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Extraits du BIP 1525 du 15 au 31 Octobre 2001
Sommaire
VIE DE LA FPF
VIE DES EGLISES
VIE DES REGIONS
OEUVRES ET MOUVEMENTS
Campagne du SEL :
OECUMENISME
INTERRELIGIEUX
VIE DE LA FPF
Journée dialogue
jeudi 25 octobre 2001
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La Fédération protestante a entamé, à l'Assemblée générale de mars 2000, un dialogue avec les Assemblées de Dieu, l'Eglise adventiste et quatre petites Eglises pentecôtisantes (cf article Gill Daudé). Il a donc semblé intéressant de faire le point à mi-parcours des Eglises ont fait des demandes d'adhésion, d'autres sont dans le dialogue mais n'ont pas encore fait de demande avant l'Assemblée générale de la FPF en 2003. A noter que la question des dialogues sera au coeur des synodes régionaux de l'Eglise réformée de France en novembre prochain.
Le 25 octobre est donc organisée une Journée Dialogue qui commencera par un culte préparé par le pasteur Denis Heller, président de la commission des ministères de l'Eglise réformée de France (cf son excellente prédication radiodiffusée sur France Culture le à commander tel. 01 44 53 47 17). M. Walter Hollenweger interviendra ensuite sur les enjeux du dialogue et aura un échange avec les participants. Les partages d'expériences positives des différentes régions de France seront aussi présentées, l'originalité et la simplicité étant souvent au rendez-vous. L'après-midi, une analyse du questionnaire rempli par les responsables régionaux des dialogues permettront de dégager les deux ou trois questions majeures qui surgissent dans le concret des dialogues. Un débat donnera l'occasion aux participants de témoigner de la manière dont les dialogues se déroulent chez eux. Walter Hollenweger fera la reprise avant que le président de la Fédération protestante de France, le pasteur Jean-Arnold de Clermont ne conclut cette journée dont on attend de repartir avec des idées. (MD)
Dialogue avec les
Eglises pentecôtisantes
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On fait souvent mentions des dialogues de la FPF avec les adventistes et avec les Assemblées de Dieu (Pentecôtistes).
Mais il existe aussi un groupe de dialogue qui, depuis plusieurs années, rassemble des représentants d'Eglises de type pentecôtistes ou charismatiques, issues des communautés nouvelles des années 80 qui ont pris leur expansion, ou venant de scissions d'Eglises plus historiques (Assemblées de Dieu, Mennonites...) : la communion des Eglises de l'Espace Francophone, de la Fédération des Eglises Evangéliques Missionnaires, l'Union d'Assemblées Protestantes en Mission (ex " Vie Chrétienne en France "), et des implantations d'Eglises " Fourthquare " (voir détails sur le site, rubrique " pour dialoguer ")
Certaines ont demandé leur adhésion à la FPF, d'autres sont en dialogue " avant de se prononcer ", d'autres enfin font tout un travail de sensibilisation interne avant de décider.
La rencontre du 25 septembre a fait le point avec ces Eglises sur l'état des dialogues et leur implication.
L'instauration de dialogues officiels par la FPF a été un bon coup de pouce pour enclencher les rencontres en certains lieux. Mais il faudra du temps pour établir la confiance à l'intérieur des Eglises comme entre les Eglises, surtout lorsque même les pastorales étaient inexistantes.
Mais si certains disent la réticence des Eglises membres de la FPF à les accueillir pour un dialogue, la plupart ont déjà des liens au moins par les pastorales. Il s'agit d'aller plus loin et de permettre aux membres d'Eglise de se rencontrer : il faut de la pédagogie, du tact et des formes qui permettent à chacun de s'y retrouver.
L'effet second de ces dialogues, mais non négligeable, est de les pousser à une démarche de réconciliation entre elles et d'autres Eglises de type pentecôtistes qui leur sont à la fois proches (parfois par filiation) et concurrentes. Les blessures ont été d'autant plus profondes que ces Eglises ont peu de médiation institutionnelle entre les personnes.
