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Extraits du BIP 1510 du 1er au 15 février 2001
Sommaire
VIE DE LA FEDERATION
OEUVRES ET MOUVEMENTS
VIE DES EGLISES
VIE DES REGIONS
ERF
- Conseil en région parisienne
- Conseil en région Nord-Normandie
- Conseil en région Ouest
- Conseil en région Provence-Côte d'Azur-Corse
- L'Institut Biblique Européen retour à Lamorlaye
OECUMENISME
INTERNATIONAL
- Russie : l'Armée du Salut interdite à Moscou
- Cimade et Cie : un avion pour l'Irak
- Immigration vers Israël : craintes pour l'identité juive
- Guerre des Balkans : de la vérité et des médias
- Aumôneries armées d'Europe et d'Amérique du Nord : 12e Conférence des directeurs
CULTURE ET SOCIETE
A NOTER
- Les points chauds de l'oecuménisme : session de l'Institut Supérieur d'Etudes OEcuméniques
- Agenda de mars 2001
- Programme radio et télévision mars 2001
VIE DE LA FEDERATION
Les protestants tiennent salon à Religio
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Pour la 7e année consécutive, les protestants s'exposent à Religio, «le mondial du temporel chrétien», parmi les 350 exposants venus, de 35 pays, proposer quelque 500 produits différents.
Prêtres, religieux, pasteurs et laïcs ont ainsi l'occasion d'avoir en une seule visite des livres, des journaux, des objets du culte (certes, l'orfèvrerie en quantité génère des réactions protestantes épidermiques) mais aussi des chaises, des orgues sans oublier les services des Eglises, des associations Š La nouveauté est un «podium de la chanson chrétienne». Parmi les autres animations : rencontres au Café littéraire autour de la Bible et une conférence sur «Gestion de trésorerie, éthique et multigestion».
Si vous êtes venus, vous aurez trouvé la Fédération protestante de France sur le stand G47 (notre truc à nous, pour entrer en contact avec le chaland qui passe, ce sont les dragées). L'an passé de nombreux prêtres nous avaient fait compliment de la qualité des «pastourelles» qu'ils côtoyaient et nombre de visiteuses parisiennes nous avaient dit grand bien des émissions de Fréquence protestanteŠ Vous comprendrez qu'on ne boude pas pareil plaisir !
La Société biblique, qui fait toujours un tabac, était aussi à Religio cette année (stand H4 ‹ G5)
Paris-Expo - Porte de Versailles Hall 7/1 du 3 au 5 février 2001 de 10h à 19h (fermeture à 18h le lundi)
Service radio de la FPF :
Carême 2001 : La pudeur de Dieu
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Le mot carême apparaît en 1181. Il désigne la période de 40 jours avant Pâques. C'est en 1928, que le pasteur Boegner prononça en chaire la première série des prédications vouées chaque année à la réflexion protestante sur la Parole de Dieu.
Cette année, le pasteur Daniel Bourguet nous invite à porter nos regards non pas sur les ténèbres de notre péché, mais sur la lumière de Dieu, un amour plein de pudeur, dont l'éclat dissipe nos ténèbres et nous plonge dans l'adoration.
4 mars - La pudeur de l'amour du Christ pour nous
«Jésus le regarda et l'aima» (Marc 10/21)
-11 mars - La pudeur de l'amour de Dieu pour nous
«Son père le vit et fut tout bouleversé ; il courut, se jeta à son cou et l'embrassa» (Luc 15/20)
-18 mars - La pudeur de l'amour du Père pour le Fils
«Tu es mon Fils bien aimé» (Marc 1/11)
-25 mars - La pudeur de l'amour blessé du Christ
«Jésus pleura» (jean 11/35)
-1er avril - La pudeur de l'amour blessé de Dieu
«Les larmes coulent de mes yeux, nuit et jour, sans cesse»
(Jer 14/17)
-8 avril - La pudeur du Père en deuil de son Fils
«Le voile du Temple fut déchiré en deux (Marc 15/38)
Le texte intégral des 6 prédications sera enregistré sur
3 cassettes indivisibles au prix total de 160 F franco
et sera imprimé en brochure au prix de 70 F franco.
