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Extraits du BIP 1515 du 15 au 30 Avril 2001

Sommaire

VIE DE LA FEDERATION

VIE DES EGLISES

OEUVRES ET MOUVEMENTS


VIE DE LA FEDERATION

Une délégation oecuménique française au Vatican

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Une délégation oecuménique, composée de Mgr St Macary, président de la commission épiscopale pour l'unité des chrétiens, du père Christian Forster, secrétaire de cette commission, du pasteur Geoffroy de Turckheim, président de la commission oecuménique de la Fédération protestante de France et du pasteur Gill Daudé, responsable du service oecuménique de la FPF, s'est rendue à Rome du 10 au 15 mars 2001.

Gill Daudé nous livre ses impressions et découvertes en terre catholique romaine. En juillet, la même délégation partira vers les cîmes genevoises rendre visite au Conseil Oecuménique des Eglises.

Rome vu par un protestant

Les lieux d'abord

Grandioses, impressionnants, troublants quant à l'esthétique, à l'ambiance et au poids de l'histoireS mais spirituellement problématique pour le protestant moyen : comment une Eglise peut-elle, là, ne pas céder à la tentation de la grandeur, du pouvoir ou du conservatisme ?

La vie ensuite

Au séminaire pontifical français, presque hors du temps, au rythme des offices psalmodiés et des repas, l'occasion nous est donnée de partager l'existence d'une soixantaine de jeunes séminaristes ou prêtres étudiant dans les divers instituts romains et acteurs de la pastorale dans les communautés. Leurs responsables partagent avec nous volontiers leur regard à la fois proche et distant, plein d'humour et de tendresse tant pour cette ville, Rome, que pour l'Eglise vaticane et sa vie. Nous sommes à l'aise.

Les sorties aussi

Quelques rapides escapades nous permettent de prendre la mesure de l'histoire, de visiter une ville aux milles (et riches !) Eglises et Ordres, mais aussi de participer à telle prière de la communauté San'Egidio : tous les soirs, l'Eglise se remplit de jeunes priant dans une liturgie chantée moderne, très biblique et laïque (!), ouvriers de paix vivant et servant au coeur des quartiers pauvres de Rome.

Des cérémonies enfin

GILL'S FELLOWS 1 D'emblée, les protestants entrent dans un autre monde : sur la place St Pierre, cérémonie de béatification (sur demande du peuple précise le fascicule) de 232 martyrs catholiques espagnols sur les 10 000 recensés (1936-1939), comme exemple de la foi et de la spiritualité. L'entrée en matière est brutale ! Le protestant français, étranger à la démarche, ne peut s'empêcher de penser aux " retournements douloureux de l'histoire " et aux protestants espagnols.

L'audience générale du Pape rassemble environ 7000 participants, dont beaucoup de jeunes. Nos tickets de première place nous laissent d'apprécier une ambiance de stade : exubérance latine, fanfares germaniques et chorales anglo-saxonnes. L'émotion monte, et le bruit aussi, à l'apparition d'un pape usé mais capable de prêcher sans bafouiller en 6 langues et de réagir aux interpellations de la foule. Nous avons la franche impression d'être dans une culture ecclésiale étrangère mais respectable, faite d'attachement filial et de déférence affective pour cet homme portant une grande Eglise.

GILL'S FELLOWS 2 Serrer alors la main de Jean Paul II et lui "donner le bonjour du protestantisme français" fut un moment de forte émotion pour nos hôtes qui nous font la confiance de partager là quelque chose d'important pour leur foi.

D'abord les protestants

A la faculté de théologie Vaudoise, les professeurs Paolo RICCA et Ermano GENRE nous racontent l'histoire vaudoise et leur regard à la fois fraternel et critique sur cette Eglise romaine qu'ils côtoient de près. Pour l'oecuménisme, on mesure l'importance des relations inter-personnelles face à un catholicisme italien globalement peu enclin à l'ouverture. Mais les instituts universitaires collaborent et un réseau de groupes oecuméniques italiens s'est structuré depuis longtemps. Il faut aussi tabler sur la rigueur théologique, à l'exemple de ce colloque sur les conséquences de l'accord sur la justification par la foi (pour l'ordination, l'eucharistie et le mariage). Il faut aussi citer, sur un registre plus pastoral, cet accord conclu sur les mariages mixtes, si " bon " qu'il est donné en exemple au plan international.

