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Bip 1503-1504 1-30 OCTOBRE 2000

 


Sommaire

Les 35 heures
Présence protestante couronnée au Prix Farel 2000
Débat 2000 sur RCF
Session du Conseil national de l'église réformée de France Paris les 23 - 24 septembre 2000
Déclaration du conseil national de l'Eglise réformée de France
Union des Eglises évangéliques libres, en avant la mission !
Euthanasie
Le Dalaï Lama à Lodève
Nice : Déclaration interreligieuse
Quand tout le protestantisme s'empare de la Fête de la Réformation
Un nouveau directeur à la Ligue pour la Lecture de la Bible (LLB)
Arrêt aux pages ou le colportage des bons ouvrages
Moyen-Orient : Appel des responsables religieux français
Dominus Iesus : le Pape approuve
Rome : le pape encourage le dialogue avec les réformés
JCC 2001 : "Et Dieu créa" Quand l'homme donne sens au numérique
Charte européenne des droits fondamentaux "l'héritage religieux" pose problème à la France
Le COE exprime son inquiétude à propos de Jérusalem
Beyrouth : colloque religion et citoyenneté à la NEST
Corée-France : la PROK et l'ERF partenaires
Australie : "Cherchez l'Australie plutôt que l'or"
Brésil : Référendum populaire "Non" aux accords avec le FMI
Etats-Unis : selon une étude les jeunes croyants sont moins attirés par la drogue
Etats-Unis : la religion pourrait jouer un rôle dans la campagne présidentielle
Sondage CSA : L'école ne doit pas s'adapter aux différentes croyances des élèves
"Dites-le à vos enfants" : l'enseignement de la Shoah
Les associations sur Internet
Quelques chiffres
Eglise suédoise : plus d'éthique dans les placements
Une Bible entière en arabe disponible sur cassettes audio
Madagascar 35 prisonniers sont morts de faim dans une prison de Madagascar
Irlande : omettre les passages bibliques "anti-femmes"
Pays-Bas : Premier pays au monde à autoriser le mariage homosexuel
Grand Orient de France

Les 35 heures

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Plus de 25 associations étaient présentes à la journée d'information sur les "35 heures" organisée par la Fédération protestante de France. A ce jour, la majorité d'entre elles n'a entamé aucune démarche. Les témoignages des représentants des associations qui ont déjà effectué ce passage de la réduction du temps de travail ont donc été appréciés ainsi que la présentation très claire des intervenants : Mme Guillaume, conseillère technique aux ressources humaines Armée du Salut ; M. Kapp, inspecteur du travail et M. Caldier, directeur de la maison de retraite du Châtelet.

Rappel

A compter du 1er janvier 2000, la durée légale de travail est fixée à 35 heures hebdomadaires pour les entreprises ou associations de plus 20 salariés et au 1er janvier 2002 pour toutes les autres.

A retenir

Avant même d'entamer les négociations sur la réduction du temps de travail, et après en avoir informé les salariés, il est vivement recommandé d'auditer sur l'organisation ou la réorganisation du travail dans l'association.

Condensé de la complexe loi Aubry 2

Les négociateurs :
D'une part le chef d'entreprise ou Conseil d'administration qui mandate son directeur ou Secrétaire général
Et d'autre part : les délégués syndicaux ou délégués du personnel désignés comme délégués syndicaux, peuvent négocier et signer des accords. Toutefois, en l'absence de tels représentants, comme c'est souvent le cas dans les petites associations, le chef d'entreprise ou Conseil d'administration peut négocier avec un ou plusieurs salariés mandatés par une organisation syndicale représentative.
L'accord doit ensuite être approuvé par l'ensemble des salariés.

Le contenu de l'accord doit notamment préciser :

Ces engagements doivent être réalisés dans l'année qui suit la réduction effective du temps de travail.
Dans tous les documents officiels, vous trouverez le détail sur l'allégement des cotisations patronales de sécurité sociale et des aides forfaitaires.
Pour bénéficier de l'allégement, l'association doit transmettre à l'URSSAF, une déclaration relative à la durée du travail applicable.
L'accord conclu fait l'objet d'une copie adressée à la DDTEFP.
L'intérêt de cette loi est de remettre à plat l'ensemble des conditions de travail dans nos associations et de repréciser les fonctions de chacun.
(Guy Cailluet)

Présence protestante couronnée au Prix Farel 2000

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Crée en 1967 dans le but d'encourager les réalisateurs d'émissions protestantes en Suisse, le prix Farel est, depuis, devenu œcuménique et international. Deux lieux où s'épanouit une vie intense, chaque jour grignotée sur le néant, furent honorés au travers des récompenses décernées par le Prix Farel 2000 (25-27 septembre) pour lequel concourrait une trentaine d'émissions, de France, Suisse, Belgique, Italie etc...
Dans la catégorie "Eglises", le prix est revenu à
La pierre rejetée, la pierre d'angle, documentaire proposé par Présence Protestante (France 2, réalisateur Jean-Pierre Bussy), pour une visite à la fois respectueuse et de grande proximité chez les handicapés profonds de la Fondation John Bost.
Dans la catégorie "profane" (hors émissions religieuses), Maggy, mère des orphelins a touché les cœurs : une belle collaboration franco-burundaise (Guillaume Tunzini et Joseph Bitamba) a permis ce portrait d'une femme au sourire inextinguible, une rescapée des massacres entre hutus et tutsis qui fait vivre 800 orphelins sans distinction d'origine. Ce film a également reçu le prix des participants.
Présence protestante a déjà obtenu le Prix Farel en 1996 pour "la Miss Pop, un espoir dans la banlieue", et en 1994 le prix spécial pour la fiction-parabole "Tous les oiseaux du ciel".

Débat 2000 sur RCF

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Dans le cadre de sa participation au réseau RCF (Radios chrétiennes en France), l'Eglise réformée lance une émission mensuelle "2000 débats" qui aura lieu
les mardis à 20h45, aux dates suivantes :
31 octobre, 28 novembre, 19 décembre, 23 janvier,
20 février, 27 mars, 24 avril, 29 mai, 26 juin.

Les thèmes abordés dans les premières émissions :
en octobre : l'économie est-elle toute puissante ?
en novembre : transmettre : est-ce encore possible ?
en décembre : vive la politique !
en janvier (à confirmer) : laïcité, j'écris ton nom !
Trois ou quatre intervenants sont réunis autour d'un sujet de débat animé par Radio RCF. Durée environ 60mn.
Le débat est suivi du "Kiosque des 2000 débats" dans lequel sont présentés des débats qui ont eu lieu ou vont avoir lieu dans différentes régions de France, à l'initiative de l'Eglise réformée locale.

Session du Conseil national de l'église réformée de France Paris les 23 - 24 septembre 2000

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Le Conseil national de l'église réformée de France s'est réuni sous la présidence du pasteur Michel Bertrand. L'aumônerie de cette session a été assurée par le professeur Jean-Daniel Causse. Comme chaque fois, le Conseil national a consacré un long moment aux questions financières et immobilières et à celles présentées par le Secrétaire général touchant à des situations personnelles de ministres et à différents aspects de l'organisation de notre Eglise.

  1. - Rencontre du Conseil national et de la commission des ministères
    Le Conseil national et la commission des ministères ont profité de ce temps de travail en commun pour examiner les suites de la décision synodale concernant la formation dispensée par l'Institut protestant de théologie et notamment les conséquences de l'attribution du diplôme de maîtrise en théologie puis du DESS sur le rythme des contacts et des rencontres entre la commission et les candidates ou les candidats à l'exercice d'un ministère au service de l'Eglise réformée de France.
    Le Conseil national a constaté la nécessité d'introduire quelques légers aménagements du calendrier conduisant à l'autorisation de proposanat. Il est apparu également utile qu'un lien étroit existe entre la commission des ministères et la commission du DESS. Elle devrait permettre une vigilance renforcée de la commission des ministères à l'égard des situations atypiques qui sont susceptibles de se présenter. Il a également été envisagé de retravailler la possibilité d'établir une reconnaissance réciproque des DESS décernés par la faculté de Strasbourg et par l'IPT.
    Cette rencontre a permis par ailleurs un échange sur l'accompagnement des proposantes et proposants, l'importance d'une bonne concertation entre les différentes parties concernées par la première affectation d'une proposante ou d'un proposant ainsi que le discernement des besoins de l'Eglise en ministères et en ministres mis en rapport avec ses capacités financières. Ces diverses questions seront vraisemblablement portées à l'ordre du jour d'un prochain colloque inter-régional.

