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Extraits du BIP 1497 du 15 mai au 15 juin 2000

 


Message des Présidents du COE à l'occasion de la Pentecôte 2000

A vous grâce et paix au nom de notre Seigneur Jésus Christ !

Depuis l'aube du matin de Pâques, les chrétiens du monde célèbrent la glorieuse résurrection du Christ, son amour et sa miséricorde éternels. Ensemble, nous rendons grâce de ces puissants dons de rédemption qui tissent des liens étroits entre nous, soeurs et frères chrétiens. Nous nous réjouissons de voir l'Eglise continuer de façonner et de renouveler sa vie en Christ, et de proclamer le Christ ressuscité à un monde en détresse.

Nous allons une nouvelle fois vers la fête ancienne de la Pentecôte, forts de la promesse pascale de la résurrection et de l'appel que nous lance l'Esprit Saint à être le corps du Christ. Nous reconnaissons que les dons de Dieu en Christ nous portent irrésistiblement dans la communauté et nous enseignent à prendre soin de nos relations. A la Pentecôte, l'Esprit Saint nous rappelle que nous ne pouvons pas vivre pour le Christ indépendamment les uns des autres, pas plus que nous ne pouvons lui être fidèles sans nous aimer les uns les autres.

Dans le deuxième chapitre des Actes, nous entendons une fois encore le récit fondamental de la Pentecôte. L'Esprit Saint, toujours à l'oeuvre dans la création, a fait connaître le Christ ressuscité à la foule et l'a amenée à former une communauté. Les personnes réunies là étaient à la fois déconcertées et perplexes. L'Esprit les a conduites au-delà de ce qui était habituel et attendu, vers des relations plus profondes. Ce jour-là, l'Esprit a uni des personnes par-delà les cultures, les races et les langues, au point que le Christ a empli tous les coeurs. Le témoignage des apôtres suscité par la Pentecôte continuera d'abattre les murs et de manifester que l'amour du Christ embrasse tout sans exclusive. Cette vision de la Pentecôte nous interpelle et nous engage encore aujourd'hui en tant que disciples du Christ.

Mais cette vision de la Pentecôte nous a aussi échappée. En cette année de millénaire, nous continuons d'être confrontés à cette réalité : nous avons négligé le don d'unité que nous a fait l'Esprit, tant dans l'Eglise du Christ que dans le monde de Dieu. Nous devons encore confesser comment nous avons permis que notre foi chrétienne et notre silence soient utilisés pour servir la mort plutôt que la vie en abondance. Nous devons admettre que souvent, nous vivons comme si l'on pouvait priver de la grâce et de l'amour du Christ les personnes que nous considérons différentes de nous. Nous continuons de dresser des murs au lieu de bâtir le royaume de Dieu.

Pourtant, à la Pentecôte, animée par l'Esprit Saint, l'Eglise peut concevoir un avenir différent pour le bien du monde. Ensemble, nous pouvons nous opposer aux forces de mort qui sont à l'oeuvre pour diviser la famille humaine au nom de la cupidité et du pouvoir. Car lorsque nous entendons et que nous suivons les injonctions de l'Esprit, nous devenons un signe du règne éternel de Dieu, une communauté qui offre la grâce, l'espérance, l'amour et la justice du Christ. Lorsque nous pratiquons notre unité dans l'Esprit au sein de l'Eglise, nous suscitons un don de paix à offrir au monde. De toute évidence, nous vivons dans une communauté mondiale de plus en plus complexe. Nous devons avoir une conscience plus aiguë de ce que le tissu des relations humaines s'étend bien au-delà de notre cercle immédiat, vers des voisins d'autres cultures et d'autres convictions religieuses et vers ceux qui empruntent des chemins bien différents des nôtres. Nous ne sommes pas fidèles au Christ lorsque nous ignorons le devoir de paix que ces relations exigent de nous et lorsque nous nous montrons incapables d'y répondre dans l'amour de Dieu.

L'Esprit Saint descend à la Pentecôte comme un coup de vent violent. Comme chacun sait, le vent peut provoquer de terribles ravages. Mais le vent est aussi une force naturelle, source de vie nouvelle. Nous prions pour qu'en ce temps de Pentecôte l'Esprit Saint abatte les murs qui doivent tomber et nous emplisse d'une espérance, d'une hardiesse et d'une foi nouvelles.


- Mme Agnes Abuom, Nairobi, Kenya
- La pasteur Kathryn Bannister, Bison, Etats-Unis
- L'évêque Jabez L. Bryce, Suva, Fidji
- Le métropolite Chrysostomos d'Ephèse, Athènes
- Sa Sainteté Ignatius Zakka Ier Iwas, Damas
- M. Kang Moon-Kyu, Séoul
- L'évêque Federico J. Pagura, Rosario
- L'évêque Eberhardt Renz, Stuttgart

 


HAÏTI : Visite du COE, une semaine avant les élections législatives

Du 11 au 14 mai, le Secrétaire général du Conseil oecuménique des Eglises (COE) a accompli un véritable marathon à Haïti. Outre les représentants des Eglises catholique et protestantes du pays, Konrad Raiser a rencontré le premier ministre Jacques-Edouard Alexis ainsi que différents groupes de l'opposition. Il s'est dit impressionné par le message courageux que les Eglises catholique et protestantes d'Haïti ont signé ensemble pour rappeler aux autorités le devoir qu'elles ont d'organiser des élections le 21 mai. Il a également plaidé auprès des instances politiques pour qu'elles agissent dans un esprit de concertation et de négociation, un esprit qui semble cruellement manquer à la petite république des Caraïbes. En Haïti, l'Etat est quasiment inexistant. Le premier ministre Jacques-Edouard Alexis le reconnaissait lui-même à mots couverts, dans son entrevue avec Konrad Raiser. Des tâches primordiales de l'Etat comme l'éducation et la santé publique sont presque entièrement prises en charge par le secteur privé, et les Eglises sont très largement actives dans ces deux domaines. On estime que, sans elles, 50% des Haïtiens n'auraient tout simplement pas accès aux soins de santé élémentaires.

