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Extraits du BIP 1520 du 1er au 15 Juillet 2001

Sommaire

VIE DE LA FPF VIE DES EGLISES OEUVRES ET MOUVEMENTS OECUMENISME INTERNATIONAL


VIE DE LA FPF

En avant la musique ...
sur France Culture

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Vous avez peut-être été surpris de ne pas entendre la prédication du pasteur Richard Gelin, le dimanche 16 juin à 8 h 30. Une certaine catégorie de personnel administratif de France Culture étant en grève, seuls les directs étaient diffusés. La magnétothèque ne fut donc pas ouverte ! La cassette de l'Eglise baptiste d'Orléans sera reprogrammée ultérieurement.
C'est à une fin d'été musicale que nous convie Danielle Jeanne, productrice de l'émission protestante diffusée sur France Culture.
Le 29 juillet, le pasteur et musicien Jean-Christophe Robert de Saint-Germain-en-Laye, assurera la prédication de la présentation de Charlotte 18 mois et Clémence 3 ans, qui vivent à Johannesburg. Il a fait venir l'Orchestre international Allegro ma non troppo, dirigé par Yvon Balay, et le choeur de Chavenay (78), qui a interprété du César Franck, un choral de Bach et des cantiques. Occasion d'entendre sur les ondes la liturgie de l'Eglise réformée de France pour la présentation d'enfants (cf. Les sacrements Bip 1519).
Le 2 septembre à 8 h 30 avant le direct de 11h au Rassemblement du Musée du Désert, ne manquez pas l'émission consacrée aux Psaumes. Jan-Albert Roteman, pasteur de l'Eglise réformée à Dunkerque, vous fera voyager dans le temps et l'espace. Vous écouterez des psaumes en hébreu, mais aussi du Goudimel et des negro spirituals.
Pascal Gonzalez, animateur-évangéliste de l'Union des Eglises évangéliques libres, a choisi d'axer sa prédication sur le thème du Gospel. Nulle doute que vous entonnerez les chants choisis en illustration musicale. Patience, c'est le 9 septembre !

Forum et commission oecuménique de juin :
du pique-nique avec les Anglicans à l'interreligieux

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Echanges de chaires et repas fraternel avec les Anglicans à l'occasion de la signature des accords de Reuilly, " bodega " oecuménique de jeunes dans les féria, week-end sur les suites de Viviers, programme de travail oecuménique autour de la Charte européenne, formation partiellement commune des aumôniers d'armées, un nouveau texte baptistes-catholiques sur la cène à venir (cf p. 9) et de multiples célébrations, rassemblements, groupes d'études, des gestes symboliques forts l'échange du Forum oecuménique de la Fédération protestante de France (FPF) - composé d'une vingtaine de personnes, toutes confessions protestantes confondues - a encore montré la diversité oecuménique de nos régions malgré, ici ou là, des inerties ou une mauvaise volonté.
Une grande richesse de débats aussi, notamment autour de la décision synodale de l'Eglise réformée de France sur les sacrements, souvent mal comprise et dont certaines phrases, isolées de leur contexte, nourrissent de vives réactions.
Le professeur Marc Boss de l'Institut protestant de théologie de Montpellier a aussi fait travaillé le Forum sur l'articulation interreligieux/oecuménisme en approchant un théologien américain " post moderne " peu connu, George Lindbeck, dont le livre principal The Nature of Doctrine, Religion and Theology in a Postliberal Age sortira bientôt en français.
Le Forum a enfin pris connaissance d'un projet de texte sur les orientations oecuméniques de la Fédération protestante de France, projet travaillé la veille par la commission oecuménique et qui le sera encore, en vue de l'assemblée générale de la FPF les 23 et 24 Mars 2002 à Paris, dont l'un des principaux volets sera consacré à l'engagement oecuménique fédératif. Pour la soirée publique de cette assemblée générale le samedi 23 mars , veille des Rameaux, nous recevrons Mgr Kasper, président du Conseil pontifical pour l'Unité des chrétiens de l'Eglise catholique romaine. L'occasion d'engager un débat sur sa vision de la communion ecclésiale.
Merci à l'Eglise Allemande parisienne de son accueil Les prochaines rencontres du Forum se tiendront - au 47 rue de Clichy - les 26 novembre 2001 et 7 juin 2002. (Gill Daudé)

DIALOGUE
Eglise en débats n°6:
Quel élargissement pour la FPF ?