Les dialogues produisent aussi un autre effet : celui d'obliger ces Eglises à se doter de structures décisionnelles représentatives et acceptées par tous (y compris les minoritaires), et donc d'introduire dans leur culture propre des éléments de " démocratie " et de débat.
Mais ces dialogues interpellent aussi les Eglises membres de la FPF sur leur capacité à sortir des a priori, à dialoguer entre elles (ce qui n'est pas toujours le cas) et avec des Eglises de culture radicalement différente de la leur.
Beaucoup de ces Eglises n'ont pas encore déposé officiellement leur demande d'adhésion, même si elles ont voté un dialogue en vue d'une éventuelle adhésion. Elles continuent à réfléchir au fur et à mesure des dialogues.
Reste à savoir comment ceux-ci vont évoluer et quelle sera la procédure de candidature, d'éventuelle adhésion, de prolongation des dialogues... Le conseil de la FPF devra préciser.
L'assemblée générale extraordinaire de l'automne 2003 se prononcera sur les demandes d'adhésions officiellement reçues après tous ces dialogues. (GD)
2840 méditations indexées sur le web
par le Service radio de la FPF
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Enfin, vous pouvez consulter sur le web, la liste des méditations radiodiffusées sur France Culture depuis 1938. Indexées par livre, elles seront d'un grand secours pour les prédicateurs laïcs. Les nostalgiques retrouveront les pasteurs qui ont marqué leur enfance et les étudiants pourront se pencher sur la question de l'engagement dans les prédications suivant les époques.
Vous pourrez commander directement par e-mail la(es) méditation(s) choisie(s) et vous les recevrez par retour de courrier, avec une facture.
Archives sonores à partir de 1985.
www.protestants.org/fpf puis dans la rubrique Services, sélectionner Radio.
VIE DES EGLISES
Dernier dimanche d'octobre :
Fêtons la Réformation
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L'idée d'une commémoration annuelle de la Réformation apparaît très tôt au XVIe siècle. De nombreuses villes allemandes célébraient en effet le jour de la naissance (10 novembre 1483) ou de la mort (18 février 1546) de Luther, celui de la présentation de la Confession d'Augsbourg à Charles Quint (25 juin 1530) ou celui de l'introduction de la Réforme dans leurs murs. Johannes Bugenhagen (1485-1558), proche collaborateur de Luther, avait déjà institué dans quelques villes une " fête de reconnaissance pour la Réformation". C'est le jour de l'affichage des thèses à Wittenberg (31 octobre 1517), dont le centenaire fut régulièrement célébré en Allemagne dès 1617, qui s'imposera en définitive comme anniversaire de la Réformation, en Saxe d'abord (dès 1667), dans l'Europe luthérienne ensuite, enfin, au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, dans les Eglises rattachées au calvinisme. Le jour de la Réformation tombe suivant les régions sur le dernier dimanche d'octobre ou le dernier dimanche de novembre.
A côté de l'évènement de 1517, d'autres épisodes de la Réforme ont donné lieu à des célébrations jubilaires. Ils se rattachent soit à l'histoire locale (l'abolition de la messe à Genève a par exemple été solennellement commémorée en 1635, 1735 et 1835 ; l'adoption de la Réforme en 1936 et 1986), soit à la vie des principaux réformateurs : c'est ainsi que le quatre centième anniversaire de la naissance de Calvin (1909) a été l'occasion de poser la première pierre du Monument international de la Réformation à Genève ou que le cinq centième anniversaire de celle de Luther a donné lieu, en 1983, à un grand nombre de manifestations culturelles et religieuses, ainsi qu'à une extraordinaire profusion de publications scientifiques ou de vulgarisation sur la Réforme.