A la découverte des dicastères

Différents dicastères du Vatican nous accueillent pour des entretiens allant d'une demi-heure à plus de deux heures : conseils pontificaux pour le dialogue inter-religieux, pour les laïcs (avec des laïcs !), pour l'unité des chrétiens, congrégation pour le culte divin, pour l'évangélisation des peuples, pour la doctrine de la foi.

On y découvre une surprenante liberté de recherche et de parole, une excellence théologique, une fine connaissance des autres théologies et de ce qu'elle ont pu apporter dans ces dernières décennies à l'Eglise romaine.

Tant chez les laïcs que chez la plupart des cardinaux, un sens profond de l'universalité de l'Eglise rejoint la préoccupation permanente d'annoncer au monde, ensemble, la Parole évangélique.

Nous nous prenons au jeu d'un oecuménisme de fait, dans le vécu commun et les rencontres de ces personnes dont on s'est senti frères par-delà la distance théologique et culturelle.

Incités à un débat franc et ouvert, nous sommes presque étonnés : les questions qui fâchent peuvent être abordées sans esquive... mais évidemment pas résolues !

On accorderait même volontiers au cardinal Ratzinger que face à la poussée des religiosités populaires et du confusionnisme théologique, il n'est pas facile de tenir la cohérence du tout, quand on veut être une Eglise englobante.

On voit bien que pour le Magistère, le relativisme des idées et l'imprécision théologique sont les tentations majeures de notre temps qui risqueraient d'être " canonisées " si nous nous reconnaissions comme Eglises sans autre précision sur le problème de la vérité et sur nos divergences qui ne sont pas simplement de l'ordre du pluralisme légitime. L'intention principale de Dominus Iesus était d'en avertir. Pour le reste, disons que nous sommes considérés comme des Eglises " d'un autre type ", que l'Eglise Romaine est une Eglise particulière et que l'Eglise universelle est plus large. O.K., mais cela suffira-t-il à " effacer " les traces laissées par le document ?

Et l'oecuménisme dans tout ça ?

Nous avons donc bien compris que du côté catholique, dans ce contexte mondial, le souci de clarté théologique ne favorise pas les mêmes hardiesses théologiques que par le passé. Il plaide plutôt pour un approfondissement et une appropriation par toute l'Eglise des points d'unité déjà acquis qui dorment dans les cartons des théologiens, à commencer par le dernier accord sur la justification. Celui-ci sera d'ailleurs repris avec les réformés et les méthodistes, à l'automne, pour étudier une possibilité d'élargissement. Mais, leur plus grande diversité posera sans doute quelques problèmes d'accord interne.

Sur le plan international, les dialogues vont bon train : avec les pentecôtistes, les baptistes, les adventistes, le Conseil Oecuménique, les orthodoxes, les AnglicansS Le Cardinal Kasper connaît chacun avec précision, son enthousiasme est intactS et communicatif !

Avec les Luthériens et les réformés, l'ecclésiologie reste au centre des préoccupations, mais toujours en tant que servante de la Parole de Dieu. Entre Eglise­sacrement et Eglise de la Parole, on doit pouvoir trouver des convergences théologiques. Cependant, le problème n°1 demeure la succession apostolique dont on note qu'elle s'est " formée " en même temps que le canon biblique. Avec les sacrements, le canon biblique et la succession apostolique assurent pour l'Eglise romaine la médiation de la présence du Christ. Il nous faut donc travailler la question du ministère de l'épiscopé, et des différences épiscopè/épiscopat/presbytérat. Les catholiques pourraient aussi mieux interpréter Vatican I dans son contexte historique.

