FPF

[ Accueil | La Fédération | Les Membres | A Votre Service | Documentation | Etre Protestant ]


Extraits du BIP 1512 du 1er au 15 Mars 2001

Sommaire

VIE DE LA FEDERATION OEUVRES ET MOUVEMENTS


VIE DE LA FEDERATION

S'exprimer lors des élections municipales

[Retour au sommaire]
A l'occasion des élections municipales, le Conseil de la Fédération protestante de France (FPF) a publié le 12 février 2001, une déclaration invitant les citoyens à " sortir de leur réserve et à s'exprimer ". Intitulé " A propos des élections municipales ", ce texte fait suite   à une déclaration du Conseil de la Fédération protestante de France de janvier 1998 " A propos de la corruption ".
La FPF a voulu sortir d'un schéma simpliste trop souvent évoqué. D'un côté, une classe politique corrompue, de l'autre, des citoyens passifs.
La FPF demande donc aux membres des 15 Eglises et 500 associations, qui la composent de faire preuve d'exigence vis-à-vis des candidats "en appréciant leur volonté et leur capacité à s'engager dans le sens de l'honnêteté et de la transparence ; à mener les affaires publiques dans la perspective de faire participer le plus grand nombre ; à développer des politiques de justice et d'équité, à oeuvrer ainsi à l'instauration d'un climat de confiance durable. " Cette déclaration s'ajoute à d'autres réflexions protestantes déjà parues dans le Bip et disponibles sur Internet www.protestants.org

- " De la vérité et de l'honnêteté en politique Appel aux partis politiques " de la commission d'éthique commune à la Fédération des Eglises évangéliques baptistes de France (FEEBF) et à l'Union des Eglises évangéliques libres (UEEL) publié en décembre 2000 " (BIP 1509)

- " A propos des élections municipales et cantonales de 2001 " des Eglises luthérienne et réformée d'Alsace en novembre 2000 (BIP 1507)

- " Pour le droit de vote des étrangers aux élections locales " de la Cimade (BIP 1510)

- le dossier Débat 2000 2000 débats sur La politique, proposé par l'Eglise réformée de France

Déclaration de la FPF
à propos des élections municipales

[Retour au sommaire]
" A quelques mois des élections municipales, le Conseil de la Fédération protestante de France, réuni à Paris les 27-28 janvier 2001, a tenu à souligner leurs enjeux pour la vie démocratique de notre pays. Ces élections se situent à un moment où beaucoup de nos concitoyens semblent marquer une certaine désaffection vis-à-vis des urnes, un désintérêt pour le débat politique jugé trop politicien. Ils s'indignent de la corruption qui, souvent, empoisonne l'atmosphère et sont parfois tentés de reprendre le slogan simpliste et réducteur " tous pourris " !
Pourtant, nous notons avec satisfaction le rôle positif joué par les médias et la justice. Le fait qu'on ose aujourd'hui parler ouvertement de la corruption, que des lois sont d'ores et déjà votées avec l'ambition de la juguler, pourrait bien être le signe que le pire, en ce domaine, est désormais derrière nous. L'effort ne doit pourtant pas être relâché : comme l'exprimait en 1998, la Commission sociale économique et internationale de la FPF " la corruption porte en germe la mort du vivre ensemble communautaire " et lutter contre elle s'avère être une priorité où mesures de prévention, de répression et de réconciliation doivent trouver leur juste part.
Il ne faut toutefois pas se leurrer : cette lutte ne sera vraiment efficace que si la majeure partie de la société ne se contente pas d'être spectatrice, de " rester sur la touche ", de geindre et de se plaindre des abus dont elle est la victime, quand elle n'en est pas complice par clientélisme auprès des élus. Il n'y a pas de revendication de droits possible sans prise en charge correspondante de devoirs. La mobilisation de chacun est le meilleur antidote contre la corruption et aussi contre la plupart des maux dont souffre aujourd'hui le corps social. L'engagement de tous dans la vie commune et la prise en compte résolue de la participation et de la solidarité sont indispensables au bon fonctionnement de notre société.