(Michel Grandjean, Encyclopédie du protestantisme)
La Réformation
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Le Bip a demandé au pasteur Gill Daudé, responsable du Service des relations oecuméniques de la Fédération protestante de France, le bien fondé de la Fête de la Réformation :
" La réformation, en perspective oecuménique fait spontanément penser au thème abordé, il y a quelques années, par le groupe des Dombes " La conversion des Eglises ".
Une fête de ce type peut rapidement devenir commémoration tournée sur le passé, de l'ordre du repli identitaire. Mais le message de la réformation nous ouvre vers les perspectives du semper reformanda.
Cette " réformation permanente " se fait toujours dans la tension entre la fidélité aux Ecritures, selon la lecture reçue de nos pères, et le contexte dans lequel nous vivons.
Cette " réformation permanente " concerne chacun, qui est appelé à se réformer selon l'évangile, mais elle concerne aussi l'Eglise en tant que porteuse du message évangélique dans le monde, dans sa prédication et ses actes.
Une Eglise qui approfondit sa foi et veut en témoigner dans un monde qui bouge, est conduite à " se convertir sans cesse ".
On ne grandit pas tout seul dans l'évangile et son témoignage, mais toujours en lien (positif ou négatif) avec d'autres. Les Eglises non plus ne grandissent pas toutes seules, même si certaines mettent du temps à s'en rendre compte !
Leurs dialogues et leurs collaborations les conduisent vers l'approfondissement de leur propre identité mais aussi vers des changements.
Pour le dire autrement : dialogues et collaborations les poussent à discerner le point où leur identité ecclésiale appauvrit plus qu'elle n'enrichit la communion et le témoignage du peuple de Dieu.
La Réformation donc, est cette recherche de fidélité qui passe par le dialogue avec les Ecritures et avec les autres, à titre personnel comme à titre ecclésial.
Prendre ainsi risque d'être ainsi transformé suppose une disponibilité d'esprit et une humilité qui ne pousse que sur le terreau d'une prière d'accueil de l'Esprit.
Il n'y pas pour moi d'autre chemin de fidélité à l'Evangile de Jésus Christ.
Et c'est pourquoi la fête de la Réformation me parait importante. Elle devrait être oecuménique ! " (GD)
VIE DES REGIONS
Humeur noire dans la ville rose
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Le Conseil d'administration de la Fédération de l'Entraide protestante (FEP) avait dépêché Christian Daydé, administrateur de la FEP, à Toulouse, le 2 octobre 2001, afin de rencontrer les différentes association membres de la FEP, touchées par l'explosion de l'usine pétrochimique survenue le 21 septembre dernier.
Il était accompagné d'Olivier Tirel, président du Foyer Protestant de Castres, et de Pierre Magne de la Croix, pasteur de l'Eglise Réformée de Castres.
Première étape :
l'association Toulouse Ouverture (TO7)
Ils ont suivi les équipes de bénévoles à travers les appartements des HLM du quartier du Mirail pour rendre visite aux familles. C'est ce qu'on appelle, l'enquête d'urgence. Les bénévoles vont aussi quatre par quatre dans toutes les cages d'escalier de la Reynerie. Ce qu'ils rapportent est parfois stupéfiant, comme ces cloisons prêtes à s'effondrer sur des gamins qui courent tout autour et des parents hébétés.
Ces visites permettent de distribuer du matériel permettant de réparer provisoirement les vitres cassées. Les comités d'entreprises ayant répondu à l'appel des kilomètres de polyane sont arrivés ainsi que des rouleaux de collant, de l'eau pour les bébés, du linge ...
C'est aussi l'occasion d'apporter du soutien, de l'aide et surtout de déterminer les besoins. TO7 est à la disposition des personnes qui souhaitent faire une déclaration aux assurances et éventuellement porter plainte. Pour les personnes très choquées, les enfants traumatisés, ils conseillent de venir voir des psychologues à TO7 et s'ils ne peuvent se déplacer, les psychologues vont à domicile. Au Mirail, TO7 est au centre névralgique des aides. TO7, ce lieu de l'écoute, où se déroulaient des études bibliques, des repas, des formations pour préparer un CV ...est un relais d'information non négligeable, ouvert actuellement de 8h à minuit.
