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Extraits du BIP 1528 du 1er au 15 au Décembre 2001

Sommaire

VIE DE LA FPF VIE DES EGLISES OEUVRES ET MOUVEMENTS OecumENISME


VIE DE LA FPF

Retour des Etats-Unis

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Le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Fédération protestante de France a participé à une délégation du Conseil Oecuménique des Eglises envoyée en tant que lettre vivante aux Eglises américaines du 8 au 14 novembre 2001.
La délégation a adressé un message final aux Eglises et aux chrétiens des Etats-Unis pour témoigner de leur écoute et de leur solidarité. Des questions ont aussi jailli : comment être aux avant-postes de la lutte contre l'injustice, comment encourager les voix prophétiques quand on est minoritaire ...

Oakland, le 14 novembre 2001
Aux Eglises et aux Chrétiens des Etats-Unis Chers soeurs et frères en Christ,

Nous sommes venus dans votre pays comme des " lettres vivantes ". Bouleversés par les événements tragiques du 11 septembre, nous sommes arrivés chez vous en tant que représentants d'Eglises membres du Conseil Oecuménique des Eglises, engagés dans la "Décennie pour surmonter la violence : les Eglises recherchent la Paix et la Réconciliation" . Nous avons voulu être avec vous, en signe de compassion et de solidarité dans votre souffrance. Nous sommes venus de nos divers milieux de vie, blessés eux aussi, pour partager vos blessures. Nous ne sommes pas venus avec des réponses. Nous sommes venus pour vous aimer.

Devant les ruines du World Trade Center, nous avons ressenti l'horreur de la mort qui imprégnait ces lieux. Nous avons été profondément impressionnés par le terrible silence qui y régnait, par l'absence de couleurs et le sentiment de perte. Face à ce vide, nous nous sommes tenus les mains et avons offert notre prière : nous revendiquions la vie au sein de la mort.

Il est toujours difficile de pénétrer dans un foyer en deuil. Mais, malgré votre peine, vous nous avez reçus avec une grande hospitalité, et nous vous en sommes reconnaissants. En Afrique du Sud, on a l'habitude de dire lorsque survient un deuil " Ce qui vous est arrivé à vous est aussi arrivé aux autres ". Nous sommes témoins que Dieu permet à la vie de continuer. De nombreuses Eglises américaines nous ont rendu visite quand nous avons connu des temps difficiles, et elles nous ont aidés à nous en sortir lorsque le malheur nous submergeait. A notre tour nous vous disons aujourd'hui : Prenez courage ! Nous sommes venus vers vous en tant que lettres vivantes , signes d'espoir dans la souffrance et la douleur de la Croix.

Au cours de notre séjour à New York, à Chicago, à Washington D.C. et à Oakland (Californie), nous avons eu le privilège d'écouter des voix et des commentaires divers.

Nous avons écouté un pasteur, témoin des événements en première ligne, exprimer sa douleur et sa colère. " Nous ne sommes pas prêts à recevoir des conseils. Nous sentons encore la fumée. Et tous ces services funéraires qui se déroulent quotidiennement, comment pourrions-nous être objectifs ? Un jour, plus tard, nous verrons les choses autrement, mais si on nous y force, notre colère ne fera que s'accumuler ". Oui, il faut laisser un espace à la douleur. Et nous sommes prêts à vivre avec vous ce temps d'attente, dans votre deuil et votre guérison.
Nous avons entendu des paroles empreintes d'une profonde tristesse et nous avons été émus par les diverses manières dont elle s'exprimait. Cette immense tristesse submerge aussi les officiants qui, eux, sont maintenant épuisés. " Et qui va guérir ceux qui guérissent les autres ? " a demandé quelqu'un.
Nous avons entendu des personnes parler de " rejoindre le monde ". " Ce n'est pas seulement ma paroisse que j'ai vu pleurer, j'ai vu pleurer un monde ". Un pasteur, parlant du mélange de douleur et de souffrance qu'éprouvaient les enfants blessés et orphelins de New York auprès desquels il se rendait, disait : " "J'aurais aimé prendre aussi dans mes bras les enfants iraquiens blessés et orphelins ". Peut-être que cette expérience de la souffrance nous aidera à prendre dans nos bras " tous ces autres qui souffrent ".
Nous avons entendu des hommes et des femmes nous dire leur sentiment de peur et d'insécurité, depuis ces immigrants venus aux Etats-Unis pour y trouver sécurité et liberté, jusqu'aux pacifistes qui se sentent troublés, accusés de pas être patriotes.
Nous n'avons pas entendu de paroles d'amertume ou de revanche. Nous avons été poussés à plus d'humilité et réconfortés d'entendre des dirigeants d'Eglises s'affronter à des questions qui dépassent leurs propres préoccupations et s'élargissent au contexte mondial. Ce débat-là commence tout juste à s'ouvrir.
Nous avons entendu des hommes et des femmes demander : " Qu'avons-nous fait, qu'a-t-il été fait en notre nom, pour que l'on éprouve tant de haine contre nous ? "
Nous avons entendu des hommes et des femmes dire leur ignorance et leur peur de l'Islam, mais nous en avons aussi entendu donner des témoignages de solidarité envers des voisins musulmans. Nous avons entendu des hommes et des femmes faire le lien entre leur souffrance et la souffrance des peuples d'Afghanistan et de Palestine.
Nous avons entendu expliquer combien il est difficile pour des communautés chrétiennes de s'engager sur les questions éthiques que pose la réponse américaine aux attentats du 11 Septembre. Nous avons entendu un pasteur en larmes demander : en quoi le bombardement de l'Afghanistan peut-il être la voie du Christ ?
Ces paroles n'appelaient pas de réponses de notre part. Nous avons pleuré et prié avec vous ; et maintenant, avec vous, nous posons les questions qui ont accompagné nos conversations.