Une équipe du COE, spécialisée dans l'éducation, pourrait les faire bénéficier, prochainement, de l'expérience développée par d'autres Eglises dans le monde. Un autre partenariat est prévu. Les initiatives en matière de développement sont légion et tellement fragmentées que les partenaires extérieurs et les donateurs sont perdus. Le COE propose de choisir un organisme bien structuré dans le pays qui puisse servir de contact principal pour les partenaires oecuméniques. Les Eglises, au nom de l'Evangile et au nom de l'engagement très important pris auprès de la population haïtienne, ont très clairement rappelé le gouvernement haïtien à ses devoirs dans un document publié le 3 avril dernier (cf. Bip n°1495). Face à l'absence d'institutions démocratiques, le président René Preval ayant dissous le Parlement en janvier 1999, et face à un gouvernement qui a déjà repoussé trois fois la date des élections législatives, pourtant prévues par la Constitution haïtienne, les Eglises veulent faire entendre leur préoccupation : si les élections n'ont pas lieu le 21 mai, c'est la survie du pays qui est menacée.

Invité à prêcher dans la Première Eglise baptiste de Port-au-Prince, lors d'une célébration qui réunissait plus de 1000 personnes de toutes les dénominations protestantes du pays, Konrad Raiser a encouragé les Haïtiens à aller voter le dimanche 21 mai et, comme «la brebis qui reconnaît le bon berger», il a invité les fidèles à faire preuve de discernement et à élire celles et ceux qui se soucient véritablement des intérêts du pays, sans exclure personne.

La population s'est inscrite massivement pour aller voter, mais elle a peur aujourd'hui d'exercer ses droits civiques, à cause des nombreux assassinats perpétrés ces dernières semaines contre des personnalités publiques.

 


La rencontre nationale oecuménique de Lyon, «gaillotisée» certes, mais symboliquement forte !

«On nous a gaillotisé cette journée» fulminait le père Christian Forster, Secrétaire national pour l'unité des chrétiens auprès de l'épiscopat catholique, c'est un «Pataquès» maugréait le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Fédération protestante de France.

En ce 13 mai 2000, jour de la Rencontre nationale oecuménique, ce n'était pas la lecture intégrale de l'Evangile de Marc que les médias étaient venus écouter mais l'enfant terrible, Mgr Gaillot, enfin reconnu dans sa mission auprès des exclus par ses frères évêques. Ce qui en soit ne pouvait que satisfaire les milieux protestants qui avaient été troublés par ses mésaventures, il y a 5 ans.

Seulement, l'annonce par voie de presse du retour en sainteté de Mgr Gaillot, prévue au cours de cette rencontre oecuménique, a fait bondir : les co-présidents du CECEF, le pasteur J.-A. de Clermont et Mgr Jérémie, président du Comité inter épiscopal orthodoxe, n'avait pas été mis au courant.

En final, il y eût beaucoup de caméras et de micro à Lyon, sans Mgr Gaillot, aurait-on été plus informé de la portée symbolique de cette journée ?

Une déclaration oecuménique

Le Conseil de la Fédération protestante, 50 évêques catholiques, des représentants orthodoxes, anglicans, arméniens ont répondu à l'invitation du CECEF pour écouter l'Evangile de Marc, déclamé par le comédien Bernard Houal, et prier ensemble en ce 2000e anniversaire de la naissance de Jésus-Christ.

Pour marquer cet événement, les trois co-présidents du Conseil d'Eglises chrétiennes en France ont déclaré «SEnsemble nous voulons redire notre engagement dans l'accueil de la communion et la recherche de l'unité. Nous voulons redire notre désir d'une présence active et vigilante, patiente et tolérante, de nos communautés au monde en ce temps, afin que nous agissions avec tous les hommes de bonne volonté en faveur d'une humanité réconciliée. Nous voulons redire notre désir de contribuer à ce que chaque être humain soit reconnu dans son inaliénable dignité et puisse savoir qu'il a aux yeux de Dieu un prix unique»

 


FEEB : Liberté et vie chrétienne au Congrès baptiste de Nîmes

La Fédération des Eglises évangéliques baptistes, en Congrès du 1er au 3 juin au Centre Martin Luther King à Nîmes, s'interrogera sur : «Liberté et vie chrétienne, quels enjeux pour l'avenir ?».

Outre les interventions des pasteurs Henri Blocher et Joël Thobois respectivement «Aux sources de la liberté» et «Liberté et spiritualité dans l'Eglise», des ateliers permettront d'affiner le sujet : «Liberté de culte et peur des sectes» animé par le pasteur Jean-Arnold de Clermont et le pasteur Etienne Lhermenault ; «Liberté d'évangélisation et relation avec d'autres Eglises» animé par le pasteur Henri Frantz ; «Des Eglises sans bâtiments et sans pasteur salarié» ; «L'argent dans l'Eglise, parlons-en librement»; «Le scoutisme chez les baptistes» ; Une table ronde «Liberté et vie chrétienne dans la société, quelles implications ?» réunira les pasteurs Louis Schweitzer et Jean-Yves Thobois ainsi que Jean-François Sers.