Les UCJG, touchées aussi de plein fouet
L'équipe de Castres a ensuite rencontré le personnel des Unions chrétiennes de jeunes gens (Centre de formation La Cépière, Cépière Accueil Jeunes et le Foyer San Francisco entièrement détruit lors de l'explosion et inaccessible encore aujourd'hui, alors même qu'il venait d'être rénové). Deux cents personnes sont actuellement réparties dans des foyers d'accueil. Ensemble, ils ont déterminé les besoins (vêtement, argent, etc...)
Une réelle chaîne de solidarité s'est mise en place entre les associations
L'aide financière et la distribution de vêtements sont assurées par l'Entraide Protestante de Toulouse, l'ASELP prête des bénévoles pour aider au déménagement des appartements, TO7 assure une aide sur le plan opérationnel. Du personnel (= des éducateurs) sont mis à la disposition du foyer San Francisco. La ville a également mis à sa disposition un local jusqu'à mi-octobre. Enfin, les associations de Castres ont proposé de prêter des véhicules aux associations de Toulouse pour assurer le transport des personnes, de l'aide alimentaire, etc... Beaucoup de choses restent à faire.
L'Armée du Salut :
un lieu d'écoute pour les gens de la rue
Ceux qui n'avaient rien, les personnes sans-domicile fixes, sont aussi très perturbées. Lorsque la préfecture a fait savoir qu'il ne fallait pas sortir du fait des émanations toxiques, une quarantaine de SDF prenaient un petit-déjeuner dans les locaux de l'Armée du Salut en centre-ville et ont pu rester 24h à l'abri.
Malheureusement, le restaurant social de l'ADS situé près du lieu de l'accident a eu son faux-plafond descendu et ne peut donc plus fournir les 200 à 300 repas quotidiens.
Le major Jean Olivier, aumônier de prison, est particulièrement attentif aux prisonniers qui se sentent impuissants derrière leurs barreaux. Chacun fait ce qu'il peut dans le petit monde protestant pour apporter un peu d'espoir et de réconfort. Les toulousains sont méfiants. Ils préfèrent se confier à d'autres toulousains " qui comprennent pour l'avoir vécu. " La thèse de l'attentat est aussi privilégiée par les habitants, qui ont le sentiment qu'on " leur cache quelque chose ". (Myriam Delarbre avec Cathy Gabouret)
Pour exprimer votre solidarité :
Toulouse Ouverture,
BP 1106 31035 Toulouse cedex 1
CCP ERT PO. N°5813-25S
Entraide protestante,
70 rue Parguaminières 31000 Toulouse
CCP 269435F Toulouse
Eglise réformée de Toulouse,
4 impasse de la Trésorerie 31000 Toulouse
CCP 101498R Toulouse
OEUVRES ET MOUVEMENTS
La Fondation pour
le protestantisme français est née !
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La " Fondation pour le protestantisme français " (FPPF) sera lancée le 18 octobre.
Elle se compose de :
La Fédération protestante de France ; Asile protestant Sonnenhof ; Association des OEuvres d'assistance et de bienfaisance de la Cause ; Association Foi et Vie ; Association Pour les Familles Pastorales (APFP) ; Fédérationn de l'Entaide protestante : Fédération Française des Association chrétiennes d'Etudiants (FFACE) ; Fondation d'action sociale et culturelle du Pays de Montbéliard (Fondation Arc-en-ciel) ; Fondation de l'Armée du Salut ; Fondation John Bost (La Force) ; Fondation Paumier-Vernes (Paris) ; Fondation des pasteurs retraités des Eglises réformées de France ; Fondation Saint-Thomas (Strasbourg) ; Maison de santé protestante de Bordeaux ; Service protestant de mission (DEFAP) ; Société de l'Histoire du Protestantisme Français (SHPF).