Commandes et chèques à :
Carême Protestant
27, rue de l'Annonciation 75016 Paris
E-mail : carempro@worldnet.fr
P.S. : Le pasteur Jean-Arnold de CLERMONT rencontre Mme Laure ADLER, directrice de Radio-France, le 5 février. Vous aurez noté que les Conférences de Carême 2001 sont actuellement programmées à 06h30 du matin !
Service télévision :
Nouvelles du concours vidéo
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Il est encore temps de s'inscrire au concours vidéo organisé par le service télévision de la Fédération protestante de France ! Le prix Marcel Gosselin, soutenu par les Amis de la radio et télévision protestante (ARTP), est doté de 16.000 F.
Des groupes de jeunes des Eglises et associations membres de la FPF (ERF, EREI, Baptiste, ECAAL, EELF, EEUdF, IPT) âgés de 15 à 25 ans, d'Angers, La Rochelle, Montpellier, Caveirac, Marseille, Aix-en-Provence, Montbéliard, Barr, ParisŠ sont déjà en train de phosphorer ! Alors, vous aussi, faites le pari de délirer en 4 minutes maximum sur :
«A la recherche du 11e commandement».
La cassette VHS, uniquement, doit parvenir avant le 20 avril 2001. S'inscrire auprès de Présence protestante
47, rue de Clichy 75311 Paris cedex 09
Tel . : 01 44 53 47 22 - E-mail : fpf-tv@protestants.org
Le séminaire sur le renouvellement du culte à la télévision prévu le 25 janvier a été reporté au jeudi 17 mai pour cause de perturbations du trafic ferroviaire.
Semaine de l'unité : Konrad Raiser à Paris
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L'Institut catholique de Paris a eu la bonne idée d'inviter Konrad Raiser (à gauche), secrétaire général du Conseil oecuménique des Eglises (COE), pour deux conférences publiques au début de la semaine de prière pour l'unité des chrétiens, donnant l'occasion aux parisiens de mieux connaître cet apôtre de l'oecuménisme qui ne manie pas la langue de buis. La Fédération protestante de France (FPF), profitant de son passage, a organisé une matinée d'échanges avec les pasteurs Michel Bertrand pour le Conseil permanent luthéro-réformé, Etienne Lhermenault pour la Fédération baptiste et le Conseil de la FPF, Geoffroy de Turckheim, président de la Commission oecuménique de la FPF, Gill Daudé, nouveau responsable du service oecuménique de la FPF et Jean-Arnold de Clermont (à droite), président de la Fédération protestante de France. La FPF devient «conseil associé» au COE lors du prochain Comité central.
Dominus Iesus est un contre témoignage
L'association des journalistes de l'information religieuse (AJIR), très intéressée par sa vision de l'oecuménisme et son bilan du jubilé 2000, l'a aussi convié à un déjeuner de presse, attirant 35 journalistes. Konrad Raiser, qui a fait plusieurs déplacements en France ces derniers temps, a captivé son auditoire. «En l'an 2000, nous avons raté l'occasion d'un témoignage devant le monde», a-t-il déclaré d'un ton amer, «, avant d'ajouter, «La publication du document du Vatican Dominus Iesus a accentué ce sentiment d'occasion manquée. Il a été reçu par les Eglises orthodoxes et protestantes comme un contre témoignage.» La Congrégation pour la doctrine de la foi n'aurait pas pris en considération l'impact oecuménique de ce texte, même si leurs collègues du secrétariat pour l'unité des Chrétiens l'avaient prévenu. «S'il nous manque un langage pour s'exprimer spirituellement, cela ne nous empêche pas de manifester un vivre ensemble.» Konrad Raiser reconnaît toutefois que le «maigre bilan oecuménique de l'année» n'est «pas seulement le fait de l'Eglise catholique.» Le COE n'a en effet pas souhaité se couler dans un programme déjà bouclé par le Vatican.
