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Extraits du BIP 1523 du 15 au 30 Septembre 2001
Sommaire
VIE DE LA FPF
Un service documentation au 47 rue de Clichy
La partie documentation du Centre Protestant d'Etudes et de Documentation (CPED) a été reprise par la Fédération protestante de France. Ce Service documentation, animée par Valérie Bouchet, dépend maintenant du Service information-communication de la FPF, sous la responsabilité de Myriam Delarbre. La dynamique équipe de bénévoles du CPED a, elle aussi, rejoint le 47 rue de Clichy où elle continue ses activités.
Valérie Bouchet vous accueille lundi, mardi, jeudi et vendredi de 10h à 16h dans ses nouveaux bureaux au rez-de chaussée-cour. Pour un meilleur service, merci de prendre rendez-vous.
Nouvelles coordonnées :
Tel. : 01 42 80 06 25 ‹ Fax : 01 42 80 06 39
Internet : www.protestants.org/fpf
Réaction de la FPF à l'occupation de l'Eglise luthérienne de Beit Jala
La Fédération protestante de France (FPF) a tenu à rendre public le communiqué de l'Evêque luthérien Munib A. Younan de Jérusalem.
Alors que des civils et, particulièrement des enfants sont pris en otage par l'armée israélienne à Beit Jala, la FPF souligne le caractère particulièrement choquant du non-respect des droits élémentaires des civils en temps de conflits, droits garantis par la quatrième Convention de Genève.
Elle a appelé le Gouvernement Français à demander au Gouvernement Israélien le retrait des troupes du territoire palestinien de Bethlehem, Beit Sahour, Beit Jala.
Occupation des bâtiments de l'Eglise évangélique luthérienne de Jérusalem
Traduction par nos soins
Ce matin, mardi 27 août 2001, aux environs de minuit, les tanks de l'armée israélienne ont lourdement bombardé la région de Bethlehem, Bethlehem, Beit Jala et Beit Sahour. L'armée israélienne, soutenue par des hélicoptères, des tanks et des bulldozers, est entrée dans la ville de Beit Jala aux environs d'une heure et a pris le contrôle de plusieurs maisons et de bâtiments.
Aux environs de 1h 30, l'armée est entrée dans l'enceinte de nos bâtiments d'Eglise qui comportent l'Eglise (l'Eglise évangélique luthérienne de la Réformation), un orphelinat (Home de l'Eglise évangélique) de 50 enfants, un centre interreligieux et un foyer d'hébergement (le Foyer Abraham). Les soldats ont pris position sur le toit d'un des bâtiments de l'Eglise, les tanks étant stationnés juste à l'entrée de l'enceinte des bâtiments d'Eglise. Actuellement, 50 jeunes, âgés de 4 à 18 ans, sont isolés et retenus avec quelques éducateurs dans le centre. Comme le couvre-feu a été imposé sur la ville, ni le pasteur, ni les responsables du Centre ne peuvent atteindre le lieu. Nous sommes en train d'essayer de trouver les moyens de faire passer de la nourriture et d'autres éléments aux enfants isolés.
Nous voulons dire clairement qu'aucun coup de feu n'a été tiré, ni hier, ni dans le passé, depuis nos bâtiments d'Eglise vers Beit Jala. Nous recevons maintenant des informations comme quoi l'armée israélienne tire depuis les toits de nos bâtiments blessant et tuant des gens dans la ville, ce qui, bien entendu, met en danger la vie des enfants du centre.
Nous dénonçons dans les termes les plus sévères l'occupation de nos bâtiments par l'armée israélienne et demandons que l'armée se retire immédiatement de l'enceinte de nos bâtiments d'Eglise, aussi bien que de Beit Jala.
Mgr Munib A. Younan
Evêque luthérien de Jérusalem
Les télécultes sous les feux des projecteurs !
Juste avant l'été, le Service télévision de la FPF, dirigé par le pasteur Claudette Marquet, a organisé un séminaire pour faire le point sur une émission produite une fois par an : le téléculte !
Au programme, des témoignages de réalisateurs et de pasteurs ayant déjà " souffert " sur les 5 télécultes déjà diffusés ; le regard de Stéphane Lavignotte, jeune journaliste se situant à l'articulation du protestantisme et d'un militantisme social ; des ateliers reprenant des thématiques " transversales " (place et rôle des mots, des silences, de l'assemblée, utilisation des temps et des espaces, etc.) pour aider à l'analyse.
Mais peut-être faut-il redire ce qu'est un téléculte. Cette émission rappelle le culte - dans les principales étapes, la présence d'un pasteur et de paroissiens, par des moments de liturgie, de prières etc. - sans être un culte " réel " retransmis à la télévision. C'est une " construction ", un film, qui appelle à la méditation ou à la louange, à la réjouissance ou à la réflexion. La charte qui accompagne le couple pasteur-réalisateur dans ce travail est des plus succinctes; entière liberté leur est donc laissée pour imaginer quelles couleurs, quelles sonorités prendront ces instants de vie et de spiritualité présentés à l'écran.