Ses objectifs :
Elle développera tout ce qui concourt à favoriser les actions ayant un caractère philanthropique, éducatif, soccial, humanitaire ou culturel communes aux institutions protestantes françaises (Eglises, oeuvres, mouvements et autres institutions) ;
Elle apportera son soutien moral et matériel à ces institutions, tant en France que hors de France ;
Elle initiera ou soutiendra tout projet d'intérêt général ainsi que toute entreprise de solidarité internationale commun(e) à plusieurs de ces institutions.
Exemple, dans un cas comme Toulouse, un compte unique aurait pu être ouvert grâce à la Fondation.
Campagne du SEL :
" Le Sud a besoin de femmes "
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Cette année le Service d'Entraide et de Liaison va vous intéresser à la condition des femmes qui vivent au Sud. Il vous propose un matériel d'animation très varié.
Une vidéo de présentation sur une musique originale : des femmes combatives, pleines d'énergie pour sortir de la pauvreté ; un sketch " les femmes portent le monde " ; Une nouvelle science fiction ; Un jeu biblique de groupe " Qui suis-je ? " ; Une animation pour le culte avec un mime ; Un calendrier en tissu africain " 30 jours ‹ 30 femmes " pour découvrir chaque jour une femme de la Bible ; Des études bibliques sur plusieurs femmes accompapgnées d'un résumé ; Ruth, Marthe, Marie, Esther, la femme samaritaine, mais aussi Débora et Priscille... ; Une étude sur Jésus et les femmes ; Une page spéciale pour les enfants avec des activités manuelles ; Le témoignage d'un groupe de jeunes qui donne de bons tuyaux pour les autres groupes ; une animation pour un repas fraternel avec des recettes éthiopiennes pour vous régaler tout en jouant... Tel. : 01 46 65 83 03 -
OECUMENISME
CECEF : une obligation morale de témoigner
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Le Conseil d'Eglises chrétiennes en France (CECEF) a organisé une conférence de presse pour témoigner du " désespoir " des communautés chrétiennes d'Israël et Palestine rencontrées lors d'un récent voyage à Gaza, Bethléem et Jérusalem à la demande des Eglises locales.
Le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Fédération protestante et président en exercice du CECEF, Mgr Guy Thomazeau, évêque de Beauvais, délégué au CECEF et Mgr Jérémie, président de l'Assemblée des évêques orthodoxes, ont souligné combien la situation de la population dans la bande de Gaza " traduit l'urgence absolue d'une solution à l'ensemble des problèmes ". " C'est dans l'étau qui pèse sur Gaza que des hommes et des femmes trouvent des motivations pour le terrorisme ", a déclaré le pasteur Jean-Arnold de Clermont.
" Cette solution, nous savons qu'elle est difficile à mettre en oeuvre ", ont reconnu les trois responsables chrétiens dans une déclaration commune. " Du moins nous sommes sûrs que la spirale de la violence ne peut être stoppée que par la reconnaissance du droit qu'a chaque peuple d'avoir une patrie et de vivre en paix ". " Nous ne voyons pas quelle paix sera possible sans un arrêt de la politique de colonisation et sans qu'un signe clair soit donné là-dessus ", a estimé la délégation. " Nous savons plus généralement qu'on ne peut rêver de supprimer la violence - condamnable d'où qu'elle vienne - sans s'attaquer aux situations de violence ".
Ils ont exprimé le souhait que le conflit israélo-palestinien ne devienne pas l'objet d'un " usage partisan " en période électorale en France. Ils ont appelé les chrétiens de France à la " solidarité concrète avec les Eglises d'Israël-Palestine ", y compris en se rendant sur place pour rencontrer les Eglises locales plutôt que pour des pélerinages a souligné Jean-Arnold de Clermont. Ils ont aussi proposé que leurs communautés se joignent à la campagne de prières " pour la paix et la justice et la fin du conflit en Israël " déjà organisée dans plusieurs pays.