Dans cette perspective, la Fédération protestante de France appelle les membres des 15 Eglises et 500 associations qui la composent, à sortir de leur réserve et à s'exprimer.
En dehors de toute position étroitement partisane, elle les invite à apprécier chez celles et ceux qui se présentent, la volonté et la capacité à :
o s'engager dans le sens de l'honnêteté et de la transparence,
o mener les affaires publiques dans la perspective d'y faire participer le plus grand nombre,
o développer des politiques de justice et d'équité, à oeuvrer ainsi à l'instauration d'un climat de confiance durable ".

Jean-Arnold de Clermont
a rencontré Daniel Vaillant

[Retour au sommaire]
La visite du pasteur Jean-Arnold de Clermont au ministre de l'Intérieur, le 15 février 2001, était avant tout protocolaire.
Daniel Vaillant n'avait pas pu recevoir le président de la Fédération protestante de France depuis sa prise de fonction. Toutefois, l'entretien n'était en rien formel. Il permit un large tour d'horizon sur les questions qui préoccupent la FPF : l'attention portée aux minorités religieuses dans un climat de suspicion générale anti-secte, la recherche de solution durable pour les grands rassemblements estivaux de la Mission évangélique tzigane de France et l'avancement du dossier de création de la Fondation du protestantisme français. Sur tous ces points, la conversation a été très libre et le ministre a marqué son intérêt.
Cette rencontre en précède d'autres prévues avec son cabinet notamment sur la Mission tzigane et la fondation.
Le pasteur Jean-Arnold de Clermont a proposé par ailleurs, une rencontre avec les collaborateurs du ministre sur l'évolution du paysage religieux en France.

J.-A. de Clermont s'exprime
à propos des réfugiés kurdes

[Retour au sommaire]
" Alors que toute l'attention des pouvoirs publics et des associations telle la Cimade est concentrée sur l'accueil des réfugiés kurdes échoués ces derniers jours sur une plage du midi, il semble opportun de rappeler que cette situation d'urgence n'est que la face visible d'un drame humain considérable : 25 millions de kurdes luttent depuis 1923 pour leur patrie déchiquetée par les accords de Lausanne et les puissances mondiales dont la France.

De révoltes en répressions, d'incursions turques ou iraniennes en massacres irakiens, la population musulmane et chrétienne vit depuis des décennies au bord de l'asphyxie et du désespoir, condamnée en grande partie à l'exil.

Ce drame à nos portes vient nous le rappeler. Ne serait-il pas temps pour nos dirigeants d'en prendre la juste mesure ?
Le devoir d'accueil n'en est que plus évident. "
Jean-Arnold de Clermont

Commission oecuménique

[Retour au sommaire]
Cette commission, élue par l'Assemblée générale de la Fédération protestante de France (FPF) est représentative de ses composantes. Elle est un vis-à-vis pour le chargé des relations oecuméniques, elle a pour objectif d'alimenter la réflexion de la FPF sur les questions oecuméniques, et de faire circuler l'information.

Elle travaillera dans un avenir proche, à formaliser les grandes convictions et orientations d'un oecuménisme fédératif, un travail rendu nécessaire par la conjoncture oecuménique et l'ouverture des dialogues avec les Eglises Pentecôtistes et Adventistes. Avec le pasteur Marcel MANOEL, délégué français luthéro-réformé au comité central du Conseil oecuménique des Eglises (COE), la commission, réunie le 9 février, a pris connaissance de ce qui s'y est vécu (beaucoup moins négatifs que la presse n'a parfois voulu le dire, notamment sur la place des Orthodoxes) et tiré pour son travail des conséquences de trois ordres :
1- La F.P.F. est accueillie dans le COE comme Conseil Associé, formalisation d'un vécu déjà rodé. Elle ne signe pas la base constitutionnelle du COE (seules les Eglises signent) mais elle participe librement à ses travaux et peut être un relais supplémentaire à côté des Eglises membres. Elle sera représentée à la prochaine assemblée du COE de 2006 ainsi qu'au comité central comme observatrice en 2002 à Genève.

