FPF

[ Accueil | La Fédération | Les Membres | A Votre Service | Documentation | Etre Protestant ]


Extraits du BIP 1514 du 1er au 15 Avril 2001



VIE DE LA FEDERATION

A. G. de Mulhouse
sous le signe des aumôneries

Les 10 et 11 mars, à Mulhouse, la Fédération protestante de France, comme toute association loi 1901, a tenu son assemblée générale annuelle. Cette 7è AG composée de 60 délégués - au lieu des 81 délégués désignés - a adopté le rapport de gestion du Conseil de la FPF, a voté le budget 2001 et a élu quatre nouveaux membres au conseil de la FPF. L'assemblée générale s'est intéressée aux questions d'aumôneries de prison, aux armées et de santé.

Conseil de la FPF : 4 nouveaux membres

Des membres du conseil, qui avaient été élus en 1999, ont demandé à se retirer : les pasteurs Geneviève Chevalley (Relations internationales), Gérard Fines (EREI), Michel Marlier (EELF) et Antoine Pfeiffer (ERAL). Leurs remplaçants ont été élus en fonction de leurs compétences et qualité, de telle sorte que la diversité des Eglises et des institutions soit représentée. Il s'agit de : Mme Marie-France BOUCHON (Service et entraide), pasteur Joël DAUTEVILLE, Eglise évangélique luthérienne de France (EELF), pasteur Jean-Paul HUMBERT de l'Eglise réformée d'Alsace-Lorraine (ERAL), Antoine SCHLUCHTER de l'Eglise réformée évangélique indépendante (EREI) qui rejoignent le pasteur Claude Baty (UEEL), Mme Isabeau Beigbeder (Département éducation - Vice-présidente), Soeur Bénédicte (Diaconesses de Reuilly), le pasteur Michel Bertrand (ERF), M. Marc Bresch (ECAAL), Lt-Colonel Pierre Clément (Secrétaire adjt - Armée du salut), le pasteur Jean-Arnold de Clermont (ERF - Président), M. André Dechaussé-Carilian (ERF - Trésorier), le pasteur Christian Dhont (METF), le pasteur Jean-Marc Dupeux (Service et entraide), le pasteur Jean-François Faba (Mission populaire), le pasteur Etienne Lhermenault (Secrétaire - FEEB), le professeur Marc Lienhard (ECAAL), M. Olivier Riou (Département jeunesse), le pasteur Alfred Sarg (ECAAL - Vice-président), le pasteur Frédéric Trautmann (Relations internationales) et Mme Gisèle Tron (ERF).

15 + 1 = 16 Eglises membres

L'assemblée générale de Mulhouse a accueilli après trois ans de probation, une 16è Eglise dans la FPF : l'Eglise évangélique du Nazaréen (EEN). Elle est issue du réveil wesleyen, qui a donné naissance aux Eglises méthodistes, puis à l'Armée du Salut, et en 1908, par fusion de plusieurs Eglises évangéliques à l'Eglise pentecôtiste du Nazaréen.
En 1919, le mot " pentecôtiste " est supprimé " ayant acquis entre temps d'autres significations ".
Implantée dans 110 pays dans le monde, l'Eglise évangélique du Nazaréen, dont le siège est à Kansas City (Etats-Unis), totalise plus d'un million de membres. En France, elle compte 300 membres répartis dans cinq villes à Paris, rue Myrah (18è), à Versailles, Ecouen, Dreux et Montpellier.

61 Institutions, oeuvres et mouvements

Désormais la FPF compte 61 Institutions, oeuvres et mouvements avec l'arrivée de deux nouvelles associations : l'AMSP et la communauté des soeurs de Valleraugue.

L'Association médico-sociale protestante (AMSP) a pour objet la rencontre et la réflexion des professionnels de la santé et du handicap. Elle aborde les problèmes d'éthique sociale et de santé, la réflexion spirituelle des questions médico-sociales et favorise les échanges interdisciplinaires. L'AMSP entre à la FPF via le Département Service et entraide.

La communauté protestante des soeurs de Valleraugue se veut d'abord une communauté de prière et d'accueil en Cévennes à Villeméjane. Elle entretient également un lien de prière avec une dizaine de personnes. Elle entre à la FPF via le Département Recherche Communautaire.

Rappelons que les 61 Institutions, oeuvres et mouvements (IOM) membres de la FPF totalisent quelque 500 associations, la plus grande étant la Fédération de l'Entraide protestante forte de ses 414 associations, établissements et services.