La question de l'hospitalité eucharistique est liée à ces questions. Mais elle est renforcée par la préoccupation romaine de sa banalisation qu'il ne faut pas accentuer. Pas de surprise de ce côté-là.

"Un modeste gros bateau"

Un véritable gouvernement mondial, l'impression d'un énorme bateau aux cloisons plus ou moins étanchesS mais menée par des équipes relativement modestes et des personnes, si cardinales et empourprée soient-elles, portant un vrai souci pastoral et d'une grande simplicité de coeur. Du moins pour celles que nous avons rencontrées.

Nous avons mieux compris " comment ça marche " : les débats internes et les jeux de résistances, les relations interpersonnelles et les ignorances mutuelles, les échanges permanents ou les blocages avec les Eglises du monde entier qui font la préoccupation quotidienne du Vatican. Fort instructif et rassurant : tout y est très humain !

Quelques a priori sont tombés. On mesure mieux la distance, culturelle au moins, affective aussi, théologique encore, entre le protestant et le catholique, mais aussi entre le catholique français et l'Italien.

Reconnaissance pour l'invitation de nos frères catholiques pour ce temps de réelle formation. La réciproque, en juillet, à la découverte du COE, de la KEK, de l'Alliance réformée, de la Fédération luthérienne mondiale et autres instances internationales genevoises.


VIE DES EGLISES

La Mission Populaire évangélique de France et ses ambitions

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L'Assemblée générale de " La Miss Pop " vient de se tenir sur le thème : " Quelles sont nos ambitions dans la société actuelle ? " Cette réflexion se situe dans la suite d'un travail non terminé autour des trois préoccupations ecclésiologique, économique et statutaire :

Quel type d'Eglise veut être ou est la Mission Populaire ? Comment vit-elle son économie dans le sens de recevoir des moyens financiers pour vivre et comment redistribue t-elle ces moyens ? D'où vient l'argent et qu'en faisons nous ? Quelle démocratie et projet associatif veut-elle défendre au niveau national comme au niveau local ?

Pour aider l'Assemblée générale à s'approprier ces thèmes, après un travail en groupes, deux conférences, l'une sur "Porto Allegre" introduite par Thierry Adam du Mouvement National des Chômeurs et des Précaires, et l'autre sur "L'association, moyen alternatif dans la société" introduite par Robert Mollet, de la Fédération de l'Entraide protestante. Le but de cette réflexion st d'apporter des éléments de réponse au lien qui existe entre le projet local et national de la MPEF et la société dans son ensemble.

Les représentants des Comités Suisse et Britannique de la mission Populaire ont aussi eu un temps de parole ainsi que le permanent de la Mission dans l'Industrie de la région parisienne.

A lire, pour en savoir plus sur l'histoire de la "Miss Pop", l'article paru en avril 2001 dans La Voix protestante, le journal de l'Eglise réformée en région parisienne et Est. Tout commence quand un pasteur protestant anglais Mc Call visite les barricades de la Commune à Paris en 1871. Il prêchera dans les cafés et dans des salles hors églises et touchera les alcooliques, les ouvriers... La Mission Mc Call est née, les colonies de vacances, les ouvroirs... aussi.

L'Assemblée générale 2001 a pris connaissance des changements au niveau de l'équipe du bureau et du secrétariat national. La Mission Populaire Evangélique de France a un nouveau président, Bertrand VERGNIOL, actuellement pasteur de l'Eglise réformée de France, envoyé, travaillant à " La Force " et un nouveau secrétaire général à partir du 1er juillet, le pasteur Jean-Jacques DEMOUVEAUX, actuellement en poste à La Fraternité de Liévin (62).

Les autres membres du bureau sont :

Synode national des EREI

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Cette année, c'est la communauté réformée évangélique de La Bastide sur l'Hers en Ariège qui accueillait le synode national des Eglises réformées évangéliques indépendantes.

