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Extraits du BIP 1531 du 15 au 31 Janvier 2002

Sommaire

VIE DE LA FEDERATION VIE DES EGLISES INTERNATIONAL BREVES


VIE DE LA FEDERATION

Groupe de réflexion sur la violence

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Le conseil de la Fédération protestante de France (FPF) a choisi pour thème des Assises de la FPF en 2004 : " Surmonter la violence " s'inscrivant ainsi dans la Décennie contre la violence (2001-2010) lancée par le Conseil oecuménique des Eglises (COE).
La FPF a donc constitué un groupe de réflexion qui s'est déjà réuni deux fois en novembre et décembre dernier. Détail amusant, parmi la dizaine de membres qui composent ce groupe adhoc, certains sont issus d'Eglises non membres de la FPF comme les mennonites.
Dans la séance de décembre, Edith Tartar-Goddet, psychologue et enseignante, pdte de la Fédération protestante de l'Enseignement a fait un exposé sur la violence et les adolescents montrant qu'ils sont plus souvent agressifs que violents. La violence serait néanmoins un moteur nécessaire à la vie. Le tout, c'est de la canaliser en énergie positive. Ce qu'Edith Tartar-Goddet explique lors de ses cours aux adolescents. Ex. : le matin pour se lever, la partie du cerveau à mobiliser est la même que celle où réside nos pulsions violentes. Cette énergie est très importante à l'adolescence. Une partie est utilisée à bon escient, une autre reste flottante, d'où l'agressivité. Et alors gare au passage à l'acte si l'adulte ne l'entend pas.

A suivre
Dans les projets du groupe : un dossier de réflexion " type Travail-Partage-Exclusion " pour ceux de nos lecteurs qui avaient suivi cette belle épopée. Pour les non-initiés : il s'agit de proposer à la réflexion des textes de réflexions philosophiques, théologiques, bibliques, mais aussi des témoignages, qui pourrait venir d'enseignant, de gardien d'immeubles Š en vue de proposer des pistes de réflexion aux paroisses et associations. L'idéal évidemment étant que chacun inscrive dans les deux années qui viennent le thème de la lutte contre la violence dans son programme.

France Culture : in the mood ...
Danielle Jeanne, productrice de l'émission protestante du dimanche matin à 8h30 sur France Culture, vous donne rendez-vous 6 semaines de suite avec une équipe de prédicateurs qui a cherché dans la Bible un écho de nos propres violences. Comment surmonter la violence ? Peut-elle se tourner en création positive et dynamique ? Comment trouver aujourd'hui des mots pour transmettre notre espérance, nos convictions dans les situations actuelles ? autant d'angles abordés lors de ces cultes de carême.

. dimanche 10 février : avec Samuel Coppens et Philippe Schmitter de l'ADS - centre éducatif et de formation professionnelle du Morfondé à Villeparisis (77). A partir de personnages bibliques et de témoignages actuels, "l'incohérence, source de violence".
. dimanche 17 février : avec Agnès von Kirchbach (ERF-Asnières Bois Colombes) - Jésus et la femme de la ville- qui -était- pécheresse (Luc7)
. dimanche 24 février : avec Corinne Akli (Foyer protestant d'Aubervilliers) et Jean-Pierre Sternberger (animateur biblique en région parisienne) - Du champ de Caïn au jardin des oliviers (Genèse 4 et Jean 18)
. dimanche 3 mars : avec Werner Bürki (aumônier général des prisons) et Isabelle Pierron (aumônier à la prison de Fresnes). Y a t-il une violence légitime ?- (Jésus arrêté; Jean 19)
. dimanche 10 mars : avec Jean-Daniel Causse (prof. IPT Montpellier) - La mort de Jésus sur la croix et la question "Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" (Marc 15 v33-40)
. dimanche 17 mars : avec Laurent Schlumberger (ERF) - La violence de la grâce de Dieu (Luc 14)

Sur la toile
Rendez-vous aussi dans les mois qui viennent sur le web où vous pourrez glaner des informations et nous faire part des vôtres : www.protestants.org