1 - Sur quelle base repose notre communion ? Que va pouvoir être notre commune recherche dans les jours à venir ? Nous avons en commun notre rejet du terrorisme. Nous pouvons affirmer qu'une réponse militaire n'apportera jamais la sécurité et la paix. Quelle sorte de relations devons-nous construire le plus rapidement possible avec nos voisins, par delà les frontières géographiques et religieuses ?
2 - Comment les Eglises peuvent-elles être aux avant-postes de la lutte contre l'injustice ? Les Eglises se doivent de réfléchir ensemble et de mettre ensemble un nom sur les injustices majeures de notre monde. Lors de notre rencontre, nous avons parlé des déséquilibres économiques destructeurs, de l'oppression qui sévit dans des lieux comme la Palestine, des discriminations de sexes et de races, du soutien des régimes totalitaires
3 - Comment transmettre les impératifs de l'Evangile là où un conflit règne en maître sur les coeurs et les esprits ? Quelle sorte de communication, quelles images peuvent nous rassembler en une communauté au lieu de creuser toujours davantage le fossé entre les gens comme le font les images des principaux médias ? En tant que chrétiens, porteurs de diverses histoires, nous sommes invités à former une communauté qui ose dire la vérité aux autorités détentrices du pouvoir. Nous disons à nos Eglises : soyez à l'écoute de tous les autres chrétiens de par le monde. En permettant aux Eglises de dire leur propre histoire, nous leur donnons la parole.
4 - Allons-nous attendre l'unanimité pour oser parler ? Comment encourager les voix prophétiques parmi nous ?

L'amour nous rassemble. Vous êtes nos soeurs et nos frères. Ensemble, nous sommes le corps du Christ. Tenons-nous par la main et efforçons-nous de surmonter toutes les formes de violence, qu'elles soient directes ou structurelles, afin de construire une culture de paix.

Groupe catastrophe

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A l'initiative du pasteur Jean-Arnold de Clermont et à l'invitation du pasteur Gill Daudé, responsable du service Oecuménique, un Groupe catastrophe s'est réuni le 20 novembre pour une première rencontre.
Attentats aux Etats-Unis, usine AZF à Toulouse, inondations dans la Somme, Nîmes, naufrage du Erica, crash du Concorde, incendie du tunnel du Mont-Blanc, crash du Mont Saint-Odile les exemples de catastrophes ne manquent pas ces dernières années.
Il s'agit pour ce groupe, composé des acteurs locaux protestants, de lister les actions -services religieux, actions de solidarité- qui ont suivi ces événements puis de proposer un vade-mecum afin de profiter des expériences du passé au cas où ... Comment accompagner de manière Oecuménique, voire interreligieuse ces grands moments d'émotions et de drame ? Comment réagir à l'émotion publique ? Comment gérer les réactions avec les autorités ou leur pression dans l'urgence ? Mais aussi quelle attitude vis-à-vis des victimes, des médias ? (Myriam Delarbre)