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Des Eglises Adventistes et Pentecôtistes dialoguent avec la Fédération protestante de France (FPF), soit par suite d'une demande d'adhésion, soit pour vérifier si une adhésion serait opportune.
Ce N° 6 d'Eglise en Débats, hors-série d'Information-Evangélisation revue de l'Eglise réformée de France, veut aider les communautés locales et les synodes à échanger avec ces Eglises non-membres de la FPF.
Le document s'ouvre par une information sur la FPF, ses enjeux, sa communion...

Tous les points de repères sont ensuite donnés pour se retrouver dans la diversité protestante, fédérative et au-delà : présentation de la pluralité évangélique dans et hors de la FPF, témoignages concrets, réactions sur un possible élargissement, glossaire, informations sur les différentes Eglises, bibliographie
Enfin, neufs fiches font le point et donnent des idées concrètes pour aborder avec ces Eglises les questions qui fâchent, non pas entre pasteurs (facile !?), mais entre membres d'Eglises.
Après tout cela, il restera à parler de nos conceptions de l'évangélisation. Voilà un dernier bon sujet de débat.
Rappelons-le : il ne s'agit pas d'être d'accord sur tout mais de vérifier si nous pouvons vivre sous le même toit fédératif, chacun avec sa spécificité et dans l'interpellation mutuelle. Un dossier judicieusement complémentaire du document " Pour dialoguer " édité par la Fédération protestante de France au lancement des dialogues, disponible uniquement sur internet : http://protestants.org/fpf/dialogues/dialoguer2000.html
Utilisable même par les non-réformés et entre Eglises membres de la FPF ! (Gill Daudé)

Loi 1901
Associations et droits des cultes en France
Nécessité et contraintes de la pluralité associative

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Le centenaire de la loi 1901 n'a échappé à personne. L'Eglise réformée de France (ERF) a profité de l'événement pour mettre à disposition des conseils presbytéraux, des responsables d'associations et des pasteurs, un outil de référence. Sous le titre Associations et droit des cultes en France ­ Nécessité et contraintes de la pluralité associative, le numéro de mai de la revue bimestrielle de l'ERF, se révèle très pédagogique et familiarisera même les plus reluctants à la jungle juridique et fiscale. Bref à consulter de toute urgence !

1 ex 20 F à ERF : tél. 01 48 74 90 92

Revue Notre histoire de juin

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L'anniversaire de la loi de 1901 ne saurait en faire oublier un autre, un siècle plus tôt, celui du Concordat. Dans un dossier très nourri, Notre histoire raconte ce qui a changé. " L'Etat veille à la liberté et le diversité des cultes, à condition qui ceux-ci s'organisent en fonction de l'Etat."
Les exemples du judaïsme et du protestantisme permettent de comprendre la portée de cette foi.
Chez votre marchand de journaux.

Loi 1901 : actes du colloque FPF

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En janvier 2001, la Fédération protestante de France a organisé un colloque sur la loi 1901. Les actes de ce coloque viennent de sortir, occasion de se pencher sur l'his toire, les avantages et les inconvénients et les perspectives d'avenir de cette loi dont nous fêtons le centenaire.

Au sommaire : o Introduction par Jean-Arnold de clermont
o En 1901, des protestants français face à la loi sur le contrat d'association par Laurent Gambarroto
o La loi du 1er juillet sur les associations :
comment concilier liberté, flexibilité, principes démocratiques et spécificités ? par Jean-Daniel Roque
o Table ronde :
- la loi et son usage pour l'éducation populaire et le développement local ? par Jacques Berthalon
- La loi comme un outil de participation et de partenariats par Jean-Paul Delhaye
- La loi comme un outil pour privilégier la formation et la promotion sociale par Jean-Daniel Vernier
- La loi, l'Europe et le multiculturel par Anne David
o Perspectives et chantiers par Robert Mollet

Prix : 40 F/ex - 50 F franco de port, à commander à :
Fédération protestante de France :
47 rue de Clichy ‹ 75311 Paris cedex 09 ‹ tél. 01 44 53 47 00