En guise de commentaire, reprenons la conclusion de l'intervention de Stéphane Lavignotte : " Je me suis demandé dans le fond ce qui m'avait tant intéressé dans ces télécultes. J'ai répondu : des paroles fortes, qui touchent mon quotidien, qui appellent à une subversion - une conversion - de mon mode de vie; des gros mots, en clair, à la télévision, sans se cacher: amour, Dieu, don, etc.; une subjectivité qui s'exprime devant moi. Et ça, ça passe je crois d'abord par l'oeuvre d'un auteur Est-ce que cela ne s'approche pas plus de la forme expérimentale du « moment spi » - où la longueur et la forme peuvent changer à chaque fois - que d'un culte ? " C'est la question que l'on se pose depuis le début de l'aventure - et à laquelle nous n'avons pas vraiment répondu.
Parmi les questions et les propositions émanant des ateliers :
- Si l'assemblée paroissiale fait écran, comment évoquer la communauté ? o Quelles formes de prédication moins classiques ? o Quels textes bibliques choisir, en fonc-tion d'une actualité ? o Comment utiliser au mieux la présence du pasteur à l'écran ... et faut-il que le " maître de cérémonie " soit forcément un pasteur ?
- Comment suggérer le contact humain, les relations, par le regard, le toucher ?
Le théologien Jérôme Cottin avait charge de faire une synthèse, dont je retiens ici un élément: la télévision religieuse peut-elle se permettre de faire des émissions radicalement différentes, alternatives, qui aillent à contre-courant du flux médiatique habituel, qui deviennent même des espaces de contestation ?
Dans le débat, on a bien senti, à des remarques récurrentes, qu'il y avait les purs et durs de " la Parole " d'un côté et, de l'autre, les sympathisants de langages un peu nouveaux pour des protestants, réévaluant l'importance de l'image, du corps, du rituel. Justement, il n'était pas inutile de faire se rencontrer des corps de métier qui ne se côtoient guère en dehors de telles émissions. Mais de l'avis quelques-uns, il manquait du temps aller au fond de ce qu'offre et permet le média télévisuel en matière de spiritualité. On conclut, au moins, que l'on souhaitait poursuivre l'expérience. (Séverine Boudier)
C'est ainsi qu'en novembre prochain, le pasteur Robert Philippoussis, de l'Eglise réformée de France tentera l'expérience avant de passer le flambeau au pasteur Stéphane Lauzet de l'Union des Eglises évangéliques libres.
VIE DES EGLISES
Les Eglises protestantes d'Alsace s'expriment sur la violence en Israël et Palestine
Le Conseil Commun des Eglises réformée et luthérienne d'Alsace et de Lorraine réuni ce mardi 4 septembre 2001 à Strasbourg exprime sa vive émotion face à la montée de la violence en Israël et en Palestine.
Il déplore l'arrêt du processus de paix entre les responsables israéliens et palestiniens et l'entrée en guerre de deux peuples qui lui sont chers, car ils sont tous deux fils d'Abraham.
Il estime que l'issue du conflit ne peut absolument pas être militaire: elle est de nature politique. Elle réside dans le respect des accords internationaux, dans le retrait d'lsraël des territoires occupés et dans la reprise du dialogue.
C'est pourquoi il appelle le Gouvernement d'Israël et l'Autorité Palestinienne à arrêter toute violence et à reprendre le dialogue afin de permettre à tous les habitants de la région de vivre en paix, dans la justice, la dignité et la sécurité.
Il a été soulagé d'apprendre que les troupes israéliennes se sont retirées jeudi matin, mais reste attentif car la menace d'une nouvelle intervention n'est pas écartée.
Jean-Paul Humbert, Président du Conseil Synodal
de l'Eglise Réformée d'Alsace et de Lorraine
Marc Lienhard, Président du Directoire
de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine
Les baptistes au 47 rue de Clichy
Le 10 août, la Fédération des Eglises évangéliques baptistes de France
a emménagé dans ses nouveaux locaux.
FEEBF : 47, rue de Clichy 75311 Paris cedex 09
Tél. 01 53 20 15 40 ‹ Fax : 01 53 20 15 41
ERF : votre argent l'intéresse !
Voilà c'est fait, l'Eglise réformée de France a sauté le pas. Elle lance sa campagne nationale pour le don sonnant et trébuchant, une première ! Laurent Krahenbühl, trésorier de l'ERF, n'a en effet, pas trouvé trace dans les archives d'une précédente campagne nationale.