Forum de la vie associative

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Le 2ème Forum des associations protestantes a rassemblé quelque 80 participants à Paris, fin octobre, sur le thème Le protestantisme au risque de ses associations . En cette année du centenaire de la loi 1901, il s'agissait de prendre le pouls de la dynamique associative et de réfléchir à l'articulation Eglise-associations sur le terrain et au sein de la Fédération protestante de France.
Deux temps d'atelier ont permis aux participants de mieux se connaître et de découvrir ou vérifier que leur problématique rejoint celle d'autres associations oeuvrant sur des terrains pourtant différents.
Les associations protestantes ont été pionnières dans bien des domaines (mouvements de jeunesse, caritatifs, éducation populaire, féminisme). Aujourd'hui, elles réfléchissent à ce qui fait leur spécificité et plongent dans leur histoire pour s'apercevoir qu'à leur création, elles remplissaient une mission que nulle autre n'accomplissait.
Force est de constater, que des associations florissantes au début du XXème siècle peuvent, au XXIème siècle, s'étioler ou perdurer difficilement. Quant elles n'arrivent pas à assurer la relève ou se trouvent confronter à des difficultés administratives, elles ont parfois le courage de cesser leurs activités, de les laisser à d'autres, mieux outillées. Quand elles le peuvent et le veulent, elles cherchent des partenariats. Certaines se lancent dans de nouvelles compétences, en pionnières, telles les OEuvres et Institutions des Diaconesses de Reuilly, avec les soins palliatifs, et l'accompagnement des malades du sida.
On assiste, aujourd'hui, à une volonté de rapprochement avec les Eglises. Le secteur associatif protestant appelle de ses voeux un lien plus fort avec les Eglises locales, que ce soit un soutien spirituel ou humain. Il devient difficile de recruter des bénévoles, dont les Eglises étaient le terreau, et les réalités économiques, les besoins en professionnels font que les permanents peuvent être catholiques ou musulmans. Que reste-t-il de la spécificité protestante quand seul le conseil d'administration comprend des protestants ?

La nécessité d'un réseau, l'importance de la communication ont été soulignées. On assistance encore trop souvent à l'ignorance entre la paroisse locale et le secteur associatif, parfois simplement parce qu'on a le nez sur le guidon.

Pour palier ce manque de communication, la Fédération de l'Entraide protestante (FEP) qui rassemble quelque 430 adhérents dans les domaines sanitaires et sociaux et médico-sociaux, soit plus de 800 établissements, se lance dans la régionalisation. Une nouvelle plaquette de communication permettra à ses membres de se présenter localement à leurs partenaires avec l'image nationale de la fédération de l'entraide. La FEP va aussi refondre son bulletin national.

Ce 2ème Forum de la vie associative protestante avait aussi pour objet de voir de quelle manière la Fédération protestante de France, composée d'Eglises et d'associations, intègre ces dernières. Jusqu'à présent, elles devenaient membres de la FPF via des départements. Dorénavant, elles appartiendraient à un collège d'associations qui pourraient sur deux ou trois ans travailler ensemble sur une thématique, chacun apportant sa connaissance, son vécu, son réseau. La représentation du secteur associatif à l'Assemblée générale de la FPF et aux assises de la FPF se feraient au niveau du collège. Le Conseil de la Fédération protestante de France va étudier plus précisément ces modalités, le Forum ayant soulevé quelques questions.

Service biblique (faire le lien)

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Le Service biblique de la Fédération protestante de France met à votre disposition le dossier réalisé à la suite du premier week-end de formation à la lecture des textes bibliques, cycle 2001-2002 : " Entre résistances et soumissions ",

" Le livre de Qohéleth (ou l'Ecclésiaste),
entre résistances et soumissions
"

dont l'intervenant était M. Martin ROSE, professeur d'Ancien Testament à la Faculté de théologie de l'Université de Neuchâtel (Suisse).

Sommaire de ce dossier

Disponible (40 F franco de port) au Service biblique 47 rue de Clichy - 75311 Paris Cedex 09 -
Tél. 01 44 53 47 15 - Fax 01 48 74 66 31
e-mail
: fpf-bible@protestants.org

Fin de la conscription :
réaction de l'aumônerie aux armées

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Les derniers appelés ont quitté les armées fin novembre.
S'il " regrette le brassage de la population masculine d'une même classe d'âge ", le pasteur Michel Gaudry, directeur de l'aumônerie protestante aux armées, avoue " ce n'est pas un problème ". " Certes on ne remplace pas sur le plan sociologique 10 mois par 24 heures de journée d'appel préparatoire à la défense. Cependant, il faut relativiser l'armée était déjà très professionnalisée - 60% armée de l'air et de la marine, 99 % de la gendarmerie, 45 % de l'armée de terre . Pour nous, aumôniers, ce n'est donc pas une révolution ", poursuit Michel Gaudry avant de rappeler que, " le ministère auprès des personnels engagés est beaucoup plus exigeant que celui auprès des appelés, car il s'exerce dans la durée ".
Le pasteur Yves Gounelle, son prédécesseur à la direction de l'aumônerie, se souvient qu'il y a cinq ans, suite à l'annonce par Jacques Chirac de la suppression du service militaire, la Fédération protestante de France avait proposé son remplacement par 6 mois de service auprès de collectivités locales, maisons de retraites pour conserver cette notion de temps gratuit pour autrui.

