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Extraits du BIP 1495 du 15 au 30 avril 2000

 


Pâques 2000
(avec l'évangéliste Marc)

Les évangélistes ne font pas de littérature autour de la mort de Jésus. Ils décrivent la brutalité des faits. Il y a le lieu, la croix, le partage des vêtements, l'inscription, les brigands, le cri de la mort. Pourtant chacun à sa manière va tisser dans sa narration un élément ou deux qui vont en donner la signification première. Telles sont les paroles placées dans la bouche de Jésus en croix.

Ainsi Marc pointe la parole : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" Horreur de la solitude totale par laquelle Jésus accepte de passer. Il ne lui reste plus rien à quoi se rattacher sinon le regard de la foi tourné vers "son" Dieu. Détresse de la nuit qui met en question jusqu'au sens même de sa vie toute entière conduite par l'amour. Séparation totale d'avec Dieu d'où jaillit le cri de la foi.

Au coeur de l'angoisse, Marc entend et proclame l'ultime palpitation de la foi.

En échos, le récit du matin de Pâques, le message de la résurrection qui provoque la fuite des femmes, est question pour notre foi. Serons-nous effrayés au point de le garder pour nous, trésor enfoui dans la terre. Saurons-nous le porter en tous lieux, trésor dispersé pour qu'il porte du fruit.

Il n'est guère besoin de regarder loin en arrière pour trouver dans l'une ou l'autre hypothèse des images de nos Eglises, tantôt frileuses et fermées sur elles-mêmes, tantôt généreuses et ouvertes aux défis du monde.

Pâques nous provoque à répondre, aujourd'hui.

Famine qui ravage à nouveau l'est africain. Guerre de Tchétchénie bafouant les droits les plus élémentaires des êtres humains. Economie qui perd ses repères en ne servant plus qu'elle-mêmeS Les défis ne manquent pas où nos Eglises, comme chacun d'entre nous, ont à proclamer un évangile qui place au coeur de toutes choses l'amour des " petits ", de celles et ceux que la vie maltraite et qui, les premiers, doivent entendre le message de la résurrection.

Allons leur dire et leur témoigner que le Christ les précède sur des routes nouvelles.

Pasteur Jean-Arnold de Clermont

 


Un nouveau Secrétaire général pour l'Alliance réformée mondiale (ARM)

Le pasteur ghanéen Sétri Nyomi, 45 ans, a été installé dimanche 9 avril à Genève, nouveau Secrétaire général de l'Alliance réformée mondiale. Il a promis de donner la priorité aux causes sociales et à la défense des droits de l'homme et de rapprocher son organisation des 75 millions de fidèles des 215 Eglises membres de l'ARM.

(La Croix, vendredi 14 avril 2000).

 


Service biblique de la FPF

 


Hommage au pasteur Jean-Pierre Monsarrat, ancien président de l'Eglise réformée de France

Le pasteur Jean-Pierre Monsarrat, ancien Président du conseil national de l'Eglise réformée de France, est décédé, le vendredi 7 avril 2000, des suites d'une intervention chirurgicale. Nous pensons d'abord à son épouse, à ses enfants, à sa famille, à ses proches dans l'affection fraternelle et dans la prière. Notre Eglise est aujourd'hui bouleversée par cette nouvelle, la peine et le vide que nous ressentons sont à la mesure de la reconnaissance pour ce que nous avons reçu de lui à travers sa vie, ses engagements, son ministère.

Né à Londres en 1927, il y vivra plusieurs années. Anglophone, il sera toujours pour nous un témoin averti de la vie des Eglises dans le monde anglo-saxon avec lequel il gardait des relations privilégiées. Il avait encore tout récemment représenté notre Eglise au synode de l'Eglise presbytérienne d'Irlande et suivait avec attention le chemin difficile vers la paix dans ce pays.

Après ses études de théologie à St Andrews (Ecosse), Paris et New York, il exerce le ministère pastoral à Vabre (Tarn) puis à Lyon. En 1970, il est élu président du conseil régional de l'Eglise réformée de France en Centre-Alpes-Rhône ; au moment où se constituent les grandes régions, il saura donner à celle-ci unité et dynamisme. Il quitte cette charge en 1980 quand il est appelé à la présidence du conseil national, responsabilité qu'il exercera pendant douze ans, jusqu'en 1992.

Jean-Pierre Monsarrat n'aimerait pas ce qui pourrait ressembler à un éloge, lui qui était un homme simple, sobre et serviable et qui a vécu tous ses engagements comme un ministère c'est-à-dire un service. Service des hommes et des femmes, service de l'Eglise, service du monde, avec toujours le même souci de l'écoute et du dialogue en vue de la réconciliation et de la paix notamment au sein de l'Eglise. Il avait cette capacité à entendre et faire entendre tous les points de vue, à décaler chacun par rapport au sien, à aider à mettre un peu de distance et de recul avec sensibilité et respect. Il s'efforçait toujours de trouver des solutions équilibrées prenant à la fois en compte les principes de fond et les contraintes de la réalité.