" Certainement en 1905, la nécessité s'est posée, de même en 1938 au moment de la réunification des Eglises. Là on sait que de généreux donateurs suisses avaient été sollicités. "
Délicat de parler argent dans les Eglises. " Les protestants n'ont pas idées de ce que cela coûte (voir Repères). L'Eglise réformée a la caractéristique d'être une Eglise qui rémunère ces ministres. Certains donnent 200F à la Cimade et la même somme à l'Eglise, alors que nous on n'a pas de subventions publiques " confie Laurent Krahenbühl. Interrogé sur le montant minimum que les membres de l'ERF devraient donner, il répond : " 3 % de leurs revenus. Maintenant que la déduction fiscale est passée à 10 %, on peut plus facilement donner 3 % à une l'Eglise, 3 % à une autre association, ... "
Quels sont les freins au don ? L'homme des chiffres avance la mutation de l'Eglise réformée de France. " Elle est de moins en moins une Eglise de masse et devient une Eglise de militants. Il y a moins de paroissiens qui donnent mais ils donnent plus. On a constaté que le don moyen augmente plus que l'inflation. Les retraités actuels ont des revenus confortables, mais d'ici quinze ans les choses vont évoluer ".
S'inquiète-t-il de la pyramide des âges ? " Non. Certes, nos militants sont de jeunes retraités de 60 ans. On a retrouvé une circulaire du début du siècle, où s'exprimait déjà la crainte du non-renouvellement des donateurs. Puis finalement ..."
" Ce qu'on souhaite par cette campagne, c'est toucher les protestants éloignés. Ceux qui mettent leurs enfants au catéchisme, se marient, demandent des funérailles protestantes Š , mais qui ne cotisent pas " souligne t-il.
L'objectif des trésoriers, c'est que cette campagne porte ses fruits avant la fin de l'année. Dans le matériel mis à disposition des paroisses, on trouvera quelques bonnes prédications sur le thème du don et de l'argent, dont une qui n'a pas peur des mots évoquant le flouze, le fricŠ histoire d'aider les pasteurs à faire passer le message évangélique et signaler qu'au quotidien : la grâce a un coût.
Il est aussi prévu des animations pour la catéchèse : " Il faut donner l'habitude aux enfants de donner, si on veut qu'adulte ce geste leur soit naturel. C'est aussi pour créer un dialogue familial. On a les grands-parents, les petits-enfants, mais les 25-40 ans on ne les voit pas ! " constate Laurent Krahenbühl.
Le succès de cette campagne tiendra aussi de la mobilisation des trésoriers régionaux qui sont à l'origine de ce projet et ont apporté leurs idées d'animations. Par exemple, l'ERF - région parisienne est à l'origine de l'opération " Drachme perdue, drachme retrouvée " , une des première réalisations concrètes de cette campagne sur le don.
Les journaux régionaux de l'Eglise réformée de France accompagnent le lancement de cette campagne nationale en proposant dans leur édition de septembre un dossier de réflexion sur le don. Les arguments bibliques de la dîme sont exposés ; le pasteur Michel Bertrand évoque le coût de l'Eglise qui annonce l'Evangile... Le Cep de la région Cévennes-Languedoc-Roussillon n'a pas hésité à aborder le sujet avec humour : Qui donne aux pauvres, prête à Dieu. Qui donne à l'Etat prête à rire. (Tristan Bernard). Ce que nous emportons dans la tombe, c'est essentiellement ce que les autres nous ont donné. (Henri Laborit). Donner avec ostentation n'est pas très joli, mais ne rien donner avec discrétion ne vaut guère mieux (Pierre Dac). A méditer ! (Myriam Delarbre)
Repères
- oSalaire brut d'un pasteur au 1er juillet 2001 : 5 750 F (logement, électricité, eau, chauffage, frais km professionnels pris en charge) ; + 8 % à partir de 2 ans d'exercice ou de 35 ans, + 18 % à partir de 15 ans d'exercice ou dee 45 ans, + 25 % à partir de 30 ans d'exercice ou de 60 ans.
- En 1999, 51 000 foyers ont versé des offrandes, sur 113 000 foyers connus.
- Moins de 1 % d'augmentation de ressources pour l'Eglise réformée de France sur les 4 exercices 1995-1999, alors que parallèlement, les dons aux associations caritatives sont en forte progression.
- La gestion du budget de l'Eglise réformée de France est assurée localement à 31 %, régionalement à 46 % (dont 30 % pour les rémunérations pastorales que gèrent directement les Régions de l'Eglise réformée), nationalement à 23 %.
Sur 100 euros donnés à l'ERF...
30 % : Rénumérations
16 % : Logements
16 % : Bâtiments
14 % : Formations et retraites
4 % : Desserte
20 % : Actions diverses
Sur 100 euros, actions diverses de l'ERF...
70 %
Actions régionales
et locales directes
22 %
Actions nationales
Service protestant de Mission-Défap,
Institut Protestant de Théologie,
Fédération protestante de France, oecuménisme
8 % Conseil et Synode national,
Equipes et Coordinations nationales
Opération de solidarité "Drachmes perdues et retrouvées"
Quand le passage à l'euro donne des idées aux Eglises !
Réalisant que tout le monde conservait, en prévision de prochains voyages, quelques pièces de monnaie qui cesseront d'avoir cours en février 2002, l'Eglise réformée de France a lancé l'opération " Drachmes perdues et retrouvées " (Luc 15, versets 8-10).