 


Action des Chrétiens pour l'abolition de la Torture (ACAT)

24 juin : Regards sur les prisons

Pour célébrer la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture, le département des Actions nationales propose une journée d'études sur les mécanismes externes de contrôle des prisons.

Différents intervenants (dont un membre du Comité européen pour la prévention de la torture ainsi que M. Canivet et M. Philippe Faure...) expliqueront l'impact des mécanismes externes de contrôle des prisons mis en place dans certains pays ou à l'échelon du Conseil de l'Europe. Des témoins directement impliqués dans le monde carcéral (un ancien détenu, un gardien et un aumônier de prison) donneront aussi leur point de vue. La seconde partie de la journée aura pour objectif de mettre en place des groupes locaux ACAT de vigilance autour des prisons françaises.

Trois ateliers sont proposés l'après-midi :
- Constituer un groupe de vigilance autour d'une prison.
- Savoir regarder l'intérieur d'une prison. Techniques d'observation.
- Création d'une cellule de vigilance autour de la prison de La Santé.

Journée d'études sur les mécanismes externes de contrôle des prisons - 24 juin 2000
Centre-Rencontres de la Roquette,
47 rue de la Roquette - 75011 Paris

Contact : Stéphanie Dekens-ACAT France :
7, rue Georges Lardennois - 75019 Paris
Tel. : 01 40 40 42 43 - E-mail : acat-fr@worldnet.fr

 


Signature des célébrités sur la Croisette

Le samedi 13 mai, sur la jetée du Carlton Beach Hôtel à Cannes, des célébrités ont signé une banderole, ajoutant ainsi leurs noms, à une liste de 17 millions de personnes à travers 120 pays dans le monde. La campagne française a déjà recueilli plus de 500 000 signatures qui seront remises au sommet du G7 à Okinawa, au Japon, le 23 juillet 2000.

 


Mobilisation dans toute la France le 19 juin 2000

Sous le thème «le sud ne voit rien venir !», la campagne de mobilisation pour la remise de la dette des pays les plus pauvres fait pression le 19 de chaque mois sur le gouvernement français. L'action porte ses fruits puisque les organisateurs de la campagne sont invités au ministère des Finances pour renouer le dialogue sur le problème de la dette. Le 19 juin sera le point d'orgue de la mobilisation française. les groupes locaux feront entendre leurs voix en s'adressant aux préfets qui sont les représentants de l'Etat dans leur département.

«Un kit de mobilisation pour le 19 juin» est disponible au CCFD Tel.: 01 44 82 81 53 - Internet : http://www.dette2000.org

 


Unions chrétiennes féminines :

 


Italie : l'Eglise catholique paiera la dette de la Zambie et de la Guinée

La conférence épiscopale italienne a créé un Comité ecclésial composé de représentants des mouvements les plus divers et engagé de manière spécifique dans la réduction de la dette extérieure des pays les plus pauvres. Une campagne de récolte de fonds a été lancée. Le Comité a également entamé des négociations avec l'Etat italien et les deux pays concernés. Ce geste n'est pas une aumône, mais un encouragement pour favoriser les investissements sociaux en Zambie et en Guinée. Le professeur Riccardo Moro, un économiste de Turin qui coordonne l'action du Comité, a expliqué comment se déroulera l'opération. «Le premier pas sera d'obtenir de l'Italie le titre de dette. La Guinée et la Zambie doivent 350 milliards de lires à notre pays, mais la valeur réelle du titre, disons le prix du marché, est bien inférieure. le Comité entend payer 35 milliards pour ce titre dévalué et notre gouvernement semble d'accord. Une fois que nous aurons acquis le titre de dette nous le «déchirerons», mais uniquement à condition que les gouvernements des deux pays créent pour la même somme un Fonds de contrepartie destiné à financer les projets de développement dans le pays.»

C'est là toute l'originalité de l'opération. Les pays intéressés peuvent faire annuler la totalité de la dette en payant seulement 10% de cette dette sans donner la somme à un autre pays. Ils peuvent l'investir dans des programmes de développement de l'économie locale. Le professeur Moro a par ailleurs explique qu'en Zambie et en Guinée le «Fonds de contrepartie sera géré par des représentants des organisations sociales et par les Eglises locales», même si un représentant du gouvernement et un représentant du Comite ecclésial italien en feront également partie. (CIP)

 


Eurosatory et les Quakers

C'est la 16e édition de Eurosatory, salon de l'armement qui se tient en France tous les 2 ans. Depuis 30 ans, le nombre d'exposants est passé de 115 en 1975 à 735 en 1996. 30 nations exposent, 80 achètent. Les Quakers organisent une grande assemblée silencieuse au Bourget en «T-shirt bleu» le 19 juin à 8h du matin devant les grilles d'entrée.