Le synode a tout d'abord entendu le rapport d'orientation de son nouveau président, le pasteur Antoine Schluchter. Celui-ci est parti d'une parole entendue l'été dernier et qui n'a cessé, depuis lors, de l'interpeller : Si tu ne sais pas où tu vas, tu risques bien de ne jamais y arriver). Il a poursuivi en invitant notre Union d'Eglises comme chacune de nos communautés à entendre cette parole comme un appel à ne pas se laisser simplement porter par la vague, avec une passivité que la foi en la souveraineté divine n'autorise nullement mais au contraire à se fixer des objectifs et, pour les atteindre, de faire des choix en établissant une certaine hiérarchie de priorités.

Le synode a ensuite entendu les rapports de ses commissions nationales.

Le synode a enfin été amené à prendre un certain nombre de décisions touchant des sujets d'actualité comme la vie propre de l'Union.

Il a notamment fait sienne une déclaration sur l'euthanasie adoptée par le groupe de réflexion éthique de l'Union nationale (cf. texte ci-contre) et décidé d'engager un dialogue avec les Eglises protestantes des USA avec lesquelles les EREI sont actuellement en relation par rapport à la réglementation des gaz à effet de serre pour l'ensemble de notre planète.

L'Eglise protestante évangélique du Val de l'Arc (Gardanne) a été accueillie comme Eglise associée. Le nouveau recueil de textes liturgiques Matin de Promesses a été adopté comme liturgie de référence. Il fut même décidé de relancer la rédaction ou la collation de nouvelles fiches, notamment pour les sacrements, la liturgie de la Parole, les temps de fête, les actes pastoraux et les différentes catégories d'âge existant dans l'Eglise.

En ce qui concerne l'engagement financier de l'Union envers le Service protestant de mission - Défap, il fut décidé que chaque année, les synodes régionaux détermineraient pour l'exercice suivant le montant de leur contribution financière.

Deux sujets principaux avaient été mis à l'ordre du jour des débats et des réflexions du synode : le statut du diacre spécialisé par rapport au conseil presbytéral ainsi que la question du moment de la cérémonie de reconnaissance de ministère et de consécration des pasteurs. En ce qui concerne le premier sujet, le synode a admis la possibilité pour un diacre spécialisé d'être élu au conseil presbytéral avec lequel il travaille mais demandé qu'une réflexion soit poursuivie. En ce qui concerne le second sujet, le synode a estimé que le sujet n'était pas assez mûr et a chargé, en conséquence, la Commission des Ministères de prolonger la réflexion.

Deux autres chantiers ont été ouverts : le statut du prédicateur laïque et la politique de la Commission Générale d'Evangélisation en matière d'évangélisation et d'implantation d'Eglises. (Gérard Fines, Secrétaire général)

Déclaration sur l'euthanasie

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Le Groupe de Réflexion Ethique des Eglises Réformées Evangéliques a étudié le texte et les recommandations du Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE) sur la "fin de vie, l'arrêt de vie et l'Euthanasie".

Il constate avec satisfaction que dans son rapport, le CCNE affirme que "la mort donnée reste, quelles que soient les circonstances et les justifications, une transgression".

Le Groupe de Réflexion Ethique désapprouve cependant fermement les conclusions du CCNE pour une " exception d'euthanasie " qui de fait ouvrirait la porte à l'euthanasie généralisée. La Bible, fondement de notre foi, interdit à l'homme de donner la mort. Dieu est seul souverain. Il assigne à l'homme une vocation particulière, celle de l'amour du prochain, de la sollicitude et de la réconciliation, même et surtout dans les moments les plus tragiques et les plus désespérés. Nous disposons aujourd'hui des moyens médicaux et humains, économiques et sociaux, psychologiques et spirituels pour accompagner dans la dignité les malades incurables en phase terminale, sans avoir à réfléchir sur les circonstances qui justifieraient une mort active et prématurée.

Nous souhaitons que notre refus d'euthanasie :

Euthanasier, c'est manquer une occasion unique d'assister, d'entourer, de donner la main à nos semblables tout au long du dernier et dur chemin vers la mort. C'est manquer l'occasion d'une attitude authentiquement chrétienne, être au service des plus faibles.