Des qualités humaines

Actuellement, 60 aumôniers, dont la moitié à plein temps, accompagnent les personnels de la défense.
Michel Gaudry attend de ses aumôniers qu'ils soient disponibles et humbles . Soulignons que quatre femmes, à temps partiel, sont aumôniers aux armées ( deux dans les services de santé, une dans l'armée de l'air, une dans la gendarmerie).
Ils sont sur les terrains d'engagement partout où il y a des militaires au Kosovo, en Macédoine, en Bosnie, au Tchad, à Djibouti. L'Etat Major aux Armées compte sur les aumôniers pour une réflexion éthique et un accompagnement.

Former les aumôniers

Prévoyant, Michel Gaudry s'est lancé avec ses homologues catholiques et israélites, dans un gros effort de formation. Il fait remarquer qu'" entre 2002 et 2004, la moitié des aumôniers protestants à statut militaire devront être remplacés et que les jeunes ministres du culte à venir n'auront pas connu la conscription. "
Début novembre, une session de formation annuelle pour les nouveaux aumôniers - 2 protestants, 13 catholiques - s'est tenue à Draguignan.
" Il y a deux pôles à cette formation d'approche de la spécificité du monde militaire ", explique Michel Gaudry.
" D'une part, la connaissance du milieu militaire sur le plan administratif et technique. Ils doivent réaliser, par exemple, qu'il n'y a pas d'horaire et que la notion d'autorité est différente du civil. D'autre part, la formation dispensée sur l'art et la manière d'exercer son ministère dans ce milieu spécifique. "

L'argent, nerf de la guerre ?

Un aumônier débutant aura, durant les 6 premières années, des revenus dans un rapport de 0,8 comparés à ceux d'un pasteur de l'Eglise réformée de France et devra notamment payer son logement. Au bout de 12 ans, ceux-ci seront de 1,2. En fait, c'est dans leur retraite que les aumôniers aux armées sont avantagés par rapport aux pasteurs civils.

Suite de l'AG de la FPF 2001

Pour l'heure, la concertation avec les Unions d'Eglises quant au suivi du ministère des aumôniers, question soulevée à l'AG 2001- y compris le retour dans un ministère de son Eglise d'origine, problème d'autant plus crucial que la limite d'âge de l'aumônier militaire est fixée à 58 ans - progresse. Le pasteur Gaudry confirme qu' " une rencontre réunissant les présidents des commissions des ministères et/ou secrétaires généraux devrait se tenir au printemps 2002, sous l'égide de la Fédération protestante de France. " (Myriam Delarbre)

Disparition du pasteur
Hugues Cabrol

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Le Pasteur Hugues de CABROL est décédé le 31 octobre 2001, à l'orée de sa 93ème année.
Consacré Pasteur de l'Eglise Réformée en 1933, il était âgé de 30 ans quand, en juillet 1939, il est nommé aumônier des troupes du Liban et de Syrie. En Novembre 1941, il rejoint le Maroc, et dès 1943 est affecté à la 5° Division Blindée, avec laquelle il suivra toute la campagne de France, jusqu'en Alsace (où son attitude courageuse pendant les opérations lui vaut une Citation à l'Ordre de la Brigade, et la croix de guerre avec étoile de bronze) puis en Allemagne (où l'accompagnement des hommes pendant les combats, et souvent avec les éléments de tête, lui vaut une Citation à l'ordre de la Division, et la croix de guerre avec étoile d'argent).
A la fin de la guerre, le Pasteur de CABROL rejoint le 47 rue de Clichy, comme aumônier de liaison avec le Grand Quartier Général, et de là il part quelques mois en Indochine où la guerre a commencé. Il en revient avec la Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur.
C'est le 6 novembre 1951 que, sur proposition du Pasteur Marc BOEGNER, alors Président de la Fédération Protestante de France, le Pasteur Hugues de CABROL est nommé Directeur de l'Aumônerie Protestante pour l'Armée de Terre Outre Mer (il faut savoir qu'à cette époque, il n'existait pas d'aumônerie militaire en temps de paix en France Métropolitaine).
Guerre d'Indochine, puis guerre d'Algérie : le Pasteur de CABROL doit trouver les aumôniers, les faire engager par l'Armée de Terre alors qu'il y a peu de textes légaux utilisables, et assurer le suivi moral, spirituel, pastoral de ces aumôniers de nos unités en guerre. Il peut compter sur l'aide et l'appui permanents du Pasteur Marc BOEGNER, qui pense que c'est une des priorités du protestantisme français à cette époque.
C'est son action (en liaison avec son homologue catholique) qui conduit à la rédaction et l'adoption des textes législatifs et réglementaires qui, depuis juin 1964, régissent les aumôneries militaires. C'est donc en juin 1964 qu'il occupe le poste nouvellement créé de Directeur de l'Aumônerie Protestante aux Armées. C'est aussi à cette date là qu'il est promu Officier de la Légion d'Honneur. Atteint par la limite d'âge, le Pasteur Hugues de CABROL est mis à la retraite le 1° janvier 1967. Il rejoint alors la paroisse de langue française de Copenhague, dépendant de la CEEEFE, où il exercera le ministère pastoral avant de prendre une retraite complète dans la région d'Agen.
C'est là qu'il est décédé fin Octobre, suivant de près un autre grand ancien, le pasteur Pierre TISSOT, qui, aumônier militaire en Indochine, s'est fait parachuté sur Dien Bien Phu encerclé par les Vietmins afin d'y accompagner de son ministère nos militaires. A la chute de Dien Bien Phu (7 mai 1954), le Pasteur TISSOT, fait prisonnier, a vécu cinq mois dans les camps de rééducation des vietmins avant de pouvoir regagner la France, et son Eglise, l'EELF, au Pays de Montbéliard.
Ces deux grands anciens de l'aumônerie aux armées qui viennent de nous quitter ont, chacun à sa manière et à la place qui était la sienne, contribué à la conception de notre Aumônerie moderne, à cette règle qui veut que les aumôniers accompagnent et vivent avec les unités militaires, pour être des témoins et des annonciateurs de l'Evangile là où les hommes se trouvent. (Yves Gounelle)