Ce n'était pas un esprit dogmatique mais un homme de convictions ouvertes. Ses qualités personnelles et les responsabilités qu'il a eues ont fait de lui un représentant éminent et écouté de la théologie réformée en France, au sein de la Fédération protestante, dont il fut un vice-président, dans la vie oecuménique, comme dans les relations internationales. Il sut notamment, en 1984, rendre compte avec autorité auprès de la Communion ecclésiale de Leuenberg, des décisions que notre Eglise venait de prendre concernant les ministères et leur reconnaissance. Et ces dernières années, il a pris une grande part à la mise en route et à l'aboutissement de l'accord théologique anglican et luthéro-réformé exprimé dans la Déclaration de Reuilly. La source de sa foi réformée c'était bien sûr les Ecritures bibliques qu'il lisait et étudiait avec passion ; toujours intéressé par les recherches exégétiques récentes, il animait encore de nombreux groupes et était engagé dans les réseaux oecuméniques d'étude et de diffusion de la Bible (A.O.R.B., B.O.S.E.B., T.O.B.) Lecteur des Ecritures il fut aussi un lecteur attentif, éclairé et éclairant de la vie ecclésiale, et d'abord de celle de l'Eglise réformée de France. Il mesurait, pour notre protestantisme disséminé, l'importance de la visée commune et soulignait toujours l'importance des institutions qui la portent. Il a accompagné la réflexion sur les ministères, la révision générale de la Discipline et plusieurs chantiers synodaux importants : le travail, notre référence aux Ecritures, Evangile et service, le sens du culte, le projet Edifier-Former/Témoigner-Servir. Il était enfin un lecteur cultivé, assidu et vigilant de l'actualité quotidienne. Ses messages au synode national en portent la marque, rappelant constamment que l'unique mission de l'Eglise est de rendre compte de la bonne nouvelle de Jésus-Christ au coeur des préoccupations de ce temps.

Dire aujourd'hui la peine de notre Eglise c'est dire la peine de tant d'hommes et de femmes qui ont eu le privilège de rencontrer Jean-Pierre Monsarrat, de l'avoir comme pasteur, de travailler avec lui. C'était un frère qui faisait confiance et qui donnait confiance car lui-même avait confiance. Cette confiance, qui jusqu'au bout ne l'a pas quitté, avait sa source dans l'amour de Dieu. C'est vers Lui que nous nous tournons pour recevoir consolation et Lui dire notre reconnaissance de nous avoir donné un tel serviteur et un tel compagnon.

Pasteur Michel Bertrand,
président du conseil national de l'Eglise réformée de France.

 


Hommage à Claude Gruson

La Fédération protestante de France annonce la mort de l'un de ses plus fidèles serviteurs Claude Gruson est décédé paisiblement au matin du 4 avril 2000, dans sa 90ème année, après quelques mois d'une implacable maladie.

Tout autant que serviteur de l'Eglise, ou plutôt en tant que tel, et dans la recherche constante d'un témoignage exigeant à la Seigneurie de Jésus-Christ, Claude Gruson a été l'un des auteurs principaux de la vie économique de la seconde moitié du XXe siècle. Il y a développé une imposante carrière comme conseiller économique dans la direction de plusieurs grandes banques, notamment la Compagnie bancaire, mais aussi et surtout au service de la haute administration économique française. Membre éminent de l'équipe économique de Pierre Mendès-France, on peut le regarder comme l'un des pères, sinon le premier, de la comptabilité nationale au service du Plan. Il a d'ailleurs été Directeur général de l'INSEE de 1961 à 1967.

Keynésien de la première heure, il n'a cessé de plaider pour une direction souple et ferme de l'économie éclairée par une solide information constamment renouvelée des évolutions mondiales. Mais Claude Gruson a eu cette particularité rare et éminente de ne jamais développer sa pensée et son action économique sans la confronter en permanence à la critique, à ses yeux indispensable, de sa foi chrétienne. De plus en plus effrayé, voire angoissé par l'évolution du monde et des forces incontrôlées qui lui paraissaient le conduire «droit dans le mur», il n'a cessé de proclamer avec force qu'aux yeux des chrétiens, des «lecteurs de l'Evangile» comme il aimait à dire, il n'y a et ne peut y avoir aucune fatalité.

C'est d'ailleurs à cause de l'espérance du Royaume de Dieu et de ses promesses qu'il a toujours plaidé pour que l'on veuille bien, notamment dans l'Eglise, se préoccuper du «long terme» sans épuiser toutes ses forces dans des combats plus immédiats, et certes indispensables, face aux injustices qui ne cessent de surgir à travers le temps et l'espace de notre planète.

Ce faisant il a exercé dans les Eglises protestantes françaises et au Conseil oecuménique des Eglises, un véritable ministère de sentinelle à travers les multiples fonctions qu'il y a exercées, ainsi qu'à travers la publication de ses nombreux ouvrages dont, en 1976, «Programmer l'espérance». Entre autres, à la direction du Centre de Villemétrie devenu, sous sa présidence de près de 30 ans, une équipe de recherche économique de pointe, largement oecuménique au-delà même de membres d'Eglise, avec plusieurs de ses anciens collaborateurs et quelques théologiens. Il en est résulté la publication des travaux d'un important colloque international tenu en 1986 sous le titre de «Vers une éthique politique, face à l'ingouvernabilité du monde actuel».

