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Le prochain Conseil de la FPF se tiendra le samedi 8 décembre 2001. (Myriam Delarbre)
Lettre du Conseil aux Eglises
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et associations, à propos
des événements internationaux
Chers frères, chères soeurs,
Membres des Eglises et Associations
réunies dans la Fédération protestante de France,
Le Conseil de la FPF s'est réuni les 5 et 6 octobre pour la première fois depuis les tragiques événements du 11 septembre dernier. Il leur a consacré une large part de son attention et de son travail dont il m'a chargé de vous transmettre les principaux éléments. Cette réflexion a lieu alors que chaque jour semble nous rapprocher d'une intervention militaire dont nous ne savons pas quelles seront la portée et les conséquences. Elle veut aussi tenir compte des nombreuses questions qui ont surgi de toutes parts sur la nature de la crise mondiale dans laquelle nous sommes engagés et sur le sort de celles et ceux qui en sont les victimes directes ou indirectes.
En vous écrivant ces lignes, le Conseil veut vous encourager à prendre part à une réflexion qui sera sans doute longue et difficile tant les événements de septembre sont lourds d'interrogations sur notre compréhension du monde et de la place qu'y tiennent les religions.
Nous avons été profondément touchés par les messages courageux et lucides de nombreuses Eglises soeurs des Etats-Unis. Elles ont plaidé pour que le peuple américain ne cède pas à la volonté de revanche mais exerce une forme de justice qui sache nommer le crime et identifier ceux qui en sont responsables pour les conduire devant une cour de justice. A l'écoute de ces appels et au nom de nos propres convictions, nous voulons dire combien le déploiement de forces armées, aussi légitime soit-il, nous inquiète. Nous ne pouvons, en effet, cautionner la guerre d'où qu'elle vienne ; nous ne pouvons envisager que des populations civiles puissent être impliquées dans des actes de guerre qui ne feraient que répondre au sang par le sang.
Pour autant nous croyons au droit d'une société à établir sa sécurité, aux devoirs de ses responsables de s'y consacrer. Cette sécurité ne pourra être établie que dans l'exercice de la justice au niveau national. Mais cette société doit aussi se donner les moyens de réaliser cet objectif de sécurité au niveau international. La lutte internationale contre le terrorisme en est un élément déterminant. Des réseaux d'une extrême complexité, des financements multiples, devront être mis à jour et démantelés.
C'est ici l'occasion de rappeler l'importance que revêt à nos yeux la création du Tribunal pénal international (TPI) dont la ratification se fait encore attendre.
En évoquant la lutte contre le terrorisme, il nous semble aussi utile de souligner combien il nous faut éviter de céder à la tentation de focaliser notre attention sur un seul responsable, un seul pays, désignés.
Au-delà de la nécessité d'un jugement pour les auteurs des attentats de septembre, il nous faut entendre la question lancinante de la place et de l'usage de la religion dans un tel drame. Nous affirmons qu'il n'est pas possible de tuer ou de se tuer au nom de Dieu. Pourtant c'est une justification donnée à ces crimes.
- Nous l'avons dit au lendemain du 11 septembre, nous devons résister à toute diabolisation de l'islam. Mais il nous faut analyser une situation où des courants islamiques se combattent : un courant théocratique et fanatique tente de faire basculer dans une dérive intégriste un islam modéré
- Il nous faut résister à l'emploi de termes qui n'ont plus de sens pour nous comme ceux de croisade, ou de guerre sainte.
- Il nous faut récuser l'assimilation de la religion et du pouvoir, et rendre toute sa signification à la religion comme consolation, accompagnement des faibles, promesse de paix et de justice.
- Il nous faut plus que jamais repenser la laïcité comme le lieu où le religieux participe à la construction d'une société capable d'intégrer la dimension spirituelle de l'être humain comme l'une de ses composantes, ni plus, ni moins.
Pour cela nous voulons vous inviter à multiplier les occasions de rencontres, de dialogues avec ceux et celles qui sont profondément choqués par l'usage ambigu qui est fait de la religion, avec les juifs, les musulmans et les croyants d'autres religions. N'oublions pas de conduire aussi ces dialogues avec d'autres chrétiens qui au nom de leur foi récusent le dialogue inter-religieux.