Elle suggère à ses membres d'apporter dans leur paroisse, pièces et billets étrangers. Triés puis collectés sur le plan national, ce don sera envoyé dans chaque pays respectif via le réseau d'Eglises soeurs de l'ERF. Pour le DM ce sera par exemple l'EKIR, l'Eglise évangélique en Rhénanie qui renverra des Euros à l'ERF, laquelle a décidé d'affecter cette manne à des actions solidaires pour lesquelles l'ERF est particulièrement sollicitée.
Des réalisations concrètes d'Eglises protestantes minoritaires pourront ainsi voir le jour : reconstruction d'une maison paroissiale pour l'Eglise réformée du Salvador ; soutien de la Faculté de théologie protestante de Beyrouth ; bourses d'étudiants en théologie pour l'Eglise réformée d'Espagne ; construction d'un foyer pour femmes pour l'Eglise protestante de Colombie financement d'un matériel catéchétique pour l'Eglise réformée d'Ukraine.
Si chacune des 110.000 familles connues de l'Eglise réformée de France apporte en moyenne l'équivalent de 10 francs, c'est plus de 150.000 euros (plus d'un million de francs) qui seront ainsi récoltés ! Cette opération, lancée courant septembre, prendra fin le 31 mars 2002, jour de Pâques.
VIE DES REGIONS
Les petits nouveaux de l'Assemblée du Désert
Les Cévennes ont vu affluer près de 20.000 protestants pour la traditionnelle Assemblée du Désert, qui s'est tenu comme chaque année, le premier dimanche de septembre à Mialet, autour du Mas Soubeyran, ancienne demeure du chef camisard Rolland, devenue musée en 1910.
Le hameau de Mialet, situé entre Anduze et Saint-Jean-du-Gard, a reçu aussi bien des protestants pratiquants réguliers que des distanciés des Eglises venus se ressourcer et visiter le musée aux 4.000 objets, documents et livres.
Cette Assemblée inaugurait un cycle commémoratif du mouvement camisard en Cévennes . De 1701 à 1704, dans les Cévennes, 3.000 protestants avaient résisté à 30.000 soldats venus convertir ce bastion de la Réforme après la révocation de l'Edit de Nantes.
En 2002, la rencontre triennale des descendants de huguenots se déroulant à Mialet, le thème du rassemblement du Musée du Désert portera sur le regard de l'étranger sur le mouvement camisard. Mais revenons sur cette Assemblée 2001 au thème prometteur : " Vos fils et vos filles prophètiseront ".
Pour la première fois, la prédication a été donnée par une femme,
le pasteur Régina Muller
L'événement était de taille, Présence protestante ne s'est pas trompée en faisant le déplacement. Régina Muller, d'origine mennonite, âgée tout juste de 40 ans, ancienne prof d'histoire-géo, aujourd'hui pasteur de l'Eglise réformée de France à Uzès, a fait une entrée remarquée dans le panthéon des prédicateurs à cette " grand'messe " protestante.
Il faut savoir que le prédicateur se soumet à quelques figures imposées. Il doit prêcher sur le thème choisi et la liturgie du XVIIIè siècle est incontournable. Nouveauté dans les cantiques " Comme un souffle fragile " a été chanté à gorges déployées, certains parpaillots s'offusquant de ce choix trop " catholique ".
Dans sa prédication très nourrie, Régina Muller a souligné " Vouloir être prophète, c'est une noble ambition, et en ce sens, un service qu'on offrirait à l'humanité. C'est une noble ambition, parce que le mot prophète s'est détaché du contexte biblique pour rejoindre le vocabulaire courant. Et peut-être s'est-il émancipé de sa source : l'Esprit de Dieu, la présence concrète de Dieu dans la destinée des hommes. Là, on arrête de rêver, des réserves se lèvent dans nos esprits. Des prophètes religieux Š qui ont des expériences immédiates avec Dieu ? Non merci ! C'est du ressort de la psychiatrie, ou pour être plus modéré, ce n'est pas dans le goût du protestantisme, ces expériences mystiques de fusion avec le divin. "
Alors plutôt qu'un prophète illuminé ou fondamentaliste, Régina Muller choisit " pour résister aux nouvelles tentations, pour protester contre l'abus de pouvoir, pour dénoncer l'injustice... la Parole de Dieu ! "
Et de relever que certes tous les prophètes, à une exception près, n'ont pas eu l'ambition de l'être. " L'expérience prophétique reste avant tout l'expérience de Dieu, l'homme devient l'expérience de Dieu " ...avant de poursuivre " Dieu cherche continuellement des partenaires. Pour qu'ils soient habités par sa plénitude, Il se cherche des collaborateurs, des confidents pour partager ses dons.