Une contribution spectaculaire autant qu'importante à la vie de la Fédération protestante de France a été sa co-présidence du groupe qui, en 1971, rédigea pour le Conseil de la Fédération le texte d'une large déclaration qui fit à l'époque quelque bruit : «Eglise et pouvoirs».

Il fut aussi de 1977 à 1987 le Président actif de la Commission sociale économique et internationale (CSEI) de la FPF.

On peut dire sans emphase, mais dans la reconnaissance, que Claude Gruson laisse aux églises et à tous, en un héritage, qu'il aurait voulu contraignant, un appel à l'urgence d'une «intelligence renouvelée» (Romains XII, 1-2) par la fréquentation de l'Evangile de l'amour de Dieu contre toutes les forces de mort qui menacent sans cesse le monde.

 


L'aumônier vu par un directeur de prison

Plus de 150 aumôniers protestants vont se retrouver à Francheville (69) pour leur première rencontre nationale depuis 20 ans. Dans ce contexte, il nous a paru intéressant de publier le texte écrit par le directeur de la prison de Fleury-Mérogis sur l'espérance qu'apporte dans ce lieu clos, l'aumônier.

Contrairement à la représentation que l'on pourrait en avoir à l'extérieur, l'aumônerie constitue une ressource essentielle dans la vie de la prison. En effet, la discrétion qui caractérise son expression ne doit pas tromper les observateurs : les aumôniers sont des acteurs à part entière de l'organisation que constitue l'établissement pénitentiaire.

Investis d'une mission spirituelle, ils contribuent de manière efficace au repérage des personnes traversant des situations individuelles difficiles, et apportent un soutien irremplaçable aux personnes connaissant des moments de souffrance psychologique trop pénible.

La confiance est le maître mot qui régit les rapports entre le directeur et l'aumônier. Ce dernier représente une «valeur sûre» en terme de respect d'une déontologie très forte et peu susceptible de «dérapages». Il faut souligner que la qualité de cette relation concerne également les rapports qu'entretiennent l'aumônier et tous ses interlocuteurs dans la prison. L'aumônier représente, à ce titre, un catalyseur de relations authentiques entre les êtres humains dans un milieu artificiel. Le signe institutionnel traditionnel de la confiance accordée à l'aumônier n'est-il pas l'attribution d'un trousseau de clés, symbole très fort.

Qu'ils soient bénévoles ou rémunérés (statut d'ailleurs assez original dans une Administration de l'Etat) les aumôniers jouent, précurseurs bien avant l'heure des propositions de la Commission Canivet, le rôle de médiateurs et se présentent comme des vecteurs incontestables pour la résolution des problèmes humains rencontrés en détention.

Ils ne sont pas vécus par le personnel et la direction comme exerçant un contrôle sur le fonctionnement ou les situations mais plutôt comme apportant une aide dont personne n'ose avouer l'institutionnalisation. S'il est un acteur de terrain, le directeur souhaite en général que son rôle dépasse celui du simple apport spirituel et il n'est pas rare qu'un aumônier soit présent dans les différentes commissions ou groupes de réflexion pluridisciplinaires visant à mieux travailler ensemble (commissions d'indigence, par exemple).

Aumônier des détenus, il l'est aussi des personnels dont certains trouvent en lui une aide morale inespérée dans l'exercice de leurs métiers difficiles.

L'évolution «implicite» de leurs missions fait qu'aujourd'hui les aumôniers se structurent (aumôneries nationales, régionales) et l'évolution semble conduire vers des partenariats de plus en plus actifs dans les modes d'intervention retenus par les équipes d'aumônerie pour offrir une assistance spirituelle aux détenus entrants. Ce besoin de structuration signe l'objectif de réaliser un «travail» en prison, travail accepté et compris par tous. Plus que les autres intervenants dans le groupe chargé de la prise en charge des personnes incarcérées, l'aumônier est celui qui peut déceler le désespoir profond et muet de la personne qu'il reçoit en entretien.

Le fait est qu'aujourd'hui, certains directeurs associent les aumôniers voire les équipes d'aumôneries à des groupes de travail sur le fonctionnement de la prison (ex.: Fleury-Mérogis, groupe de travail sur les suicides).

Le directeur apprécie l'aumônier qui ne se bat pas contre un système mais essaye d'apporter un peu plus de chaleur humaine au sein d'une collectivité qui tend à dépersonnaliser les hommes qui la composent. Si la présence de la religion a toujours été très forte au sein des établissements (historiquement parlant), l'aumônier mérite presque aujourd'hui l'appellation d'auxiliaire de justice. Outre le fait que son action participe directement aux indispensables questionnements auquel se confrontent les personnes incarcérées quant à leur histoire personnelle, sa présence et son soutien montrent clairement que la religion n'exclut pas ses fidèles lorsqu'ils sont détenus. Ces effets consolident les efforts d'insertion qui peuvent être entrepris.