Réfléchir. Comprendre. Il est évident que les attentats aux Etats-Unis ne peuvent être réduits à des actes désespérés de pauvres-révoltés. Ils apparaissent paradoxalement comme l'oeuvre de puissants et de riches utilisant comme alibi la révolte des pauvres, mais ils trouvent un soutien dans un réservoir de haine attisé par le fossé sans cesse accru entre un monde occidental dont la richesse et la puissance arrogantes sont jugées inacceptables et un nombre toujours plus grand de pays qui s'enfoncent dans la misère. Il nous faut, aujourd'hui, nous trouver résolument aux côtés de celles et ceux qui oeuvrent pour que les pôles de richesse et de puissance, dont l'Europe, deviennent des pôles de développement et de solidarité. Cela ne pourra se faire que par une profonde révision de nos choix de vie, et des priorités que nous donnons à notre propre développement.
Mais la justice internationale n'a pas de dimensions qu'économiques. Elle suppose que nous récusions toutes formes d'oppression et que nous sachions nous tenir aux côtés des pays qui donnent place égale à tous leurs citoyens.
En cela, nous pouvons avec le recul et en puisant au plus profond et au plus essentiel du message biblique trouver pour chacun de nous, et partager avec le plus grand nombre de nos contemporains les chemins de la compassion, du partage, et de l'espérance, au service de l'ensemble de la communauté humaine.
Cet appel que nous vous adressons, nous vous demandons de ne pas le conserver pour vous-même, mais de le répercuter aussi largement que possible. Il n'est pas une réponse aux évènements dramatiques de notre monde, mais le témoignage de notre volonté de chercher avec toutes et tous des réponses adaptées.
Je vous prie de croire en mes fraternelles salutations en Christ. Jean-Arnold de Clermont
Rencontre de quatre Fédérations
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protestantes d'Europe
Les 10 et 11 octobre, comme tous les ans, les Fédérations protestantes francophones d'Europe se sont retrouvées. Cette année à Torre Pelice, au coeur de l'histoire et de l'Eglise Vaudoise, un lieu, une histoire, un paysage dont les protestants français devraient redécouvrir la richesse et la beauté.
Deux jours marathon et fraternels pour faire le point, s'informer des derniers dossiers, échanger des documents, sonder la conjoncture internationale, comparer les nouveaux statuts juridiques des religions
Quels contrastes entre une Eglise Suisse que le Président de la confédération appelle à rendre à César ce que pense l'Eglise, une situation Belge concordataire confrontée à une religion laïque, avec ses rites, ses cultes et ses enseignements religieux à l'école, et une situation Italienne qui passe en un temps record de l'ignorance étatique à la possibilité d'un prélèvement direct sur les impôts (qu'elle consacre aux oeuvres sociales et à la mission exclusivement).
Malgré leurs situations pour la plupart minoritaires, ils se battent pour témoigner dans la société de positions souvent décalées par rapport aux majorités religieuses. Et ils sont entendus... malgré, pour certains, des relations neuves et pas encore rôdées avec l'Etat et les médias.
Leur engagement oecuménique demeure irréversible malgré les difficultés rencontrées (plus avec l'institution qu'avec les personnes) : la Charte oecuménique européenne est reçue et travaillée jusque dans les synodes, la Décennie des Eglises contre la violence fait l'objet d'études et d'engagements, tels un grand rassemblement belge en 2002 sur le sujet ou la lutte contre les violences sur les femmes et contre la prostitution à Palerme.
Leur souci de solidarité avec les victimes de l'injustice dans le monde, comme celui du dialogue inter-religieux y est remarquablement vif. Les minoritaires chrétiens se retrouvent souvent en situation de trait d'union dans les relations inter-religieuses.
Ainsi en Italie, la petite Eglise vaudoise soutient-elle une revue Confronti, l'un des lieux privilégiés du dialogue inter-religieux qui organise en plus colloques et séminaires en Italie ou en Israël-Palestine avec toutes les religions.
Mais la même petite Eglise est capable de dire fermement NON, en solidarité avec les protestants anglophones de Rome d'ailleurs, à l'invitation pour une messe d'Etat (!) en faveur des victimes des attentats, précédée d'une cérémonie inter-religieuse en catimini à, laquelle ne participe aucun responsable d'Etat.