Rens. : Yvonne Kressmann, Tel/Fax 04 90 67 29 19

 


4 jours de formation sur le thème «Mais, délivre-nous du mal» ont réuni 160 aumôniers protestants de prison

Dans un message, Elisabeth Guigou a rendu hommage au travail et à la vigilance des aumôniers. «Les aumôniers sont les témoins actifs du monde carcéral et du quotidien de la prison et vous êtes parmi ceux qui nous sollicitent et qui nous questionnent le plus, notamment pour les problèmes liés aux détenus les plus démunis, les quartiers disciplinaires, le suicide dans les prisons, le maintien des liens familiaux et la préparation des détenus». Et de souligner que «la modernisation de cette institution ne peut continuer de progresser sans ouverture vers la société et sans apport des personnels et des intervenants».

Intervenant à Francheville, lors de cette 1ère rencontre nationale depuis 20 ans, qui s'est tenue du 8 au 11 mai 2000, Martine Viallet, directrice de l'administration pénitentiaire, a présenté le bilan et les perspectives de son action : le développement des alternatives à l'incarcération, l'amélioration de prise en charge des détenus, la prise en compte de l'évolution des missions des personnels, la mobilisation de moyens nouveaux pour la modernisation de l'institution. Elle se dit convaincue que la prison, même si elle ne sera jamais parfaite, doit continuer d'évoluer vers le plus de droits, de modernité et de rigueur dans le respect des principes de dignité et d'humanité. Martine Viallet a été très touchée par la prestation de la théologienne Lytta Basset sur le thème «Faire non-violence, lâcher les coupables».

«Quelle est notre approche du mal ou du méchant ? C'est toute notre pratique qui est interrogée par cette simple question : respect, accueil, accompagnement, partage, jugement, appel au changement. Nos approches ne sont pas les mêmes, et pourtant elles conditionnent notre disponibilité à la rencontre de l'autre.» C'est ainsi que le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Fédération protestante, a profité de la présence de 160 aumôniers (sur 250) représentants la diversité du protestantisme pour évoquer l'élargissement de la FPF. Cette réalité est, en effet, déjà vécue dans le cadre de cette aumônerie qui comprend des luthériens, des réformés, des évangéliques et des pentecôtistes dont certains sont encore hors de la Fédération. Il a aussi rappelé la nécessité pour la FPF d'avoir une parole publique pertinente sur le monde carcéral en lien avec l'expérience humaine et évangélique des aumôniers.

En attendant une prochaine rencontre nationale, vivement souhaitée par les participants, les formations continueront d'être assurées sur le plan régional, comme d'habitude.

Un Bulletin d'information de Justice Aumônerie des Prisons «Spécial Francheville» devrait paraître d'ici la fin de l'année. Radio-Evangile propose l'enregistrement de toutes les plénières et d'un atelier sur les quatre : «pathologie mentale et accompagnement». (Cf programme BIP 1494) - Cassette 50F, dégressif à partir de 4 cassettes + frais de port. Tel. : 04 75 02 10 10

 


Un Karen de Birmanie en visite à la FPF

Le 2 mai, une délégation de l'association «Amitié franco-karen» a été reçue par les pasteurs Jean-Arnold de Clermont, président de la FPF, Christian Seytre, Secrétaire général de la FPF et Etienne Lhermenault, Secrétaire général de la Fédération des Eglises Evangéliques Baptistes. Elle comptait un représentant du peuple Karen, Isaac Po, responsable logistique du KNU (Union Nationale Karen, organisation politique à la tête de l'Etat Karen) venu plaider la cause des ethnies harcelées par la junte militaire au pouvoir en Birmanie.

Depuis que les Anglais ont quitté le pays en 1947, la Birmanie indépendante n'a pas tenu ses promesses d'autonomie faites aux ethnies et a plusieurs fois réprimé sauvagement leurs velléités d'indépendance. Cela a amené une partie des Karens à se réfugier dans les montagnes de l'Est où ils ont fondé, en 1950, un Etat indépendant appelé le Kawthoolei (prononcer «Kotoulé»). Puis à mettre sur pied avec d'autres ethnies, en 1976, le front démocratique national (NDF) pour se défendre contre les exactions du pouvoir birman.

Depuis les années 80, ils ont trouvé une alliée de poids en la personne du prix Nobel de la Paix, Aung San Suu Kyi, récompensée pour sa lutte non-violente en faveur de la démocratie et son souci de réconcilier les régions et les ethnies fortement divisées du pays.

Aujourd'hui, la situation de ce peuple de 7 millions de personnes reste préoccupante.

Harcelé par le pouvoir birman qui bénéficie de l'aide indirecte de Total qui a des intérêts dans cette région, le peuple Karen a d'importants besoins humanitaires : nourriture pour les camps de réfugiés, médicaments, structures scolaires, ...

Ce qui rend paradoxalement la situation de ce peuple particulièrement difficile, c'est qu'il refuse de produire de la drogue et d'en tirer profit comme le font les autres ethnies du «triangle d'or».