Il a besoin de prophètes qui rappellent que notre vie ne se limite pas à ce que nous comprenons... Dieu se cherche des témoins passionnés pour actualiser sa Parole parce que si le prophète reçoit des visions, ce n'est pas pour rejoindre les téléspectateurs du JT, qui n'a que son opinion et des émotions passagères, mais pour être provoqué à changer le prévisible par des Paroles de l'Evangile qui se lèvent dans la conscience comme des mots d'ordre. "
Et de provoquer l'Assemblée en conclusion en lui disant : " A tes contemporains qui ont dans une main l'évangile de l'épanouissement de soi, et dans l'autre les tables de la performance, à tes contemporains qui dépendent de plus en plus d'enjoliveurs d'humeur pour rester dignes dans ce monde marchand, à tes contemporains qui désespèrent de n'être plus livré qu'à leur subjectivité sans orientations, sans horizon, il te fera dire les exigences de Dieu, ne sont que des harcèlements d'amour.
Et à nous, à l'Église qui n'est pas meilleure que n'importe quelle institution, tu auras peut-être l'occasion de rappeler par ta liberté prophétique du Christ vivant, qui réactualise la Parole de Dieu, tu auras l'occasion de nous rappeler que nous risquons d'éteindre son Esprit en faisant taire parmi nous les voix prophétiques.
Tu auras sans doute l'occasion de nous avertir que nos anticipations du Royaume sont un peu rapides.
Parce que si, pour l'apôtre Paul, l'accomplissement des espérances de Dieu fera disparaître tout ce qui est limité, si 1'amour seul survivra à la fin des prophéties, il faut d'abord, que les paroles et les gestes prophétiques puissent hâter cet accomplissement. "
Le sociologue qui monte, Sébastien Fath, a évoqué le prophétisme des Réveils
Sébastien Fath, sociologue, a fait remarquer dans son allocution post-pique-nique : " Quand les greniers sont pleins et les consciences satisfaites, la voix du prophète ne déchire pas longtemps l'histoire des hommes. " Et de constater que c'est dans les contextes difficiles, que la " précarité protestante, qui repose avant tout sur la proclamation d'une « Parole » fait peut-être le mieux entendre sa force paradoxale. "
" Longtemps après l'épopée camisarde, ce n'est pas un hasard ", note-t-il, " si c'est dans la France de l'entre-deux guerres que l'on a retrouvé, dans les rangs de sa fragile minorité protestante, de fortes voix prophétiques. " En 1933, au synode national des Eglises réformées évangéliques de France, il est mentionné combien " on est frappé de la gravité exceptionnelle du temps où nous vivons ", appelant les Eglises " à travailler de tout leur pouvoir à devenir des foyers de plus en plus lumineux de vie spirituelle. "
Cette oscillation entre préoccupation de l'heure et souci revivaliste les conduit à s'interroger sur les conditions d'un réveil à vocation prophétique et conversionniste.
Au coeur de cette interrogation à l'entrée des années 30, souligne Sébastien Fath, se situait alors la nouveauté pentecôtiste. Faut-il l'accueillir comme une voix prophétique régénérante, faut-il l'encadrer, ou plutôt l'écarter ?
On opposera un prophétisme " autorisé " - du type réveil de la Drôme' encadré institutionnellement et doctrinalement et un prophétisme soupçonné' du type pentecôtiste infra-institutionnel et charismatique."
Le sociologue situe la zone de contact la plus révélatrice de ces deux mouvements revivalistes, marqués tous deux par un très vif accent sur le prophétisme, en Drôme avec les brigades missionnaires, typiquement réformées et en Ardèche avec une robuste influence pentecôtisante. Pour les premiers, le mot d'ordre est avant tout d'obtenir, par le biais des conversions individuelles une dynamique de rassemblement, une mystique de l'unité réformée- apparaît ici en marche. Tandis que pour le second mouvement pentecôtisant, l'accent est davantage sur un mouvement de multiplication, dans l'effervescence des dons de l'esprit. Multiplier ? ou Rassembler ? Deux conceptions de la vocation prophétique du protestantisme dans la France contemporaine se sont joués-là.
Message final par le nouveau président de l'ERF : le pasteur Marcel Manoël
Le pasteur Marcel Manoël, président de l'Eglise réformée de France, avait la lourde tâche de clore cette belle journée avant que ne soit entonné la " Marseillaise parpaillote " : La Cévenole.