  2. - Débat 2000 - 2000 débats.
    Le Conseil national a fait le point sur la suite du travail après la réunion du 12 septembre de l'équipe d'accompagnement et des délégués régionaux.
    Il s'agit maintenant :
    Un compte rendu en sera fait au Synode national 2002.
  3. - Une nouvelle affiche de l'Eglise réformée de France.
    Le Conseil national, informé par les coordinations de l'impossibilité dans laquelle elles se trouvaient de répondre aux demandes qui leur parvenaient faute d'exemplaires encore disponibles, avait confié à " Protestantisme et Images " le soin de combler cette lacune dans le dispositif de communication de l'Eglise. Plusieurs artistes professionnels et des élèves de l'Ecole des Beaux-Arts de Genève ont été sollicités Madame Evelyne Pochat et le pasteur Jérôme Cottin ont donc rencontré le Conseil national pour lui présenter les 18 projets, résultat de cette initiative. Le Conseil national a arrêté son choix, concordant avec celui de " Protestantisme et Images, " et a souhaité que cette nouvelle affiche puisse être disponible lors des prochains synodes régionaux. Une carte de vœux sera également réalisée à partir de cette affiche qui sera prête pour le début décembre. Ces deux documents seront à la disposition des Eglise locales dans les secrétariats régionaux.
  4. - Actualité œcuménique
    Le Conseil national a eu un long temps d'échange à propos du document romain " Dominus Iesus " réaffirmant que l'Eglise catholique romaine est la seule et unique véritable Eglise de Jésus-Christ. Cet échange a abouti à l'adoption du texte de déclaration du Conseil national de l'Eglise réformée de France, annexé à ce présent communiqué.
    Le Conseil national a aussi élaboré la réponse qu'il adresse à la Communion ecclésiale de Leuenberg à propos du texte qui lui avait été soumis concernant "Eglise et d'Israël". Selon une méthode de travail maintenant bien éprouvée, le Conseil national a confié l'étude du document préparatoire envoyé par la communion ecclésiale de Leuenberg à son groupe théologique qui a réuni ses observations dans un document de synthèse. C'est ce document qui est utilisé pour l'élaboration de la réponse du Conseil national qui soulignera qu'il s'agit, par ce texte, de participer à l'élaboration de problématiques communes plus que de conceptions communes.

  5. - Rencontre de la délégation de l'Eglise réformée de France à l'assemblée générale de la Fédération protestante de France.
    Ce moment de rencontre s'est organisé principalement autour de trois points
    1. Les questions d'organisation de la F.P.F. : sa restructuration en trois commissions restreintes : la commission des relations avec les autres religions, la commission Eglise et Société et la commission Chrétiens et Juifs, le rôle respectif du Conseil, de l'Assemblée générale et des Assises.

    2. Un échange sur quelques manifestations récentes : forum des associations, assises et colloque sur la famille.

    3. l'élargissement de la F.P.F. avec les demandes d'adhésion des Assemblées de Dieu et de l'Eglise adventiste. Les demandes sont actuellement à l'étude et devraient donner lieu à la création de groupes régionaux où les diverses composantes de la F.P.F. et les représentants des institutions sollicitant leur adhésion pourraient se rencontrer et se mieux connaître.

      Il a été demandé à la F.P.F. de se doter d'un outil permanent de suivi, d'accompagnement, conseil, vigilance, intervention auprès des pouvoirs publics pour tout ce qui concerne les droits des associations, cultuelles ou non.

  6. La conjoncture.
    Le Conseil national a évoqué plusieurs événements passés ou à venir dont les conséquences peuvent revêtir une certaine importance dans la vie de l'Eglise.
    Le colloque francophone des foyers mixtes, à la suite duquel ils expriment une certaine impatience, le prochain colloque " Droit et liberté dans les Eglises " qui traitera des enjeux du statut associatif et auquel participeront Gérard Delteil, Sylvie Franchet d'Esperey et Claude Peuron, de l'inauguration de l'hôpital des Diaconesses à Paris, la prochaine visite d'une délégation de la Cévaa en région Cévennes-Languedoc-Roussillon, la tenue de l'assemblée générale de la Cévaa à Sète à partir du 25 octobre.
    En ce jour de Référendum où l'abstention s'annonçait massive, le Conseil national s'est inquiété de plusieurs événements récents témoignant d'un certain appauvrissement du débat politique dans notre pays où les corporatismes prennent le pas sur la solidarité nationale.

Déclaration du conseil national de l'Eglise réformée de France à propos du document romain Dominus Iesus

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Le conseil national de l'Eglise réformée de France, dans sa session des 23 et 24 septembre 2000, a pris connaissance de la déclaration romaine Dominus Iesus sur " L'unicité et l'universalité salvifique de Jésus-Christ et de l'Eglise ". Dans un texte principalement consacré au dialogue interreligieux, nous relevons une fois de plus que les Eglises issues de la Réforme ne sont pas considérées comme des " Eglises ", au sens propre du mot, mais simplement comme des " communautés ecclésiales ". En fidélité à une certaine tradition, le document de la congrégation pour la doctrine de la foi réaffirme donc que l'Eglise catholique romaine est la seule et l'unique véritable Eglise de Jésus-Christ. Nous ne sommes pas vraiment surpris par une telle déclaration, mais sa réaffirmation aujourd'hui inflige un douloureux démenti au long et patient travail œcuménique qui a ouvert les Eglises les unes aux autres.

Nous ne pouvons que nous élever fermement contre certaines affirmations de cette déclaration au nom même de notre compréhension de l'Evangile dont le cœur est, pour nous, la justification de l'homme par la foi, c'est-à-dire la proclamation du Dieu de Jésus-Christ qui reconnaît et aime chacun inconditionnellement, indépendamment de ses actes et de ses qualités. C'est ce que nous croyons fermement. Nous vivons et nous voulons partager cette bonne nouvelle avec les femmes et les hommes de notre temps. Or cette conviction a des conséquences directes sur la façon dont, à la lumière des écritures, un chrétien et une communauté chrétienne se comprennent devant les autres.

  1. . L'article premier de notre Discipline affirme que "L'Eglise réformée de France professe qu'aucune Eglise particulière ne peut prétendre délimiter l'Eglise de Jésus-Christ car Dieu seul connaît ceux qui lui appartiennent. Sa raison d'être est d'annoncer au monde l'Evangile de Jésus-Christ. Elle est donc ouverte à tous les hommes qu'elle invite à croire en lui". Nous trouvons ici la base de l'œcuménisme qui suppose de ne jamais identifier les Eglises avec le Christ, lequel est toujours plus grand que ce que nous savons et voyons de lui.

  2. . Nous reconnaissons donc que notre conviction de foi, ferme et décidée, n'est pas identifiable à un savoir sur la vérité ultime. La foi que nous confessons est née de notre rencontre du Christ. Elle ne constitue nullement le critère qui permettrait de juger de la véracité des autres églises et d'opérer un tri entre les croyants. Conviction et tolérance sont appelées à se conjuguer. Nous reconnaissons qu'il existe d'autres façons de suivre le Christ et que personne ne dispose de la vérité absolue et dernière.

  3. . Nous savons que les hommes connaissent sans cesse la tentation de vouloir détenir la vérité unique et indiscutable. C'est le cas dans la religion, la science ou la politique, lorsqu'on se donne le pouvoir de séparer avec certitude le juste de l'injuste et le bien du mal. Nous sommes tous toujours tentés de nous rendre maîtres de la Parole de Dieu et de la mettre au service de notre désir de puissance ou de savoir absolu.

    Nous réaffirmons notre désir de vivre un œcuménisme respectueux qui accueille la diversité des confessions chrétiennes comme un bienfait et une pluralité légitime. Nous avons besoin d'être encouragés en ce sens. C'est pourquoi, nous attendons de nos frères et sœurs catholiques qu'ils disent publiquement et clairement comment ils se situent, à la lumière des écritures, par rapport à cette déclaration et quelles conséquences ils en tirent pour la vie œcuménique. Aucune église ne peut capturer la Parole de Dieu qui est le Christ. Elle peut seulement être la servante de Celui qui toujours parle et agit, parfois là où nul ne l'attend, pour redresser, guérir, justifier l'existence des femmes et des hommes d'aujourd'hui comme de demain.

Union des Eglises évangéliques libres, en avant la mission !

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Euthanasie :

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La commission d'éthique, commune à l'Union des Eglises évangéliques libres (UEEL) et à la Fédération des Eglises évangéliques baptistes (FEEB), vient de s'exprimer dans un communiqué sur le rapport "Fin de vie, arrêt de vie, euthanasie" du Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE). Si elle se réjouit du soutien au développement des soins palliatifs, elle regrette le silence sur la grande misère de l'aumônerie des hôpitaux en France et s'interroge sur le bien-fondé d'introduire dans la loi française une "exception d'euthanasie" se demandant comment codifier l'exception.

DOCUMENT
La commission d'éthique libro-baptiste est une commission commune à l'Union des Eglises Evangéliques Libres de France et à la Fédération des Eglises Evangéliques Baptistes de France. Ces Eglises sont membres de la Fédération protestante. Les buts de la commission sont d'alimenter le débat intra-protestant au sein de la Fédération protestante, de faire entendre la tonalité évangélique au-dedans et au dehors, et de former à la réflexion éthique les membres de leurs Eglises.

Communiqué de la commission d'éthique Libro-baptiste à propos du rapport du Comité Consultatif National d'Ethique "Fin de vie, arrêt de vie, euthanasie" proposant d'introduire dans la loi française une "exception d'euthanasie"

Les principes bibliques qui fondent notre éthique
La vie est don de Dieu, les textes bibliques qui fondent notre foi sont très affirmatifs à ce sujet :
Dt 32 :39 "C'est moi, moi seul qui suis Dieu, Et qu'il n'y a point d'autres dieux près de moi; Moi je fais vivre et je fais mourir". La vie, c'est Dieu qui la donne, c'est lui qui la reprend. La prétention à maîtriser totalement sa vie ou sa mort, ou celles d'autrui, est prétention à devenir comme des dieux.
Jésus tient ensemble la loi et l'amour : "tu ne commettras pas de meurtre", "honore ton père et ta mère", qu'il résume en "tu aimeras ton prochain comme toi-même". Dans un monde d'efficacité et de rentabilité qui considère facilement les personnes âgées comme une charge, il faut rappeler la pertinence du commandement de respect des parents avec la bénédiction surajoutée : afin que tes jours se prolongent sur la terre
Dt 5 :16. Bénédiction, mais aussi modèle de transmission du respect de la personne âgée qui a un effet social positif. Quel qu'il soit, celui qui souffre est notre prochain, nous avons la responsabilité de le secourir. Et s'il est utopique de croire qu'on peut remédier à toute souffrance, les soins palliatifs apportent cependant, dans l'immense majorité des cas, l'apaisement de la douleur ; nous pensons que cette approche peut et doit être encore développée en France.