L'impact du christianisme n'est certainement pas étranger à ce choix courageux, 10 à 15 % sont chrétiens, essentiellement baptistes mais aussi adventistes et catholiques. (Etienne Lhermenault)

Renseignements :
Amitié Franco-Karen c/o Richard Fuhrmann
1 rue d'Eglise 75015 Paris
E-Mail : epochet@aol.com

 


5e rencontre annuelle des paroisses européennes de la CEEEFE : La langue maternelle dans la spiritualité

Les diverses paroisses d'Europe de la Commission des Eglises Evangéliques d'Expression Française à l'Extérieur (CEEEFE) se sont retrouvées, du 4 au 7 mai 2000. Accueillie par la paroisse francophone du Grand Duché, qui est depuis peu membre de l'Eglise Protestante du Luxembourg, cette rencontre, en plus d'une visite aux institutions européennes, avait pour thème «la place de la langue maternelle dans la spiritualité», dans la suite des travaux menés par l'A.G. de la CEEEFE en 1998 et la rencontre annuelle des paroisses d'Europe à Berlin en 1999. Pendant 2 ans, Christiane Dieterlé les a fait travailler sur le thème de l'Exil dans les textes bibliques, ce qui les a conduit à réfléchir en quoi la langue maternelle est nécessaire : pour un chrétien, le français n'est-il pas parfois le latin de certaines églises ? exemple : les Néerlandais qui ne parlent français qu'au culte. Or souffrance, haine, amour, foi peuvent s'exprimer dans une langue qui n'est pas la langue maternelle.

Le dimanche matin, l'ensemble des délégués a participé au culte commun de l'Alliance des Eglises protestantes du Luxembourg, culte célébré en français, allemand, luxembourgeois, danois et néerlandais. Cette Alliance regroupe l'ensemble des Eglises du Luxembourg de ces cinq langues. Un culte commun trimestriel les réunit, la liturgie est faite en une langue non traduite et la prédication est en français et en allemand. Rendez-vous a été pris pour l'année 2001, certainement au Danemark, tant ces rencontres annuelles ont créé une convivialité et une synergie devenues nécessaires. (Yves Gounelle)

 


Consistoire Supérieur de l'Ecaal : 13 et 14 mai 2000

Le Consistoire Supérieur de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (Ecaal) s'est réuni les 13 et 14 mai 2000, à Schwindratzheim (Bas-Rhin), sous la présidence de Marc Lienhard. Le Consistoire Supérieur a reçu la visite du Révérend Ishmael Noko, Secrétaire général de la Fédération Luthérienne Mondiale (FLM). Les avancées oecuméniques, le soutien de l'Ecaal et de l'Eral à l'Eglise protestante d'Autriche et l'Ecclésiologie de l'Ecaal ont été au centre du rapport oral de Marc Lienhard. le Consistoire Supérieur a repris la question de l'Ecclésiologie de l'Ecaal et abordé celle de la visitation des lieux dEglise et de la visite professionnelle des pasteurs.

La Fédération Luthérienne Mondiale (FLM) est une communion de 60 millions de protestants. Elle accompagne les 128 Eglises membres y compris dans des crises que traversent certains pays (Afrique du Sud, Namibie, Yougoslavie, Sierra Leone, Zimbabwe...) et constitue une organisation non-gouvernementale dans des situations de détresse. La présence de son Secrétaire général, Ishmael Noko, a permis de reprendre quelques points forts du rapport du président Marc Lienhard. La Déclaration commune luthéro-catholique sur la doctrine de la justification par la foi a marqué un progrès important dans le dialogue oecuménique. Mais «la question lancinante rejaillit : quand pourrons-nous communier ensemble ?» a noté Marc Lienhard. Ishmael Noko a fait état d'une reprise du dialogue avec les instances catholiques. Il a aussi fait mention de plusieurs expériences ponctuelles d'intercommunion. «Mais il faudrait un accord universel car il y a une forte attente de part et d'autre» a-t-il ajouté. Marc Lienhard a abordé la question du travail de mémoire et de repentance. Ce travail porte sur les relations entre Juifs et protestants et sur la guerre d'Algérie. Ishmael Noko a rappelé que la FLM avait adressé un tel pardon pour «les péchés et les silences» de l'Eglise durant la Shoah, en 1984. Marc Lienhard a également introduit la vaste question de l'Ecclésiologie de l'Ecaal. La mutation du paysage ecclésial, l'avancement du rapprochement avec l'Eglise Réformée d'Alsace et de Lorraine (Eral), le fonctionnement institutionnel de l'Ecaal et le prochain renouvellement de certains membres du Directoire (organe exécutif), du Secrétariat général et des Inspecteurs ecclésiastiques incitent l'Ecaal à entreprendre une redéfinition de son ecclésiologie. «Il sagit aujourd'hui de faire fructifier l'héritage commun de la Réforme qui na pas été une simple révolte contre Rome, mais l'élaboration -sur la base précisément de la justification par la foi- d'un certain type d'Eglise, centrée sur la parole et sur les sacrements, sur le sacerdoce universel des croyants, recentré sur le Christ sauveur. L'Eglise de type multitudiniste s'exprime par une confession de foi claire, mais ouverte aussi à des femmes et des hommes en recherche.»

Le Consistoire Supérieur a abordé, dans cette perspective, les questions de la visitation des lieux d'Eglise, de la visite professionnelle des pasteurs, de la vérification de l'adéquation du pasteur au poste pastoral dont il a la charge, et du bilan professionnel des pasteurs. Ces quatre démarches ont été débattues et devraient être traitées lors de la prochaine session du Consistoire Supérieur. D'autres dossiers seront repris : la pratique de la synodalité dans l'Ecaal, la domiciliation des conseillers presbytéraux. Le cahier des charges d'une instance de médiation en cas de conflit entre un pasteur et le Directoire a été adopté.

En ce qui concerne les craintes de contamination par le calice, lors de la célébration de la Sainte-Cène, le Consistoire Supérieur a rappelé les dispositions prises en 1995-96, à savoir que le partage eucharistique à partir du même pain et de la même coupe est le signe fort de la communion ecclésiale. Les cas particuliers relèvent de décisions locales prises en accord avec les consistoires concernés.