Cette volonté de ne pas rompre les liens avec le tissu extérieur se manifeste aussi par l'élargissement des équipes d'aumônerie qui comprennent de plus en plus des personnes extérieures participant aux activités organisées à l'intérieur de la prison. Je ne m'appesantirai pas sur l'interface que l'équipe d'aumônerie constitue au regard de l'articulation des besoins exprimés par les détenus, et les aides apportées via les réseaux caritatifs dans lesquels ils sont investis dans l'environnement de la prison.

En un mot, l'aumônier est porteur d'espérance. Sa mission me paraît immense. Son action n'a pas de limites, elle est infinie.

Sergio SALVADORI,
Directeur de la Maison d'Arrêt de FLEURY-MEROGIS

 


Synode régional de l'église luthérienne - Inspection de Paris

C'était un synode important puisqu'il comportait un renouvellement des instances de l'Inspection de Paris (qui s'étend jusqu'à Lyon, Marseille et Nice) et que l'assemblée comptait nombre de nouveaux délégués. Et, finalement, il laissa pendantes des questions qu'il fallut reporter, faute de temps ou par suite d'une cascade d'imprévus.

La session s'est tenue les 31 mars et ler avril 2000 à la paroisse Saint-Jean, sous la présidence du pasteur Alain Joly avec Jérôme Grondeux comme vice-président. Le pasteur Michel Viot, inspecteur ecclésiastique, avait préparé un message expliquant très concrètement la situation présente de l'Eglise à Paris, fortement assistée par des Eglises luthériennes étrangères - mais sans qu'il soit possible de tabler sur la pérennité de cette aide - d'autre part souhaitant conserver sa «visibilité», c'est-à-dire le même nombre de paroisses. On comprend la prudence de l'inspecteur en ce qui concerne les engagements financiers à long terme - ce qu'il dut rappeler à plusieurs reprises- et sa proposition de regrouper des paroisses. Si certains dans l'assemblée crièrent au «catastrophisme», d'autres, tels le pasteur Jean-Claude Deroche résumèrent le problème financier par le dilemne : soit puiser dans la caisse sans prévoir l'avenir, soit ne pas dépasser ses disponibilités. L'inspecteur demanda également la création de conseils pastoraux pour engager plus fortement les laïcs et pour aider les pasteurs dans des charges tout à fait concrètes il faudra une mise au point à ce projet. Le rapport du Conseil synodal développa les bons résultats de l'Est parisien et de la communication ; il exposa le problème des dessertes pastorales : des pasteurs partent en retraite anticipée, un autre choisit la carrière universitaire, des jeunes proposants arrivent, qu'on accepte ; pour d'autres, le Conseil a demandé un délai ; un pasteur étranger était espéré... Discussion très ouverte, mais sans solution immédiate. Dans son rapport financier, Jacques Camincher allait insister sur la nécessité d'un sursaut, d'une générosité accrue pour mieux assurer le fonctionnement de l'inspection, qui dépend, comme on l'a dit, d'une aide extérieure. Il donna ensuite des explications sur les comptes qu'il présentait. On attendit le commissaire aux comptes qui, malheureusement, n'avait pas achevé son rapport l'assemblée décida de reporter l'approbation au synode de novembre. Les rapports et comptes de la Mission et de la CRAP avaient été approuvés. Il a été décidé de garder en l'état la CRAP jusqu'au synode national de juin prochain. Le pasteur Marlier, inspecteur ecclésiastique, qui assistait amicalement au synode, parla de Montbéliard, de ses 30 000 paroissiens et 30 pasteurs, et de son autonomie financière.

Un nouveau Conseil synodal

Après vote à bulletins secrets, le Conseil synodal renouvelé pour trois ans se compose des pasteurs Jean-Claude Deroche, Frédéric Kaltenmark (tous deux en cours de mandat) et Mary Rakotovao, de Jean Becker, Paul Doré, Jérôme Grondeux, Elisabeth Hausser, Marc Legrand, Jacques Steiger, Maurice Tournefier et Marc Viénot. Réuni aussitôt, le Conseil a élu comme président Jérôme Grondeux, comme vice-président Jean-Claude Deroche, comme trésorier MarcLegrand et comme secrétaire Paul Doré. Le Conseil synodal est l'instance dirigeante de notre Eglise régionale, l'inspecteur ecclésiastique en étant membre de droit.

L'élection suivante concernait la Commission des Ministères, section parisienne, dont les membres de droit sont l'inspecteur ecclésiastique et le président du Conseil synodal. Ont été élus : les pasteurs Caroline Baubérot, Frédéric Kaltenmark et Marie-France Robert, ainsi que Blanche Ducarne, Elisabeth Hausser et Anny Parrot. Les élections au Synode général, fort longues, ne purent être terminées avant la fin d'une session qu'il n'était pas possible de prolonger. (Elisabeth Hausser).