VIE DES EGLISES

Synode général de l'Eglise
évangélique luthérienne de France

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Il avait lieu le samedi 12 mai au Liebfrauenberg, au-dessus de Haguenau, avant la réunion de l'ADELF (Assemblée des Eglises luthériennes de France, formée de l'Eglise d'Alsace-Moselle et de l'EELF). Présidé par l'inspecteur Michel Marlier, avec pour modérateurs Frédéric Kaltenmark et Hannelore Cusset, ce synode devait assurer en trois heures de temps les décisions nécessaires à notre Église en une période d'évolution tant intérieure qu'extérieure, du fait de nos multiples partenariats. En effet, Michel Marlier termine son second mandat d'inspecteur et l'inspection de Paris vient de changer de tête spirituelle.
Après les formalités d'usage, le procès-verbal du synode 2000 amène Pascal Hubscher à parler du suivi des voeux concernant la multiplicité de nos structures missionnaires et les contacts avec les Eglises luthériennes de Centrafrique, Cameroun, Madagascar : l'avance est " progressive ". Le rapport du Conseil exécutif fait le point sur les cinq ordinations de l'année, les affaires judiciaires ‹ Michel Dautry ayant été débouté de ses demandes et Daniel Nalis condamné (mais très endetté). Au chapitre des partenariats, la mise à disposition d'un bureau pour l'EELF dans la Maison du Protestantisme, 45-47 rue de Clichy, en cours d'aménagement ; l'élection de Joël Dautheville au Conseil de la Fédération protestante de France ; l'évaluation favorable de quatre professeurs de l'Institut protestant de Théologie ‹ ce qui provoque une demande de Jacques-Noël Pérès sur le mode d'évaluation.
Avant l'approbation, le même professeur Pérès interroge le Conseil exécutif sur son absence de réaction au document Dominus Iesus, point qui sera repris dans une recommandation.
L'assemblée passe aux comptes, présentés par Jacques Camincher, puis au budget prévisionnel pour l'année suivante, dont Jacques Camincher souligne le caractère aléatoire. Sont évoqués l'absence de fonds de roulement, la répartition des contributions entre Montbéliard et Paris, l'aide à la SED, pour son matériel pédagogique.

Le point le plus discuté de ce synode concerne l'Institut protestant de Théologie pour lequel est demandée la suppression en juillet 2002 d'un poste de professeur (15 au lieu de 16). Jean-Claude Deroche a présenté le rapport, qui allait être soumis deux semaines plus tard au synode de l'ERF. Ce poste à supprimer est celui de 'Pédagogie et Communication', disciplines qui seront enseignées par d'autres professeurs ; Jacques-Noël Pérès demande que la répartition entre Paris et Montpellier se fasse par 7 postes 1/2 pour chaque faculté. D'autre part, il se révèle nécessaire d'organiser dès maintenant un DESS, ce que le changement dans le cycle des études (la maîtrise précédant dorénavant l'année de stages) prévoyait pour l'année scolaire suivante. La plus grande attention est demandée pour la mise en place de ce DESS. L'ensemble du budget est approuvé à l'unanimité, étant admis que le budget prévisionnel de 2002 pourra être modifié l'année prochaine.

Des élections sont nécessaires, Marie-France Robert remplacera l'inspecteur Michel Viot à l'assemblée générale de la FPF et au CPLR - et Jacques Camincher succèdera à Jean-Michel Sturm au CPLR.

Une réflexion intéressante porte sur les relations entre nos deux inspections, de Paris et Montbéliard,qualifiés de " fédératives " par Joël Dautheville. Tout en les estimant globalement en progrès, Michel Marlier propose des réunions pastorales communes, Anny Parrot des rencontres entre laïcs ; Jacques-Noël Pérès suggère que les étudiants de l'EELF passent systématiquement un mois de stage à Montbéliard.

La recommandation suivante est votée : " Le synode général recommande au Conseil exécutif de mettre sur pied un dispositif lui permettant, en cas de nécessité, de prendre rapidement position au nom de l'EELF, notamment sur des sujets liés à l'actualité des Eglises ".