L'AG n'a pas échappé
à la question des dialogues

Le pasteur Jean-Arnold de Clermont s'est plié à l'exercice qui échoit au président de la Fédération protestante de France : délivrer un message tout à la fois récapitulatif des grands engagements de la FPF depuis un an et tourné vers l'avenir. Parmi les travaux de la FPF ont été cités : les propositions de la FPF au Sénat à propos de la loi anti-sectes, des réflexions sur la loi 1901 qui pourraient déboucher, avant l'été, sur des contributions protestantes au débat national Š Ainsi le pasteur J.-A. de Clermont tout en évoquant le
" rôle explicite de représentation, de défense des intérêts du protestantisme ", s'est interrogé. La FPF est-elle autre chose qu'un " supplément d'efficacité ?"
Commentant la Charte de la fédération protestante où est évoquée la marche ensemble "vers une communion plus visible le respect des différences et dans la liberté de nos interpellations mutuelles ", Jean-Arnold de Clermont a tenu a rappelé que " notre identité d'Eglise est insuffisante pour rendre compte de la compréhension de Jésus-Christ. Chacune a besoin des autres pour s'en approcher. " Il poursuit " Notre compréhension de l'Evangile aura toujours besoin d'être reliée à celle de frères et de soeurs dans la foi et dans l'agir. " Et d'évoquer la démarche oecuménique qui " n'est pas facultative ", mais " essentielle dans la vie fédérative ".
A propos des dialogues entrepris par les Eglises membres de la FPF avec une dizaine d'Eglises en demande d'adhésion, il a rappelé que sans préjuger de leurs résultats " dialoguer c'est rendre justice à notre conviction que la vérité ne nous appartient pas. "

Les aumôneries sous les feux de la rampe.
Objectifs : formation et accompagnement !

Cette assemblée générale était placée sous le signe des aumôneries. Deux d'entre elles, l'aumônerie de prison et l'aumônerie aux Armées sont des services de la FPF. Bernard Roehrich, président de la commission de l'aumônerie des établissements sanitaires et médico-sociaux et directeur du CHR d'Orléans, a évoqué les projets de la nouvelle commission qui souhaite travailler à " une démarche qualité " des aumôniers afin qu'il n'y ait pas " un complet décalage par rapport aux demandes du milieu hospitalier ".
Jean-Philippe Ricalens, président de la commission de l'aumônerie aux Armées et ancien contrôleur aux Armées, a de son côté invité les Eglises et associations membres de la FPF à réfléchir aux questions soulevées aujourd'hui par les missions confiées à la défense nationale et aux armées. Il a frappé les esprits en abordant la question éthique du " 0 mort militaire 100.000 morts civils " lors des opérations de l'OTAN. Michel Gaudry, responsable du Service de l'aumônerie protestante placée auprès des Etats-Majors aux Armées de renchérir au cours du déjeuner de presse " Nous avons redéfini notre rôle. D'une tâche de rassemblement qui est le travail des communautés ecclésiales, nous sommes passés à un rôle d'accompagnement. L'aumônier qui était l'homme de la mort ou de l'hôpital est redevenu l'homme de la vie et des vivants ". Rappelant qu'actuellement, 60 ministres dont 33 à temps plein composent cette aumônerie, il a souligné " l'attente des aumôniers vis-à-vis de leur Eglise d'origine dont ils se sentent très isolés étant des pasteurs détachés ".
L'aumônerie est le lieu de la diversité ecclésiale par excellence. " De plus en plus de personnes disponibles pour l'aumônerie sont issues de la mouvance évangélique " confie le pasteur Werner Burki, responsable du service justice et aumônerie des prisons. " Dans les aumôneries, nous passons aux travaux pratiques de la relation inter -Eglises. Il ne faut pas oublier que ce qui compte c'est l'attente des prévenus. Ils ont un besoin de guérison qui nécessite une certaine pudeur devant nos divergences ecclésiales ". Philippe Faure, président de la commission Justice et Aumônerie des prisons et ancien responsable des ressources humaines de l'Administration pénitentiaire, constate la solitude des aumôniers et lance un appel " les aumôniers ont besoin d'équipe d'accompagnement ".