 


Les Eglises évangéliques membres de la FPF coordonnent leurs efforts

Aux Assises de Versailles (29 au 31 octobre 1999), les Églises évangéliques membres de la FPF ont décidé de mettre sur pied une coordination pour rendre leur participation à la vie fédérative plus efficace. Cette coordination regroupe des représentants de l'Église apostolique, de l'Armée du salut, des Églises réformées évangéliques indépendantes, des Églises évangéliques libres, de l'Église de Dieu, des Églises évangéliques de Réveil, de la Fédération des Églises évangéliques baptistes, de la Mission évangélique tzigane et de l'Union, des Églises chrétiennes évangéliques. Ce rassemblement n'entend pas être un groupe de pression mais un lieu de réflexion et d'échange pour permettre aux Églises évangéliques d'être plus productive dans leur participation à la vie de la FPF. Cette coordination s'est réunie à deux reprises sous la direction du pasteur Claude Baty (en janvier et en mars dernier) et a commencé son travail en réfléchissant aux questions suivantes : la famille, les sectes, la participation au Service biblique.

De manière inattendue, cette coordination s'est aussi révélée être un lieu permettant une meilleure connaissance mutuelle.

 


Solidarité tzigane sans frontières

Début avril, à Bagatelle au Bois de Boulogne à Paris, la Mission évangélique tzigane de France a organisé avec les Assemblées de Dieu en Ile de France, quatre jours d'évangélisation sous un chapiteau de 2500 places.

En six réunions, ils ont touché plus de 13 000 personnes. La prochaine grande convention réunira plus de 20 000 ziganes venus de Belgique, Suisse, Italie et de France sur le site de leur Ecole biblique à Nevay (Loiret), du 26 au 30 avril 2000.

La solidarité internationale tzigane se structure, en voici le témoignage.

«En Roumanie, pour avoir ramassé du bois mort dans la forêt, vous serez passible d'une amende de 300 F ou si vous n'avez pas l'argent 6 mois de prison ; pour avoir cueilli des pommes pourries gelées sur l'arbre, le tarif, c'est 250F» dénonce René Zanellato, de la Mission évangélique tzigane de France (METZF). «Quand on sait que 70% des 3 millions de tziganes, qui vivent en Roumanie sont dans une extrême pauvreté au point de manger des racines et de vivre dans des huttes de glaise, qu'ils sont mis au ban de la société de par leur pauvreté et qu'ils sont traités comme des parias à l'école, on comprend mieux pourquoi 60% de la population carcérale est tzigane. C'est la délinquance de survie !», s'insurge le pasteur Christian Dhon't de la METZF. «Les tziganes, qui composent 14 % de la population roumaine, sont sédentaires. Ils ont été esclaves durant deux siècles et, aujourd'hui encore, on les considère comme des sous-hommes, renchérit René Zanellato. Ce missionnaire «gadjé» (non-tzigane) aux belles bacchantes, qui a risqué sa liberté pour amener clandestinement des Bibles en Roumanie de 1967 à 1976, a été condamné à la prison. Il a pu s'échapper, mais a dû attendre 1990 pour recommencer ses activités d'évangélisation et d'action sociale. En 1998, «Présence protestante» avait consacré une émission à son formidable travail en Roumanie : «Quand les tziganes ne chantent plus».Il y a cinq ans, il créait la Fondation Vie et Lumière avec le soutien de GATIEF (Gypsies and travelers evangelical fellowship) organisation internationale, dont sont membres la France, les USA, les Pays-Bas, la Suède, la Norvège, la Finlande, l'Angleterre et la Suisse. Cette solidarité a permis récemment de monter une deuxième maison pour 50 enfants abandonnés, un centre éducatif et deux chambres de quarantaine pour isoler et soigner les derniers arrivés. «Nous envoyons plus de 800 kg de médicaments par an pour nos propres antennes médicales. Nous pratiquons une médecine de guerre» rajoute René Zanellato. Autre lieu, autre misère. Au Kosovo, depuis 400 ans, il y a une présence tzigane. «C'est la guerre qui va révéler un racisme anti-tzigane. Aujourd'hui, personne n'en veut et ils se trouvent coincés à la frontière du Kosovo et de la Serbie, dans des camps, en situation d'attente éternelle.» Alors GATIEF se bat pour que cette situation de non-droit cesse et qu'une aide humanitaire puisse y être acheminée. L'OSCE a d'ailleurs créé une branche spéciale pour les tziganes. «Il faut aider ces tziganes dans leur pays pour éviter que poussés par la misère, ils n'émigrent de façon massive vers l'Europe de l'Ouest.» C'est le message que les pasteurs Dhon't et Zanellato veulent faire passer. La Fédération protestante de France a demandé à la Commission Eglise et société de la Conférence européenne des Eglises (KEK) de sensibiliser les institutions européennes à ce problème des droits de l'homme.

GATIEF ­ BP 5 ­ F 33440 Amberes

René Zanellato Tel. : 06 07 03 72 47.