La réunion de l'ADELF a rassemblé ensuite les délégués des deux Eglises luthériennes sur le thème Église et Ville, avec l'exposé d'expériences menées à Strasbourg et à Bâle, suivi de travaux par groupes. (Elisabeth Hausser)


OEUVRES ET MOUVEMENTS

IPT à Paris

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L'institut protestant de théologie faculté libre de théologie protestante de Paris, offre un poste de professeur de théologie pratique. Poste à pourvoir au 1er juillet 2002.
Descriptif du poste sur demande au Secrétariat de l'IPT à Paris
Tél. 01 43 31 61 64 ‹ email : iptparis@wanadoo.fr

OECUMENISME

La semaine de prière de l'Unité 2002

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Du 18 au 25 janvier 2002, la semaine de prière pour l'unité sera sur le thème du psaume 36, 10 " En toi les sources de la vie ". Le fascicule du COE est sorti. La revue Unité des Chrétiens de l'automne donnera des informations complèmentaires. (Tél. 01 53 90 25 50) A l'occasion de cette semaine sortira le nouveau Recueil oecuménique de cantiques " ensemble " (avec une centaine de prières), co-édité par Bayard et Réveil.(Gill Daudé)

La Cène vue par les catholiques et les baptistes. Attention surprises !

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Une nouvelle production sur la cène-eucharistie sera publiée en septembre 2001.
Elle est le fruit du travail du comité mixte catholique/baptiste qui se réunit depuis 1992. Ce comité national a déjà publié avec commentaires " Rendre témoignage au Christ " (Cerf), le résultat des conversations internationale entre baptistes et catholiques, ainsi qu'un texte commun sur le baptême en 1998.
Ce nouveau document sur la cène-eucharistie dégage les points de convergences et de divergences sur l'institution de la cène, le sens du mémorial, la dimension sacrificielle, la présence du Christ, la liturgie. Il soulève aussi la question de l'hospitalité. Attention, on peut avoir des surprises !
Des documents très pédagogiques et clarifiants, utiles pour l'étude en groupes oecuméniques même sans baptistes !
La prochaine étape de ce comité sera d'attaquer les questions ecclésiologiques, en commençant par lever les ignorances et a priori que l'on peut avoir les uns sur les autres.
Le document sur la cène sera publié en septembre dans les Cahiers de l'école pastorale baptiste, 17 voie de Wissous, 91300 Massy. Tél. 01 30 22 20 89

Déclaration de Reuilly

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Nous vous avons présenté les différents accords anglicans dans le Bip 1519. Voici in extenso, l'Affirmation commune de Reuilly ratifiée à Paris, le 1er juillet, lors d'un culte solennel.
" Appelés à témoigner et à servir "
Nous, Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine, Eglise Evangélique Luthérienne de France, Eglise Réformée d'Alsace et de Lorraine, Eglise Réformée de France, Eglise d'Angleterre, Eglise d'Irlande, Eglise Episcopalienne Ecossaise, et Eglise au Pays de Galles, sur la base de notre accord fondamental dans la foi, de notre compréhension commune de la nature et de la raison d'être de l'Eglise, et de notre convergence sur l'apostolicité de l'Eglise et le ministère décrits dans les chapitres II à IV de l'Affirmation commune de Reuilly, faisons les déclarations et prenons les engagements suivants, ces déclarations et ces engagements s'appelant les uns et les autres :
A. Nous reconnaissons...
(I) Nous reconnaissons nos Eglises respectives comme appartenant à l'Eglise de Jésus-Christ, une, sainte, catholique et apostolique et participant authentiquement à la mission apostolique du peuple de Dieu tout entier.
(II) Nous reconnaissons que dans toutes nos Eglises la Parole de Dieu est prêchée authentiquement et que les sacrements du baptême et de l'eucharistie sont fidèlement administrés (note 1).
(III) Nous reconnaissons que toutes nos Eglises partagent la confession commune de la foi apostolique.
(IV) Nous reconnaissons que nos ministères ordonnés respectifs sont donnés par Dieu comme des instruments de grâce en vue de la proclamation de la Parole et de la célébration des sacrements.
(V) Nous reconnaissons que nos ministères ordonnés respectifs possèdent non seulement la vocation intérieure de l'Esprit mais aussi le mandat du Christ par l'intermédiaire de l'Eglise, et nous attendons le jour où l'unité toujours plus visible de nos Eglises rendra possible l'interchangeabilité de nos ministères.
(Vl) Nous reconnaissons qu'une vigilance pastorale personnelle, collégiale et communautaire (episcopè) est incarnée et exercée dans toutes nos Eglises dans des formes variées, comme un signe visible qui exprime et sert l'unité de l'Eglise et la continuité dans la vie, la mission et le ministère apostoliques.
B. Nous nous engageons...
Nous nous engageons à partager une vie et une mission communes. Nous ferons tout pour resserrer notre communion dans tous les domaines possibles de la vie chrétienne et du témoignage, de telle manière que tous les membres de nos communautés puissent progresser ensemble sur la voie de la pleine unité visible. Nous nous accordons sur les prochaines étapes que voici :
(I) Chercher des moyens appropriés pour partager une vie commune de mission et de service, prier les uns avec les autres et les uns pour les autres, oeuvrer en vue du partage des ressources spirituelles et humaines ;
(II) Accueillir les membres de nos Eglises respectives à la célébration des cultes et des sacrements, et les faire bénéficier de leurs services pastoraux ;
(III) Accueillir les membres dans la vie des communautés locales de nos Eglises respectives ;
(IV) Encourager des cultes communs. Quand un culte avec Sainte Cène est jugé approprié, il peut dépasser une simple hospitalité eucharistique offerte à des individus. La participation de ministres ordonnés reflétera la présence de deux ou plusieurs Eglises qui expriment leur étroite unité dans la foi et le baptême et montrera que nous nous efforçons de rendre encore plus visible l'unité de l'Eglise une, sainte, catholique et apostolique. Toutefois, une telle participation ne signifie pas pour autant la pleine interchangeabilité des ministres. La célébration se fera selon la liturgie de l'Eglise à laquelle appartient le ministre présidant la Cène. Ce dernier prononcera la prière eucharistique (note 2).
(V) Encourager les ministres ordonnés de nos Eglises à servir dans d'autres Eglises en accord avec la discipline des Eglises concernées et dans les limites du présent accord ;
(VI) Poursuivre les entretiens théologiques entre nos Eglises en vue de résoudre les problèmes empêchant encore une communion plus entière, soit de manière bilatérale, soit dans un cadre européen, et oecuménique plus vaste ;
(VII) OEuvrer en vue de relations plus étroites entre nous dans des situations de diaspora ;
(VIII) Encourager les visites oecuméniques, les jumelages et les échanges ;
(IX) Etablir un groupe de contact pour promouvoir les progrès de notre communion, mettre au point des formes de consultation régulière sur des questions importantes et coordonner la mise en oeuvre de cet accord.