Déclaration du CECEF
après le voyage en Israël-Palestine
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Avec le recul de plusieurs semaines, nous souhaitons faire part de quelques réflexions, que nous savons marquées nul ne peut s'en étonner par la situation et le témoignage de nos interlocuteurs, chrétiens appartenant à diverses familles confessionnelles mais dont, comme ils le disent, " la crise actuelle a resserré les liens ". Ils nous ont demandé avec insistance de faire écho à ce qu'ils nous ont dit et à ce qu'ils ont voulu nous montrer : " Les faits vous sont connus, disaient-ils ; il vous a manqué jusqu'à maintenant la volonté de parler. Maintenant, vous ne pouvez plus vous taire. "
Nous avons rencontré des responsables d'Eglises. Grâce au Near East Council of Churches (en particulier son secrétaire exécutif Ramzi Zananiri. Nous les remercions d'avoir organisés pour nous accueil et contacts), nous sommes allés à Gaza, à Bethléem, à Jérusalem. Nous n'avons pas tout vu et nous risquons d'être perçus comme partisans. Mais nous n'ignorons pas la complexité d'une situation où, le désespoir d'un côté, la peur de l'autre, engendrent des actions de répression insupportables, répondant à des actions terroristes que rien ne permet de cautionner ou de justifier.
Nous avons ressenti tout au long de ce voyage combien notre visite (comme toute visite de frères et de soeurs chrétiens) était reçue avec reconnaissance, à la fois comme manifestation de solidarité (nous savons, disaient nos interlocuteurs, que nous ne sommes pas seuls) et parce que ceux qui ont vu peuvent témoigner. Nous pensons d'ailleurs que, même si le tourisme est incertain, de telles visites sont toujours possibles. Elles sont demandées et appréciées.
Dans cette perspective, nos Eglises pourraient susciter quelques initiatives, notamment aux temps de l'Avent, de Noël, de la Semaine Sainte. Par exemple, par des échanges entre paroisses, ou en envoyant des délégations pour les fêtes à Bethléem, Beit Jala, Gaza... Il s'agit moins de se rendre " sur les Lieux Saints " que de rencontrer des communautés chrétiennes vivantes.
Le CECEF souhaite en retour inviter des responsables d'Eglises d'Israël-Palestine à constituer, dès les premiers mois de 2002, une délégation pour venir nous visiter et porter témoignage chez nous de ce qu'ils vivent là-bas.
Notre séjour à Gaza et Beit Jala a été pour nous particulièrement marquant. A Gaza (40 % de la bande de Gaza 45 km de long sur 8 de large, 1,2 million d'habitants dont 830.000 réfugiés est occupée par des implantations israéliennes, avec 5500 colons), nous avons eu contact avec une population stressée et sans espoir, connaissant un chômage de 53 % en même temps que toutes les conséquences psychosomatiques de l'impossibilité de sortir. La seule perception de ce qui se passe là traduit l'urgence absolue d'une solution à l'ensemble des problèmes.
Cette solution, nous savons qu'elle est difficile à mettre en oeuvre. Du moins sommes-nous sûrs que la spirale de la violence ne peut être stoppée que par la reconnaissance du droit qu'a chaque peuple d'avoir une patrie et de vivre dans la paix et la tranquilité avec les autres peuples de la région. Cela ne peut se faire que sur la base de la loi internationale et des résolutions et déclarations des Nations Unies au sujet d'Israël-Palestine (résolutions 242 et 338 des Nations Unies. Mais aussi une 4ème convention de Genève sur les droits des civils en temps de guerre).
La question de la colonisation nous est apparue comme un point particulièrement sensible. Nous ne voyons pas quelle paix sera possible sans un arrêt de la politique de colonisation et sans qu'un signe clair soit là-dessus donné.