 


DOSSIER TCHETCHENIE

Tchétchénie : réponse du patriarcat de Moscou aux Eglises chrétiennes en France

Le Conseil d'Eglises chrétiennes en France qui rassemble catholiques, orthodoxes et protestants, s'était ému de la situation en Tchétchénie, dans un courrier du 29 février 2000, envoyé au patriarche Alexis II (cf Bip 1492).

Au nom du patriarcat de Moscou, le métropolite Kirill de Smolensk et de Kaliningrad vient de répondre en légitimant les actions du gouvernement russe envers les «terroristes tchétchènes» et regrette que «des personnes innocentes soient devenues les victimes de la lutte contre le crime»

Lettre reçue par fax, le 29 mars 2000, en réponse au courrier envoyé par le Conseil d'Eglises chrétiennes en France (CECEF), fin février, au Patriarche Alexis II (Cf BIP1492)

Son Eminence Jérémie, Métropolite de France
Président de l'Assemblée des Evêques orthodoxes en France
Son Eminence Louis-Marie Billé, Archevêque de Lyon
Président de la Conférence des Evêques de France
Révérend Jean-Arnold de Clermont
Président de la Fédération protestante de France

Chers Frères en Christ,

Sa Sainteté le Patriarche Alexis II de Moscou et de toutes les Russies a fait part, au Département du Patriarcat de Moscou pour les relations extérieures des Eglises de votre lettre exprimant votre préoccupation au sujet des opérations anti-terroristes menées actuellement par les troupes russes en Tchétchénie.

L'Eglise Orthodoxe Russe partage tout à fait la préoccupation exprimée dans vos 1ettres. Toutefois, le gouvernement russe a pris les mesures les plus efficaces dans le but de stopper l'activité criminelle des nombreux groupes terroristes sur le territoire russe. A notre grand regret, elles ont été accompagnées par des effusions de sang avec des victimes, des souffrances et de la misère humaine.

Il faut toutefois prendre en compte que la criminalité qui fait rage en Tchtéchénie a atteint un niveau sans précédent ces dernières années. Un torrent de violence et de brutalité inhumaine s'est abattu sur les gens dans notre pays. C'est la raison pour laquelle les actions du gouvernement ont rencontré une réaction aussi large dans l'opinion publique. Ceci ne peut être ignoré par les Autorités Saintes de l'Eglise Orthodoxe Russe dont la position a été définie dans un certain nombre de déclarations officielles. Les citoyens russes se souviennent et non seulement des victimes de la guerre en Tchétchénie, mais chaque fois que les terroristes tchétchènes sont cités, ils se souviennent des images d'actes terroristes d'une brutalité inhumaine perpétrés à Moscou et à Buinaksk, de l'invasion armée d'unités de bandits au Dagestan, des nombreuses captures, tortures et meurtres d'otages incluant des membres, du clergé orthodoxe et musulman et des travailleurs d'organisations humanitaires internationales. Suivant les nombreux témoignages, au cours de la période allant de 1996 à 1999 - c'est-à-dire à partir du moment où les accords de Hasay-Yurt ont été conclus jusqu'au début de l'opération antiterroriste des troupes fédérales en Tchétchénie - le commerce des esclaves est devenu une activité habituelle ici et le refoulement des minorités ethniques et religieuses a été minutieusement organisé. Je me permets de vous rappeler également la prise d'otages dans les villes de Buddyonovsk et de Kizlyar et du village de Pervomaiskoye où la plupart des gens sans défense - femmes et enfants - se sont trouvés face à la mort.

Le rapport de Sa Sainteté Le Patriarche Alexis II, du 12 novembre 1999, rappelle pour l'armée et pour les autorités de faire très attention aux besoins des civils. Personne ne peut dire que cet appel n'a pas été entendu. Autant que je sache, le gouvernement n'a pas mesuré ses efforts pour évacuer les civils des zones d'opérations en temps voulu. Il y a lieu de croire que les civils tchéchènes ont, de façon cynique, fait office de bouclier. Dans cette situtation, nous déclarons, que des personnes innocentes ne doivent pas devenir les victimes de la lutte contre le crime. Le respect de la loi en Russie devra être rétabli uniquement par la justice.

Nous vous assurons que l'Eglise orthodoxe russe fait tout ce qu'elle peut afin que le peuple puisse survivre à cette période difficile et retourner au travail afin que la paix si ardemment attendue et la tranquillité règnent à nouveau sur la terre tchéchène si douloureusement meurtrie. Nous vous envoyons, ci-joint, une copie du récent rapport du Saint-Synode concernant la situation dans le Nord-Caucase.