VIE DES EGLISES

Comité national de la Mission populaire

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Le Comité national de la Mission populaire évangélique s'est réuni à la Fraternité de Rouen les 10 et 11 novembre 2001 sous la présidence du pasteur Bertrand Vergniol.

Il a été informé par le pasteur Jean-Jacques Demouveaux, secrétaire général en poste depuis le 1er juillet dernier, des évolutions qui touchent la vie de certains de ses postes.
Le Comité national a confirmé son intention de nommer un pasteur à son poste de Lyon-La Duchère à partir de juin 2002 en collaboration avec le dispositif protestant de la ville. Les représentants de la Fraternité de Trappes ont été reçus : le poste Mission populaire, avec le soutien institutionnel de l'Eglise réformée, y poursuit sa tâche de services dans le quartier et de présence protestante dans une cité multi-ethnique et multi-religieuse.
Le Comité national a mis en place une commission juridique. Commission qui lui permettra de faire face à la fois aux problèmes sociaux qui peuvent voir le jour dans tel ou tel poste, et aux questions liées aux différents statuts juridiques qui cohabitent au sein de la Mission populaire.
Le Comité national a partagé avec beaucoup de reconnaissance le culte de la communauté locale Mission populaire à Rouen, animé par son permanent, le pasteur Francis Muller.
Enfin après un large débat de fonds sur les enjeux de l'évangélisation dans notre société laïque et pluri-ethnique, et sur la place symbolique de la Mission populaire dans ce cadre, il a été décidé de convoquer un congrès de la Mission populaire. Celui-ci se déroulera à La Rochelle les 7, 8 et 9 juin 2003, week-end de Pentecôte.
(Bertrand Vergniol)


OEUVRES ET MOUVEMENTS

Les Eclaireurs Unionistes ont 90 ans

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C'est en 1911, que Samuel Williamson, secrétaire des sections cadettes des Unions Chrétiennes des Jeunes Gens (UCJG) structure en France les premières unités d'Eclaireurs Unionistes 90 ans plus tard, l'association, qui dénombre 8 000 membres, est bien décidée à poursuivre son oeuvre éducative. Malgré les difficultés que peuvent rencontrer tous les mouvements de jeunesse de nos jours, tels que la mobilité des jeunes ou le développement des loisirs, les Eclaireuses et Eclaireurs Unionistes sont convaincus que leur mission éducative reste d'actualité et travaillent pour que le scoutisme continue d'engendrer des adultes autonomes, responsables et solidaires.

Les Eclaireuses et Eclaireurs Unionistes orientent leur programme d'actions vers un scoutisme au service de la société, pour préparer les enfants et les adolescents à être acteurs de changements, en favorisant la rencontre, l'accueil, le civisme, la citoyenneté écologique
Cet anniversaire donne un nouvel élan aux unités elles-mêmes qui ont profité de l'événement pour rencontrer les autres associations de scoutisme
A Boulogne, St Etienne ou Paris, partout, la fête fut grande, belle et dynamisante. (Aurélie Debauge)