7 recommandations au Conseil

Traditionnellement, les membres de l'Assemblée générale sont invités à déposer des recommandations adressées au Conseil de la FPF. Contrairement à la formule des voeux des synodes, il n'est pas besoin d'un minimum de signataires. L'Assemblée générale a adopté sept recommandations dont trois en lien avec les questions soulevées par les aumôneries.


Recommandation n° 1

Dans le prolongement du message du président, l'Assemblée générale de la Fédération protestante de France, réunie les 10 et 11 mars 2001, à Mulhouse, demande au Conseil d'encourager les Eglises et Institutions de la Fédération protestante à exprimer les convictions de foi qui les unissent, en relation avec les affirmations communes de la Charte et sur la base des confessions de foi et traditions respectives.
Ce travail théologique semble d'autant plus important qu'il favorisera les interpellations mutuelles et la recherche d'une base théologique pour les prises de position éthiques et socio-politiques de la Fédération protestante de France. Ce travail se fera en prenant en compte la différence des communions ecclésiales possibles au sein de la FPF.

Recommandation n° 2

Conscients de la montée de la violence dans tous les domaines de la vie, nous accueillons, avec reconnaissance et grand intérêt, le programme "Vaincre la violence" initié pour la présente décennie par le Conseil oecuménique des Eglises en lien avec l'ONU.
Nous demandons à la FPF et à son Conseil d'encourager les Eglises et les IOM à :
- travailler en partenariat avec tous ceux et celles engagés dans cette décennie,
- entrer dans cette démarche, en proposant des rencontres, des séminaires, des formations, des outils d'animation (bibliques, liturgiques, catéchétiques)
- et à en assurer le suivi.

Recommandation n° 3

Alors que le nombre des demandeurs d'asile croît de façon sensible en France, le système d'accueil en crise multiplie des réponses diverses impliquant des inégalités croissantes de leurs conditions d'accueil. En conséquence :
l'Assemblée générale de la Fédération protestante de France, réunie à Mulhouse les 10 et 11 mars 2001, invite le Conseil de la FPF :
- à accorder, en ce 50ème anniversaire de la Convention de Genève sur les réfugiés, une attention renouvelée à la situation de plus en plus difficile des demandeurs d'asile ;
- à soutenir les initiatives visant à obtenir du gouvernement français une refonte totale du système d'accueil des réfugiés assurant à tous les demandeurs d'asile des conditions d'accueil dignes (hébergement, soutien financier et accès rapide aux procédures).

Recommandation n°4

Suite à de nombreuses remarques et requêtes adressées par des individus et recueillies par des pasteurs, la Commission Permanente des EREI a chargé ses délégués à l'Assemblée générale de la Fédération protestante de France, réunie à Mulhouse les 10 et 11 mars 2001, de transmettre la recommandation suivante au sujet de l'émission   Présence Protestante" :
- que le Service Télévision se fixe l'objectif et se donne les moyens pour inclure un bref temps de méditation basé sur le ou les textes du jour chaque dimanche où aucun culte n'est retransmis.

Recommandation n° 5

L'Assemblée générale de la Fédération protestante de France, réunie à Mulhouse les 10 et 11 mars 2001, a entendu le Président de la Commission de l'Aumônerie aux Armées lui faire part 'un certain nombre de réflexions, questionnements et préoccupations d'ordre éthique concernant missions qui sont confiées aujourd'hui à la défense nationale et aux armées. L'Assemblée générale demande au Conseil de la Fédération protestante de France de réfléchir à ces problèmes en liaison avec la Commission de l'Aumônerie aux Armées, avec les Eglises et d'autres partenaires concernés ou intéressés.

Recommandation n° 6

l'Assemblée générale de la Fédération protestante de France, réunie à Mulhouse les 10 et 11 mars 2001, a pris connaissance du voeu que la Commission de l'Aumônerie aux Armées vient d'adresser aux Eglises et Unions d'Eglises membres de la FPF au sujet du lien nécessaire qui devrait exister entre chaque Aumônier aux Armées et son Eglise ou Unions d'Eglises d'origine.

L'Assemblée générale recommande au Conseil de la FPF de prendre en compte ce voeu, d'en faire une étude approfondie en liaison avec les Eglises et avec la Commission de l'Aumônerie aux Armées et d'en faire rapport devant l'AG 2002.