' Appelés à témoigner et à servir ' § 46, p. 17,18
Ed. Les Bergers et les Mages, 1999

note 1: cf. Confession d'Augsbourg, 7; article XIX des Thirty-Nine Articles ; et Concorde de Leuenberg, § 2
note 2 : Lors de ces célébrations, chaque Eglise doit respecter les pratiques et la piété des autres, et tenir compte du consensus oecuménique grandissant en ce qui concerne la célébration de l'eucharistie. Cette célébration comportera la prière d'action de grâce, les paroles de l'institution, une anamnèse, une invocation de l'Esprit, une intercession pour l'Eglise et le monde et la proclamation du Royaume de Dieu.
La sensibilité oecuménique et le respect mutuel exigent que les éléments eucharistiques soient traités avec respect après la célébration et que le ministre qui préside à la célébration soit un pasteur, un presbytre ou un évêque ordonné (cf. La Cène du Seigneur et C. Hill, 'La pratique eucharistique anglicane', annexes p. 91 et suivantes). La 'concélébration' n'est pas envisagée.

Conseil d'Eglises chrétiennes en France

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Le Conseil des Eglises Chrétiennes en France (CECEF) s'est réuni, le 6 juin dernier, accueilli par les Anglicans qui ont offert généreusement le repas et la prière.

Sous la co-présidence de Mgr Jérémie, du Cardinal Louis-Marie Billé et du pasteur Jean-Arnold de Clermont, le Conseil d'Eglises chrétiennes en France a poursuivi son travail sur le clonage. Un travail de fond qui met en jeu plusieurs dimensions de la théologie.
Dans cette séance, le Docteur Claude Hiffler et les professeurs Philippe Bordeyne et Olivier Abel nous ont aidés à en étudier les soubassements anthropologiques. Entre posture éthique et posture ontologique par exemple, entre une conception de la vie comme discontinuité ou comme continuité, il faut poursuivre la recherche sur nos différentes approches, les trois familles s'accordant sur le mystère irréductible et non-maîtrisable de l'homme, icône de Dieu et non idole, qui " vient à nous sans nous ".