Une peine point barre

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une campagne contre la double peine
Plusieurs milliers de personnes de nationalité étrangère, mais dont l'essentiel de la vie est en France, sont contraintes chaque année à quitter le territoire français après avoir accompli une peine consécutive à une condamnation. Ces personnes expulsées, conjoint(e)s de Français ou parents d'enfants français, résident en France depuis longtemps, souvent depuis leur enfance. Elles ne connaissent habituellement pas le pays dont elles ont la nationalité.
Les associations des droits de l'homme -Cimade, Agir ensemble pour les droits de l'homme, Emmaüs France, Fasti, France Libertés, Gisti, Ligue des droits de l'homme, Mrap, Service national de la pastorale des migrants, Sud Ptt, Syndicat de la magistrature- lancent une campagne contre le bannissement de ces personnes, dont l'essentiel de la vie est en France, avec pour objectif qu'à une première peine, le juge et l'administration n'ajoutent pas une peine d'éloignement. Pas de double peine, pas trop de peine. Une peine, point barre. Cette campagne s'étendra du 1er décembre à l'automne 2002. Le point d'orgue étant, au moment de la rentrée parlementaire de 2002, un événement national pour réclamer la fin du bannissement.
Web : www.unepeinepointbarre.org

OecumENISME

J'étais à Lourdes, j'en suis revenu !

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par Gil Daudé
Accueilli dans le cadre du sanctuaire de Lourdes, avec tout ce qu'il faut comme hébergement, logistique et tranquillité non pas pour un pèlerinage mais pour l'assemblée des évêques. Assemblée annuelle qui rassemble pour une semaine tous les évêques de France plus quelques invités des pays voisins, le Nonce apostolique et quelques évêques ou cardinaux émérites.
Une partie des séances est réservée aux évêques (sujets délicats, élections internes), et une autre est ouverte à des invités triés sur le volet : secrétaires nationaux de la conférence épiscopale, techniciens et quelques invités des autres confessions chrétiennes.
Les journalistes prennent connaissance des travaux aux points presse réguliers, dans les couloirs et au repas offert avec les participants. Ils ont largement relayé dans les journaux. On ne revient pas sur cette information.
L'Assemblée a abordé notamment les questions de catéchèse et d'évangélisation, deux dossiers qui courent sur plusieurs années. Il a entendu le compte rendu des participants aux synode romain, revenus avec un constat : l'Eglise catholique s'universalise ! Les Evêques de plus en plus nombreux d'Europe de l'Est, d'Orient ou d'Afrique, revendiquent plus d'inculturation et bousculent le vieil occident chrétien, sa latinité et son regard par trop unilatéral sur les injustices du monde et sur l'actualité de ses derniers mois.

Quelques impressions.
Un vrai souci pastoral d'abord.

Voilà des hommes (peu de femmes évidemment, sauf à l'accueil !) portant avec prière et compétence théologique l'accompagnement des fidèles dont ils ont la charge. " Nous sommes avant tout des pasteurs ", me disait l'un d'entre eux, et cela se sent. Des hommes dont la recherche, dans leur cadre propre, est d'être plus proches des fidèles pour mieux les accompagner dans leur mission de chrétiens au coeur d'un monde en pleine recomposition. Fini l'évêque monarque, voici l'évêque serviteur de l'espérance évangélique mais tout de même chef dans son diocèse et successeur des apôtres !

Un réel souci de l'annonce de l'évangile ensuite.

On perçoit une attention toute particulière à l'évolution de notre société (nombreuses références à " la lettre aux catholiques de France " par exemple) et à la nécessaire adaptation de l'annonce de l'évangile. Un évangile qui ne soit pas un vague humanisme mais bien centré sur la personne du Christ, clairement identifié comme spécifiquement chrétien dans une société plurielle, et pour autant ouvert à l'accueil de l'autre, dans sa foi et son cheminement différents. Si repli identitaire il y a donc, c'est nettement dans la ligne de Vatican II !

Un vécu très pluriel émergeant d'un débat feutré.

Un fonctionnement à la manière des synodes ou congrès protestants : des rapporteurs, des groupes de travail, des rapports de groupes, des textes synthèses adoptés après une discussion enrichissante où chaque évêque,-cardinaux en bonne place-, y va de sa remarque, de son analyse ou de son expérience. Le tout dans une fraternité de forme et de fond, authentique et pleine d'humour. Mais cette assemblée n'avait pas à décider, du moins dans sa partie ouverte, peut-être ceci aidait-il cela.

L'omniprésence de Rome marque forcément le protestant !

Mais en deux sens : si l'on cite beaucoup Jean Paul II et les grands textes romains de référence, ce n'est pas sans distance critique, et les discussions vont bon train (même à table) sur le statut et le rôle du ministère pétrinien, sur la collégialité ou la synodalité, la subsidiarité ou l'articulation Eglise particulière-Eglise universelle.

La dimension Oecuménique n'est pas première.

