ancienne station de métro, superbement transformée en accueil de jour, les sans-abris peuvent se reposer - ils font souvent 30 km à pieds par jour - et bénéficier des services et de l'écoute de médecins, psychologues, travailleurs sociaux ainsi que de douches et d'une laverie sans oublier un coiffeur.
Dieppe : 3ème Prix de la qualité sociale 1999
L'hebdomadaire Espace social européen vient de décerner les Prix de la qualité sociale, qui avait pour thème cette année «la qualité des rapports avec les usagers».
René Teulade, ancien ministre des Affaires sociales et président du jury, a remis le 1er Prix à la Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés, le 2ème à l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (département des droits du malade) et le 3ème a récompensé le partenariat entre la Caisse d'allocations familiales et l'Armée du salut à Dieppe pour le soutien apporté à des mères de famille en difficulté dans l'exercice de leur fonction parentale.
1/3 de la population mondiale croit en Christ selon des statisticiens américains. Pour les autres religions, on compte 1,2 milliard de musulmans (environ 20% de la population mondiale), 811 millions d'hindous, 768 millions de personnes «sans religion», 360 millions de bouddhistes, 228 millions d'adeptes de religions dérivées, 150 millions d'athées et 14,4 millions de juifs.
537 millions de chrétiens vivent en Europe, 476 millions en Amérique latine,
335 millions en Afrique, 307 millions en Asie, 212 millions en Amérique du Nord
et 21 millions en Océanie. L'Eglise catholique romaine regroupe un milliard de
fidèles. Il y aurait 342 millions de protestants, 215 millions d'orthodoxes et
80 millions d'anglicans. ( APD - traduction Romain Zenouda)
41 ans, hélvète, musicien et marcheur, le pasteur Antoine Schluchter, vient d'être élu président de l'Union des Eglises réformées évangélique indépendantes qui comptent 52 associations cultuelles et 13 000 membres principalement dans les Cévennes.
Antoine Schluchter, vous êtes le premier président des EREI à ne pas être issu de ce milieu. Quel a été votre parcours ?
Ma famille est effectivement plutôt protestante sociologique, mais elle m'a laissée côtoyer des milieux pentecôtistes et charismatiques. Vers 14 ans, j'ai découvert la foi dans une Eglise de Réveil, en Suisse, dont je suis originaire. Après des études à l'Institut biblique d'Emmaüs, j'ai continué à la Faculté de théologie réformée d'Aix-en-Provence, ce qui n'était déjà pas traditionnel puisqu'en général, les étudiants poursuivent leur formation à la Faculté de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine.
Trois ans plus tard, je suis retourné en Suisse, pour être le pasteur d'une Église de type réformé dans le Canton de Fribourg. Je m'étais fixé une durée limite de 10 ans en ce lieu et c'est à ce moment-là que j'ai reçu un appel de la Faculté de théologie d'Aix pour le poste pastoral d'Aix-en-Provence. C'est ainsi qu'en 1993, j'ai fait le choix de cette aventure dans une Eglise d'origine revivaliste et de tradition réformée.
J'ai donc hérité des aumôneries prison, hôpitaux et établissement psychiatrique en plus de la paroisse. Devant dégager des priorités, j'ai souhaité honorer les grands rendez-vous, à Aix c'est le culte dominical. Les participants y sont fidèles et réguliers, dans une ville universitaire où il y a un brassage des populations -Pascal Gonzalez travaillait jusqu'à présent sur le demi-poste, mais suite à notre Synode, il prend en charge le ministère d'évangélisation et partira à Toulouse l'an prochain.
On m'a ensuite sollicité pour entrer à la commission permanente et j'ai fini par accepter cette année. Les mandats y sont de trois ans mais mon élection a été une surprise.
Quelles sont vos priorités ?
L'évangélisation, la jeunesse et l'ouverture sont mes priorités. Je ne suis pas un homme des grands projets, je préfère imprimer une ligne directrice. Je souhaite être disponible pour tous et encourager par mes visites. Je ne pourrai pas être partout de toutes façons, avec 1/4 de mon temps, seulement, affecté à cette mission car je continue de m'occuper de la paroisse d'Aix.
Il faudra consolider les trois paroisses parisiennes, les accompagner vers l'autonomie. Ce serait bien de voir la création d'une région parisienne. À Lyon, notre projet n'a pas abouti et à Bordeaux où nous avons déjà une communauté, nous avons d'autres projets.
L'ouverture est une de mes priorités mais pas un leitmotiv. Il s'agit de dire dans un lieu comment être témoin de l'amour du Christ. Il faut dire son identité, non pas en opposition mais en s'enrichissant les uns les autres.
Le synode des EREI n'a pas voulu rejoindre le conseil permanent luthéro-réformé. Que faut-il conclure ?
C'est pourquoi je ne m'attendais pas à être élu, j'étais porteur du projet d'entrée au CPLR !
Peut-être qu'après la mini-révolution de l'accès aux femmes au pastorat, il y a eu une crainte. La crainte d'une officialisation des liens. Cela a été un choix de stratégie et non pas un choix de fidélité. Nous devons jouer un rôle de passerelle. Dans l'annexe à la décision XI, il est stipulé «les conditions ne sont pas actuellement réunies» ce qui laisse une porte ouverte. D'ailleurs, le CPLR souhaite que les deux observateurs EREI, dont je fais partie, viennent à la prochaine rencontre. Mon voeu est que l'on puisse positiver ce choix. On ne se sentait pas prêt actuellement. Il ne fallait pas, par notre choix, laisser des gens sur le bord de la route. Ceux qui avaient besoin d'être rassurés le sont, mais il faut continuer. Il s'agit de mieux vivre ce qui nous était proposé mais de manière différente dans le projet d'une Eglise réformée confessante à la française. Il nous faut garder notre structure réformée où les conseillers presbytéraux ont leur rôle et où la proclamation de l'Evangile se fait avec des convictions fortes. Quand on revendique ou recherche une identité réformée confessante, on ne doit pas se fermer aux autres.
Propos recueillis par Myriam Delarbre
Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org/fpf/