2- Le COE travaille parallèlement aux dialogues avec les Evangéliques et les Pentecôtistes. Ces contacts rejoignent l'idée d'un Forum regroupant dans un dialogue large tout ce que le monde compte de courants chrétiens, peut-être autour de la mission et du témoignage. On retrouverait ainsi l'impulsion première du mouvement oecuménique : la mission. La conférence mondiale missionnaire de 2004 donnera peut-être l'occasion de tester si le rêve peut entrer dans la réalité.
Dans ce domaine, la FPF sans doute apporter son expérience originale de dialogue avec le Pentecôtisme et le monde évangélique.

3- La Décennie " Vaincre la violence, les Eglises en quête de réconciliation " est lancée. Le débat est réel au sein même du COE entre partisans d'une " violence légitime lorsque tous les autres moyens sont épuisés " et ceux pour qui " la violence ne peut arrêter la violence ". Une position de principe est-elle d'ailleurs souhaitable ? N'est ce pas justement un domaine dans lequel on ne peut être que " prophétique " et diaconal, c'est à dire parler et réagir au cas par cas, en fonction d'une situation précise. Il reste qu'un travail théologique sérieux doit alimenter la réflexion et l'action. Qui s'y lancera ? Beaucoup y travaillent déjà. La FPF (commission Eglise et société et commission oecuménique entre autres) pourrait apporter sa touche et pourquoi pas, dossiers à l'appui, lancer un processus similaire à la campagne " Accueillir l'étranger " ou " Travail, partage, exclusion ". Le cadre du Conseil d'Eglises Chrétiennes en France (CECEF) s'y prêterait aussi.

La commission oecuménique de la FPF a donc du pain sur la planche. Il faut ajouter le suivi du Forum du 15 Mai. Celui-ci rassemble les délégués des régions, des oeuvres et mouvements pour un échange d'information, de projets, et un travail théologique. Le 15 mai 2001, suite à un premier échange sur Dominus Iesus, nous aborderons la question de l'articulation entre dialogue inter-religieux et dialogue oecuménique : rien à voir ? Il y a des ponts ? Même démarche ? Quelle logique théologique sous-tendent ces choix ? Rendez-vous le 15 juin. (Gill Daudé)

A noter :

[Retour au sommaire]
Le programme télévision mois de mars, paru dans le BIP 1510 daté 1-15 février 2201, indiquait un " Mot à mot " avec Bertrand Piccard pour le 11 mars. Cette émission a été déprogrammée au profit de Jean-Claude Guillebaud, journaliste et écrivain. La rencontre avec l'aérostier sera finalement diffusée le 8 avril.

De retour Egypte

[Retour au sommaire]
Les pasteurs J.-A. de Clermont, président de la Fédération protestante de France (FPF), et Thomas WIPF, président de la Fédération des Eglises protestantes suisses (FEPS), se sont rendus en Egypte du 7 au 14 février 2001, accompagnés par les pasteurs Yves Gounelle (Commission des Eglises Evangéliques d'Expression Française à l'Extérieur ‹ CEEEFE), Ernst Reichert et Martin Burkhard (Action Chrétienne en Orient ‹ ACO).
L'occasion de ce voyage était l'inauguration du nouveau temple rénové d'Alexandrie et la participation à l'ordination du pasteur Shoul, Soudanais, par l'Eglise presbytérienne du delta du Nil. Cette communauté soudanaise à Alexandrie est soutenue matériellement et moralement par nos Eglises de France par l'intermédiaire de notre paroisse de langue française.

Mais bien sûr ce voyage a permis à nos Eglises de France et de Suisse de rencontrer les diverses autorités chrétiennes (non seulement le pape Chenouda, mais aussi les différentes autorités religieuses coptes, catholique latine, protestante, anglicane, etc.) et avec le cheikh Tantaoui, recteur de l'université musulmane d'El-Azhar. Il était important pour les deux présidents de vérifier la place et l'utilité de nos paroisses francophones (du Caire et d'Alexandrie) dans le concert religieux égyptiens, et aussi de vérifier le vécu de ces Eglises dans leur relation quotidienne avec l'islam. En effet, comment essayer d'instaurer un dialogue islamo-chrétien en France sans savoir ce qu'est ce dialogue en Egypte, pays musulman à forte minorité chrétienne.
Une rencontre avec l'ambassadeur de Suisse, un déjeuner avec le consul de France à Alexandrie et un dîner chez l'ambassadeur de France au Caire ont complété ce programme de rencontres et de découvertes des réalités égyptiennes. (Yves Gounelle)