En dépit de faibles moyens humains et matériels, mais avec une grande richesse spirituelle e humaine, elles portent les questions de leur temps : de la biotéthique à la violence ,en passant par l'homosexualité, la globalisation ou l'Europe.
Il est frappant de voir, par exemple, combien les Eglises italiennes sont à l'avant garde d'un certain nombre de sujets malgré leur microminorité, capables à la fois d'assurer en pleine Gay Pride à Rome un culte présidé par une pasteure baptiste, d'apporter à 1a presse un dossier sur l'Irlande qui a été félicité par les professionnels pour son objectivité, d'ouvrir une réflexion sur les manipulation génétiques ou l'euthanasie, dans un pays où le sujet est tabou, de s'engager lors du sommet de Gène aux côtés de mouvements pacifistes pour une globalisation de la justice et de poursuivre la réflexion en synode.
Pour une petite fédération dirigée par deux laïcs, l'un juriste universitaire vaudois, l'autre ex-président juriste de l'Eglise baptiste, chapeau !
On pourrait en dire autant des Suisses, des Belges et des Français. Tous portent des préoccupations de protestants aux vues larges : le pasteur Piccolo revenait des USA, les Suisses d'Afrique du sud, le Français de Palestine-Israël, le Belge du Rwanda et Congo.
Toutes ces fédérations ont vocation de mettre en lien le protestantisme avec les autorités civiles et la société de leur pays, mais il n'est plus possible de réaliser cette mission sans être de plein pied dans la dimension internationale.
C'était déjà une réalité pour ces Fédérations. Aujourd'hui, les événements les y engagent plus intensément encore, en lien les unes avec les autres, et avec le Conseil Oecuménique des Eglises.
Le pasteur Piccolo l'a dit très justement : il ne s'agit pas d'être contre la globalisation mais pour la globalisation de la justice. (Gill Daudé)
Rendez-vous les 29 et 30 novembre 2002 à Bruxelles.
Service télévision
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599 lettres, record battu !
Une heure d'antenne sur France 2, le 9 septembre dernier pour la retransmission du culte, célébré au Musée du Désert une semaine auparavant.
Une heure d'antenne pour un nombre exceptionnel de réactions écrites. Au 19 octobre, 600 lettres sont parvenues au Service télévision de la FPF.
Les demandes simples de cassette ou de texte, représentent 60 % du courrier reçu. 40 % sont des demandes motivées.
Les téléspectateurs ont été sensibles au message délivré au cours du culte. La présence de Régina Muller, pasteur de l'Eglise réformée à Uzès, a été très appréciée.
Retransmis en direct le jour même sur France-Culture, ce culte a aussi provoqué un grand nombre de demandes de la part des auditeurs toujours fidèles à ce rendez-vous annuel du 1er dimanche de septembre.
Une délégation internationale
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aux Etats-Unis
Le pasteur Jean-Arnold de Clermont fait partie d'une délégation envoyée par le Conseil oecuménique des Eglises aux Etats-Unis, du 7 au 14 novembre 2001.
Au programme : visite à la communauté de l'Eglise orthodoxe grecque, dont le batiment a été détruit dans le quartier du World Trade Center à New-York, séminaire de deux jours avec les responsables d'Eglises sur enjeux et discernement probablement à Chicago, présence et message des délégués dans les différentes Eglises de Chicago puis, à Washington, rencontre avec les politiques et les médias. Les deux derniers jours, les 13 et 14 octobre, la délégation se rendra à Oakland, près de San Fransisco, pour l'Assemble générale du National Council of Churches of Christ (NCCC), composé de 35 Eglises anglicanes, luthériennes, presbytériennes, baptistes, méthodistes, orthodoxes mais dont ne sont pas l'Eglise catholique romaine et la Convention baptiste du sud. Au moment où nous bouclons le BIP, la délégation pourrait comprendre outre Jean-Arnold de Clermont, président de la FPF, un Evêque épiscopalien du Pakistan, une Quaker de Palestine, une théologienne d'Indonésie, un méthodiste d'Afrique du Sud, le Métropolite orthodoxe de Beyrouth et un ancien co-président du COE argentin.
Elle a entendu combien nous vivons un temps de mutation, de changements considérables, notamment dans le domaine de l'économie, de l'informatique et de la génétique.