Ayant fait sa thèse sur les prophètes, Marcel Manoël s'est réjoui qu' " ils soient reconnus comme porteurs de la Parole qui créée l'Eglise, rappelant que l'Eglise n'est pas une institution de savoir et de pouvoir, mais l'Eglise de la Croix qui ne peut vivre qu'en recevant et partageant la folie de l'amour de Dieu. "
" Les prophètes peuvent nous interpeller par leur attitude faite tout à la fois de vigilance, d'espérance et de service. Nous vivions plus des temps d'interdiction mais au contraire le temps de la légitimité absolue des choix particuliers ... " " Une revendication de liberté personnelle née de la contestation légitime d'institutions (dont l'Eglise !) qui maintenaient un système social, moral et idéologique largement inégalitaire, à l'égard des femmes et des jeunes en particulier. "
" Mais quand cette absolutisation de la liberté personnelle devient quasi obligatoire, quand elle conteste des choix faits ensembles ou des choix de solidarité Š quand elle justifie des injustices criantes, l'exploitation des autres particulièrement, femmes et enfants, leur exploitation économique et sexuelle, quand elle prétend interdire les choix de la conviction pour s'accomplir dans la dérision de tout, n'est-il pas temps de protester ? "
" Un journaliste a écrit, il y a quelques années, que « les protestants étaient des anarchistes qui traversent les rues dans les clous ». Peut-être sommes-nous aujourd'hui appelés à être des'non-conformistes' de cette absolutisation de la valeur des choix individuels, vigilants pour l'espérance et le service, c'est-à-dire souriants et accueillants, et surtout pas des censeurs menaçants ou des réactionnaires opposées par principe à tout changement, tout progrès... "
" Car cette attitude rend toujours compte de la protestation fondamentale de l'Evangile : ce qui nous fonde, ce n'est pas notre conformité aux modèles en cours dans la société, ou la valeur de nos actions, de nos choix, mais la Parole de Dieu. Ce qui justifie nos actes, ce n'est pas la qualité de leur performance, mais la foi au Christ, c'est-à-dire cette relation avec Dieu dans laquelle notre vie et nos actes sont appelés, pardonnés, suscités, confortés. Ce qui nous fait espérer et ce qui nous fait vivre, c'est cette foi. "
Pour recevoir le texte de la prédication de Régina Muller 12 F,
la cassette audio du culte ou de la table ronde avec Sébastien Fath et Jean-Paul Chabrol 60 F
auprès du service radio de la FPF - Tel . 01 44 53 47 17
la cassette vidéo du culte ‹ 184 F auprès du service télévision de la FPF Tel. 01 44 53 47 19
OEUVRES ET MOUVEMENTS
Des enseignants protestants dans le service public : le partage au coeur
Entretien avec Edith Tartar-Goddet
Edith Tartar-Goddet préside depuis cet été la Fédération protestante de l'enseignement (FPE), succédant à Janine Kohler. Formatrice d'enseignants, chercheur en psychologie sociale et enseignante (400h/an) en Institut de soins infirmier (IFSI), Edith Tartar-Goddet a rencontré la FPE en 1996. Janine Kohler lui avait demandé d'intervenir au Congrès annuel, consacré à " Une éthique pour vivre ensemble ", sur le thème de la loi symbolique.
" J'ai été ébahie et heureuse de découvrir une structure scolaire où l'on pouvait communiquer avec une grande liberté, sans clivage intellectuel, ni hiérarchie " raconte-t-elle avec enthousiasme. " Il existe une vraie communion entre ces enseignants qui consacrent une partie de leurs vacances à réfléchir. Je n'avais jamais vu cela. Habituellement les rencontres se font par établissement ou par discipline. Alors qu'à la FPE, les enseignants de classes pré-élémentaires côtoient des agrégés, toutes disciplines confondues. " " Ces enseignants sont en recherche de lieux d'échanges. Ils souhaitent s'adapter ce qui ne veut pas dire subir mais être actif ! La FPE propose des débats et est très accueillante. Beaucoup plus que ne le sont parfois les paroisses ".
La FPE est aussi la tête pensante en matière d'éducation pour la Fédération protestante de France. Le pasteur Jean-Arnold de Clermont regrette que cette association soit " trop mal connue ". " Il devrait y avoir plus de protestants engagés dans la FPE, le protestantisme ayant toujours privilégié l'engagement dans le public. Sans oublier qu'un des défis corporatistes d'aujourd'hui, c'est de faire du religieux sans faire du confessionnel ".
La FPE, via la Fédération protestante, est présente sur les dossiers d'actualité. Elle a ainsi répondu à l'appel de Lionel Jospin en faisant des propositions en matière de lutte contre la violence, soulignant que la violence à l'école ne pourrait pas se résoudre indépendamment de la violence répandue dans la société civile. La FPE pourra donc apporter une judicieuse contribution aux Assises de la Fédération protestante en 2004 qui portera sur le thème " Surmonter la violence ".
Le bouche-à-oreille, c'est par ce moyen que la FPE se fait connaître, par son mensuel aussi Foi et éducation ainsi que par son Congrès annuel. En 2000, à Dijon, le thème était la motivation des élèves, mais des enseignants aussi. Edith Tartar-Goddet nous livre dans le compte-rendu suivant des impressions du Congrès 2001 à Berlin.
Enseignants de tous pays...
La Fédération protestante de l'Enseignement* s'est rendue cet été à Berlin pour y tenir son congrès annuel du 14 au 20 juillet 2001. Ce moment nous a permis de rencontrer dans le land du Brandebourg des enseignants chrétiens avec lesquels nous avons partagé questionnements et propositions.
L'enseignement, dans le land du Brandebourg, essaye de s'adapter depuis 10 ans aux nouvelles questions qui surgissent : notamment les problèmes de violence. Les initiatives rapportées lors des communications au congrès sont, pour les enseignants français, un encouragement à ne pas baisser les bras face aux problèmes parfois différents qu'ils sont amenés à rencontrer.