M. Théo Mertz, député laïc de Sarreguemines a été élu comme membre du Directoire en remplacement de Mme Marlyse Preissig. Il entrera en fonction en septembre prochain. L'élection au Consistoire Supérieur de M. Jean Weber, député laïc de l'Inspection de Dorlisheim et de M. Michel Diney, député laïc de l'Inspection de Strasbourg, a été validée. Le président a informé qu'un nouvel inspecteur laïc a été proposé par l'Inspection de Strasbourg. Sa nomination est en cours.

La prochaine séance du Consistoire Supérieur de l'Ecaal aura lieu les 14 et 15 octobre 2000. L'Assemblée Commune réunissant le Consistoire Supérieur de l'Ecaal et le Synode de l'Eglise Réformée d'Alsace et de Lorraine (Eral) aura lieu à Strasbourg les 18 et 19 novembre 2000.

La réflexion entamée par le Consistoire Supérieur, la conduit à affirmer les principes suivants :

«Sur la base du rapport oral du Président et des questions qui en résultaient, le Consistoire Supérieur a entamé une discussion à propos de l'ecclésiologie. L'enjeu de ce débat ne portait pas tant sur les questions théologiques, clarifiées lors de travaux antérieurs (cf. Projet d'Eglise, texte sur le ministère des Inspecteurs Ecclésiastiques), que sur l'application concrète des options retenues.

Au terme de cette discussion, le Consistoire Supérieur a retenu les conclusions suivantes :

L'Eglise, communauté des croyants vivant de la Parole et des sacrements, ne saurait être définie exclusivement à partir de ses structures et des règlements qui la régissent. Ces derniers sont cependant indispensables. Ils permettent à la vie commune de ne pas dépendre de l'aléatoire et du simple bon vouloir de chacun.

Le Consistoire Supérieur rappelle que les textes en vigueur ont autorité, et demande au Directoire et aux Inspecteurs Ecclésiastiques de les appliquer avec la rigueur requise.

Dans le cadre de la réflexion sur la synodalité, il est essentiel que chacun apprenne à mieux concevoir l'Eglise par-delà les limites de la communauté locale. Une conversion des esprits est nécessaire ; cette conversion inclut un réengagement spirituel mutuel.

Le Consistoire Supérieur souhaite que cet effort soit accompagné dune réflexion fondamentale sur l'exercice de l'autorité et, d'une manière plus générale, sur la gestion du pouvoir à tous les niveaux de la vie de l'Eglise.

Un troisième moment de la réflexion portait sur l'articulation du travail entre le Directoire et le Secrétariat Général. Le Consistoire Supérieur rappelle que cette distinction correspond à l'organigramme arrêté par le Consistoire Supérieur en juin 1996. La répartition du travail entre Directoire et Secrétariat Général ne saurait être définie par le Consistoire Supérieur ; elle dépend de ces deux instances et des potentialités qui s'y trouvent.

Le Consistoire Supérieur souligne que le Directoire est et demeure l'instance exécutive responsable.» (Richard Gossin)

 


Eglise Evangélique Luthérienne de France (EELF) - Inspection de Montbéliard - Synode régional de printemps - Les 13 et 14 mai 2000 s'est réuni à Glay le Synode de printemps de l'Eglise évangélique Luthérienne de France

Grandement renouvelé par le jeu des élections triennales et selon les indications de la nouvelle Constitution de l'Eglise qui limitent les mandats des Conseillers presbytéraux à 3 mandats successifs de 6 ans, ce synode a été marqué par la présence du pasteur Ishmaël NOKO, Secrétaire Général de la F.L.M. (Fédération Luthérienne Mondiale) ; ce fut l'occasion d'une découverte mutuelle, Ishmaël NOKO nous rappelant l'extrême diversité des 128 Eglises membres de la F.L.M. : en Europe, directement issues de la Réforme, aux Amériques, en Australie et en Afrique australe issues des migrations, ailleurs fruits d'initiatives missionnaires venant du nord comme du sud.

Les liens de l'évangile et de certaines traditions théologiques et pratiques maintiennent ces Eglises en communion. La F.L.M. assure entre elles et pour elles
- une cohésion par la dynamique théologique qui a développe le partenariat hommes / femmes de manière exemplaire, ainsi qu'une solide entraide fraternelle,
- un outil de l'engagement oecuménique par le dialogue avec les autres grandes Eglises, reformée, anglicane, orthodoxe, ainsi qu'avec les autorités catholiques romaines,
- une force pour un témoignage de solidarité et des prises de position dans le monde, en particulier dans des situations de crise politique, comme en ce moment au Zimbabwe.

Par ailleurs Ishmael Noko a pu apprecier notre Eglise, «petite» par le nombre de ses membres et son implantation géographique, mais grande par la diversité de ses activités et le «joyeux mélange» de son corps pastoral.

Dans son message, le pasteur Michel Marlier, Inspecteur ecclésiastique, a souligné à son tour la place de notre Eglise dans la F.L.M., les liens de solidarité dont nous avons beneficié et les messages amicaux reçus lors de la tempête de ce début d'année, ainsi que les avancées remarquables du dialogue oecuménique avec la signature, le 31 octobre 1999, de l'accord Luthéro-catholique sur la «Justification par la foi». Les rencontres oecuméniques fraternelles et célébrations communes aux niveaux locaux, les dialogues oecuméniques au niveau mondial, font de l'an 2000 une étape importante de l'histoire du christianisme, après les schismes douloureux des XIème et XVIème siècles.