Recommandation n° 7

l'Assemblée générale de la Fédération protestante de France, réunie à Mulhouse les 10 et 11 mars 2001, au Conseil les " attentes " (*) formulées par la Commission Justice et Aumônerie des Prisons afin qu'il étudie les suites qui peuvent leur être données.
Ce sont là autant de défis pour nos Eglises et Institutions dans le cadre de notre vie fédérative.
(*) - Qu'il soutienne le travail du service d'aumônerie sur le terrain par des structures fédératives régionales ;
      - qu'il aide à développer des formations pour les aumôniers ;
      - qu'il avance dans l'oecuménisme "intra-protestant".


" Justice pénale et système pénitentiaire ", une soirée publique passionnante

Les aumônerie étant au coeur des débats de cette Assemblée générale, il a semblé judicieux d'organiser une soirée publique sur un thème d'actualité " Justice pénale et système pénitentiaire ". Hugues Vertet, Anne Müller et des tziganes genevois sont venus témoigner avec leurs mots, leur foi et leur musique de leur travail d'écoute et de conseils auprès des détenus et dire leurs propres interrogations. Moments brefs mais forts, avant d'entendre deux exposés passionnants de Guy Canivet, 1er président de la cour de cassation, donc plus haut magistrat de France, qui a donné son nom à la Commission mandatée par le gouvernement pour réfléchir au contrôle externe des prisons, à laquelle le pasteur Werner Burki participa. Il marqua l'auditoire par deux mots : " légitime " et " utile ". Il a rappelé que la sanction doit être légitimé, expliqué à la personne reconnue coupable, si on veut que sa peine soit " utile ", qu'un cheminement puisse se faire.
Pour Guy Canivet, la prison doit rester la peine ultime. Il a plaidé en faveur des peines alternatives et reconnu le manque actuel de moyens pour leur mise en place. Anne d'Hauteville, professeur de droit à Montpellier et engagée dans une association d'aide aux victimes, a parlé de l'accompagnement des victimes qui parfois se sentent coupables, en particulier quand le procès n'a pas pu avoir lieu ou que le prévenu ne reconnaît pas les faits reprochés. Le public mulhousien a apprécié le tour d'horizon sur cette question d'actualité. Des personnalités, député, responsable de l'administration pénitentiaire locale se sont exprimées rendant le débat d'autant plus pertinent. Cette soirée a montré les limites de la privation de liberté comme sanction et a fort bien illustré les propos fédératifs de l'après-midi sur l'urgence de travailler en amont, pour que les plus faibles ne tombent pas dans la délinquance et en aval, pour qu'il existe un accompagnement des sortants de prison. Du travail en perspective pour les Eglises et associations protestantes ! (M. Delarbre)


OECUMENISME

Le protestantisme à Taizé

Le Département de Recherche.Communautaire saisi l'occasion de sa réunion annuelle (1-4 mars) pour rencontrer la Communauté de Taizé qui fut co-fondatrice du département en 1963.

o Partage de la prière d'abord, au milieu des Frères aux multiples confessions et origines, et d'un millier de jeunes venus de l'Europe. On y chante en hongrois, Russe, Portugais, Allemand, Anglais, etc... On y prie dans un silence impressionnant, compte tenu de la moyenne d'âge.

o Partage rapide avec Frère Roger.

On parle réconciliation plutôt qu'oecuménisme, accompagnement des jeunes dans leur quête intérieure, et souci d'une grande simplicité dans l'approche des Ecritures, de la prière et de la vie.

o Partage du repas et échange avec un Frère.

Le moment d'évoquer l'histoire particulière et le cheminement original de la communauté. Sa priorité aujourd'hui est d'être, dans la plus grande humilité, une " parabole " de Communauté réconciliée au service des jeunes, en lien mais à mi-distance de toutes les instances ecclésiales, ce qui n'est pas toujours compris.
Le rayonnement de Taizé est aujourd'hui mondial, européen, surtout de centre-nord. Ainsi, 30 évêques protestants scandinaves étaient là, en retraite - 1.000 à 4.000 jeunes (protestants, orthodoxes, catholiques) passent chaque semaine pour la prière, le partage biblique, la réflexion sur l'actualité, avant d'être renvoyés dans leurs Eglises. On y trouve quelques protestants français.

o Les liens avec le protestantisme français se sont relâchés par le passé, parfois pour des raisons sérieuses, parfois par incompréhension mutuelle.
Cette rencontre modeste est donc un jalon de plus, important pour tisser des relations sereines, respectant la vocation de chacun.
A renouveler pour un enrichissement mutuel. (Gill Daudé et Soeur Benédicte)