Une réalité complexe
Tous se disent d'accord pour favoriser les soins palliatifs et tous condamnent l'acharnement thérapeutique comme refus de l'inéluctable mort. Mais dans la pratique -nous pensons en particulier aux services de réanimation- les soignants savent combien il est parfois difficile de tracer une frontière entre le refus de l'acharnement thérapeutique et la non-assistance à personne en danger. Cette difficulté ne doit cependant pas conduire à l'abandon de tout principe.

La proposition du CCNE
La proposition du CCNE est très circonscrite. Il ne s'agit pas de légaliser l'euthanasie mais de réformer la procédure pénale en introduisant dans la loi la notion d' "exception d'euthanasie" distinguant, dans certains cas, l'euthanasie de l'homicide et permettant au juge de poursuivre ou de classer l'affaire. L'euthanasie resterait donc une transgression passible de poursuites pénales. Le rapport propose aussi la création d'une commission interdisciplinaire que le juge pourrait saisir pour apprécier la validité de cette "exception". "Le juge resterait bien entendu maître de la décision". Cette approche, quoique modérée, n'est pas sans soulever un certain nombre d'interrogations.

Remarques générales
Nous avons regretté que ce rapport, qui fait une bonne analyse des positions en présence, néglige l'approche globale et surtout sociale du problème. Il pose comme principe préalable la liberté de consentement de l'individu, pour admettre cette exception d'euthanasie, mais sans prendre en compte la pression sociale qui pèse sur ce consentement.
Comment ignorer, par exemple, le problème économique des dépenses de santé ?
En 1998 le même CCNE, constatant le vieillissement annoncé de la population française (en 2010 il y aura plus de personnes de plus de 60 ans que de personnes de moins de 20 ans) réclamait un "plan gérontologie". Entre le coût de l'accroissement de la population dépendante, celui des soins palliatifs, et la solution plus "économique" de l'euthanasie, la pression économique ne va-t-elle pas empêcher tout choix éthique ?
Par ailleurs, le rapport contourne lui-même cette liberté de consentement en proposant de la transférer à un tiers qui serait chargé d'être l'interlocuteur des médecins et pourrait consentir à l'euthanasie, en lieu et place du malade qui en aurait manifesté le souhait antérieurement. Faut-il rappeler l'ambiguïté de la demande d'euthanasie ? Et quand il s'agira d'une tante à héritage ?
Le rapport propose comme principe que la décision d'euthanasier soit prise collégialement par l'équipe soignante mais il ne dit mot de la pression de conformité qui peut s'y exercer.
Enfin nous remettons en cause l'argument qui consiste à dire : il faut mettre un terme à l'hypocrisie de la situation actuelle. Il y a dans l'air du temps une idéologie de la transparence insuffisamment critiquée : l'expérience montre que la seule mise en lumière de ce qui est caché par une "régularisation" ne suffit pas à enrayer les pratiques douteuses.
Devant la souffrance, devant certaines détresses morales et spirituelles, n'y a-t-il pas d'autres réponses que l'euthanasie ?

Soins palliatifs et accompagnement spirituel
Les soins palliatifs permettent une prise en charge de la douleur qui, dans l'immense majorité des cas, fait cesser la demande d'euthanasie. Le CCNE reconnaît d'ailleurs la validité des soins palliatifs, encourage leur développement et demande aux responsables politiques de leur "garantir le soutien financier indispensable". Comme le remarque le rapport, ces soins palliatifs développent une approche globale qui prend en compte non seulement la douleur mais aussi la "souffrance psychologique et spirituelle". L'hôpital St Christopher à Londres, cité en modèle des soins palliatifs, a complètement intégré cette dimension spirituelle. A ce propos nous dénonçons un fait sur lequel le rapport est silencieux : la grande misère de l'aumônerie des hôpitaux publics en France. Théoriquement prévus, les postes ne sont pas toujours créés ou sont insuffisamment budgétés. Ce n'est pas simplement une question financière mais aussi une question de culture. A cet égard le simple fait que cette dimension soit mentionnée dans le rapport du CCNE est un progrès. Apaiser la douleur, prendre le temps d'écouter ceux qui souffrent, les accompagner dans leurs souffrances et leurs questions, peut repousser les limites du désespoir en donnant sens aux derniers moments de la vie. Les soignants eux-mêmes n'auraient-ils pas besoin d'une telle écoute ?

Quel est le rôle de la loi ?
La proposition d'introduire dans la loi française une "exception d'euthanasie" soulève, en fin de compte, une interrogation fondamentale sur l'usage de la loi. La loi nous semble avoir une fonction instituante qui consiste à édicter ce qui est permis et interdit pour le plus grand nombre, et non à satisfaire aux demandes individuelles. Il est en effet dangereux de légiférer en fonction des cas limites ou de multiplier les exceptions dans la loi. Comment va-t-on codifier l'exception ? Comment va-t-on définir les "cas limites" ? Va-t-on vers un accroissement du pouvoir du juge ou du pouvoir des experts ?
Plusieurs questions nous préoccupent : le juge a-t-il besoin de cet ajout procédural ? Et si ce n'est pas le juge, qui en a besoin ? Le médecin pour se couvrir ? Ceux qui militent pour l'euthanasie active pour trouver dans la loi un début de légitimité morale ?
Nous nous demandons pourquoi le rapport ne dit rien de l'exemple hollandais. Depuis 1994, l'euthanasie sur demande est dépénalisée aux Pays-Bas, dans certaines conditions. Or une enquête menée en 1995 a montré que sur 4000 euthanasies, de 900 à 1000 l'auraient été sans l'accord du patient. Cette évolution ne devrait-elle pas rendre extrêmement prudent sur tout aménagement légal comme "l'exception d'euthanasie" ? Est-on vraiment sûr de faire mieux ainsi qu'avec le statu quo existant ? Rappelons par exemple que le droit français permet déjà au malade, s'il est lucide et responsable de lui-même, de refuser des soins. On peut aussi sérieusement mettre en cause cette complexification supplémentaire de la procédure judiciaire que constitue la création d'une commission interdisciplinaire d'experts comme le propose le rapport. (16 juin 2000)

Le Dalaï Lama à Lodève pour la première sortie officielle du pasteur Françoise Cassou

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Les points communs entre "les grandes religions et les grands courants spirituels sont l'amour, l'altruisme, la compassion et la tolérance". Qui a dit cela ? Le mot compassion vous aura mis sur la voie, car il s'agit bien des paroles du Dalaï Lama lors de la rencontre interreligieuse organisée par le maire (DL) Robert Lecou à la salle des sports de Lodève lors de la dernière tournée française du chef spirituel du bouddhisme tibétain.
L'évêque de Montpellier Mgr Jean-Pierre Ricard, le recteur de la Mosquée de Paris, Dr. Dalil Boubakeur et le pasteur Françoise Cassou, nouvelle présidente du conseil régional Cévennes-Languedoc-Roussillon de l'Eglise réformée de France, étaient invités à s'exprimer, chacun 5' à 8', devant un parterre de 1500 personnes. La communauté juive avait décliné l'invitation et le représentant de l'Eglise orthodoxe avait préféré rester dans le public.
Le pasteur Françoise Cassou, dont c'était la première sortie officielle depuis sa prise de fonction le 1er juillet, a profité de cette tribune "pour montrer dans une ville où le protestantisme est méconnu que l'Eglise réformée de France s'inscrivait dans le débat politique et interreligieux". "Il est important de vivre ses temps de rencontres inter religieuses", a-t-elle confié au BIP. Constatant le "brassage des peuples, des cultures et des religions", elle a affirmé qu' "aller à la rencontre des autres dans leurs différences et engager le dialogue ne signifiait pas laisser sur le pas de la portes nos spécificités".
Outre la médaille de la ville de Lodève et l'écharpe de soie blanche que le Dalaï Lama offre toujours à ses nouveaux amis, Françoise Cassou garde de cette rencontre le souvenir d'un homme attachant et très médiatique. "Sur les problèmes d'éducation, sur la perte de sens et la transmission des valeurs humaines, il a dit des choses intéressantes mais sans approfondir". Elle se dit déçue par son message "un peu bateau". "Tout le monde pouvait se retrouver dans ses paroles. On est tous des bouddhistes ! Et moi, je ne sais toujours pas ce que c'est !" Peut-être a-t-il gardé ses enseignements pour les 8.000 sympathisants venus écouter ses cours sur "la voie bouddhiste menant au bonheur, à la libération et à l'éveil" dispensés durant cinq jours sur le plateau du Larzac.


Nice : Déclaration interreligieuse "Pour une société plus humaine"

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Dans une déclaration titrée "Pour une société plus humaine", les représentants religieux des grandes communautés monothéistes des Alpes Maritimes ont dénoncé les mœurs politiques, sociales et économiques en usage sur la côte d'Azur, et en ont appelé au sens civique des habitants et des responsables politiques ainsi qu'au respect des religions et de la tolérance.