Le Conseil d'Eglises chrétiennes en France a ensuite reçu un foyer interconfessionnel et longuement échangé avec ce couple catholique-protestant.
Aux joies, plaisirs et richesses du vécu de la diversité - qui nécessite un changement de mentalité pour la vivre positivement - se mêlent les souffrances de la division des Eglises, notamment l'incompréhension de certains pasteurs ou prêtres de nos Eglises et, bien sûr, le problème délicat de l'hospitalité eucharistique pour les catholiques romains et les orthodoxes, partie émergeante de l'iceberg ecclésiologique qui ralentit la marche vers la communion de nos Eglises et celle des couples inter-églises. Nous apprenons la patience.

Selon sa vocation, le CECEF a aussi parcouru l'actualité. Il a renouvelé son soutien à l'ACAT, a pris note de la nouvelle législation contre les sectes et de l'action des Eglises dans ce domaine, et s'est arrêté sur question palestinienne. Le prochain voyage en terre sainte (4-13 juillet 2001) des présidents (Mgr Billé étant remplacé par Mgr Thomazeau) permettra sans doute d'exprimer l'attention fraternelle des Eglises et d'être à l'écoute de tous dans les divers lieux où la délégation passera.

Enfin, le CECEF envisage d'utiliser la Charte oecuménique européenne comme trame de travail pour ses prochaines séances, quand les Eglises s'en seront saisies. (Gill Daudé

Appel du CECEF à la sensibilisation et la prière contre la torture à l'occasion du 26 juin

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Depuis 1998, le 26 juin est désigné chaque année par l'ONU " Journée internationale de soutien aux victimes de la torture ".
L'ACAT, " Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture ", appelle nos Eglises à porter cette journée dans leur prière.
Le CECEF, Conseil d'Eglises Chrétiennes en France, en accord avec l'ACAT, encourage les Eglises et groupes oecuméniques à se mobiliser dans l'intercession, l'information et l'action, soit le 26 juin, soit autour de cette date, par exemple le dimanche le plus proche.
L'expérience oecuménique de l'ACAT, expérience vécue dans la lutte contre la torture, dans la prière pour les victimes et les bourreaux, ne concerne pas seulement quelques personnes. Elle intéresse l'ensemble de nos Eglises, qu'elle invite à témoigner pour la justice et à servir la réconciliation dans le monde, en compagnie des femmes et des hommes de bonne volonté.
Deux outils de l'ACAT et de sa fédération internationale peuvent être recommandés pour soutenir notre prière et notre action : le document " Minorités chrétiennes menacées " et le fascicule " Une espérance au coeur de la nuit ".

Ouvre nos yeux, car les yeux fermés sont un signe de mort !
Ouvre nos coeurs, car le coeur endurci est un signe de mort !
Ouvre nos lèvres car les lèvres closes sont signe de mort !
Ouvre nos mains, car les mains inertes sont signe de mort
De tout notre être, nous voici, Dieu notre Père,
pour qu'avec ta grâce le monde soit délivré de la mort et du mal.

Autour de cette date du 26 Juin, mais aussi dans la vie quotidienne de nos communautés,
" l'amour du Christ nous presse, à la pensée que, si un seul est mort pour tous, alors tous sont morts. Et il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. "


INTERNATIONAL

Musées protestants européens
XVIe colloque en Tchéquie

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Les 120 participants, pour la plupart se connaissent déjà depuis plusieurs colloques, partageant une passion commune, les mêmes convictions, et le même besoin de rencontre et d'échange. Il y a des professionnels : historiens, théologiens, muséologues, et des amateurs. Tous ont soif de " connaître ", et sont avides d'apprendre le vécu du peuple visité et de ses monuments. Ces colloques en nous plongeant dans les traces et la conscience d'une histoire, ressuscitent des liens et raniment une vie fraternelle, car l'histoire que nous y rencontrons, est aussi quelque part, très souvent, notre histoire !
Or, celle de cette année fut estompée de nos mémoires, par plus de 60 ans d'obscurantisme idéologique politique !

La Tchéquie ( partie de l'ex Tchécoslovaquie) : pays peu connu par beaucoup. Mais il y a l'extrême richesse de son passé et de son patrimoine, sa jeune liberté (depuis 12 ans), l'espoir que l'Europe y fait naître, et l'accueil exceptionnel qu'il nous a réservé.
Certes, le pays n'est pas grand, mais il est surprenant sur un bon nombre de plans et par des hommes qui l'ont si fortement marqué au cours de son histoire et que nous avons appris à mieux connaître au cours de ce colloque. Durant ces journées, les " Jean Hus ", " Jan Amos Komensky (alias Coménius) ", et un plus contemporain, " Tomas Masaryk " pour n'en citer que quelques uns, nous ont accompagnés.