On ne peut pas dire qu'elle soit au coeur de la préoccupation générale même si les relations sont généralement partout sinon fraternelles, en tout cas courtoises. Bien sûr, il y a le réflexe majoritaire. Mais il y a plus : le souci de maintenir et faire valoir la spécificité romaine dans un monde pluriel où le catholique croyant est minoritaire et mal armé pour faire entendre sa différence. Minoritaires et disséminés, les protestants pourraient partager leur longue expérience avec les frères romains.
Un souci accentué pas les thèmes abordés : la catéchèse, le dialogue inter-religieux ou la question des sacrements, clé de voûte de la spiritualité catholique et dont on craint plus que tout la banalisation. L'on insiste donc sur la dimension sacramentelle de la foi catholique, de la vie ecclésiale au ministère de l'évêque. Sans quoi, en logique catholique, le spirituel s'évade et le juridique stérilise le témoignage.

Une insistance sacramentelle, une dimension plus confessante.

Ainsi, le sacrement du mariage est réinscrit dans une perspective eucharistique, source et sommet de la vie ecclésiale. On est tenté de conditionner celui-ci comme toute participation aux sacrements à une démarche catéchétique initiale plus exigeante, tant pour les adultes que pour les enfants. On réfléchit à développer une catéchèse plus kérygmatique, plus ecclésiale, plus ancrée sur l'expérience de la rencontre personnelle du Christ et de la prière, voire même plus apologétique afin de donner aux membres de l'Eglise, minoritaires, des moyens de rendre compte de leur foi dans un contexte pluri-religieux et pluri-idéologique. Bref on aspire à devenir plus confessant (le mot a été prononcé) donc, dans une perspective romaine, plus sacramentel.

Le contexte était particulier.

On a pu lire dans la presse le communiqué final sur l'actualité " Nouveaux défis pour la paix du monde " sur les attentats du 11 septembre, le conflit au Proche-Orient ou la situation au Soudan. La maladie du Cardinal Billé a marqué profondément ses pairs. Nous l'avons aussi assuré de notre prière fraternelle et de notre reconnaissance pour la richesse du travail accompli ensemble au plan Oecuménique.
Un nouveau président de la conférence épiscopale a été élu, le Marseillais Jean-Pierre Ricard, évêque de Montpellier. Nous l'accueillons amicalement. Il sera le premier vis-à-vis de la Fédération protestante de France en Oecuménisme, par exemple dans le cadre du Conseil des Eglises Chrétiennes en France, entouré notamment du Père François St Macary, évêque de Rennes, président de la commission épiscopale pour l'unité des chrétiens, et soutenu par le nouveau secrétaire général de la conférence épiscopale, le père Stanislas Lalanne. (Gill Daudé)

Mgr Ricard,
Nouveau président de la conférence épiscopale e France

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Réunis à Lourdes du 4 au 10 novembre, les évêques catholiques français ont élu, au début de leur Assemblée plénière, Mgr Jean-Pierre Ricard comme nouveau président de la Conférence épiscopale de France.
Evêque de Montpellier, il succède au cardinal Louis-Marie Billé qui vient de démissionner pour des raisons de santé.
A la tête de la Conférence épiscopale depuis 1996, Mgr Billé, également archevêque de Lyon, a annoncé, le 24 octobre, son intention de mettre un terme à son mandat qui devait s'achever en novembre 2002.
Souffrant d'un cancer nécessitant des " soins importants dans les mois qui viennent ", selon le communiqué officiel, le cardinal Billé a souhaité se consacrer exclusivement à son diocèse.
L'annonce de la maladie du responsable catholique a suscité une énorme surprise dans les milieux religieux français.

L'élection de Mgr Ricard comme président de la Conférence épiscopale s'inscrit, en fait, dans une continuité institutionnelle. Depuis deux ans, l'évêque de Montpellier occupe le poste de vice-président aux côtés de Mgr Billé. Agé de 57 ans, Mgr Ricard est originaire de Marseille.
D'abord prêtre dans sa ville natale, il s'est beaucoup investi alors dans le dialogue Oecuménique. " C'est un très bon connaisseur du protestantisme et il a une grande attention à la problématique de l'autre ", souligne, à la correspondante d'ENI, le pasteur Michel Bertrand, ancien président du Conseil national de l'Eglise réformée de France (ERF). Pendant une dizaine d'années, les deux hommes ont animé ensemble des groupes d'études bibliques à Marseille où se retrouvaient catholiques et protestants. Décrit comme " chaleureux " et " proche des gens ", l'évêque de Montpellier, ville qui compte une importante communauté réformée et siège d'une faculté protestante de théologie, est apprécié dans les milieux protestants locaux.

L'élection de Mgr Ricard intervient au moment où les relations entre protestants et catholiques français, sans être problématiques, ne sont pas toutefois au beau fixe. Après le coup de froid suscité en l'an 2000, par la déclaration Dominus Iesus, quelques autres dossiers ont, au cours de l'année, un peu crispé le climat comme le passage au catholicisme de Michel Viot, ancien inspecteur ecclésiastique luthérien de Paris ou la décision de l'ERF d'admettre exceptionnellement à la Cène des non-baptisés. L'Eglise catholique a vivement réagi, l'été dernier, à cette décision adoptée par le synode national de l'ERF. L'organisation de cérémonies Oecuméniques ou interreligieuses à la suite des attentats du 11 septembre aux Etats-Unis et de la catastrophe de Toulouse ont également posé quelques difficultés sur le terrain.