Maturé de longue date, ce texte interconfessionnel est sorti, le 13 septembre, en pleine polémique sur l'attitude du sénateur-maire (RPR) Jacques Peyrat* à l'égard de la communauté musulmane. Interrogé par la presse, sur l'actualité de la mairie, lors du Rassemblement des "les de Lérins, le pasteur Pierre Blanzat, de l'Eglise réformée de Nice, s'est exprimé : "En tant que réformés, notre position vis-à-vis de la construction d'une mosquée à Nice est de réaffirmer notre ferme attachement à la liberté de conscience et de culte, telle qu'elle s'exprime dans notre Déclaration universelle des droits de l'Homme qui est aussi une base de notre Constitution. Deux raisons à cet attachement : La fidélité aux institutions civiles fait partie de notre compréhension de l'Eglise dans notre société. ; L'histoire des réformés français, profondément marquée par la lutte pour la liberté de pratiquer ouvertement leur culte dans des conditions dignes et des lieux spécifiques. Nous ne pouvons qu'espérer voir la communauté musulmane de Nice avoir la possibilité de pratiquer son culte dans des conditions analogues à celles dont nous bénéficions."

Dans le document de quatre pages "Pour une société plus humaine", les responsables religieux, qui se réjouissent de la "générosité" de la population, de la "sauvegarde de l'environnement" s'interrogent sur "certaines pratiques qui ont cours dans notre région" dans tous les secteurs de la société : la vie publique et la vie privée, les pouvoirs économique et politique, des responsables politiques de toutes tendances. "Ainsi ils" ne sont pas fiers d'une certaine attitude, dans notre département, envers les populations dites à "risques" lesquelles, sont d'abord "fragiles". Nous le savons : si les responsables sont tentés de prendre des mesures d'exclusion à leur égard, c'est que l'opinion publique cherche des solutions simplistes à ses difficultés. Tentations sans cesse renaissantes du racisme mais aussi du rejet des personnes sans domicile fixe, des personnes handicapées. "Nous ne pouvons pas accepter ces pétitions qu'on fait circuler pour empêcher la construction d'un foyer pour personnes handicapées, d'une résidence pour immigrés et a fortiori d'un lieu de culte musulman."
Ils s'insurgent également contre "cette violence fondamentale qui réduit autrui à sa position d'obstacle ou de moyen dans une stratégie financière, politique, carriériste" à laquelle risque de succomber "notre Côte d'Azur si attentive de soigner son image. " Outre la défense des valeurs de la famille, de la fidélité conjugale, qu'ils jugent bafouées par le PACS et la "culture ambiante", ils s'interrogent sur les effets de la mondialisation.
Les religieux niçois rappellent leur volonté "d'œuvrer à la solidarité universelle" et de veiller à ce que leur communauté "soient vraiment accueillantes pour chacun", dans le respect mutuel avant de conclure : "Au nom du Dieu unique, nous voulons dépasser tout esprit prosélyte et témoigner dans l'ensemble de la société d'un esprit de fraternité."
Les signataires en sont : les pasteurs Pierre Lovy (Eglise luthérienne), Marc Goertz (Eglise réformée), le major Alain Batail (Armée du Salut), le Révérend Kenneth Letts (Eglise anglicane), Mgr Narek Chakarian (Eglise arménienne), le père Michel (Eglise orthodoxe grecque), Mgr Jean Bonfils (Eglise catholique romaine), le Grand rabbin Mordehaï Ben Soussan (communauté israélite), l'imam Taoufik Bouhfel (Association musulmane des Alpes M.), l'imam Mohammed Djadi (Organisation musulmane de la Côte d'Azur).
*Deux lettres à connotation anti-musulmane, signées du maire et datées de mai 1999, ont été anonymement rendues publiques

Quand tout le protestantisme s'empare de la Fête de la Réformation

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A l'occasion de la Fête de la Réformation, huit églises protestantes du Nord des Hauts de Seine se réunissent les 21 et 22 octobre à l'Espace Concorde d'Asnières (29, rue de la Concorde).
Le double objectif de cette Fête du Protestantisme est de permettre aux protestants d'apprendre à mieux se connaître et au grand public, croyants et incroyants, de découvrir les richesses de leur foi.

Au programme :

Eglises participantes :

  • Evangélique Protestante Evangélique d'Asnières -
  • Eglise Réformée d'Asnières Bois-Colombes -
  • Eglise Evangélique Baptiste de Courbevoie Asnières -
  • Eglise Evangélique Baptiste de Colombes -
  • Eglise Evangélique Luthérienne de Courbevoie-La Garenne
  • Eglise Evangélique Méthodiste de Gennevilliers -
  • Eglise Protestante Evangélique de La Défense Ð
  • Mission Chrétienne Evangélique de Levallois.
  • Pour tout renseignement : 01 47 89 90 60 ou 01 40 86 91 60

    Un nouveau directeur à la Ligue pour la Lecture de la Bible (LLB)

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    Le pasteur Marc Derœux, 35 ans, est le nouveau directeur de la Ligue pour la Lecture de la Bible (LLB). Il succède ainsi à Daniel Poujol qui vient de prendre sa retraite après 27 ans passées au service de la Ligue dont 12 comme directeur Général ; il continue maintenant son ministère à la présidence de la Ligue Europe. Notre actuel Directeur administratif et financier, Daniel Agopian, après 18 années à la Ligue quitte aussi son poste pour assurer la direction administrative et financière de Livr'Afrique.
    Après des études de théologie à la Faculté Evangélique de Vaux-sur-Seine, Marc Derœux a exercé un ministère pastoral au sein de la Fédération des Eglises Baptistes de France, deux ans à Lille et onze ans à Lyon. Parallèlement, Marc Derœux s'est investi dans les œuvres de jeunesse et l'action sociale, notamment au sein de l'ABEJ (Association Baptiste pour l'Entraide et la Jeunesse), dont il vient de quitter la présidence nationale.

    Arrêt aux pages ou le colportage des bons ouvrages

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    Au moment où les librairies protestantes parisiennes 7 ICI et Oberlin réfléchissent à leur avenir, une initiative originale voit le jour : une librairie itinérante.
    Guylène Dubois, forte de ses 12 ans d'expérience à la bibliothèque de la Faculté de théologie protestante de Paris, a décidé d'aller à la rencontre des lecteurs après avoir constaté la pauvreté de l'offre théologique protestante dans les librairies du type FNAC et Procure. C'est ainsi qu'elle a créé l'Arrêt aux pages en janvier. Et de s'inscrire, bien que catholique d'origine, dans la tradition du colportage, qui joua un si grand rôle dans la propagation de la Réforme. L'Annonciation, le Centre Séquoïa de Sèvres, l'association médico-sociale protestante, des associations de conteurs ont recours à ses services de conseillère et de libraire. Rayonnant même au-delà de l'Ile de France puisqu'elle se déplacera à Mulhouse pour la Fête de la Réformation, fin octobre, Guylène Dubois reste attentive à ne pas faire d'ombre à la librairie coopérative Carève qui sillonne la moitié sud de la France.
    Elle aime sélectionner et mettre en scène les ouvrages qu'elle propose en fonction du public et des thématiques abordés lors des conférences ou réunions d'églises. Qui n'a jamais rêvé de trouver à la sortie d'un débat, les livres des intervenants ou des ouvrages permettant d'approfondir la question, sans avoir à courir toute la ville en ayant oublié le papier sur lequel on n'avait noté le titre qui était de toute façon incomplet. Comme elle aime à dire "les gens s'arrêtent à mon comptoir et moi, je me suis arrêté pour eux."
    Décidée à partager, avec le plus grand nombre, sa passion des livres et son goût pour la théologie, elle va ouvrir un site Internet. Il ne visera pas à l'exhaustivité mais donnera un éclairage sur 6 ouvrages parus dans le mois pour lesquels elle a eu un coup de cœur. Parmi ses best-sellers en paroisse : "Le protestantisme contre les indulgences" de Pierre Bühler chez Labor et Fides. Mais Guylène aime aussi faire découvrir de petites maisons d'édition comme les éditions du Rouergue avec un livre pour enfant de Charlotte Légault "Re création" au graphisme amusant.
    G. Dubois : Tel/fax : 01 43 97 22 07
    Email : arretauxpages@yahoo.fr

    La Cimade réagit au projet de décret portant sur la rétention administrative des étrangers lors de sa session annuelle,à Lyon, fin septembre
    En 1984, l'Etat a confié à la Cimade une mission d'accompagnement social et juridique auprès des étrangers placés en rétention administrative. Cette mission fut une innovation importante dans la mesure où pour la première fois, l'état reconnaissait à une association non gouvernementale, dans un lieu de privation de liberté des étrangers en instance d'expulsion, une double fonction : un rôle de soutien juridique et de médiation pour que les étrangers puissent faire valoir effectivement leurs droits, un rôle de témoignage pour que la réalité de ces lieux ne reste pas opaque.
    Dans ce cadre, patiemment, depuis plus de quinze ans, la Cimade n'a cessé d'agir quotidiennement en faveur du respect de la dignité et des droits des étrangers retenus et s'est fait reconnaître par tous les pouvoirs publics la liberté d'agir, conformément à ses convictions et au rôle qui incombe à une association non gouvernementale.

    La Cimade est présente dans les 13 centres de rétention dits officiels. Une centaine d'autres locaux de rétention existent - dans des commissariats, des préfectures- , sans présence associative, et souvent sans que les étrangers ne soient mis en mesure d'exercer les droits et les garanties que la loi prévoit.