Le congrès lui-même s'est déroulé en deux temps et en deux lieux. A l'est de Berlin nous avons rencontré des enseignants de l'association des éducateurs chrétiens de Berlin et Brandebourg. Nous avons partagé avec eux leurs interrogations sur les valeurs et les normes à transmettre à l'école. Plus au sud, nous avons découvert deux projets spécifiques à l'école, projets induits par la chute du mur de Berlin : d'une part la mise en place d'une forme spécifique d'enseignement religieux au sein des établissements scolaires, intitulées L.E.R. et d'autre part les actions du programme " Pour un Brandebourg tolérant " destinées à former des jeunes citoyens après l'écroulement du système politique de la R.D.A.
Des enseignants de la discipline L.E.R. (conception de vie, éthique, religion) nous ont expliqué la particularité et les difficultés rencontrées par cette nouvelle approche de l'enseignement religieux à l'école, qui se veut accessible à tous.
Cette discipline se différencie de l'enseignement religieux. Elle est distribuée dans les établissements scolaires à raison de 2 heures par semaine. Elle a pour fonction d'(aider les jeunes à donner du sens et à construire leur vie à travers un programme en trois volets. L'enseignement L ou conception de vie offre une approche psychologique, pédagogique et sociale sous forme de connaissances en vue de la construction de la personne. L'enseignement E est proprement éthique. Il participe à la prise de conscience des jeunes. Il a pour fonction d'aider les jeunes à argumenter, à développer un système de valeurs morales, à porter des jugements et à prendre des décisions personnelles. L'enseignement R concerne l'histoire des religions. Le contenu de cet enseignement ainsi que le matériel pédagogique dont s'est doté cette discipline peuvent être d'un intérêt certain pour les catéchètes français.
Karatina Doyé, pédagogue et militante engagée, nous a fait part d'une de ses expériences dans le cadre du programme " Pour un Brandebourg tolérant " dont une des fonctions est de lutter contre les poussées de violence xénophobe. Elle nous a expliqué combien la montée de ce type de violence est liée à la chute du mur de Berlin et à l'écroulement des structures. Durant la RDA, chaque citoyen avait un travail et un logement. Mais depuis la chute du mur et la réunification les difficultés sociales sont apparues. Aussi certains cituyens en souffrance sociale recherchent un ou des responsables face aux problèmes nouveaux qu'ils rencontrent. L'étranger, associé parfois à la figure de l'ennemi, représente ce bouc-émissaire idéal sur lequel certains focalisent leurs tensions, leur colère.
Katarina Doye se servit d'un exemple de violence dans une localité et à l'égard d'une famille étrangère, pour nous expliquer son travail de prise de contact avec les citoyens ; ses difficultés pour mettre en place des débats publics afin d'interpeller les habitants, les élus, les responsables locaux, les commerçants, les associations... ; ainsi que la lente prise de conscience et mobilisation des uns et des autres ; travail qui a nécessité beaucoup de temps, d'énergie et de créativité.
Les congrès de la FPE qui se déroulent chaque année, dans un lieu différent (en France ou à l'étranger) et à date fixe aux alentours de la mi-juillet, sont l'occasion de rencontres, découvertes, échanges, réflexions, confrontations, moments spirituels, partages entre des enseignants, sans distinction de niveaux et de disciplines. Le prochain congrès se déroulera en 2002, peut-être dans le sud de la France sur le thème de " l'école face à la culture médiatique ". Le sujet est vaste et a besoin encore d'être affiné et précisé.
Parallèlement la FPE organise régionalement des moments de rencontre, d'échanges, de formation. Ainsi le groupe FPE de l'est de la France, propose à ceux qui le désirent, de venir participer à l'un de ces moments. Il aura lieu à Strasbourg, le 1er décembre 2001 sur le thème suivant " groupes de paroles : pour se rencontrer, se parler, s'écouter, s'accompagner, se confronter, se conforter... Une mutation éducative et pédagogique nécessaire ".
* La Fédération protestante de l'Enseignement dont le sigle est FPE a son siège social au 47 rue de Clichy à Paris 9e. Elle s'adresse à tous ceux qui désirent réfléchir aux questions éducatives (enseignants, catéchètes, éducateurs, parents). Elle est très attentive aux questions posées à la laïcité par l'évolution de la société, de l'école et des nouvelles générations d'élèves. Elle édite une revue trimestrielle " Foi Education ".
La Fédération protestante de l'enseignement est une association, membre de la Fédération protestante de France, dont Edith Tartar Goddet est présidente, Simone Krebs et Bernard Berger vice-présidents, Anne-Marie Boyer secrétaire générale, Jean-Louis Gindesperger secrétaire-adjoint et Annette Schweickart trésorière.
BIBLE
Rencontre avec Claude Baty, président de l'Alliance biblique française
o Claude Baty, vous êtes président de l'Alliance biblique française. Pour vous la lecture de la Bible en France a-t-elle un bel avenir ?