Avant de transmettre à son successeur élu, Claude Koenig, ses responsabilités de Trésorier régional, André Coulon a présenté, une dernière fois, comptes et budget, calculés au plus juste, nous incitant à la vigilance et à de nouveaux dynamismes. Il a été chaleureusement remercié pour son dévouement, sa disponibilité et ses compétences mises au service de l'Eglise.

Dimanche matin le culte a associé les membres du Synode aux paroissiens du Vallon, dans le temple d'Herimoncourt, autour de la prédication stimulante de Fabrice Pichard, pasteur à Sochaux-Charmont. Les Conseillers synodaux ont été installés dans leurs fonctions et responsabilités régionales. L'offrande recueillie était destinée au Mozambique.

La difficulté et la responsabilité de témoigner de la foi au Dieu de Jésus-Christ dans le monde d'aujourd'hui était aussi le thème de l'intervention de Doris Reymond-Ziegler, pasteur de l'Animation Biblique, rendant compte d'une dynamique de formation mise en place depuis quelques mois sur le thème «Mission impossible ? Mission, un possible ! »

Le Synode avait à renouveler, par des élections, la composition du Conseil synodal, instance exécutive de l'Eglise régionale, de la Commission des Ministères et de la délégation au Synode national.

Monsieur Jean-François Nardin a été reconduit dans ses fonctions de président du Conseil synodal.

Enfin le Synode a transmis des messages de sympathie et d'encouragement à l'évêque sortant Monseigneur Eugène Lecrosnier et à son successeur dans le diocèse de Belfort/Montbéliard, Monseigneur Claude Schokert à l'ordination duquel s'est rendu avant même la fin du Synode, le pasteur Michel Marlier, Inspecteur ecclésiastique, en compagnie du pasteur Jean Pierre Barbier, Président de la Commission des Relations oecuméniques. (Marianne Seckel)

VOEUX, RECOMMANDATIONS ET MESSAGES

VOEUX :

Devant les violences qui continuent à déchirer les populations de nombreux pays, le Synode de l'Eglise évangélique luthérienne de France, Inspection de Montbéliard, réuni au Centre de Glay les 13 et 14 mai 2000, demande à la Fédération protestante de France et au Conseil des Eglises Chrétiennes en France d'interpeller les autorités de notre pays pour que la France ratifie la convention internationale contre le recrutement, l'utilisation, le financement et l'instruction de mercenaires.

RECOMMANDATIONS :

Le Synode réuni au Centre de Glay, les 13 et 14 mai 2000, demande au Conseil synodal :
- de redéfinir le cahier des charges de la Commission d'éthique Familiale ou d'élaborer de nouvelles modalités de réflexion sur les questions posées par notre société dans ce domaine.
- de prévoir la création d'un groupe de travail en vue de la rédaction d'un tract d'information financière attrayant et convaincant, destiné à toute l'Inspection, et que chaque paroisse, pourrait personnaliser.
- attire l'attention des paroisses sur le soin à apporter aux relations avec la presse et mandate Marianne Seckel pour la rédaction d'un vade-mecum à l'usage de celles-ci.

MESSAGES :
- à Monseigneur Lecrosnier
Cher frère en Christ,
Au moment où vous allez prendre un peu de repos, notre Eglise régionale par la voix de son Synode réuni au Centre de Glay, veut vous dire combien elle a apprécié votre présence fraternelle, votre écoute et votre engagement courageux dans notre région. Elle vous en remercie et vous souhaite un temps de retraite heureux et béni.
- au nouvel Evêque, Monseigneur Claude Schokert
Cher frère en Christ,
Notre Eglise régionale, par la voix de synode réuni au Centre protestant de Glay, se réjouit avec vous et tous les fidèles du diocèse de votre ordination épiscopale et de votre nomination comme évêque du diocèse de Belfort - Montbéliard. Elle vous souhaite un heureux et riche ministère dans notre région. Depuis un demi siècle déjà, les relations entre nos Eglises n'ont cessé de s'affirmer. Notre Eglise se réjouit de poursuivre avec vous toutes les collaborations existantes, d'en développer de nouvelles dans le but de mieux servir, par un témoignage commun de l'évangile, les hommes et les femmes de notre région.

 


Suisse - Eglise réformée vaudoise : inquiétude des pasteurs face à «Eglise à venir»

Pressée par l¹Etat de Vaud d¹économiser 9% de son budget, l¹Eglise réformée vaudoise aurait pu choisir la solution de facilité consistant à s¹appuyer sur les départs naturels à la retraite. Mais avec «Eglise à Venir», elle a opté pour «une vraie révolution» : le nombre de paroisses est passé de 158 à 84, 18 régions ont été créées en guise de passerelle entre l¹échelon local et cantonal. Et surtout, le cahier des charges des ministres a été redéfini afin de diversifier la présence de l¹Eglise dans la societé.

A côte du traditionnel poste paroissial -157 postes sur un total de 250-, d¹autres formes de services ont été mises sur pied, auprès des populations marginales et isolées, dans les domaines de la formation d¹adultes, de la communication et du dialogue interreligieux.