Jean Hus (1370-1415) : réformateur et martyr, dont la très imposante statue reste incontournable sur la grand place du vieux Prague, comme pour rappeler qu'ici, dans ce pays, au centre de l'Europe, il y a 6 siècles, avec lui une lumière s'est allumée et continue envers et contre tout, d'y briller encore aujourd'hui...

Coménius (1592-1670) : théologien, humaniste, philosophe, cartographe, père des pédagogues et de l'enseignement démocratique, (et que sais-je encore), dont la mission omniculturelle et universelle influence toujours le monde. Il écrivait : " Dieu est le centre éternel de toutes choses et la source première de l'être. Plus on s'éloigne de ce centre et plus on devient inquiet ou malheureux. Le retour vers le centre est vital, sinon la vie entre dans un labyrinthe truffé de mensonges et de tromperies. En revenant vers le fondamental, l'homme découvre qu'en lui- même, tout au fond de son coeur ... existe un royaume de paix... qui le conduit, ... à un autre service...ou il ne se sent plus seul ! ". La plus grande partie de ses manuscrits avait disparu, depuis 4 siècles, car cachée pour cause d'hérésie. (dans un double plafond de la bibliothèque d'un orphelinat) . On vient de la découvrir et de la publier en 1966 ainsi Coménius est-il toujours vivant, toujours en route !

Tomas Masaryk (1850-1937) : homme politique protestant, fondateur de la république Tchèque (1918), auteur du rétablissement de l'identité Tchèque et aussi du protestantisme dans son pays après de bien longues vicissitudes.

Et puis, il y eu Telc ( prononcer Telch), magnifique petite ville Morave de 6000 habitants à 160 kms sud-est de Prague, inscrite au patrimoine de l'UNESCO, véritable musée Renaissance à ciel ouvert , et qui a accueilli notre colloque . Sous les voûtes ancestrales de la salle ou nous avons siégé, et grâce au nombreux intervenants particulièrement qualifiés (traduits en quatre langues, nous représentions 10 pays européens) nous avons entendu l'histoire de ce peuple et de ce pays, longue, dure et impitoyable. L'histoire de la Réforme qui l'a tant imprégné, et de la contre-réforme de Rome : prise de pouvoir de l'intolérance, engendrant au nom de Dieu une extrême violence, mais qui déclencha une farouche résistance de quelques uns, accrochés à ce " fondamental " dont avait parlé Coménius. Cela avait donné naissance aux premières communautés " protestantes " en Europe (avec les Vaudois), celle des Hussites (XVème Siècle) et un peu plus tard, celle des frères Moraves (XVIIIème Siècle). Ce sont leurs descendants que nous avons rencontrés et qui ont mis une profonde joie à bien nous recevoir !
Nous avons visités leur " îlot protestant ", haut lieu de leur histoire, à quelques kilomètres de Telc, autour de Velka-Lhota. Ici, tout respire Jan Hus, Coménius, Masaryk et bien d'autres ! Les bois et les vallons, les massifs de granit, ou les vieilles chaumières ont les mêmes Cantiques et la même Parole ! Dans ce petit village (Velka-Lhota) de quelques 200 ou 300 habitants (600 avec plusieurs villages), deux temples se font face, deux grands et magnifiques temples : l'un, associe l'histoire à partir du XVème siècle (musée) à ses activités (concerts et rencontres diverses), dans l'autre nous nous sommes assemblés pour le culte. Notre émotion fut grande, de sentir et de voir la joie de ces amis Moraves, nous accueillir à leur culte dominical : faire monter vers Dieu, ensemble, d'un même coeur, en quatre langues, à temple plein, les mêmes mots et les mêmes accents ne fut pas si banal ! " C'est un rempart que notre Dieu... ", " A toi la gloire, oh ressuscité " et aussi les autres cantiques connus de tous, prenaient une autre résonance et presque un autre sens ! Par cette fraternité, certes nous remontions le temps jusqu'à " nos pères " qui avaient forgé cet Esprit dont tous sommes marqués, mais nous sentions aussi, de tout notre coeur, cette Europe, à laquelle ils aspirent si fort et où, espérons-nous, demain, les mains se tendront sans frontières.

