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La Maison du Protestantisme s'est aggrandie - le 47 rue de Clichy intègre désormais le 45 -, passant de 1700 m2 à 2400 m2. Surtout, le protestantisme français s'est doté d'un instrument de récolte de fonds : la Fondation pour le protestantisme français (FPPF), que préside depuis ce 18 octobre Pierre Joxe, actuellement au Conseil constitutionnel. Chaque année, à Pâques, un appel aux dons sera lancé, dès 2002.
La Maison du Protestantisme s'est ouverte un peu plus largement à la diversité de la Fédération protestante en accueillant la Fédération des Eglises évangéliques baptistes de France (F.E.E.B.F.) et la Fédération des Eglises évangéliques luthériennes de France (E.E.L.F.) ; elle accueillera plus efficacement les sessions de travail (davantage de salles de réunions, restauration), permettant plus de rencontres, plus de dialogues les uns avec les autres, a souligné le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Fédération protestante de France. Il s'est réjouit surtout du lancement de la FPPF qui, reconnue par décret le 31 juillet dernier, venait de tenir le jour même son premier Conseil. Il nous fallait cet instrument à finalité généraliste pour mener à bien des projets d'intérêt général et fédérateurs , a-t-il déclaré.
Un instrument à utiliser
Dès le premier Conseil, le 18 octobre, des demandes ont déjà pu être prise en compte, qu'il s'agisse du pôle culturel et théologique l'Auditoire, au 83 bd Arago à Paris, ou d'une association d'entraide qui, faute de trouver encore un soutien associatif, souhaite transmettre son capital et le faire gérer par une autre association ; qu'il s'agisse encore de transformer le patrimoine immobilier d'une institution en fonds de soutien permanent à ses activités.
Mais c'est un instrument que le protestantisme devra utiliser sans retenue , a insisté le pasteur de Clermont. Il lui permettra de soutenir des opérations d'urgence, de réunir pour un projet commun des organismes divers, de développer des initiatives nouvelles dans les domaines culturels, sociaux aussi bien qu'internationaux.
Il existait déjà des fondations fédératrices catholiques et juives. La FPPF répond au même objectif, un siècle après la création, en 1905, de la Fédération Protestante de France. La FPPF, créée à l'initiative de plusieurs institutions, est disponible pour d'autres mouvements, oeuvres ou églises qui le souhaiteraient. (apic)
"Nous participants au Congrès Evangéliser la France Ensemble et membres des différentes Eglises issues de la Réforme, déclarons solennellement :
Nous reconnaissons, malgré nos différences, être tous au bénéfice d'un héritage commun, celui du protestantisme français.
Depuis de trop nombreuses années nous avons dilapidé cet héritage par nos mésententes. Nous reconnaissons avoir entretenu un climat de méfiance et de suspicion, cédé à la critique, participé à des conflits qui ont constitué une pierre d'achoppement et ébranlé la foi de plusieurs membres de l'Eglise de Jésus-Christ. Nous en demandons pardon à Dieu et à ceux qui ont été blessés d'une façon ou d'une autre par nos paroles et nos actes.
Nous reconnaissons avoir fait preuve d'orgueil en restant obstinément campés sur nos positions et nos jugements sans appel. Nous avons ainsi désobéi à Dieu, attristé le Saint-Esprit et limité son oeuvre. Nous en demandons pardon à Dieu. Qu'il change nos coeurs de pierres et nous aide à respecter l'autre tel qu'il est.
Nous reconnaissons avoir profondément affaibli notre témoignage dans la société par nos divisions criantes, nous satisfaisant d'une unité théorique invisible alors que le Seigneur a dit : qu'ils soient un pour que le monde croie que tu m'as envoyé. Nous en demandons pardon à Dieu.
Aujourd'hui, dans un esprit d'humilité et de foi, nous désirons entrer dans une démarche de réconciliation. Nous demandons à Dieu la grâce d'un véritable changement de mentalité afin que nous puissions nous reconnaître comme soeurs et frères et témoigner ensemble de notre foi. Nous nous engageons à ne pas faire de nos différences des sujets de condamnations et de séparations, nous désirons au contraire reconnaître et faire fructifier l'essentiel qui nous unit.
Nous voulons dès à présent nous réjouir de notre diversité en la considérant comme une marque de la richesse de la grâce de Dieu, et considérer nos spécificités comme des atouts plutôt que des obstacles à notre communion. Quand notre monde se déchire au nom de Dieu, il nous apparaît indispensable de montrer que la foi en Jésus-Christ pacifie les relations.
Nous voulons profiter de toutes les occasions qui nous seront données pour célébrer et prier Dieu ensemble. C'est ainsi que la peur des autres pourra faire place à la communion. Par la confiance en Dieu nous retrouverons la confiance les uns dans les autres. Nous croyons que c'est en nous replaçant aux pieds du Seigneur que nous réapprendrons à le servir ensemble.
Nous voulons travailler ensemble à l'annonce de la Bonne Nouvelle dans notre pays, sans méfiance et hors de tout prosélytisme. Nous sommes une faible minorité dans notre pays, un pays qui perd ses repères chrétiens. Comment pouvons-nous accepter de laisser nos ressources s'épuiser en disputes quand des foules s'égarent loin du Christ ? L'urgence de l'annonce de l'Évangile, l'immensité du travail à accomplir nous oblige à tendre la main à tous ceux qui veulent être témoins de l'amour du Christ en France.
Dans la perspective de ce témoignage nous désirons inaugurer des temps nouveaux qui permettront dans la diversité des dons et des services de dire à nos concitoyens, l'amour de Dieu. Que le Seigneur tout puissant nous donne la force de rester fidèles à cet engagement.
Pour la Vérité,
le journal mensuel de l'Union des Eglises évangéliques libres (UEEL) a consacré son numéro d'octobre 2001 à un dossier de 9 pages à la Fédération protestante de France. Occasion pour les libristes de faire le point, cinq ans après avoir repris place dans la Fédération protestante de France. Ce dossier fort intéressant comprend :
- une interview du pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la FPF, dans laquelle est évoquée avec bienveillance la coordination évangélique,
- un organigramme de la FPF
- et le plus intéressant par ce que plus rare, des articles dans lesquels des délégués de l'UEEL s'expriment sur le rôle des commissions de la FPF et leur propre engagement dans chacune d'elle (biblique, radio, TV, oecuménisme, aumôneries des prisons, aux armées ainsi que Eglise et Société, Finances)
Cela me donne d'autant plus de regret de n'avoir, pour le moment, personne de l'Union pour venir dans ma Commission Information-Communication Vous l'aurez compris c'est un numéro à se procurer. (MD)
Pour La Vérité - Octobre 2001 - 15F + frais de port - auprès de M. Grangeon - 5 allée Camille Guérin
26000 Valence
Le bulletin de l'Entraide protestante consacre dans son numéro de septembre 2001,
un dossier à :
Souffrances psychiques,
souffrance ignorée
tel. : 01 48 74 50 11
Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org/fpf/