Célébrations liturgiques marquant

l'Accord de Reuilly

Les Eglises anglicanes de Grande-Bretagne et d'Irlande1 et les Eglises luthériennes et réformées françaises2 s'apprêtent à marquer publiquement l'" Accord de Reuilly ".
En 1999, les Eglises susnommées ont conclu entre elles un accord de communion ecclésiale sous la forme d'une Déclaration Commune3 par laquelle elles se reconnaissent mutuellement " comme appartenant à l'Eglise de Jésus-Christ, une, sainte, catholique et apostolique ", et que, dans toutes ces Eglises "la Parole de Dieu est prêchée authentiquement et que les sacrements du baptême et de l'eucharistie sont fidèlement administrés ".
Cette déclaration commune entraîne la pleine possibilité, pour les membres de chacune des Eglises signataires, de participer à la vie ecclésiale et cultuelle des autres, et toutes ces Eglises s'y engagent à poursuivre et développer le partage d'une " vie et mission communes ", à " encourager des cultes communs ", y compris la célébration commune de l'Eucharistie, et à poursuivre des entretiens théologiques en vue de résoudre les problèmes subsistant encore.
La différence subsistant entre la tradition anglicane et la tradition luthéro-réformé, notamment quant à certains aspects des ministères, les ministres des Eglises impliquées ne sont aujourd'hui pas encore pleinement interchangeables comme c'est le cas entre luthériens et réformés, mais déjà la situation actuelle permet dans certaines conditions d'" accueillir les ministres ordonnés de nos Eglises à servir dans d'autres Eglises " signataires de cet accord.
Celui-ci, d'ores et déjà ratifié par toutes les Eglises concernées, fera l'objet d'un évènement public sous la forme de deux célébrations liturgiques, l'une en Angleterre, l'autre en France. Les dispositions précises sont en cours d'élaboration, mais le calendrier en est fixé :

o le samedi 16 juin 2001 à 11 heures

en la cathédrale de Cantorbéry, sous la présidence de Mgr George Carey, Archevêque de Cantorbéry, et en présence de responsables des autes Eglises impliquées

o le dimanche 1er juillet   à 11 heures

dans l'Eglise réformée du Saint-Esprit à Paris 8e,

avec la participation de Mgr Bruce Cameron, évêque d'Aberdeen et nouveau Primat de l'Eglise épiscopalienne écossaise, et en présence de responsables des autes Eglises impliquées

Du côté français, c'est le Conseil Permanent Luthéro-réformé (CPLR), sous la responsabilité de son Président, le pasteur Werner Jurgensen, qui était en charge de ce dialogue et qui conduit les préparatifs de ces célébrations. Celles-ci sont ouvertes à un large public, non seulement des Eglises signataires, mais aussi de leurs partenaires les plus divers, tels que les autres membres de la Fédération protestante de France et les partenaires oecuméniques en dehors d'elle. A noter que, tout au long du dialogue en amont de l'Accord de Reuilly, étaient invités, le Secrétaire aux relations oecuméniques de la FPF, son homologue de l'Eglise catholique de France, une représentation de l'Eglise réformée unie du Royaume-Uni, et le Secrétaire exécutif de la Communion de Leuenberg (communion luthéro-réformée) ont marqué concrètement le contexte oecuménique plus large dans lequel l'Accord de Reuillly entend se situer. (Werner Jurgensen - 03 88 33 00 80)

1 Eglise d'Angleterre, Eglise d'Irlande, Eglise épiscopalienne écossaise, Eglise au pays de Galles.
2 Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine, Eglise évangélique luthérienne de France, Eglise réformée d'Alsace et de Lorraine, Eglise réformée de France.
3 Le document complet, avec étude préliminaire et annexes, est paru aux éditions Les Bergers et les Mages sous le titre :
" Appelés à témoigner et à servir - L'affirmation commune de Reuilly "

Signature de la Charta oecumenica

La Conférence des Eglises européennes (KEK) et le Conseil des Conférences épiscopales d'Europe (CCEE) se rencontreront, du 17 au 22 avril 2001 à Strasbourg, sur le thème : " Je serai avec vous tous les jours, jusqu'à la fin des temps ".
Les 17 et 18, seront consacrés aux rencontres d'une centaine de jeunes européens anglicans, orthodoxes, protestants et catholiques. Le 18 et 19, se tiendront les réunions des organes directeurs de la KEK et du CCEE. Du 19 au 22, s'enchaîneront conférences de presse, discours, célébrations oecuméniques, études bibliques et témoignages. Le dimanche 22 avril à 11h30 en l'Eglise luthérienne Saint-Thomas, la signature de la Charta oecumenica clôturera ce moment fort de l'oecuménisme européen et le lancera dans le troisième millénaire.