«Les Eglises se trouvent de plus en plus en compétition. Dans un contexte marqué par la mentalité de marché, elles accentuent leurs différences en voulant éviter que leurs fidèles soient attirés par les autres Eglises. Alors que pour les fidèles, il apparaît normal de faire un choix d'expérimentation. Du coup des Eglises profilent leur offre pour satisfaire la demande», a-t-il ajouté.
Interpellé sur la signature de la déclaration sur la justification en 1999 par les catholiques romains et luthériens, comme étant un des succès de l'oecuménisme, Konrad Raiser a répondu «C'est une conception politique de l'oecuménisme ; formuler un accord, c'est une négociation. Pour moi, l'essentiel de l'oecuménisme est dans l'inspiration spirituelle, le changement dans la conversion des idées. Cette déclaration sur la justification n'est pas le succès suprême de l'oecuménisme, même pour moi qui suis luthérien.»
Comité central du COE :
Le Comité central du COE se réunira du 29 janvier au 6 février 2001 à Potsdam près de Berlin, en Allemagne. C'est l'organe directeur le plus important siégeant entre les Assemblées, tous les 12 à 18 mois. Il est chargé d'appliquer les décisions prises par l'assemblée, de passer en revue les programme du COE et leur exécution. Les questions à l'ordre du jour des séances plénières sont l'économie, la situation des finances, la décennie «Vaincre la violence», la situation en Europe et le rapport intermédiaire sur les travaux de la Commission spéciale sur les questions de la participation des Eglises orthodoxes au COE.
Lancement de la décennie «Vaincre la violence»
Le lancement international de la Décennie «Vaincre la violence», les Eglises en quête de réconciliation et de Paix (2001-2010). Les Eglises et les paroisses du monde entier sont invités à se joindre à la célébration du dimanche 4 février. Le projet d'ordre du culte se trouve sur le Internet :
http://www.wcc-coe.org/wcc/dov/messengers-f.htm
Orthodoxie
Les orthodoxes, minorité structurelle au sein du COE qui compte 337 Eglises dont 22 orthodoxes, ont obtenu à l'Assemblée de Harare en décembre 1998, qu'une commission spéciale travaille 3 ans sur leur représentation au COE. Konrad Raiser confiait à l'AJIR que «ce travail sera salutaire pour le COE, de manière plus générale.» La méthodologie et la liturgie devraient être les prochains thèmes de réflexion de cette commission qui «se déroule dans un climat de confiance car elle est paritaire. Pour la première fois, les orthodoxes ne sont pas et les débats sont donc beaucoup plus libres et ouverts». Selon K. Raiser, «Le but est de s'entendre mutuellement, se comprendre et ne pas rechercher à tout prix une position commune.»
OEUVRES ET MOUVEMENTS
CIMADE : assemblée annuelle
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L'Assemblée annuelle de la Cimade a approuvé son budget 2001 en forte diminution de ressources mais qui maintient pour l'instant les moyens existants. Elle s'est interrogée sur le moyen de mettre en oeuvre une politique de recherche de dons sur plusieurs années afin de consolider et développer son action.
Elle a fait le tour de l'actualité des postes et services de la Cimade, actualité marquée notamment par la forte augmentation des demandeurs d'asile en France et en Europe auxquelles les réponses gouvernementales et européennes sont tout à fait insuffisantes. Elle a partagé le bilan de la mise en oeuvre du «projet Cimade» adopté lors de la dernière assemblée avec notamment le lancement d'une campagne sur la double peine qui frappe les étrangers ayants toute leurs attaches en France de mesure d'expulsion qui représentent un véritable bannissement.
Enfin elle a adopté le texte suivant demandant le droit de vote des étrangers aux municipales et une réflexion renouvelée sur la citoyenneté des étrangers qui résident parmi nous.