Et enfin ce fut deux jours à Prague :
Prague : c'est un musée ! Une galerie d'art au bord de la Vltava qui la traverse et qu'enjambe ses ponts, dont le célèbre pont Charles (***). Dans la vieille ville, le Roman, le Gothique, le Baroque, vous submerge à tous les coins des rues. Les façades sont des chef-d'oeuvres avec leurs graffitis qui foisonnent partout. Les églises, les temples, qui sont légions retracent l'Esprit de ce pays. Nos pas nous ont conduit où Jan Hus a prêché (chapelle de Bethléhem : 3000 places autrefois), puis où la cène, sous les deux espèces, fut célébrée pour la première fois par les " Hussites " (église St martin dans les murs). Depuis, en lieu et place de la croix, la coupe sur la bible, est devenu leur symbole.
Et puis à Prague, la musique est reine : des concerts tous les soirs, dans presque toutes les églises et tous les temples du centre ville, avec toujours beaucoup de monde ! Mais cette ville porte aussi les traces de Kafka, nombreuses, et c'est le pays de Mucha au style subtil et magnifique ! mais il nous faudra y revenir !

Enfin, et c'est un très émouvant pèlerinage dans la mémoire, il y a le quartier juif de Prague. Ils étaient 200.000 en Tchécoslovaquie il en resta 10.000 ! Leur ville (le quartier juif est une véritable ville) est très bien conservée par les soins de l'état. C'est un des endroits les plus visité ! Leurs synagogues, leur cimetière, sont devenus un musée national qui retrace leur vie avec de nombreux documents, objets, photos anciennes. Une foule nombreuse venue du monde entier, vient se remémorer ici, ce qu'a pu faire en notre siècle, la folie meurtrière de l'homme. Sentir le silence, le recueillement, de ceux qui viennent lire dans la synagogue jouxtant le vieux cimetière, les 80.000 noms qui sont peints sur les murs est un moment impressionnant et de très intense émotion !

Ce colloque aura marqué tous les participants, qui cette année encore avaient répondu à l'appel de notre toujours très dévoué Yo Ludwig, pasteur-organisateur de cette rencontre avec l'histoire de la Réforme en Europe centrale. Je me plais à penser, que nos amis Tchèques eux aussi, garderont dans leur coeurs le souvenir de ces moments de communion, riches et fraternels pour lesquels il nous faut leur rediremerci.
Jacques Bonnefous - Biarritz du musée du protestantisme Béarnais d' Orthez

FLM : changer de nom ?

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Afin de " rendre visible le profil de partenaire du mouvement oecuménique mondial, le nom de la Fédération luthérienne mondiale (FLM) devrait être changé ", suggère le pasteur Ishmael Noko, Secrétaire général de l'organisation.
Lors de sa fondation en 1947, le terme " fédération " donnait une description correcte de l'association liant les Eglises membres. Aujourd'hui, souligne le pasteur Noko, la FLM est une " communion d'Eglises ", expression qui a pour but non seulement de représenter l'identité luthérienne commune renforcée, mais de marquer un engagement envers l'unité de l'Eglise en général.
Il a toutefois refusé de suggérer un nouveau terme pour la communion, laissant aux Eglises le soin de prendre la décision. Le pasteur Noko a lancé cette démarche, lors du conseil annuel de la FLM en juin dernier, pour qu'une proposition soit officiellement soumise à l'Assemblée de 2003. La FLM rassemble 133 Eglises et 12 congrégations luthériennes. En 2000, on comptait 64 millions de luthériens, dont 60 millions représentés par la FLM.

Le pasteur Ishmael Noko a aussi demandé aux 48 membres du Conseil de proposer une résolution qui permettrait à la FLM de tenir son assemblée - instance dirigeante - conjointement ou en coordination avec d'autres organisations chrétiennes, comme le Conseil oecuménique des Eglises (COE) et l'Alliance réformée mondiale (ARM). Les trois organisations ont leur siège au Centre oecuménique de Genève.

S'exprimant devant les membres du Conseil de la FLM, le secrétaire général de l'ARM, le pasteur Setri Nyomi, a d'ailleurs rappelé " le rapprochement croissant " entre l'ARM et la FLM. (ENI)


Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org/fpf/