Si chacune de ces mutations est aussi porteuse de promesses, leurs interactions, rarement perçues, peuvent conduire à porter atteinte à l'idée de l'humain.
Elle est consciente que d'autres risques menacent l'humanité, comme le choc des cultures et l'engrenage de la violence.
Ces dangers appellent l'exercice par chaque être humain de sa responsabilité critique et constructive.
Elle a entendu que c'est aussi chaque chrétien et chaque Eglise qui sont appelés à exercer cette responsabilité dans l'espace public.
Comme nous croyons que tout être humain est aimé de Dieu, unique et reconnu gratuitement et inconditionnellement, nous sommes appelés à être lucides et à dénoncer tout ce qui déshumanise et pourrait réduire l'homme à l'état d'objet ou de marchandise.
Elle a entendu l'urgence de proclamer ce message de grâce et d'espérance, sans cesse à redécouvrir face aux défis et aux questions de nos sociétés, aux préoccupations et aux peurs de nos contemporains.
Elle fait sienne la nécessité d'un dialogue avec les autres religions et familles de pensée.
Pour proclamer ce message, il ne suffit pas de se penser en phase avec la modernité, il faut aussi affronter l'indifférence, oser des paroles et des actes qui vont à contre-courant.
En appeler à la liberté responsable de tous, engage nos Eglises à une meilleure visibilité de leur témoignage et de leur service.
Chercher à promouvoir le débat dans la société, implique une unité de nos Eglises qui respecte l'histoire et l'identité de chacun et de chaque tradition.
La communion entre les Eglises du CPLR est une manière de vivre cette unité dans la diversité. Nous nous engageons à la rendre plus visible et plus concrète dans chacune de nos Eglises, au sein du CPLR et dans l'espace public.
Les recommandations adoptées par notre Assemblée commune
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veulent être une réponse à cette exigence.
Avec la conviction qu'il nous est possible d'approfondir et de rendre plus concrète notre communion, l'Assemblée a manifesté sa volonté de consolider ce que nous faisons déjà ensemble Elle fait les recommandations suivantes au Conseil Permanent Luthéro-Réformé et aux responsables des Eglises qui le constituent :
1) Signifier cette volonté
en mettant l'accent sur la Communion Luthéro-Réformée dans l'appellation du CPLR.
2) Développer l'information auprès des Églises locales
La réalité de notre communion est encore très mal connue, aussi bien la réalité du CPLR que celle de la Communion de Leuenberg
Des actions sont donc à mener par le Conseil du CPLR et les Eglises membres
(exemple : profiter d'événements comme le 30° anniversaire de la Concorde en 2003)
3) Créer des occasions de rencontre, de collaboration et de décisions prises en commun
Faire ensemble ce que l'on n'est pas tenu de faire séparément, avec le souci de ne pas ajouter de structures supplémentaires.
(exemple : Synode commun ou synodes réunis en même temps au même endroit ...)
4) Travailler les questions de l'autorité et de la réception des textes d'accord
La réception des textes d'accord par lesquels nos Églises sont engagées n'est pas satisfaisante et pose la question de l'autorité de ces textes
(exemple : Travaux de la Communion de Leuenberg)
5) Améliorer la concertation
Dans l'esprit de la Concorde, nous demandons aux Églises membres de mettre en place une consultation préalable des Églises soeurs sur les questions à l'ordre du jour de leurs instances de décision qui concernent notre communion et notre vie commune.
6) Renforcer les services communs
Les services communs du CPLR (Catéchèse, Formation permanente des ministres, Comité mixte) sont reconnus, appréciés. L'Assemblée souhaite que soient assurés les moyens de leur pérennité.
Encourager la mise en oeuvre de chantiers tels que :
- réflexions communes : Homosexualité, liturgie, manuel de catéchèse pour adultes
- dialogues d'approfondissement théologique dans une perspective de communion entre les Eglises.
7) Réfléchir aux moyens humains et financiers dont le CPLR a besoin
pour réaliser les missions qui lui sont confiées, est maintenant urgent.
8) Clarifier les relations avec la FPF
La responsabilité d'une parole publique incombe d'abord à la FPF. Le CPLR doit contribuer à l'élaboration de cette parole publique en renforçant sa spécificité théologique.