Nous savons plus généralement que l'on ne peut rêver de supprimer la violence condamnable d'où qu'elle vienne sans s'attaquer aux situations de violence. La paix et la sécurité sont des fruits de la justice, mais il n'y a pas non plus de justice équitable sans désir de paix, sans pardon, et finalement sans amour. Cela, nous le tenons de notre commune référence à la Bible.
Revenus chez nous, nous portons un certain nombre de souhaits. Ceux-ci concernent bien sûr la vie politique de notre pays où tout usage partisan du conflit israélo-palestinien doit être écarté. Nous sommes attentifs à la mise en oeuvre des engagements du gouvernement français et de l'Union européenne, dans le respect des textes des Nations Unies et des conventions internationales, des Accords d'Association de l'Union européenne avec Israël et l'autorité palestinienne.
Nous appelons une fois de plus les chrétiens de France à la solidarité concrète avec les Eglises d'Israël-Palestine, dans tous les domaines possibles (défense des droits humains, secours d'urgence, éducation, mouvements féminins).
Nous appelons les chrétiens de France à la prière. Nous-mêmes, dès notre arrivée le dimanche 8 juillet, nous avons pu prendre part à la prière des différentes communautés catholique, grecque-orthodoxe (de beaucoup la plus nombreuse dans le pays) et luthérienne. Pourquoi nos Eglises ne se joindraient-elles pas à la campagne internationale de veillée de prière pour la paix et la justice et la fin du conflit en Israël ?
Comment ne pas dire à quel point nous nous sentons intérieurement déchirés par ce qui se passe en Israël-Palestine, par ce conflit qui semble ne jamais finir ? Nous connaissons l'enracinement de l'Evangile et de la foi chrétienne dans l'Ancien Testament. Nous redisons notre attachement au peuple juif et récusons toute forme d'antisémitisme. Cela ne nous amène pas à approuver tout ce que fait l'Etat d'Israël, tout en reconnaissant son droit absolu à une vraie sécurité dans des frontières reconnues. En même temps, nous savons ce que souffrent tant de palestiniens pour lesquels nous espérons une vraie paix sur leur propre terre. Que l'Esprit de Dieu féconde l'action de tous ceux qui, de part et d'autre, travaillent à l'avènement de la paix.
Monsieur le Pasteur Jean-Arnold de Clermont
Président de la Fédération protestante de France,
Président en exercice du CECEF, qui conduisait la délégation
Mgr Guy Thomazeau, évêque de Beauvais,
membre du Conseil Permanent de l'épiscopat, membre du CECEF
Mgr Jérémie,
Président de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France.
INTERRELIGIEUX
La République s'entoure des religions !
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Le succès de la cérémonie interreligieuse à l'Eglise américaine à Paris, n'ayant échappé à personne, le président de l'Assemblée nationale M. Raymond Forni a souhaité associer à l'image de l'Assemblée nationale, l'entente bienvenue entre les responsables religieux en France. C'est ainsi que le mercredi 26 septembre, Le Cardinal Louis-Marie Billé, le Dr Dalil Boubakeur, le Grand rabbin Joseph Sitruk et le pasteur J.-A. de Clermont ont planché chacun leur tour devant les quatre représentants des groupes parlementaires de l'Assemblée nationale. A la sortie de ce huis-clos, Raymond Forni, qui se revendique athée, a relevé que " Dialoguer avec les religions, c'est instaurer une collaboration intelligente entre nous, permettant de combattre le terrorisme international ". Le recteur Boubakeur a souligné " La convergence des grandes spiritualités en France dans le message de paix. " Evoquant l'Islam, il a ajouté " Nul n'a le monopole de Dieu, nul n'a le droit d'agir au nom de Dieu, pour perpétrer des crimes et des exactions que la religion condamne et proscrit. L'Islam de France a sa place pleine et entière dans le concert des religions qui oeuvrent pour la paix, la cohésion sociale, la tolérance ".