A son poste de vice-président, Mgr Ricard a également pris en main le dossier compliqué des relations entre l'Eglise et l'Etat. Là aussi, le climat est assez tendu. L'Eglise catholique redoute une remise en cause du secret professionnel, reconnu par la législation française aux ministres du culte.
Deux affaires récentes ont avivé ses craintes. La condamnation en juin dernier à trois mois de prison avec sursis de l'évêque de Bayeux, Mgr Pierre Pican, poursuivi pour ne pas avoir signalé aux autorités les actes de pédophilie d'un prêtre de son diocèse, a constitué un premier coup de gong. La saisie des archives du tribunal ecclésiastique de Lyon a avivé la polémique.
Cette action très contestée par les évêques a eu lieu dans le cadre d'une enquête sur un membre d'une congrégation religieuse. " La justice française ne saurait à la fois reprocher à l'Eglise son inaction devant des crimes et délits commis par des clercs et venir bloquer le fonctionnement de sa justice interne quand elle la met en oeuvre ", a souligné le cardinal Billé dans son discours d'ouverture. (Bernadette Sauvaget - ENI)

Forum Oecuménique des femmes en Europe

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Des femmes chrétiennes d'Europe condamnent la violence et en appellent à la justice
La question de la violence globale est indissociable pour nous de la justice globale :
tant que l'injustice domine le monde, se développera une spirale de la violence .

Une cinquantaine de femmes de 23 pays d'Europe, coordonnatrices nationales du Forum Oecuménique de Femmes Chrétiennes d'Europe (FOFCE), réunies à Ushaw/Durham (Angleterre) fin octobre, ont adressé une déclaration aux responsables des Eglises d'Europe, aux pouvoirs politiques et aux institutions économiques. Ces femmes, représentant de nombreuses traditions chrétiennes, catholiques, orthodoxes et protestantes, " condamnent sans réserve toutes formes de terrorisme : ces actes d'inhumanité ont un coût insensé en vies humaines et constituent une violation de la volonté de Dieu ". En même temps elles sont " profondément préoccupées et troublées par les répliques militaires aux attaques terroristes ". Plusieurs d'entre elles ont l'expérience directe de conflits violents dans leur propre pays.
Citant la Béatitude, Heureux ceux qui ont faim et soif de justice , les participantes " exhortent les dirigeants du monde à ne pas diviser l'humanité et les religions entre Bien et Mal"" . Elles leur demandent d'encourager le dialogue inter-religieux dans un esprit de paix et de faire progresser la justice sociale et économique. Elles déclarent enfin " se tenir aux côtés de celles et ceux qui, dans la souffrance et dans le deuil, sont affamés de justice ; elles prient pour qu'ils soient tous rassasiés ". Ainsi sont-elles " solidaires des femmes de toutes les religions ". L'intérêt pour le FOFCE est croissant, y compris chez les femmes jeunes, dans les pays d'Europe centrale et orientale. Et la demande d'appui moral et matériel pour augmenter ses activités progresse en conséquence. Ce sont les rencontres où se découvrent nos identités et notre diversité, le dialogue Oecuménique et interreligieux, les sessions de formation (théologie et nouvelles spiritualités, animation de groupes et gestion de projets, anglais et informatique). Dans les pays d'Europe occidentale par contre, on constate un vieillissement et une diminution du nombre des membres ; les groupes des pays d'Europe méridionale ont des difficultés à vivre et pratiquer l'Oecuménisme à la base. Comme d'autres organisations, le FOFCE est freiné dans son développement par la diminution des moyens financiers des Eglises et agences donatrices.
Les projets pour les deux années à venir, menés dans toute la mesure du possible par plusieurs pays groupés en réseau, s'inscrivent dans la Décennie " Vaincre la violence " décidée à la fois par le C.O.E. et les Nations-Unies. Ils porteront en priorité sur des actions de prévention du commerce sexuel et de la prostitution. La prochaine Assemblée générale se tiendra à Prague du 25 août au 1er septembre 2002 sur le thème " Avec compassion et liberté, femmes chrétiennes, dessinons l'avenir de l'Europe ".

Pour le groupe du Forum en France : Claire-Lise OTT - 51, rue Dutot - 75015 PARIS
Le Forum Oecuménique de Femmes Chrétiennes d'Europe a été fondé en 1982 et comprend des femmes de 29 pays d'Europe.


Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org/fpf/