(exemple : une seule commission théologique luthéro-réformée)
- lors de célébrations oecuméniques, à l'occasion de la Semaine universelle de prière pour l'unité des chrétiens ou, selon une pratique qui se développe, à d'autres moments de l'année ;
- par des groupes oecuméniques locaux se réunissant régulièrement pour la prière, la réflexion, I'action commune, et que ce recueil peut aider à se tourner ensemble vers Dieu ;
- par des aumôneries, des mouvements spécialisés, des groupes de jeunes, lors de rencontres interconfessionnelles ;
- à l'occasion de mariages, de baptêmes et de funérailles réunissant des membres de plusieurs Églises ;
- par des chorales oecuméniques, aussi bien que par des chorales paroissiales qui pourront ainsi découvrir les richesses d'autres traditions.
En 1998, une équipe d'une douzaine de personnes a été désignée, comprenant des responsables du dialogue oecuménique, des liturges-et des musiciens appartenant aux différentes Eglises membres du CECEF. Marc Chambron, pasteur retraité de l'Eglise évangélique luthérienne de France a été chargé d'en coordonner le travail. Nous avons voulu rassembler des oeuvres de bonne qualité, de nos différentes Eglises et de diverses époques. Nous avons aussi voulu retenir des textes qui, tant sur le plan théologique que sur celui de la sensibilité, soient acceptables par toutes nos confessions, ainsi que des prières que chacun puisse faire siennes, même si elles sont “ autres ” que celles de sa tradition particulière. Pour qu'un cantique ou une prière soit retenu, un consensus - ou en tout cas une large majorité devait s'exprimer entre nous. En ce sens, ce recueil n'est pas seulement oecuménique par la diversité de son contenu, mais par la méthode de sélection qui a été adoptée.
“ Ensemble ”, contient plus de 300 cantiques, traditionnels et contemporains, dont l'origine est pour plus de 40 % catholique, 30 % protestante, près de 10 % orthodoxe ; le reste étant “ oecuménique ”- quand le compositeur et le parolier d'un cantique n'appartiennent pas à la même Eglise, ou qu'un chant vient du répertoire d'une corumunauté oecuménique. Quant aux prières -près de 140 - elles comprennent des textes bibliques et liturgiques, ainsi que des écrits confessionnels, anciens ou contemporains, d'auteurs clairement identifiés.
L'ensemble des chants et prières est réparti en huit chapitres :
Ne pas diaboliser les malades du sida
Malgré les efforts des épidémiologistes, des médecins, des firmes et laboratoires pharmaceutiques, la maladie du Sida ne cesse de progresser, détruisant le tissu social et communautaire de plusieurs pays, notamment dans le Sud. Face à ce drame et à ce constat alarmant, l'action pastorale des Eglises auprès des malades et de la population afin de sensibiliser, de prévenir et de lutter contre cette pandémie, doit se renforcer et se conjuguer dans un mouvement concerté afin d'accentuer la prise de conscience des populations, surtout dans les milieux où l'on a tendance à diaboliser les personnes atteintes du virus VIH/Sida.
Remise de la dette : pas sérieux
S'agissant de la campagne pour la remise de la dette des pays pauvres les plus endettés, l'analyse révèle que peu d'Eglises et d'associations du Sud prennent au sérieux cette initiative. Cette campagne ne doit pas se faire uniquement par le biais des associations des pays du Nord. Même si la réticence de certaines d'entre elles repose sur le bénéfice que certains gouvernants peuvent en tirer, il n'empêche que des populations entières en souffrent et l'avenir de certains pays est hypothéqué par le remboursement annuel de la dette qui atteint, pour la plupart, au moins le tiers du budget du pays.
Chaque Secrétariat a alors décidé de nommer un responsable pour coordonner ces différentes actions et inciter les Eglises à plus de responsabilité dans ces domaines.
Les volontaires ne se bousculent pas
Quant à la mise en place des programmes missionnaires, destiné à donner plus de visibilité à l'action missionnaire de chaque Eglise membre de la Communauté, le Secrétariat de la Cevaa a reçu l'encouragement des Départements.
La réunion s'est poursuivie par une réflexion sur l'échange des personnes et les relations bilatérales. Il apparaît que de plus en plus d'échanges de courtes durées sont sollicités par des fonctionnaires retraités souhaitant mettre leurs compétences à la disposition des Eglises. L'envoi des VSN (volontaires du service national) et des CSN (coopérants du service national) n'étant plus possible, l'on note une réduction considérable du nombre des volontaires au départ. En revanche, un léger intérêt, à encourager, se manifeste pour les échanges Sud-Sud.