Fraternellement en Christ,

Kirill, Métropolite de Smolensk et de Kaliningrad,
Président du Département pour les relations extérieures des Eglises
Patriarcat de Moscou

Rapport du Saint-Synode de l'Eglise russe orthodoxe sur la situation dans le Nord-Caucase

L'opération antiterroriste en Tchétchénie est entrée dans sa phase finale. Le Saint Synode rend justice aux soldats russes et à ceux chargés d'appliquer la loi qui, en accomplissant leur devoir pour défendre l'intégrité territoriale de la Russie et la sécurité de ses citoyens, cherchent à réduire le climat de criminalité qui règne depuis longtemps. Nous nous inclinons devant les victimes parmi lesquelles des fonctionnaires, des militaires et des civils qui se sont trouvés dans la zone d'opérations. Puisse le Seigneur accorder le repos à ceux qui ont été tués et apaiser la peine et la souffrance de ceux qui ont été blessés et de ceux qui ont perdu leurs relations et amis, leurs maisons et leurs biens. Nous prions pour une libération rapide des otages et pour tous ceux qui ont été enlevés par les terroristes et pour leur retour chez eux. Nous éprouvons également de la peine pour ceux qui sont aveuglés par la haine et qui refusent de déposer les armes. Puisse le Tout Puissant leur faire entendre raison et les aider à retourner à leur travail.

Il est maintenant nécessaire de permettre l'établissement d'une vie paisible en Tchétchénie ainsi que dans les territoires voisins. En premier lieu il faut faire tout ce qui est possible pour arrêter la souffrance des malades, blessés, des personnes déplacées, des sans-abris, des intellectuels brimés ainsi que des relations et des amis. Nous en appelons aux responsables religieux et aux religieux afin qu'ils renforcent leur présence spirituelle et matérielle auprès de ces peuples. Il est nécessaire de commencer à rétablir la loi dans ce territoire éprouvé où elle n'a plus été de mise ces dernières années. Dans ce but, le gouvernement devra être en contact permanent avec les plus anciens, avec le clergé musulman et d'autres personnes ayant autorité dans le Nord Caucase. On se devra de respecter le style de vie prescrit par l'Islam, spécialement dans les domaines de l'éducation, de la moralité de la famille et des règles de bonne conduite. Faute de quoi les partis ayant un intérêt dans la confrontation entre chrétiens et islamistes trouveront matière à de nouvelles provocations. Dans le même temps, les droits des croyants d'autres religions devront être rétablis sur le territoire tchétchène, en incluant ceux des chrétiens orthodoxes, car nous avons que leurs droits ont été bafoués par les combattants qui ont oppressé les croyants et qui ont enlevé et torturé les religieux.

En mettant un terme à la lutte avec le terrorisme, ce qui est la garantie d'un avenir de paix en Tchétchénie, il faudra faire attention aux souhaits des civils ; certaines victimes parmi eux nous font particulièrement mal. Même les combattants emprisonnés dont les familles sont libres devront être traités humainement et selon la loi. Ils ne devront pas être punis au delà de ce que prévoit la loi et on devra leur donner l'occasion d'expier leurs fautes.

Comme les Saintes Ecritures le disent : «Laissez-nous mettre en place ce qui est nécessaire à la paix et à la stabilité réciproque» (Rom. 14, 19). Que la construction de la vie en Tchétchénie, le rétablissement de son économie et de l'ordre se fassent avec soin et dans le respect des normes morales, de telle sorte que le peuple de cette terre puisse se sentir en sécurité, et considère les citoyens russes comme des amis qui les aident. C'est seulement dans cette voie que nous pourrons surmonter un climat d'animosité créateur de nouveaux troubles.

Rapport joint à la lettre de Mgr Kirill,sans aucune datation mais daterait de mars 2000.

 


Elections en Haïti : les Eglises chrétiennes interpellent le pouvoir et leurs concitoyens

C'est la première fois dans l'histoire des Eglises haïtiennes que les autorités religieuses prennent la parole publiquement ensemble pour rappeler à leurs devoirs le Président de la République et le gouvernement et encourager leurs compatriotes durement éprouvés.

Une mission d'observation des élections présidentielles, composée de dix personnes et mandatée par le Conseil oecuménique des Eglises (COE), effectue un séjour en Haïti. Claire-Lise Ott et son mari qui en font partie, nous ont fait parvenir le message conjoint de la conférence épiscopale d'Haïti et de la Fédération protestante d'Haïti.

MESSAGE CONJOINT DE LA CONFERENCE EPISCOPALE D'HAITI ET DE LA FEDERATION PROTESTANTE D'HAITI

3 avril 2000

Les membres de la Conférence Episcopale d'Haïti (CEH) et de la Fédération Protestante d'Haïti (FPH) sont profondément préoccupés par la situation générale du pays, la dégradation des conditions de vie de la population, la décadence morale et les menaces qui pèsent sur le processus électoral.

Au nom de leur foi commune dans le Dieu créateur, Rédempteur de l'humanité, le Tout Puissant qui a tant de sollicitude pour son peuple, et au nom de pouvoir transformateur de l'Evangile, ils unissent leurs voix pour adresser à vous, gouvernants et au peuple haïtien ce message :

La FPH et la CEH font appel à vous, Monsieur le Président de la République et à vous, Monsieur le Premier Ministre pour arrêter la dérive dangereuse qui emporte la nation vers l'anarchie et le gouffre.

Nous croyons que vous en avez le pouvoir.