    En 1998, un rapport, commandé par le ministre de l'Intérieur à l'inspecteur général de l'administration M. Karsenty, préconisait une harmonisation générale des centres de rétention, afin que les conditions de rétention soient alignées vers le haut et permettent ainsi, quel que soit le lieu, de garantir aux étrangers et leur dignité, et l'exercice effectif de leurs droits.

    A la suite de ce rapport, un projet de décret a été élaboré et soumis, en début d'année 2000, à la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme.
    L'avis de cette commission, adopté le 2 mars 2000, critique l'économie générale de ce premier projet en ce qu'il maintient en l'état et fige un système à deux vitesses en créant deux statuts : des centres de rétention conçus à cet effet et dans lesquels les droits des étrangers pourraient être correctement respectés ; des locaux de rétention à l'aménagement plus sommaire et dans lesquels le respect des procédures serait plus aléatoire.
    Cependant, en définissant le contenu de la mission associative en une intervention auprès des étrangers "pour concourir au plein exercice de leurs droits", le projet de décret reconnaissait le rôle spécifique d'une association nationale, bien que le limitant aux seuls centres de rétention.

    Après plusieurs mois de consultations entre les ministères concernés, une nouvelle mouture du projet de décret a été transmise au printemps dernier pour avis au Conseil d'Etat qui l'a examinée le 26 septembre.
    La Cimade a eu connaissance ces jours derniers de ce nouveau texte.

    La Cimade constate avec regret que la version soumise au Conseil d'Etat ignore globalement les recommandations de la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme en maintenant en l'état la différence de statut entre les centres et les locaux de rétention.
    Si cette distinction s'avérait finalement incontournable, la Cimade estime indispensable que le décret prévoie expressément :
    - Un encadrement strict de la durée du séjour de l'étranger retenu dans les locaux de rétention à un maximum de 24 h avant son transfert vers un centre, conformément aux propositions du rapport Karsenty.
    - La publication officielle de la liste des locaux de rétention.
    - Les conditions et l'organisation matérielle indispensables pour que les locaux permettent effectivement la stricte égalité des droits et des garanties des étrangers retenus avec ceux maintenus dans les centres.
    - L'intervention d'une association non gouvernementale.

    La Cimade est consternée par la nouvelle définition du rôle des associations :
    Une mission sociale comprenant des actions d'accueil, d'information, de soutien moral et psychologique.
    Pour cette mission, l'Etat dispose d'un établissement public, l'Office des Migrations Internationales.
    L'Etat, peut en outre, pour contribuer à l'accomplissement de cette mission, passer une convention avec une association à caractère humanitaire."

    Dans cette nouvelle rédaction, la mission de la Cimade - ou celle d'une autre association de défense des droits de l'homme - est conçue comme supplétive de l'intervention de l'OMI, établissement public sous tutelle et donc instrument des pouvoirs publics. De plus, la définition de cette mission désormais purement sociale exclut toute référence à une aide à l'exercice effectif des droits et des garanties.

    De la sorte, le projet nie et remet en cause de fait le rôle spécifique que seule une ONG peut remplir : être aux côtés de l'étranger - c'est-à-dire le conseiller parfois contre l'administration -, être un médiateur entre lui et les pouvoirs publics, être un témoin libre pour rendre compte.

    Alors que l'on attendait une généralisation et une reconnaissance du rôle des ONG dans les lieux de privation de liberté (centres de rétention, zones d'attente, prisons), traduisant ainsi une conception moderne de l'Etat de droit, ce projet peut non seulement être un coup d'arrêt aux avancées obtenues ces dernières années, mais aussi préparer un retour de la chape de silence qui entourait naguère l'expulsion des étrangers.

    Si des modifications substantielles n'étaient pas apportées à ce projet, la Cimade ne pourrait que reconsidérer sa position et sa présence dans les centres de rétention.

    Moyen-Orient : Appel des responsables religieux français

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    Des événements graves et douloureux se déroulent actuellement au Moyen-Orient. de part et d'autre, il y a eu des morts. Le conflit risque de s'étendre.
    Nous souhaitons exprimer notre inquiétude devant le climat de tension que ces événements peuvent engendrer en France même. Nous appelons l'ensemble de nos concitoyens à maintenir un climat de sérénité et d'apaisement afin d'éviter toute dérive.
    La France, terre de la fraternité et des droits de l'homme, ne doit accepter aucune manifestation qui porterait atteinte à la dignité humaine.
    Chacun d'entre nous, chaque citoyen, chaque croyant, peut cheminer dans la voie de son authenticité en refusant la haine de l'autre et le sectarisme.
    Nous sommes persuadés que l'ensemble de nos concitoyens sauront entendre la voix de la raison et agir dans la dignité et le respect de l'autre.
    M. le Grand Rabbin Joseph SITRUK ;
    Docteur Dalil BOUBAKEUR ;
    M. le pasteur Jean-Arnold de CLERMONT ;
    Mgr Louis-Marie BILLE


    Dominus Iesus : le Pape approuve

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    Souhaitant démentir les interprétations selon lesquelles le texte Dominus Iesus n'engagerait que peu son autorité, Jean-Paul II a voulu marquer, lors d'un Angelus, son approbation personnelle tout en semblant vouloir corriger l'impression de dureté vis-à-vis des autres religions et des autres confessions chrétiennes. "Notre confession du Christ (É) n'est pas arrogance qui méprise joyeusement les autres religions mais joyeuse reconnaissance parce que le Christ s'est manifesté à nous sans aucun mérite de notre part." "Le document clarifie les éléments chrétiens essentiels qui ne sont pas un obstacle au dialogue, mais montre les bases, car un dialogue privé de fondement serait destiné à dégénérer en une verbosité vide." Et de conclure "L'Eglise catholique souffre (É) que de véritables Eglises particulières et des communautés ecclésiales détenant de précieux éléments de salut soient séparées d'elle. Le document exprime ainsi encore une fois la même passion œcuménique qui est à la base de mon encyclique Ut unum sint." (La Croix)

    Rome : le pape encourage le dialogue avec les réformés

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    "L'engagement de l'Eglise catholique dans le dialogue œcuménique est irrévocable." C'est ce qu'a affirmé Jean-Paul II, le 18 septembre, en recevant en audience au Vatican une vingtaine de membres de la Commission mixte internationale de dialogue entre l'Eglise catholique et l'Alliance réformée mondiale, à l'occasion de leur réunion de travail à Rome.
    Basée à Genève, en Suisse, l'Alliance réformée mondiale se trouve actuellement dans la troisième phase de son dialogue international avec l'Eglise catholique. Ce dialogue a débuté en effet après le Concile Vatican II par une première phase, de 1970 à 1977, qui s'est conclue par la rédaction d'un rapport sur "la présence du Christ dans l'Eglise et dans le monde". Une deuxième phase s'est déroulée de 1984 à 1990, pour donner lieu au document "Vers une compréhension commune de l'Eglise". La troisième phase a débuté en mai 1998, et elle se poursuit depuis par des réunions régulières de la commission mixte de dialogue -environ cinq par an- rassemblant des membres du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens et des représentants de l'Alliance réformée mondiale. Ceux-ci travaillent actuellement plus particulièrement sur "la relation entre l'Eglise et le royaume de Dieu".

    Pour le pape, ce dialogue entre l'Eglise catholique et l'Alliance réformée mondiale permet aux deux parties de "clarifier leurs positions respectives et d' explorer les raisons de leurs différences", pour faire de leur dialogue "un examen de conscience et un appel à la conversion".

    En plus de l'Alliance réformée mondiale, l'Eglise catholique dialogue aujourd'hui, par l'intermédiaire de Commissions internationales mixtes, avec la Communion anglicane depuis 1966, la Fédération luthérienne mondiale depuis 1967, le Conseil Mondial Méthodiste depuis 1967, les Mouvements Pentecôtistes depuis 1972, les disciples du Christ depuis 1977, les Evangéliques depuis 1977 et l'Alliance baptiste mondiale depuis 1984. (CIP).

    JCC 2001 : "Et Dieu créa" Quand l'homme donne sens au numérique

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    La Journée Chrétienne de la Communication, JCC 2001 aura pour thème "Et Dieu créa... Quand l'homme donne sens au numérique". Le portail oecuménique www.esperer.net continuera à donner accès aux portails des Eglises organisatrices. La JCC aura lieu, comme chaque année le 1er dimanche du mois de février, donc le 4 février 2001. Elle est organisée par les chrétiens catholiques, orthodoxes et protestants de France. Rappelons quelle a pour objectifs d'une part de sensibiliser les chrétiens aux enjeux de la communication médiatique et d'autre part de nouer des relations avec les journalistes et le grand public.