Le droit de vote des étrangers aux élections locales
Le droit de vote des étrangers non-communautaires est à nouveau à l'ordre du jour : après les propositions de 1981 un grand silence s'était imposé sur cette question, justifié en partie par l'usage qu'en ferait l'extrême droite. Depuis, le paysage politique a changé et, de droite comme de gauche, ce projet est réapparu : campagne «Même sol, mêmes droits, même voix», soutenue par un grand nombre d'associations, de partis, de syndicats, campagne «Un(e) résident(e), une voix», appel de Strasbourg des 5 et 6 novembre 1999, appel pour une citoyenneté européenne de résidence appuyée par des organisations et des députés du Parlement européen, vote enfin, en 2000, d'une proposition de loi à l'Assemblée Nationale instaurant ce droit.
La Cimade ne peut rester silencieuse devant cette revendication, d'autant plus que des groupes locaux, voire des régions, sont déjà entrés dans des Collectifs ou des actions en faveur de ce droit.
Il ne faut pas le cacher : ce projet de droit de vote pour tous les étrangers résidant régulièrement en France soulève des questions fondamentales et ouvre un véritable débat qu'il n'est pas possible d'éluder.
1. La France, «lanterne rouge «de cette ouverture démocratique ?
Dans l'Europe plus large du Conseil de l'Europe, une Convention sur la participation des étrangers à la vie publique au niveau local a déjà été votée en 1992, même si l'insuffisance des ratifications lui ôte toute effectivité
En Europe communautaire, neuf Etats sur quinze ont déjà, sous des formes très diverses, accordé ce droit de vote aux élections locales, à tous les étrangers. Trois Etats s'y refusent actuellement (Luxembourg, Autriche, Grèce ). Trois (France, Allemagne et Belgique) en discutent. On peut ainsi mesurer qu'il y a, indéniablement, un mouvement large en faveur de cette initiative.
2. Le premier pas dans l'Europe des Quinze ?
En effet depuis le traité de Maastricht (1992) et la création de la citoyenneté européenne, tous les résidents appartenant à l'un des quinze Etats membres ont le droit de voter aux élections locales et aux élections pour le Parlement européen. Cette brèche dans les traditions françaises a permis, dès 1999, aux résidents européens de voter pour le Parlement européen et leur permettra de voter en 2001 aux municipales.
La différence désormais s'accuse entre les étrangers sans justification sérieuse : comment accepter qu'un Suédois installé depuis 6 mois en France puisse voter et non un Algérien ou un Marocain résident depuis 10 ou 20 ans ? dont les enfant sont scolarisés en France et, quelquefois, français ?
3. Le droit de vote aux élections locales, une des modalités de l'intégration ?
Evidemment, le droit de vote ne signifie pas l'intégration assurée : on le voit bien pour des nationaux français titulaires du droit de vote et pourtant marginalisés (depuis les SDF ou chômeurs jusqu'aux populations des DOM-TOM). Sans céder à ce mirage, il n'en reste pas moins que, du point de vue pratique, des populations étrangères titulaires de ce droit seraient considérées autrement par les élites politiques et par la population française elle-même. Du point de vue symbolique, ce serait affirmer que la citoyenneté peut réunir ce que la nationalité ou les cultures séparent encore : participer ensemble à la décision politique locale vivifierait la démocratie locale comme démocratie de proximité.
4. Le droit de vote politique, couronnement d'un statut de citoyen ?
Déjà, en effet, et il faut s'en féliciter, les étrangers en situation régulière participent à des scrutins qui intéressent divers aspects de la vie sociale : élections des représentants des salariés dans l'entreprise, élections pour les délégués syndicaux, élections (mais non éligibilité) aux Tribunaux des Prud'hommes, élections aux Conseils d'administration des Caisses de Sécurité Sociale, élections aux conseils d'administration des organismes de HLM, élections pour la représentation des parents d'élèves dans les écoles publiques.