Cette question est une invitation à prophétiser ! En me fondant sur quelques éléments objectifs je peux y aller de mes impressions ! Les éléments objectifs sont les éditions de nouvelles traductions. Parole de vie a été lancée en décembre dernier et se trouve actuellement en rupture de stock. C'est bon signe mais cela montre notre difficulté à anticipé les réactions du public. Nous sommes peut-être trop prudentsŠ Une nouvelle édition de la Bible dite du Semeur est parue récemment. Une Bible littéraire publiée par Bayard vient de sortir, la Nouvelle Segond paraîtra en début d'année prochaine, et je n'ai pas tout récapitulé. Ceci me semble cependant suffisant pour oser affirmer que la lecture de la Bible a un bel avenir chez nous !
Il faut quand même modérer notre optimisme car s'il y a beaucoup de lecteurs potentiels qui ont tout à découvrir de la Bible, il n'est pas sûr que de nouvelles éditions suffisent pour les rencontrer !
o Que peut-on faire pour développer la connaissance de la Bible (nouvelles technologies ou/et nouvelles interprétations ou langage ou/et la faire travailler différemment ...)
Les nouvelles technologies ne peuvent pas être négligées. Même si elles font parfois un peu gadget il faut convenir qu'elles touchent un public qui ne lit pas. Il est possible d'écouter la lecture de portions de la Bible sur le WEB (labonnenouvelle.com), la Société biblique se demande si elle ne pourrait pas proposer un verset biblique journalier en SMS, histoire de remplacer le calendrier à effeuiller !
Dans les pays où il y a un fort taux d'analphabétisme on développe les K7 audio ou vidéo. En France les analphabètes ne sont pas nombreux mais les " illisants " le deviennentŠ Par illisant j'évoque ces personnes éventuellement de niveaux universitaire mais qui ne lisent pratiquement jamais.
La Société biblique pense d'ailleurs redéployer ses activités dans un avenir proche (d'ici 2 ou 3 ans) vers ce public. Après avoir beaucoup traduit, il faut maintenant porter notre effort vers des moyens permettant à ce message qui est disponible de rencontrer les personnes qui l'ignorent.
Une nouvelle édition interconfessionnelle à partir de la version en Français courant mais avec de nombreuses notes est en préparation et pourrait être considérée comme une étape vers ce désir de rencontrer le lecteur tel qu'il est !
Il y a beaucoup à faire et à imaginer et nous pensons avec le Secrétaire général aller demander conseils aux Églises pour mieux les servir dans ce domaine.
o Pour vous les protestants sont-ils encore des lecteurs de la Bible ? Faut-il leur en redonner le goût ? Comment ?
Les protestants, comme les autres, lisent moins. Et ils lisent donc moins la Bible. Ils ont sans doute un sentiment de culpabilité à ce sujet, mais cela ne suffit pas pour les faire évoluer de manière significative ! Et bien évidemment qu'il faudrait leur en redonner le goût ! mais comment ? Les pasteurs devraient leur donner le bon exemple sans doute. Aimer la Bible, ce n'est pas sombrer dans le fondamentalisme ! Et puis j'imagine qu'une façon de surmonter la difficulté de la lecture c'est de lire avec d'autres. La lecture de la Bible en groupe me paraît un stimulant très intéressant.
o Vous êtes aussi le président de la Commission d'accompagnement du Service biblique de la FPF. Ce service apporte-t-il quelque chose d'original par rapport au service biblique propre à chaque Église ?
L'originalité tient au fameux défi fédératif ! Lire la Bible ensemble quand on a des traditions et des a priori très différents ça n'est pas gagné d'avance. Mais, déjà, quelques expériences montrent que c'est sans doute moins impossible qu'on imaginait ! Il est toujours plus facile de continuer à faire ce qu'on a toujours fait, lire la Bible avec des gens qu'on ne connaît pas, qu'on juge parfois, qu'on caricature souvent demande du respect et de l'humilité. Gageons que les protestants de la fédération n'en manquent pas !
o Comment le choix des thèmes des sessions bibliques se fait-il ?
L'orientation générale se fait dans la commission d'accompagnement, le choix est précisé par la commission technique, et finalement c'est Sophie notre responsable de service qui met la dernière main à l'ouvrage.
o Comment voyez-vous la suite des engagements du service biblique (continuer les formations sur des week-ends ? s'investir sur Internet ? Faire plus de publications ou plus d'animations ? ou ...
Pour le moment nous nous appliquons à atteindre l'objectif que le Conseil nous a fixé, faire de ce service un service fédératif. Il ne faut pas se cacher que ce n'est pas encore gagné. Les dialogues en cours sont un lieu où va également se tester cette capacité à lire la Bible ensemble. Dans l'immédiat les week-ends sont un gros travail que nous aimerions un peu déléguer régionalement. Internet, bien sûr, mais une chose après l'autre !
BREVES
Le Club de la presse des religions
a été lancé sur France-Culture le 9 septembre. Retrouvez Michel Cool et Jean-Luc Mouton tous les dimanches de 7h 35 à 8h 00. Témoignage chrétien présentera de larges extraits de cette émission dans son édition suivante.
Fédération Protestante de France -
http://www.protestants.org/fpf/