    La thématique de la JCC 2001 s'inscrit dans le droit fil de celle de février dernier ("Et vous, quelle est votre espérance ? - les chrétiens sur le Web"). Avec un support : l'Internet et le portail oecuménique www.esperer.net. Comme l'an dernier, du matériel sera disponible à partir du mois de décembre. Il s'agit d'une affiche, d'un dossier technique et liturgique et d'un document "grand public". Il vous sera proposé d'organiser un cyber-café à la sortie d'une célébration, de présenter les sites existants, de prévoir un débat... Le thème, le matériel et les suggestions d'actions vous seront présentés dés que possible sur le site portail oecuménique. Il est probable que, contrairement aux années précédentes, ces documents ne seront pas envoyés directement aux paroisses. Il faudra les commander. Des précisions seront données prochainement.
    (Richard Gossin)

    Charte européenne des droits fondamentaux "l'héritage religieux" pose problème à la France

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    La Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne (U.E.) rassemblera, en un seul texte, des droits aujourd'hui disséminés dans plusieurs documents juridiques européens comme le Traité de l'Union, la Convention européenne des Droits de l'Homme et la Charte sociale européenne du Conseil de l'Europe. Ce texte inclut des droits nouveaux comme la bioéthique et des droits sociaux (droit de grève et droit syndical). Il a été soumis aux dirigeants de l'U.E. lors du Sommet de Biarritz, des 13 et 14 octobre, afin d'être approuvé, début décembre lors du Sommet de Nice (lieu que la Licra conteste depuis la révélation des propos anti-musulmans du Maire Jacques Peyrat).
    Au moment de la discussion du texte, fin septembre, le gouvernement français avait fait savoir qu'il n'accepterait pas de signer cette Charte si son préambule faisait référence à l' "héritage religieux" de l'Union européenne rappelant que "la France est une République laïque" et que cette mention d'héritage religieux apparue, à l'initiative des partis démocrates chrétiens de l'U.E., dans la dernière mouture du préambule était "inacceptable".
    Pierre Moscovici, ministre délégué aux affaires européennes, a expliqué à l'Agence France presse que "l'introduction du mot 'religieux' pose des problèmes à la fois philosophiques, politiques et constitutionnels" à la France. "Problème philosophique parce que nos sociétés sont diverses du point de vue des religions ; Problème politique car notre République est un République laïque et que nous sommes attachés fondamentalement à cette laïcité ; Problème constitutionnel parce que ce texte de la Charte est sensé s'inspirer des traditions constitutionnelles nationales. Or dans notre constitution, il n'existe aucune forme de référence à un héritage religieux". "Une solution a été proposée", indique Pierre Moscovici, "substituer à l'adjectif religieux celui de spirituel, ce qui permet une plus grande diversité d'expression des opinions."
    La commission nationale consultative des Droits de l'Homme (CNCDH), saisie par le Premier ministre Lionel Jospin, estime nécessaire de rappeler que les "valeurs communes" dont se réclameraient les pays signataires "sont universelles par nature." "Dans cet esprit, la référence à un héritage religieux propre à l'Europe risque d'apparaître comme une marque de rejet et un facteur de discrimination allant à l'encontre d'un projet fondé sur des valeurs qui sont le patrimoine commun de l'Humanité." Dans le prochain BIP vous lirez la réaction vive de la FPF.

    Le COE exprime son inquiétude à propos de Jérusalem

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    Réuni en un temps de confrontation violente attisée par les tensions qui règnent à propos du statut futur de Jérusalem, le Comité exécutif du Conseil oecuménique des Eglises a approuvé, le vendredi 29 septembre 2000, une résolution relative aux "négociations sur le statut définitif de Jérusalem", et a lancé cette mise en garde : "Comme les événements des derniers jours de septembre 2000 l'ont tragiquement démontré, si les parties ne sont pas en mesure de parvenir à un accord incluant Jérusalem, la violence se déchaînera dans les rues de la ville sainte."
    Le Comité exécutif a réaffirmé la conviction du Conseil oecuménique des Eglises que la solution de la question de Jérusalem incombe en premier lieu aux parties directement intéressées, mais que les Eglises chrétiennes et les communautés religieuses juive et musulmane ont un rôle capital à jouer dans le contexte des négociations.

    Il a encouragé les parties en cause à avoir le courage de renoncer à leurs revendications empreintes d'exclusivisme pour bâtir une ville ouverte à tous, une ville de partage, où l'accès aux lieux saints soit libre et la liberté de culte assurée aux fidèles de toutes les religions. Le Comité exécutif a salué cette déclaration des patriarches et des chefs des communautés chrétiennes de la ville, dans laquelle ils affirment que Jérusalem "devrait être un instrument de paix", ainsi que les mesures de soutien prises par les responsables d'Eglises des Etats-Unis.

    Cevaa : le point sur la réorganisation missionnaire en Suisse
    Le retrait de la mission de Bâle de la KEM (Coopération des Eglises Evangéliques et Missions) le 22 octobre 1999 a surpris plusieurs personnes dans le milieu œcuménique. Cette décision a suscité beaucoup d'interrogations et d'inquiétude dans la Cevaa. Depuis le Conseil de Maré (Nouvelle Calédonie) - où les délégués ont appris la nouvelle - jusqu'à ce jour, la Communauté suit de près l'évolution de la réorganisation des structures missionnaires en Suisse. Le Comité exécutif tenu à Zürich et à Bâle du 1er au 7 septembre 2000 s'inscrivait dans un esprit d'accompagnement des Eglises sœurs dans leurs nouvelles démarches de compréhension, de recherche et de renforcement de la place de la Cevaa et de la mission dans la responsabilité des Eglises protestantes en Suisse.

    Cette démarche a donné lieu à plusieurs rencontres entre les différentes structures missionnaires (Terre nouvelle, KEM, Mission de Bâle, Pain Pour le Prochain, DM-Echange et mission), les responsables des Eglises ainsi que quelques délégués des Eglises suisses à l'Assemblée générale du mois d'octobre prochain. Que ce soit avec la KEM qui s'est transformée en M.G.T (Mission Gemeinsam Tum) et qui pourrait à terme, se muer en "Missionswerk" avec la Mission de Bâle au 1 janvier 2001, les responsables de la direction des Eglises (KKL), de la Fédération des Eglises Protestantes de Suisse (FEPS) ou de Terre Nouvelle, le Comité exécutif a eu des rencontres de travail fraternelles et amicales. Elles ont permis aux membres du Comité exécutif de faire le point sur l'état actuel des réformes et transformations structurelles en cours et de partager avec les différents interlocuteurs les nouvelles orientations qui se poursuivent au sein de la Communauté.
    Chacune de ces rencontres a été rassurante. L'engagement des Eglises suisses pour la mission reste vivant, même si certaines d'entre elles souhaiteraient envisager une autre forme de partenariat dans le cadre de leur engagement missionnaire. La contribution des Eglises de Suisse au budget de la Cevaa sera maintenue au même niveau pendant toute la période transitoire en attendant la mise en place définitive des nouvelles structures. Raymond de Ram, président du Conseil Terre Nouvelle, Joël Stroudinsky, président de l'Eglise de Genève, Georges Vischer, président des Eglises de Bâle, Walter Lüssi, président de la K.E.M-MGT, et Anna Schütz secrétaire générale de la K.E.M-M.G.T ont tous manifesté leur soutien et leur attachement à la Communauté et ont pris acte des efforts réalisés par la Ceva en matière de visibilité.

    La présidente de la Mission de Bâle, Madeleine Straub, s'est également montrée rassurante quant à l'avenir de la collaboration de la Mission de Bâle avec la M.G.T, nouvelle structure missionnaire des Eglises de Suisse alémanique membres de la Cevaa.
    Par ailleurs, le Comité exécutif a pu également, malgré le programme chargé de la préparation de l'Assemblée générale, consacrer une matinée de travail aux responsables de Pain Pour le Prochain (P.P.P), représenté par son Secrétaire général Christoph Stückelberger et JÄrg Schertenleib, responsable des projets. Michèle Moriegenoux représentait le Département missionnaire suisse romand à cette rencontre qui était essentiellement axée autour des réflexions pour une meilleure collaboration de P.P.P avec la Communauté dans le domaine des projets. Ils ont apprécié les efforts de restructuration et de réorientation de la Communauté mais il reste du chemin à faire pour que chacune des parties trouve un terrain d'entente. Il semble que le fonctionnement de la Cevaa dans les prises de décision soit lent. Tout en comprenant la conception philosophique qui fait le fondement de la Communauté, les responsables de Pain Pour le Prochain, dans leur désir de collaboration, souhaitent qu'il y ait un effort dans ce domaine. (Cevaa)

    Beyrouth : colloque religion et citoyenneté à la NEST

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    Il y a deux ans, sur l'initiative de l'Action chrétienne en Orient (A.C.O.) et de son secrétaire général, le pasteur Ernest Reichert, les doyens des facultés de théologie protestante de Paris et de Strasbourg, le vice-doyen de celle de Montpellier et un professeur de celle de Lausanne s'étaient rendu à Beyrouth, afin d'envisager avec les responsables de la Near East School of Theology (NEST) quelles relations pourraient être établies entre cet établissement et les facultés francophones. Il avait alors été envisagé la possibilité d'échanges d'étudiants, voire d'enseignants. Un premier pas dans ce sens a déjà été franchi, puisqu'un étudiant venant de Strasbourg a été inscrit à la NEST pendant l'année universitaire 1999-2000. Mais il avait aussi été décidé d'organiser un colloque, qui marquerait en quelque sorte ces relations nouvelles. Celui-ci vient de se tenir à Beyrouth, dans les locaux de la NEST, du jeudi 21 au samedi 23 septembre 2000, grâce à la diligence de son corps enseignant et très particulièrement de sa directrice, le Dr Mary Mikael.