A lire des deux côtés du mur

[Retour au sommaire]
La commission justice et aumônerie des prisons de la FPF vient de publier un recueil de 27 textes et poèmes signées Jean-Paul Kauffmann, Nelson Mandela, André Gide, Suzanne de Dietrich, Paolo Ricca, St Jean de Chrysostome, Robert de Montvalon, Hugues Vertet.
Ce recueil N°4 pour l'aumônier et le visiteur est illustré en couleur. Prix 20F l'unité.
Un retirage des éditions antérieures 1     a été fait.
Coût 10F l'unité.
A commander à : Jacques Gradt
Aumônerie régionale des prisons
55 avenue du Maine 75014 ccp 10.583.65.C

DIALOGUE
[Retour au sommaire]
Les relations interconfessionnelles des adventistes

La Revue adventiste, mensuel de l'Eglise adventiste du 7ème Jour a consacré un double numéro janvier février 2001 à un dossier de 30 pages sur les " Relations interconfessionnelles ". Dans le cadre du dialogue entamé par la Fédération protestante de France avec l'Eglise adventiste, sa lecture se révèle très intéressante.
En premier lieu est exposé le point de vue d'une adventiste de la première génération Ellen White qui encourageait l'ouverture aux autres confessions par fidélité à l'idéal évangélique. Il est suivi d'une interview de John Graz, artisan adventiste du dialogue interconfessionnel, qui se veut rassurant en déclarant qu'il ne pense pas que l'identité adventiste soit " fondamentalement menacée par l'adhésion à la Fédération protestante de France ".
Parmi les collaborations interconfessionnelles existantes sont signalées le travail effectué avec l'Alliance biblique universelle, les relations avec les fédérations protestantes de Suisse, de Belgique. Dans la plus grande transparence, on apprend que l'adhésion à la Fédération évangélique italienne (FCEI) avait été envisagée, mais qu'elle n'a pas aboutie. Finalement, l'Eglise adventiste apporte son concours à la FCEI dans certains domaines (les services sociaux, les médias ‹ presse, radio, télévision ‹ les services en faveur des réfugiés et immigrés, les initiatives encourageant la liberté religieuse et les droits humains, la commission chargée d'entretenir les rapports entre l'Etat et l'Eglise).
Ce dossier a pour objectif de faire état des relations avec la Fédération protestante de France. De manière très pédagogique, le cheminement de l'Union adventiste franco-belge qui du dialogue souhaite aboutir à l'adhésion à la FPF est relaté. A lire aussi avec intérêt deux interviews : une de Jean-Arnold de Clermont, qui rappelle le projet fédératif (une parole commune dans le respect de la diversité des Eglises membresŠ) et une autre de Richard Lehmann, président de l'Union franco-belge adventiste, qui s'exprime sur les difficultés et critiques soulevées par une adhésion à la FPF ( parole publique, évangélisation, solidarité financière...).

La Revue adventiste 60, avenue Emile Zola BP 59

77192 Dammarie-lès-Lys cedex - 3o pages - 18 F


OEUVRES ET MOUVEMENTS

Un nouveau doyen
à l'IPT de Montpellier

[Retour au sommaire]
Le Conseil de la Faculté de Théologie Protestante de Montpellier a élu le professeur Jean-François Zorn, Doyen de la Faculté. Il succède à cette fonction au professeur Laurent Gambarotto. Le professeur Jean-Daniel Causse a été élu Vice-doyen.

Des religions pour la paix à l'Unesco

[Retour au sommaire]
Plusieurs centaines de personnes de toutes religions ont participé au colloque sur les " Figures nouvelles du travail des religions pour la paix ", organisé les 11 et 12 février 2001 à l'UNESCO, par la section française de la Conférence mondiale des religions pour la paix, présidée par le pasteur Jacques Stewart.
Leur point commun est de travailler à la paix en prenant au sérieux le facteur (inter)religieux. Ils sont croyants, mais non pas tous, responsables religieux, universitaires ou acteurs de terrain, membres de groupes de base, enseignants.