Or, ces différentes possibilités enferment ce droit dans la «société civile» en la coupant de la société politique qui est à l'origine des décisions d'ensemble concernant la collectivité. Cette «citoyenneté sociale» n'a de sens que par rapport à la citoyenneté tout court qui exprime le partage de valeurs démocratiques globales.
5. La dissociation entre citoyenneté et nationalité ?
C'est là que se situe le point fondamental : le développement des Etats modernes comme «Etats-Nations» a tendu à confondre citoyenneté et nationalité, la seconde étant la condition de la première. Bien souvent d'ailleurs, et l'extrême droite l'a instrumentalisé, la nationalité a été confondue avec une «identité», figée dans une culture déterminée.
Or, aujourd'hui, il faut rappeler que l'identité est toujours artificielle et évolutive et qu'elle ne doit pas être la condition de l'exercice de droits démocratiques. Ce rappel est d'autant plus important, que la forme Etat-Nation est soumise à transformation avec l'Europe Communautaire et que les individus vivent, de plus en plus, dans des lieux et des cultures plus mobiles.
La dissociation entre citoyenneté et nationalité est la marque de cette évolution : il n'y a pas lieu d'avoir des réactions nostalgiques(«revenir «vers une citoyenneté indissociable d'une nationalité qui a toujours eu un caractère mythique au sens fort) mais, au contraire, de penser et de pratiquer des citoyennetés désormais multiples liées à des appartenances différentes.
Cela signifie que la République suppose aujourd'hui des liens et des relations plus complexes qu'au siècle précédent et non pas que ces nouvelles formes d'insertion soient la disparition de la République.
En conclusion, la CIMADE ne peut se satisfaire de l'état du droit existant qui soumet des populations sur le même territoire, avec les mêmes obligations et des intérêts convergents en matière de logement, de travail, de santé ou d'éducation, à des systèmes juridiques différents.
Le droit de vote pour les étrangers extra-communautaires fait partie de la lutte contre les discriminations qui se sont développées dans notre société. Il ne résout pas tous les problèmes mais participe à une partie de leur solution.
C'est pourquoi
1. La CIMADE est solidaire du mouvement en faveur d'une modification de la Constitution et du droit existant permettant à tous ceux qui sont régulièrement installés sur notre territoire d'exercer des droits de citoyen en participant aux élections locales comme les étrangers communautaires.
2. Cependant, le droit de vote des étrangers en France ne saurait clôturer tout débat. La CIMADE, parce qu'elle lutte pour les droits des étrangers en France et contre les discriminations, souhaite que les groupes locaux, les régions et l'équipe nationale ouvrent une réflexion d'ensemble sur les notions fondamentales qui se trouvent en jeu : notamment la nationalité, le territoire et la résidence, le rôle du droit et de l'Etat, la souveraineté et la citoyenneté.
VIE DES EGLISES
Rencontre historique pour le mouvement évangélique
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Le 6 janvier 2001, à l'Institut biblique de Nogent, s'est tenue une rencontre «historique» pour le mouvement évangélique, selon Etienne Lhermenault, secrétaire général de la Fédération des Eglises évangéliques baptistes (FEEB).
A l'initiative de l'Alliance évangélique française (AEF) et de la Fédération évangélique de France (FEF), une quarantaine de responsables nationaux des unions d'Eglises évangéliques se sont retrouvés avec la volonté affichée de travailler à l'unité et à la visibilité du monde évangélique français. Parmi eux : les représentants des Eglises évangéliques réformées indépendantes (EREI), la Fédération des Eglises du Plein Evangile de France en passant par les unions méthodistes, mennonite, apostolique, les Assemblées de Dieu Š
Outre les exposés de Daniel Liechti sur la sociologie des Eglises évangéliques en France, et d'Henri Blocher sur la théologie du monde évangélique français, les participants ont pu entendre une demande de pardon exprimée par le président de la FEF, Jacques Mouyon, ainsi qu'un appel du président de l'AEF, Claude Granjean, à de nouvelles collaborations.