    Le thème du colloque, "Religion et citoyenneté", a été choisi en raison de son incidence toute singulière au Liban. D'Europe sont venus les professeurs Hubert Bost (Montpellier), Jean-François Collange et Jean-Marc Prieur (Strasbourg), Jean-Paul Gabus (Bruxelles), Albert de Pury (Genève) et Jacques-No'l Pérès (Paris). Ils ont présenté des contributions en dialogue avec celles qui l'étaient par des enseignants de la NEST ou d'autres universités libanaises. La tolérance et la laïcité, la démocratie et les Eglises, l'interreligieux : voilà quelques-uns des aspects du problème, qui ont été largement débattus après chacune des conférences. Il est apparu qu'employant pourtant les mêmes mots, le contenu que nous y mettons diffère notablement. La propre expérience des intervenants et la situation actuelle dans leurs pays respectifs ont été au cœur des discussions, qui ont montré l'exigence où l'on est de savoir lire l'histoire, afin de conforter en ceci ou de renouveler en cela nos normes éthiques. Ou si l'on préfère, il est nécessaire aujourd'hui de croiser nos mémoires, pour les purifier de toutes les images chargées par les circonstances. Pour clore agréablement le colloque, le professeur Frédéric Gangloff (NEST) a organisé, le dimanche, une visite des principaux sites archéologiques du territoire de Tyr et de Sidon.

    Il faut souligner combien important, outre ce qui a été dit et échangé au cours de ces quelques jours, est l'événement en lui-même. Le Liban, pays de souffrance et de guerre pendant de longues années, qui vit encore une situation difficile, a besoin de retrouver ses marques. Le protestantisme a certainement un rôle à y jouer, de concert avec les autres traditions religieuses, chrétiennes ou autres. Ce qui signifie aussi que les facultés de théologie ont une responsabilité qu'elles ne sauraient éluder, pour aider à la réflexion en osant une parole. (Jacques-No'l Pérès)

    Corée-France : la PROK et l'ERF partenaires

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    L'Eglise presbytérienne en république de Corée (PROK) a tenu son Assemblée Générale annuelle des 25 au 28 septembre 2000 à Séoul. "Dieu, fait que notre peuple soit un et ravive notre Eglise". Tel fut le verset biblique emblématique de ce synode placé sous le signe de l'unité et réunissant 700 délégués ainsi qu'une vingtaine d'invités étrangers dont le pasteur Raphaël Picon, chargé des relations internationales de L'Eglise Réformée de France. Cette recherche de l'unité est doublement d'actualité pour cette Eglise coréenne. Sur le plan politique, le dialogue inter-coréen a fait ces derniers mois quelques avancées spectaculaires (rencontre des deux gouvernements, annonce de la reconstruction de la ligne ferroviaire Séoul-Pyongyang, multiplication des aides économiques du Sud vers le Nord, etc.). L'Eglise presbytérienne en République de Corée s'est fortement réjouie de cette détente diplomatique entre les deux pays encore théoriquement en guerre, et a largement soutenu, au cours de son synode, l'action du gouvernement sud-coréen en faveur du nord. La PROK ne s'est jamais en effet satisfaite de la division du pays, n'ayant de cesse de prendre des positions courageuses en faveur de la réunification et ce surtout lors de la dictature militaire en Corée du Sud lorsque le terme même de "réunification" était proscrit. Cette Eglise presbytérienne continue de rendre compte d'une théologie à forte densité politique en faveur des plus démunis, de la démocratie et de l'action sociale des chrétiens.
    Ce thème de l'unité est aussi d'actualité sur le plan ecclésial. L'Eglise presbytérienne de Corée est en effet divisée depuis 1948 et éclatée en une centaine de congrégations indépendantes. Une telle division, dû à des considérations tant théologiques qu'idéologiques, est particulièrement visible dans un pays qui compte pas loin de 10 millions de protestants, soit 20% de la population. Au cours de cette session synodale un culte fut célébré conjointement par les grandes Eglises presbytériennes de Corée du sud. Cette cérémonie, saluée par la presse nationale comme un "événement sans précédent", ouvre pour les Eglises un chemin de réconciliation devant aboutir à une réunification ecclésiale.
    Lors du synode, le partenariat établi entre L'ERF et la PROK fut aussi officialisé. Celui-ci engage les deux églises à s'informer mutuellement de leurs actualités respectives, à organiser des rencontres et à accompagner, chacune dans son pays, les résidents protestants originaires de l'autre pays. L'occasion fut donnée au pasteur Picon de présenter publiquement les termes de cette convention qui, pour la première fois, permet à L'ERF de nouer des relations bilatérales avec une Eglise d'extrême Orient, région où le protestantisme est une composante importante, (1/4 de la population), sur le plan sociologique et culturel.
    Les missions protestantes ont contribué à l'émancipation culturelle de la Corée face à la domination japonaise des quarante premières années de ce siècle. (R.Picon.)

    Australie : "Cherchez l'Australie plutôt que l'or"

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    "Quest Australia More Than Gold", c'est le nom du projet de 500 Eglises protestantes, catholiques, orthodoxes, arméniennes et évangéliques qui se déroulait parallèlement aux compétitions olympiques des JO 2000. Les activités prévues par les Eglises allaient des stages pour enfants, animés par des sportifs chrétiens, à l'hébergement de familles d'athlètes qui n'ont pas les moyens de se loger à l'hôtel, en passant par des animations en divers points de la ville de Sydney, avec musique, barbecue et témoignages. 1500 artistes ont participé à cette gigantesque opération d'évangélisation dans la rue et dans le village olympique. Le budget de "Quest Australia More Than Gold" se chiffre à 1,5 million de francs suisses (6,37 millions de FF). Un projet semblable pourrait avoir lieu en Allemagne, à l'occasion du prochain Mondial de football. (Apic)

    Brésil : Référendum populaire "Non" aux accords avec le FMI

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    Il est des endroits dans le monde où le référendum populaire, organisé par la société civile, connaît le succès. Plus de 5 millions de Brésiliens - soit 4 millions de plus que prévus - ont dit "non" aux accords du Brésil avec le Fonds monétaire international (FMI) et "oui", en revanche, au contrôle populaire sur la dette extérieure. Organisé par la Conférence épiscopale brésilienne (CNBB), le Mouvement des sans terre (MST), les syndicats, les associations et les groupes de la société civile, ce référendum populaire sur la dette extérieure du Brésil s'est déroulé du 2 au 7 septembre. Les urnes étaient installées dans les églises, les rues, les locaux des syndicats et des associations. Si cette initiative n'est pas reconnue par les autorités politiques, un référendum officiel pourrait être imposé au gouvernement par le Parlement prochainement. (CIP)

    Etats-Unis : selon une étude les jeunes croyants sont moins attirés par la drogue

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    Les jeunes attachés à une religion sont moins soumis à des tentations que leurs contemporains "incroyants", selon une étude américaine. Ils sont même deux fois moins attirés par l'alcool ou la drogue, affirme l'auteur d'une étude effectuée sur 676 américains âgés de 15 à 19 ans, parue dans le "Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry". Les résultats de cette recherche démontrent que le rapport entre attachement religieux et désintérêt de la drogue est plus important chez les jeunes qu'une autre étude l'a démontrée chez les adultes. (Apic)

    Etats-Unis : la religion pourrait jouer un rôle dans la campagne présidentielle

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    La religion devrait jouer un rôle majeur ces prochains mois alors que le vice-président Al Gore, candidat démocrate, et le gouverneur de l'Etat du Texas, George W. Bush, candidat républicain, sont engagés dans la course à la présidence. La décision du vice-président de choisir le sénateur Joseph Lieberman comme colistier a ajouté un accent religieux à la campagne démocrate. Il est le premier non-chrétien et le premier juif à être engagé dans la campagne présidentielle d'un grand parti politique.

    Pour Nancy Tatom Ammerman, professeur au Séminaire œcuménique de Hartford, le choix fait par Al Gore va rendre difficile toute critique des évangéliques, respectueux du judaïsme, à l'égard des démocrates pour des motifs moraux et religieux. C'est la première fois qu'une campagne électorale prend une telle tournure. La combinaison Gore-Lieberman montre "qu'il est faux de dire que nous avons d'un côté un parti laïque, libéral, et de l'autre un parti conservateur chrétien", estime Nancy Tatom Ammerman.
    George W. Bush a aussi parlé ouvertement de sa foi chrétienne. Il a affirmé que sa conversation avec l'évangéliste Billy Graham au milieu des années 80 a été un tournant dans sa vie, qui l'a poussé à s'engager sérieusement du point de vue religieux. En tant que gouverneur du Texas, George W. Bush a instauré une "Journée de Jésus" dans son Etat, et demandé aux habitants de faire des bonnes actions dans la tradition du Christ. Au début de cette année, il a déclaré que Jésus est le penseur qui l'a le plus influencé. Dick Cheney, colistier de George W. Bush et ancien secrétaire à la Défense, a, quant à lui, peu parlé de religion durant la campagne.