Le pasteur de Clermont a récusé tout manichéisme qui opposerait civilisation chrétienne et civilisation arabo-musulmane. Il a plaidé pour " que les Etats-Unis et l'Europe ne soient pas considérées comme des pôles de puissance qu'il faut abattre par des actes terroristes." Quant au rabbin Sitruk, il a appelé à " une véritable union de tous les hommes libres du monde ", pour refuser l'amalgame entre terrorisme et Islam. " Ce serait une victoire posthume des terroristes ", a-t-il dit. Il s'est déclaré " prêt à se rendre partout dans le monde pour parler à certains chefs religieux considérés comme extrémistes " et " trouver en eux la petite faille «pour qu'il cesse d'encourager les fidèles» à assassiner au nom de Dieu ". Au passage il a plaidé pour " qu'une place plus large soit accordée en France aux communautés religieuses : il est grand temps de revoir la laïcité à la française et de considérer que ce n'est en aucun cas une atteinte aux libertés de donner une tribune d'expression à tous ceux qui sont croyants ".
Développement durable : les Eglises interpellent l'Union européenne et les Quinze
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Dans une déclaration conjointe publiée le 20 septembre, les représentants de la COMECE (Commission des épiscopats de la Communauté européenne) et de la commission Eglise et Société de la KEK (conférence des Eglises européennes), encouragent la Commission européenne et les quinée Etats membres de l'Union à émettre des propositions concrètes pour mettre ne oeuvre en Europe une stratégie de développement durable, comme il en a été convenu en juin dernier au Sommet européen de Gôteborg en Suède.
Cette déclaration souligne avant tout que la mise en oeuvre de la stratégie durable ne peut plus être à l'heure actuelle qu'une simple " question de temps " ; il serait inacceptable qu'elle soit encore retardée par un problème de " volonté politique ".La stratégie de développement durable adoptée par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union lors du Conseil européen des 15 et 16 juin à Gôteborg s'applique principalement à quatre domaines : l'environnement, l'utilisation des ressources naturelles, l'aide publique au développement et le transport.
Les signataire de la déclaration des Eglises saluent plusieurs aspects de cette stratégie, à commencer par ce principe clairement affirmé dans les conclusions du Conseil Européen : " Une économie performante doit aller de pair avec une utilisation durable des ressources naturelles ". En revanche, ils déplorent l'absence de propositions concrètes. En particulier, ils réclament un calendrier pour que le budget de la coopération au développement atteigne au moins 0,7 % du produit intérieur brut, alors qu'il reste inférieur à 0,3 % dans bien des pays de l'Union. Ils regrettent aussi que des propositions concrètes de la Commission européenne n'aient pas été retenues, comme la suppression progressive des subventions à l'exploitation des ressources d'énergie fossile ou à la production de tabac, ou comme la taxation de certains produits énergétiques.
Etendre la stratégie
La déclaration afirme en outre que la stratégie devrait s'étendre au delà des quinze était membres actuels de l'union européenne pour impliquer aussi les candidats à l'adhésion. Enfin, soulignent les représentants des Eglises, le succès de la stratègie dépendra de la capacité des dirigeants européens à susciter le soutien et la participation de leurs concitoyens à une politique de développement durable.
La Conférence des Eglises Européennes (KEK) rassemble des délégués de 125 Eglises anglicanes, baptistes, luthériennes, méthodistes, orthodoxes, réformées, vieilles-catholiques et pentecôtistes de tous les pays du continent européen.
La Commission des épiscopats de la Communauté Européenne réunit les représentants des Conférences épiscopales des quinze Etats membres de l'union européennne. Les Conférences épiscopales de Tchéquie, de Hongrie, de Malte, de Pologne, de Slovaquie et de Suisse sont membres associés. (Cip)
Fédération Protestante de France -
http://www.protestants.org/fpf/