Le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Fédération protestante de France, a évoqué l'importance de cette rencontre dans le quotidien " Les Dernières nouvelles d'Alsace " . " J'attache une très grande importance   à la rencontre elle-même, d'autant plus qu'elle sera, en parallèle, une rencontre de jeunes Européens. Il est bon de dire que catholiques, protestants et orthodoxes ont à jouer un rôle important dans la société européenne, parce que ce continent a été forgé dans une histoire où les religions étienne, juive et musulmane se sont confrontées mais ont aussi dialogué.
Quant à la Charte, je crains un peu le " flop ". L'intention est excellente, qui est de dire quelles sont les valeurs essentielles autour desquelles nous nous retrouvons. Mais la Charte n'a pas pu faire l'économie des tensions très fortes entre un certain nationalisme orthodoxe, surtout russe, et notre monde occidental très libéral, peut-être trop. "


INTERNATIONAL

Cevaa :

21 projets missionnaires agréés

La Commission d'Accompagnement des Programmes Missionnaires de la Cevaa (CAP), s'est tenue à Sète du 6 au 10 mars 2001. Cinq membres représentant les Eglises de la Cevaa la constituent : Joël Dautheville (Eglise Evangélique Luthérienne de France), Franck Adubra (Eglise Evangélique Presbytérienne du Togo), Emmanuel Nai (Eglise Baptiste du Cameroun), Léonard Rakotondrazaka (Eglise de Jésus Christ à Madagascar) et Philippe Girardet (Union Nationale des Eglises Réformées Evangéliques - France). Denis Brante du Défap - Service protestant de mission, et Jean Daniel Peterschmitt du Département missionnaire romand ont participé à cette rencontre comme invités. Le pasteur Joël Dautheville a été nommé président de la CAP.

L'Assemblée générale de la Cevaa- qui s'est tenue à Sète en novembre dernier - a pris des orientations nouvelles en matière de répartition des ressources dans le cadre de la Communauté. La répartition se faisait selon le principe d'une dotation globale affectée chaque année aux Eglises membres. Désormais, les Eglises présenteront des projets missionnaires. Ils seront clairement définis et clairement assumés par les Eglises. Ces projets missionnaires feront l'objet d'un financement de la Communauté.
Suite à ces décisions de l'Assemblée générale, la CAP était donc chargée de concevoir le processus de mise en place des programmes missionnaires. C'est ainsi que des propositions pourront être présentées au prochain Conseil de la Cevaa qui doit se tenir à Vallecrosia à la fin du mois de mars. Les mesures d'accompagnement du changement conçues par la CAP prévoient un cadre clair et rigoureux en matière de présentation et de suivi des projets, un plan de formation au changement à l'attention des Eglises de la Communauté sous forme de séminaires régionaux, une gestion des projets autour de quelques principes clairs constituant une charte éthique communément acceptée et un plan de communication sur le changement.
La CAP a par ailleurs examiné les demandes venant des Eglises en matière de projets. Elle a accepté d'agréer 21 projets et de les recommander en vue d'un soutien financier auprès des Eglises et des partenaires de la Cevaa. Parmi ces projets : la construction d'une enceinte de sécurité autour d'un orphelinat (Madagascar) ; la mise en place d'un programme d'éducation chrétienne avec l'Eglise évangélique presbytérienne du Togo (EEPT) : urgence Sida, enfants des rues, formation et recyclage professionnel, cours de théologie ; la création d'une coopérative de crédit avec l'Eglise méthodiste du Togo ; 7 échanges de personnes au Cameroun : puéricultrice, Nursery centre pour enfants abandonnés, ophtalmologiste, chirurgien ; la construction d'un Centre cultuel polyvalent (Ile Maurice) ; achat d'un moteur de bateau en Zambie) ; la création de 10 ateliers de formation théologique pour les indiens Tobasen Argentine ...La prochaine rencontre de la CAP est prévue en novembre 2001.


Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org/fpf/