    La religion et la morale joueront-elles vraiment un grand rôle ?
    Jack Rock, directeur des relations interreligieuses auprès du Conseil national des Eglises des Etats-Unis, estime qu'il n'est pas évident de dire si les valeurs et la religion joueront un rôle prépondérant dans cette campagne qui se terminera le 7 novembre. "Nous sommes le pays le plus religieux dans le monde, et pourtant il y a une nette séparation entre l'Eglise et l'Etat", a-t-il dit. Il est difficile "aux politiciens de faire de la religion un enjeu".
    Toutefois la question morale devrait toucher la corde sensible des électeurs déçus par le président Bill Clinton, dont la présidence a été menacée par l'affaire Monica Lewinsky. Le choix de Joseph Lieberman, qui a été l'un des premiers démocrates, montre clairement qu'Al Gore cherche à se distancier de Bill Clinton, disent certains observateurs.
    "Joseph Lieberman semble aider Al Gore à mettre l'accent sur la moralité", a déclaré Nancy Tatom Ammerman. Immédiatement après l'annonce de ce choix, Richard Land, de la Convention baptiste du Sud, a souligné que Joseph Lieberman était "un homme qui prenait la religion au sérieux". Pour Jay Rock, du Conseil national des Eglises, le fait qu'il soit pratiquant va interpeller des personnes de religions différentes.
    Le choix du sénateur juif a été perçue comme un grand pas dans l'histoire politique des Etats-Unis. "Mais nous ne pensons pas que la religion devrait être utilisée dans une campagne politique", a affirmé Abraham H. Foxman directeur de la Ligue anti-diffamation (organisation de lutte contre l'antisémitisme). "Certes, il n'y a rien de mal à proclamer sa foi, mais c'est presque du 'colportage'." (Apic)

    Sondage CSA : L'école ne doit pas s'adapter aux différentes croyances des élèves

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    Régulièrement depuis les années 1990, la question de l'utilité d'un enseignement d'histoire des religions revient dans le débat français. Cette fois-ci, c'est un sondage CSA pour Le Monde et la revue Notre Histoire qui rouvre le dossier.
    57 % des français se déclarent favorables à un enseignement de l'histoire des religions et non pas nuance, de l'enseignement des religions. Mais on remarque que le nombre d'opposants est de 41 %, ce qui est plus qu'en 1990. C'est la manifestation soit d'une méfiance à l'égard d'un possible prosélytisme, soit d'une conception de l'école excluant par principe le fait religieux. A la question "Sur quoi devrait en priorité porter cet enseignement", pour la majorité (54 %) il s'agit de connaître l'histoire des idées et des grandes valeurs contenues dans les grandes religions. Cette demande est plébiscitée surtout chez les personnes sans appartenance religieuse (64 %) et les cadres (71 %). C'est aussi l'espoir de voir se développer l'esprit de tolérance pour 69 % des sondés, chiffre en nette progression depuis 1990- partagé par toutes les classes d'âge et les catégories sociales, par les protestants (89 %) et les catholiques pratiquants réguliers (83 %). Paradoxalement, la crainte qu'il suscite des tensions existe chez les catholiques (53 %) comme chez les personnes sans appartenance religieuse, mais ni les jeunes, ni les protestants ne partagent cette inquiétude. Il apparaît à nouveau clairement qu'on n'attend pas de cet enseignement qu'il favorise l'engagement spirituel des élèves.
    Si la notion de laïcité semble y trouver son compte, on sent poindre quelques inquiétudes. 46% des personnes sondées, contre 39% en 1991, considèrent qu'inscrire cet enseignement dans les programmes scolaires présente un risque pour l'esprit laïque de l'école publique. Si 55% des français refusent des menus spéciaux, (44% les acceptent), adaptés aux exigences religieuses des élèves, on passe à 72% de refus (26% favorables) d'accorder des autorisations d'absence les jours de fête religieuse (surtout sollicitées par des musulmans) alors même que le ministère de l'éducation nationale a publié une liste de jours où il est possible de s'arrêter pour ces raisons.
    C'est moins la religion elle-même, qui inquiète, que la crainte de revendications identitaires, interprétées comme des manifestations de communautarisme.
    Plus étonnant, l'enseignement privé s'affirme encore plus réfractaire sur ces questions que l'enseignement public. La dernière question portait sur la date de la séparation de l'Eglise et de l'Etat en France à partir d'une liste : 26 % ont donné 1905, 22 % le Concordat de 1801, 12 % celle de l'Edit de Nantes à égalité avec Vatican II.
    La culture laïque se perd aussi !

    "Dites-le à vos enfants" : l'enseignement de la Shoah

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    Au moment où les pays européens se posent la question du "devoir de mémoire" sur l'extermination du peuple juif et des minorités par les nazis, le ministre de l'éducation nationale, Jack Lang, vient d'adresser une lettre aux chefs d'établissements. Accompagnant l'envoi d'un livre pédagogique intitulé "Dites-le à vos enfants", Jack Lang souligne le besoin de "mieux faire connaître ce que sont les persécutions racistes et anti-sémites". Sa diffusion avait été annoncée en janvier par le Premier ministre Lionel Jospin lors de la conférence sur la Shoah à Stockholm. "L'enseignement de la Shoah, la compréhension des causes qui l'ont permis, l'hommage rendu à ceux qui l'ont combattue, constitue un devoir", avait dit M. Jospin.
    "Dites-le à vos enfants" relate les horreurs de l'holocauste sur la population juive et les minorités de toute l'Europe de 1933 à 1945. Photos explicites, croquis, documents, extraits de lettres poignantes, l'ouvrage de 190 pages (89FF - éditions Ramsay) se veut le plus pédagogique, concret et précis possible.
    Co-écrit par Stéphane Bruchfeld et Paul Levine, ce livre sera distribué à 100.000 exemplaires en France à partir de la mi-octobre. Il sera disponible dans les centres de documentation et d'information (CDI) des lycées pour compléter les cours. En France, la Shoah est intégrée aux programmes sur la seconde guerre mondiale, en fin de collège (3ème) et dans les deux dernières classes du lycée. Elle donne lieu à des développements en éducation civique, en philosophie ou en littérature, avec des ouvrages comme "Le journal d'Anne Franck" ou "L'ami retrouvé" de Frédéric Uhlman, recommandée en 4ème ou le témoignage de Primo Levi "Si c'est un homme", recommandé en seconde par les instructions officielles.

    Les associations sur Internet

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    Faire connaître votre association : www.associanet.com

    Quelques chiffres

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    Plus de cinq millions et demi de français se connectent à l'Internet depuis leur domicile, ce qui représente 15,4% des foyers. La moitié des internautes français a moins de 35 ans. Mais si les adolescents sont responsables du quart des connexions totales, 18,4% des internautes français ont plus de 50 ans !

    Eglise suédoise : plus d'éthique dans les placements

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    L'Eglise protestante suédoise va, dorénavant, être attentive à son portefeuille d'actions. Un conseil d'éthique, composé d'un théologien, d'un professeur d'économie et d'un chef d'entreprise, vérifiera que les activités des sociétés auxquelles l'Eglise protestante suédoise achète des parts ou celles dont elle possède déjà des actions ne sont pas en contradiction avec les principes fondamentaux qu'elle défend. Cette autorité de surveillance est devenue nécessaire à la suite de révélations selon lesquelles l'Eglise aurait été détentrice de parts d'une chaîne de télévision diffusant tous les soirs un film pornographique.

    Une Bible entière en arabe disponible sur cassettes audio

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    La totalité de la Bible Van Dyck est désormais disponible sur cassettes audio, réunies en coffrets comportant chacun 22 cassettes. La Société biblique égyptienne a déjà diffusé quelque 700 000 cassettes contenant des livres de la Bible en Arabe a déjà diffusé quelque 700 000 cassettes contenant des livres de la Bible en arabe. Les cassettes, qui étaient destinées au départ aux illettrés, ont trouvé un écho auprès des intellectuels et des hommes d'affaires. La Société biblique espère lancer bientôt un CD-ROM de la Bible en arabe à partir des enregistrements réalisés pour les cassettes.
    (Nouvelles Bibliques, 09-00)

    Madagascar

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    35 prisonniers sont morts de faim dans une prison de Madagascar au cours des 6 derniers mois, dénonce un missionnaire italien, le Père Angelo Buccarello, et au moins 100 autres détenus risquent de subir le même sort si on compte les geôles de Antalaha, Antinota-Tana et Ambatondrazaka.
    A Madagascar, il y a 20 000 détenus pour à peine 10 000 places en prison. Deux prisonniers sur trois sont en attente de jugement et les préventives peuvent aller jusqu'à 12 ans.
    (Apic)

    Irlande : omettre les passages bibliques "anti-femmes"

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    Un document intitulé "Violence domestique" rédigé par la Commission irlandaise Justice et Paix et la Commission pastorale de la Conférence des évêques, considère que le langage des écritures saintes a besoin d'être expliqué pour ne pas donner une impression négative à l'égard des femmes. Elles mentionnent sept passages du Nouveau Testament qu'elles souhaiteraient voir disparaître du nouveau Lectionnaire actuellement en élaboration à Rome. Le Lectionnaire comporte les lectures de la Bible choisies pour les célébrations de la messe et des sacrements.
    (Apic)

    Pays-Bas : Premier pays au monde à autoriser le mariage homosexuel

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    Malgré l'opposition des Eglises catholiques et protestantes, le Parlement néerlandais a adopté, le 12 septembre, par une très large majorité (107 voix contre 33), une loi autorisant le mariage homosexuel ainsi que l'adoption d'enfants néerlandais par un couple homosexuel. Alors qu'ils pouvaient déjà faire enregistrer leur "partenariat" dans les municipalités, avec les mêmes avantages que les hétérosexuels mariés, cette mesure symbolique était très attendue. Des exceptions sont, toutefois, prévues par la loi. Les représentants municipaux pourront refuser de célébrer des mariages homosexuels dans leur commune.
    (ENI)

    Grand Orient de France

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    Alain Bauer, 38 ans seulement, a été élu grand maître du Grand Orient de France. Syndicaliste étudiant, il avait coopéré avec la police durant les manifestations de 1986, avant d'intégrer le cabinet de Michel Rocard à Matignon. Il dirige une société de conseil en sécurité qui équipe des communes (socialistes) en système vidéo-surveillance. Il y a quelques mois, son prédécesseur avait démissionné, suite à une initiative controversée dans le dossier corse.
    (Témoignage Chrétien - 21/09/00)

    Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org/fpf/