Aussi nous, chrétiens protestants et catholiques, conscients et forts de toutes les valeurs chrétiennes qui nous unissent, en qualité de représentants d'instances religieuses responsables, et obéissant à notre mission de guides des consciences, nous venons respectueusement vous dire qu'ayant le pouvoir de garantir l'ordre et la paix, vous en avez le devoir.

L'Exécutif a donc le pouvoir et le devoir de :

  1. protéger les vies et les biens
  2. assurer que le deuxième lundi du mois de juin 2000, le pouvoir législatif ainsi que les pouvoirs locaux soient rétablis dans leurs prérogatives
  3. convoquer le plus tôt possible le peuple en ses comices (N.B. : fixer la date des élections)
  4. freiner la violence et l'anarchie qui règnent dans nos rues.

La Conférence Episcopale et la Fédération Protestante d'Haïti rappellent également aux membres du Conseil Electoral Provisoire qu'ils ont pris l'engagement solennel devant le peuple haïtien de mener à terme et à bien les élections. Ils se doivent d'assurer pleinement leurs responsabilités.

Soeurs et frères haïtiens, la CEH et la FPH vous exhortent tous, malgré des difficultés multiples, malgré vos soucis et vos souffrances, à garder les yeux fixés sur l'amour, la vérité, la justice, l'unité et la paix, valeurs indispensables à la construction dune société démocratique et solidaire.

Nous déplorons amèrement les meurtres perpétrés un peu partout dans le pays, à Petit Goave, au Marché Salomon, à Caracole et ce matin encore à Delmas. Que les parents et amis des victimes trouvent ici l'expression de nos sincères condoléances.

Fidèles à l'esprit de service incarné en notre Seigneur Jésus-Christ, la FPH et la CEH contribueront volontiers à toute démarche d'accompagnement propre à assurer une sortie rapide de la crise.

A ce moment décisif et délicat de notre histoire, à travers nous Eglises chrétiennes d'Haïti, c'est la Parole de Dieu qui s'adresse à nous tous, responsables des différentes instances de l'Etat tout comme à l'ensemble du peuple et nous dit :

«Aujourd'hui n'endurcissez pas votre coeur» (Ps. 95, 8)

«Malheur à celui qui bâtit une ville avec le sang, qui fonde une cité sur l'injustice» (Hab. 2, 15)

«Ecoutez ma voix, je serai votre Dieu et vous serez mon peuple. Suivez bien la route que je vous trace et vous serez heureux» (Jér. 7, 23)

Pauris JEAN-BAPTISTE, Vice-Président de la Fédération protestante de Haïti
Mgr Hubert CONSTANT, Président de la Conférence épiscopale de Haïti

 


Le Jury Oecuménique au Festival de Cannes 2000

Le 53ème Festival de Cannes se tiendra du 10 au 21 mai.

Parmi les 681 films du monde entier visionnés, il n'en reste que 23 pour la Sélection officielle.

Partenaire du Festival, le Jury Oecuménique décernera son 26ème prix aux films de la compétition officielle et des sections parallèles. Ce jury est composé de 6 membres ­ trois catholiques, trois protestants ­ venus d'Australie, de Suisse, de Tchéquie, de Lithuanie et de France dont Jean Lods, responsable de la rubrique cinéma dans La Voix protestante, mensuel de région parisienne et Est de l'Eglise réformée de France, et animateur du groupe parisien de Pro-Fil.

Nouvellement membre de la Fédération protestante, Pro-Fil est une association de cinéphiles qui entendent promouvoir comme témoins de notre temps, les films dont la qualité artistique et humaine aide à la connaissance du monde contemporain.

PRO-FIL : 40, rue Las Sorbes ­ 34000 Montpellier ­ Tel. : 04 67 54 33 82

 


Cevaa : comité exécutif à Lomé, 25-29 mars 2000

 


3 bibles sur un CD-rom

Pour suivre la demande du marché et l'évolution des techniques, le Centre Informatique et Bible de Maredsous sort pour Pâques 2000 un nouveau CD-Rom comportant 3 Bibles et une procédure d'installation simplifiée.

Il offre, en un seul CD-Rom, la Bible pastorale (de Maredsous) avec des annotations pastorales, exégétiques, catéchétiques, liturgiques ; la Bible de Jérusalem et la Traduction Oecuménique de la Bible (avec la concordance de la TOB et ses références aux mots hébreux, araméens et grecs de la Bible).

 


Nuit de l'éthique 2000

Nuit de l'éthique 2000
20/21 mai - 21h31 à 6h03
Temple de l'Ascension,
47 rue du Dulong - 75017 Paris

PEUT-ON PARTAGER LE BONHEUR ?

Une traversée cavalière de l'éthique en 17 leçons par Olivier Abel, des étudiants, des musiciens, des acteurs...

S'inscrire avant le 15 mai auprès du
Secrétariat de la Faculté de Théologie protestante
Tél. : 01 43 34 61 64 - fax : 01 47 07 67 87
e-mail : iptparis@wanadoo.fr

Participation probable aux frais (50F)


Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org/fpf/