Tout en prenant la mesure de ces problèmes, les Départements ont réaffirmé leur confiance en l'efficacité de leur engagement missionnaire. (Cevaa)
CEMO : conférence internationale
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sur la levée des sanctions imposées à l'Irak
Du 7 au 9 octobre 2001, le Conseil des Eglises du Moyen-Orient (CEMO) a organisé à Beyrouth une conférence internationale sur le thème “ La levée des sanctions imposées à l'Irak ”. 40 personnes y ont participé : des responsables religieux (chrétiens et musulmans), des membres de gouvernements ou d'organisations politiques de la régions, parmi lequel une importante délégation de Bagdad, des représentants d'organisations non gouvernementales et d'Eglises étrangères. La Fédération protestante de France y fut présente par le pasteur Picon, chargé des relations internationales de l'Eglise réformée de France. Le but de cette rencontre internationale était double. Il s'agissait d'abord, de faire le point sur la situation humanitaire en Irak après 11 ans de sanctions. Celle-ci est particulièrement préoccupante. Plus d'un million et demi de personnes sont mortes à cause de ces sanctions, dont plus de la moitié sont des enfants et des bébés. Aucun domaine de l'existence n'échappe aux conséquences du blocus. Plus de 70 % des infrastructures éducatives sont détruites, il est impossible pour deux enfants d'une même famille d'aller à l'école, tous les hôpitaux souffre de pénurie énorme, aucune eau n'est potable, le pays ne s'enrichie plus d'aucune production culturelle... L'Irak qui comptait 80 % de lettrés en 1990, n'en compte aujourd'hui plus que 36 %. Comme l'explique Hans Von Sponeck, ancien coordinateur de l'assistance humanitaire de l'ONU pour l'Irak, “ les sanctions ont totalement brisé le pays et stoppé tout ce qui faisait sa force et sa richesse. Ce sont des générations entières que nous avons sacrifiées et privées de toute potentialité et de tout avenir ”. La déclaration finale de la rencontre à souligné avec force l'illégalité totale de ces sanctions par lesquelles l'ONU méprise sa propre chartre, ainsi que la Déclaration des droits de l'homme, des droits de l'enfants et la convention de Genève.
Il s'agissait aussi de redéfinir des possibilités d'actions concrètes pour faciliter l'aide humanitaire vers l'Irak et d'activer la levée des sanctions par une série recommandations :
- Appel à un arrêt des sanctions sans conditions préalable.
- Les Nations Unies sont appelés à réviser la constitution de la cour internationale de justice afin qu'une procédure d'enquête devienne possible pour attester la réalité d'une persécution contre l'Etat.
- La conférence demande l'arrêt des bombardements illégaux des Etats-Unis et de la Grande Bretagne en Irak du Nord et du Sud.
- Elle appelle les compagnies d'aviation des pays arabes à réouvrir leurs lignes aériennes vers Bagdad, sans l'accord préalable du Conseil de Sécurité.
- La conférence redit son approbation à l'égard des pays arabes qui ont condamné les sanctions.
- Elle propose que la journée du 13 février soit considérée comme une journée internationale en faveur de l'Irak.
- Elle appelle enfin les Eglises occidentales à se rendre en Irak afin de rencontrer les Eglises et de constater, pour de vrai, la tragédie qui y sévit.
Qu'est-ce que le CEMO ?
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Le Conseil des Eglises du Moyen-Orient réunie la plupart des Eglises orthodoxes, protestantes et catholiques de la région. Les 20 millions de chrétiens du Moyen Orient sont membres d'Eglises qui sont les plus anciennes que nous connaissons. S'exprimant pour la plupart en langue arabe, les chrétiens du Moyen-Orient ont acquis une expérience de dialogue avec l'Islam très riche sur le plan théologique. Ce Conseil offre à ces Eglises une plate-forme oecuménique et cherche à donner une voix à un christianisme souvent minoritaire. Les prises de positions de ce Conseil sont souvent attendues et peuvent porter à conséquence pour l'ensemble des chrétiens du monde arabe. (Raphaël Picon.)
Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org/fpf/