L'Eglise a remis tous les postes au concours afin que chaque ministre puisse postuler dans le secteur correspondant le mieux à ses aspirations et ses charismes. Au terme de ce vaste brassage, 90% des ministres ont retrouvé un emploi, 62% des ministres ont changé de fonction, 28 postes restent à pourvoir, 33 ministres cherchent toujours un emploi. L¹Eglise vaudoise version «Eglise à Venir» entrera en vigueur le 1er juillet 2000, pour une phase d¹essai de quatre ans pendant laquelle les nouvelles structures seront experimentées dans le concret, et qui servira de base à un premier bilan intermédiaire. (protestinfo)

 


Suède-Congo : solidarité concrète

Les chrétiens suédois ont «prouvé concrètement» leur solidarité avec la population du Congo-Brazzaville en expédiant 18 tonnes d¹aide humanitaire remis le 13 mai dernier aux autorités de l¹Eglise évangélique du Congo (EEC), choisies pour faciliter la distribution auprès des personnes démunies par les pillages et la guerre.

Des vêtements, des chaussures mais surtout des outils de travail (machines à coudre, matériel agricole, outils de menuiserie, de maçonnerie...) dont les populations ont grandement besoin pour la reconstruction et la réinsertion sociale ont été collectés dans les paroisses, des écoles, les casernes en Suède. Les autres colis arriveront par bateau.

En avril dernier, une délégation de huit parlementaires chrétiens suèdois était venue à Brazzaville pour «se faire une idée exacte de la situation au Congo afin de décider des formes d¹intervention et de solidarité en faveur des Congolais, mais aussi pour interpeller par la suite le gouvernement suédois sur le rôle qu¹il doit jouer au sein de l¹Union Européenne et des Nations Unies pour l¹avènement d¹une paix véritable au Congo», a indiqué Sture Normark, luthérien, consultant à l¹Institut chrétien de recherche sur les questions de paix et de réconciliation à Uppsala, en Suède. (ENI)

 


La Conférence des Eglises riveraines du Rhin souhaite un synode européen des Eglises protestantes

La Conférence des Eglises riveraines du Rhin demande la création d¹un synode européen des Eglises protestantes. Ce synode devrait représenter, avec un profil affirmé, le protestantisme en Europe et constituer à l¹intérieur de la Conférence des Eglises Européennes un partenaire et un vis-à-vis pour les institutions politiques en Europe.

La Conférence des Eglises riveraines du Rhin qui a siégé à Strasbourg, du 15 au 17, mai comprend 21 Eglises protestantes de Suisse, d¹Autriche, de France, d¹Allemagne et des Etats du Bénélux. Les participants de la Conférence attendent des directions d¹Eglises qu¹elles soient prêtes pour confier à un tel synode des compétences importantes. Le Synode devrait accompagner et promouvoir le rapprochement entre les Etats nationaux européens en vue d¹une union dans laquelle les intérêts économiques ne sont pas seuls dominants, mais qui place aussi la paix, les droits de l¹homme, la justice sociale et le dialogue des cultures au centre de ses préoccupations. C¹est ainsi que les Eglises protestantes entendent assumer leur responsabilité pour les questions sociales en se fondant sur la Réformation.

Au vu des difficultés auxquelles se trouve confronté le processus d¹intégration européenne du fait du grand élargissement à venir, les Eglises doivent, elles aussi, faire un grand pas vers l¹unification de l¹Europe. Dans beaucoup de régions situées aux frontières, les Eglises ont dejà pris des initiatives pour développer le dialogue et la réconciliation entre les peuples en créant des ministères pastoraux orientés vers l¹Europe (Euroregio) ou en promouvant des formes de travail dépassant les frontières. (Communiqué)

 


Kosovo : Création d¹un Conseil inter-confessionnel

Les responsables religieux du Kosovo ont crée un conseil interconfessionnel. Mis sur pied à l¹occasion d¹une visite du conseil interconfessionnel de Bosnie, il représente, dit-on à Prizen, un pas important sur le chemin de la réconciliation. Selon le Service jésuite aux réfugiés (JRS), le nouveau conseil se compose du représentant de l¹Eglise orthodoxe serbe, du leader des musulmans du Kosovo, et de l¹évêque catholique de Prizen. Quant au conseil de Bosnie, il comprend l¹archevêque catholique de Sarajevo, l¹évêque orthodoxe, le chef de musulmans de Bosnie et le président des communautés juives.

Des membres de deux conseils ont visité ensemble les musulmans et les Eglises catholiques et orthodoxes du Kosovo. Le nouveau conseil a condamné la violence, s¹est déclaré prêt à collaborer et s¹est engagé à travailler à la construction de la démocratie, de la réconciliation entre les groupes ethniques et du respect des droits humains de tous les Kosovars. (Apic)

 


«Débat 2000-2000 débats» sur RCF

A partir de juin, retrouvez chaque mois, l¹émission «Débat 2000-2000 débats» animée par Thierry Lyonnet sur Radio chrétiennes en France. 1ère émission, le mardi 27 juin, à 20h45, sur «sens et enjeux du débat», avec le théologien Raphaël Picon, Clair Michalon, responsable associatif, et la journaliste Jeanine Paloulian, du Progrès.

Lancement des 2000 débats les 3 et 4 juin au Palais des congrès de Lyon. Les inscriptions sont maintenant ouvertes à tous, pour 1 ou 2 jours. (80F/jour)
Inscriptions auprès d¹Evelyne Tiercet au 01 48 74 90 92.


Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org/fpf/