«L'idée d'une plate-forme de concertation avec des collaborations ponctuelles sur divers sujets : éthique, liberté religieuse, implantation d'églises, est apparue comme une voie que nous souhaitons explorer ensemble» explique Etienne Lhermenault. Interrogé Stéphane Lauzet, secrétaire de l'AEF, renchérit «Il est grand temps que les évangéliques constituent une plate-forme commune». Quant à Jack Mouyon, s'il se «réjouit de la qualité des échanges et de l'esprit très fraternel qui a régné durant cette rencontre», il est plus prudent sur le but de cette réunion et de celles à venir. «Il ne s'agit pas de collaborer mais de dialoguer». Il n'exclut pas qu'un jour un code éthique ou encore une ligne déontologique face aux médias communs puisse être défini dans le cadre de cette plate-forme. Mais «rien n'a été décidé dans ce sens», assure-t-il.
Le prochain rendez-vous, fixé au 18 juin 2001, se déroulera dans la prière et le jeûne.
Internet : nouveaux sites baptistes
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La Fédération baptiste vient d'ouvrir un site Internet : http://www.feebf.com ou http://www.protestants.org/feebf/.
Vous y découvrirez des informations générales, des contacts, les lieux d'implantation, les publications et vous pourrez télécharger les textes fondamentaux de la FEEB.
Les Cahiers de l'Ecole Pastorale sont aussi passés dans l'ère du multimédia. Quelques articles et un index de tous les sujets traités depuis l'origine ont été mis en lignes sur http://ecolepastorale.com. Vous pourrez aussi demander des numéros anciens, vous abonner ou même recevoir un numéro gratuitement.
OECUMENISME
Jean Tartier élu coprésident du Groupe des Dombes
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Jean Tartier, pasteur luthérien et ancien président de la Fédération protestante de France (1992-1997), a été élu coprésident protestant du Groupe des Dombes. Il remplace ainsi le pasteur Alain Blancy, décédé en septembre 2000. Le coprésident catholique est le P. Bruno Chenu, assomptionniste. Fondé en 1937, le Groupe des Dombes rassemble quarante théologiens (à parité catholiques et protestants) et conduit des recherches théologiques oecuméniques qui font autorité. Un texte sur «Marie dans le dessein de Dieu et la communion des saints» est paru en deux volumes chez Bayard Editions/Centurion en 1997 et 1998. Le groupe des Dombes étudie actuellement la question de l'autorité doctrinale dans l'Eglise.
Jean Tartier, en charge de la paroisse Saint-Pierre le Jeune à Strasbourg, est responsable des relations oecuméniques des Eglises luthériennes et réformées d'Alsace. (La Croix)
«Peut-on nier l'héritage religieux de l'Europe ?»
Thème de l'émission mensuelle
proposée par la radio RCF, dans le cadre
des 2000 débats de l'Eglise réformée de France.
L'émission sera diffusée le mardi 20 février à 20 h 45.
Intervenants :
- M. Henri PENA-RUIZ, agrégé de philosophie, auteur de «Dieu et Marianne. Philosophie et laïcité,
- Mgr Hippolyte SIMON, évêque de Clermont-Ferrand, président du conseil d'orientation de RCF,
- Le pasteur Laurent SCHLUMBERGER, président du Conseil régional de l'ERF région Ouest.
CULTURE ET SOCIETE
Théâtre : Un avocat pour Karla !
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Prison de Gatesville, Texas. Dans cette cellule du couloir de la mort, Karla Faye Tucker attend son exécution. un avocat va tenter l'impossible : obtenir la grâce de cette condamnée, qui s'est profondément transformée en quatorze ans de détentions : voilà le scénario de la pièce, Un avocat pour Karla, écrite par Jean Naguel (Karla a été exécutée le 3 février 1998). Au cours d'une tournée en France et en Suisse, qui se terminera en juin, la Compagnie de la Marelle l'aura jouée 130 fois. En février, treize représentations concerneront surtout l'est de la France.