La Fédération Luthérienne Mondiale dit "NON" à la violence envers les femmes

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La FLM a décidé de s'emparer du sujet à bras le corps, en proposant un avant projet de plan d'actions à ses 131 Eglises membres. D'ici fin avril 2001, elles devront réagir à ce document afin que le Conseil de la FLM de juin 2001 ait connaissance de tous les commentaires.

L'objectif de ce document est d'encourager les Eglises à montrer à quel point la violence envers les femmes envahit la vie quotidienne ; d'engager un débat sur ce problème dans les paroisses, les groupes d'intérêt, les séminaires d'Eglise et les institutions de formation ; de trouver les ressources en soi, dans l'Eglise, les communautés et les réseaux qui permettent de réduire la violence et d'aider ceux et celles qui en sont les victimes.

Les Eglises disent "NON" à la violence envers les femmes, à commander à :

Femmes dans l'Eglise et la société
FLM
BP 2100
1211 Genève 2
E-mail : prs@lutheranworld.org

OEUVRES ET MOUVEMENTS

13e colloque du Groupe Orsay, 23-25 mars 2001 : L'actualité au coeur des femmes

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Temps, actualité, urgence, mémoire, lucidité, colère, espérance : ce furent les grands mots du dernier colloque du Groupe Orsay.

Premier temps de réflexion : Noël Copin était invité à rendre compte de la manière dont un journaliste travaille sur l'actualité dans une rédaction. L'actualité, "ce qui est en acte [...], c'est le présent, mais aussi le plus fugitif !". Il a évoqué l'actualité latente, telle ou telle réalité qui ne date pas forcément d'aujourd'hui mais qui refera parler d'elle. Et interroge : "Faut-il être les premiers à annoncer quelque chose, ou faut-il préférer dire quelque chose de vrai ?". Le travail des médias, idéalement, consiste à montrer, dans l'instant, la dimension historique, signifiante, de l'événement. Si Noël Copin fut très apprécié, les questions des participantes furent sans concession vis-à-vis du représentant des médias.

Juste après cet apport, les ateliers déclinaient toutes les facettes du rapport de nos contemporains à l'actualité ­ ou à ce qui en tient lieu. Ils furent aussi l'occasion de découvertes et de confrontations entre femmes de cultures diverses. Qu'on en juge : des chrétiennes malgaches, une jeune française baha'ie, des femmes d'origine maghrébine, des militantes d'origine juive plus ou moins laïques, des protestantes et catholiques revenues de pas mal de choses... sans oublier deux ou trois représentants de la gent masculine, qui ont très pertinemment contribué à la réflexion.

L'après-midi, une table ronde de qualité avec trois femmes engagées dans des situations d'urgence. Le charisme et les convictions radicales de Marie-Victoire Louis (sociologue, lutte contre la prostitution) ont calé la discussion sur les enjeux du féminisme. Ce fut à la fois passionnant et un peu frustrant pour les deux autres intervenantes, Nadine Plantevigne (éducatrice) et Fatima Yaou (médiatrice), dont les parcours sont également étonnants. La table ronde du dimanche après-midi ne fut pas moins attractive, entre le témoignage de Noëlle Bourquard (conseillère municipale), les résultats d'une enquête sociologique sur la foi présentés par Françoise Lautman, et le credo citoyen du pasteur Isabelle Bousquet. Soirée festive et culte interactif en sus : il y en eut pour tous les goûts.

Les organisatrices du colloque ­ quelques membres du collectif ­ ont beaucoup donné pour cette année 2001. Un peu inquiètes, elles posent la question : qu'en sera-t-il dans deux ans ? Un colloque, c'est trop de peine pour un petit groupe dont la relève a quelque peine à émerger. Se rencontrer tous les trois ans seulement ? De l'avis de toutes, ce serait dommage. Car comme l'a souligné l'une d'entre elles, musulmane, c'est pendant les colloques que se vivent les sentiments.


Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org/fpf/