Un vrai réalisme

Quand on vit au coeur de la violence, on n'est pas enclin à l'utopie ! Dans ce colloque, on le sait, la violence est inhérente à l'être humain. Elle pénètre tout ce que nous sommes, jusqu'à nos amours et nos religions. Le siècle passé l'a cruellement rappelé, tout en étant marqué par cette volonté, nouvelle et pleine d'espérance, de reconnaître les erreurs du passé.

Des témoignages poignants

Il faudrait citer les mille et uns témoignages, souvent poignants, sans idéalisme naïf mais d'une espérance et d'une persévérance étonnantes. De l'Indonésie à l'Irlande, du Rwanda à la Palestine, du Liban au Sierra Léone, en passant par la Bosnie et le Kosovo : partout au nom de leur foi, des hommes et des femmes travaillent loin de l'intérêt des media, dans le réalisme et en connaissance de cause. Ils motivent au dialogue, débloquent des situations de haine, poussent leurs dirigeants religieux, portent un autre regard sur des histoires douloureuses, éduquent à la paix dans les écoles, etc. Le facteur religieux compte souvent négativement dans les conflits, mais il peut aussi compter positivement dans leur résolution.

Pas de syncrétisme religieux pourtant

Pour cela, au-delà des incantations et actes de repentances superficiels, chacun est renvoyé à l'approfondissement de sa propre identité religieuse pour y trouver les ressorts de paix. Mais ce renvoi n'annihile pas l'interpellation réciproque et la franchise. On veille simplement à ce que la violence ne commence pas dans le langage.

Un seul objectif, la paix, non sans laïcité

Rien d'autre que la parole nue à la manière des anciens prophètes. Sans instrumentalisation du religieux et du politique qui s'attirent par " fascination réciproque ". La question laïque revient ici comme un boomerang. Chez nous avec les difficultés d'émergence d'une organisation islamique représentative, ou au Moyen Là les Etats sont jeunes, les liens religieux assurent la cohérence sociale et le lien politique. Sortir des convictions religieuses comme substitut du lien politique procède d'une difficile éducation, d'une nécessaire mise à distance de sa foi par la théologie et le dialogue.

La Paix n'est pas la paix

politique C'est sans doute le plus difficile : passer de la paix des diplomates à des relations pacifiques entre communautés, faire entrer l'autre dans sa propre histoire. Là, aucune réponse n'est simple et le dialogue interreligieux est capital. Il s'agit de réapprendre à vivre ensemble et à reconnaître l'autre avec sa souffrance et la légitimité de ses peurs. La paix est aussi un véritable affrontement et un travail de deuil. En commençant par les responsables et les formateurs eux-mêmes, car les institutions qu'ils portent ne sont que le reflet de la réalité du terrain.

Prévention et processus éducatif

" Quand ma nièce de trois ans passait devant les lilas fanés, elle demandait : Qui a tiré dessus ? ". Soeur Géraldine, de Belfast, a ainsi découvert l'urgence de la prévention et de l'éducation à la paix des générations à venir. Par exemple, en reformulant ensemble les programmes d'histoires et les mythes fondateurs (déjà en cours en Israël par exemple). Des actes symboliques forts aident aussi à amorcer la transition, à trouver un nouveau langage pour dire ensemble l'émotion, la protestation, et démarrer une autre histoire. Ils deviennent des rituels d'inclusion. Compter ensuite une génération.

Mais il reste des questions

Comment se lient repentance et pardon, notamment en Afrique ? Avec quelle théologie ? Comment passer des actes de repentance aux conséquences concrètes dans la vie sociale ? Quid de ce " divorce " réel entre spiritualité du peuple et organisation politique ?
Tant sur le plan théorique, théologique, que pratique, il reste beaucoup de travail, y compris dans nos écoles, pour que le fait religieux ne soit plus laissé de côté, à l'état brut d'une expression sauvage, adjuvant à la violence. " La décennie des Eglises contre la violence ", impulsée par le COE, travaille dans le même sens. Les actes de colloque de la Conférence mondiale des religions pour la Paix, seront une pierre ajoutée à cet édifice.
Mais la Conférence Mondiale des religions avant d'être des colloques, ce sont des femmes et des hommes de foi, acteurs sur le terrain. Il faut les saluer, les suivre et intercéder. (Gill Daudé)

Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org/fpf/