Qui sont les membres du Groupe de réflexion sur la violence ?
Pasteur Corinne Akli, Foyer protestant d' Aubervilliers, Mme Annie Fouquet, ministère de l'Emploi et de la Solidarité, Mme Edith Tartar-Goddet, présidente de la Fédération protestante de l'Enseignement, pasteur François Clavairoly, coordinateur du projet, M. Olivier Arnéra du Parvis des Arts à Marseille, David Berly pour la Fédération de l'Entraide protestante, Neal Blough, professeur à la Faculté de théologie de Vaux-sur-Seine, M. Fréderic de Conninck, sociologue et membre de la Commission Eglise et Société de la FPF, M. Samuel Coppens, centre éducatif et de formation de Morfondé, M. Philippe Gaudin, professeur de philosophie, M. Claude Grellier et M. Sauvage, magistrats, M. Alain Boyer, Sous-préfet à Reims et M. Jean-Phillipe Ricalens, pdt de la Commission de l'Aumônerie aux Armées de la FPF, M. Jean-Luc Mouton, journaliste, pasteur Jean-Arnold de Clermont, Pdt de la FPF, pasteur Christian Seytre , Secrétaire général de la FPF et le pasteur Gill Daudé, Relations oecuméniques de la FPF.

Proche-Orient : Lettre de la FPF à Hubert Védrine

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Le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président du Conseil de la Fédération protestante de France (FPF), a écrit au Ministre des Affaires étrangères, M. Hubert Védrine, mercredi 12 décembre 2001, pour lui faire part de " l'appréciation très favorable de notre Conseil à l'égard des prises de positions du gouvernement français, dont vous vous êtes fait le porte-parole au sujet du conflit israélo-palestinien. "
Ayant eu l'occasion de se rendre en Israël et Palestine, en juillet dernier, le pasteur J.-A. de Clermont relève que ces Eglises " avertissent avec fermeté " qu'une table ronde de négociation ne pourra être organisée que s'il y a " un engagement clairement énoncé de cessation de la politique israélienne de colonisation. "
" Nous croyons qu'il faut aujourd'hui une pression aussi forte que possible du Gouvernement français et des Gouvernements des pays européens pour redonner droit, par le dialogue et la négociation, à la politique contre la violence et la guerre " souligne le pasteur de Clermont avant de conclure " Nous connaissons des associations tant israéliennes que palestiniennes ou françaises, qui oeuvrent pour la paix et attendent beaucoup des efforts faits dans ce sens par les autorités de l'Etat français. "
Il a aussi fait part à M. Védrine de " la préoccupation de la Fédération protestante de France pour la situation en Afghanistan ". Le Conseil de la FPF, qui s'était déjà exprimé à la veille des frappes américaines "vous demande de faire tout pour que les Nations-Unies exercent leur rôle par l'intermédiaire d'un tribunal pénal international (...) en attendant que soit ratifié le traité qui institue une cour pénale internationale. "
Cette démarche du pasteur de Clermont s'inscrit dans la suite d'un Conseil de la FPF, qui s'était réuni le samedi 8 décembre.
Le BIP rendra compte régulièrement des travaux du groupe. (MD)

Radio sur le web : parce qu'elle le vaut bien !

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Vous pouvez désormais faire la grasse matinée le dimanche matin !Vous pourrez réécouter l'émission proposée à 8h30 par la Fédération protestante de France sur France Culture en consultant le site Internet www.franceculture.com, puis cliquez sur émission puis Service protestant. Pendant une semaine, vous pourrez réentendre l'émission protestante du dimanche précédent. Vous y trouverez aussi toute une série d'informations concernant non seulement l'émission en cours mais aussi sur celles à venir ou celles déjà diffusées. Les internautes pourront aussi écrire par mèl au service radio FPF pour commander un texte ... qu'on se le dise ! (MD)

Clonage : la FPF invite les protestants au débat

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Les 16 Eglises et 60 institutions, oeuvres et mouvements - représentant 500 associations - de la Fédération protestante de France (FPF) viennent de recevoir un document de réflexion sur le clonage, élaboré par la Fédération protestante. " Comme à son habitude, la FPF n'entend pas faire acte de magistère moral, ni théologique en direction de ses Eglises membres et de leurs fidèles, car telle n'est pas sa vocation. Il ne s'agit pas ici de trancher définitivement en faveur ou en défaveur de tel ou tel procédé thérapeutique, mais de suggérer quelques éléments de réponses possibles et provisoires élaborée à la lumière de la tradition biblique et théologique dont se réclame le protestantisme " prévient le préambule. Ce document ne formule pas donc pas de conclusions mais appelle à une réflexion et à un vaste débat dans les paroisses et associations protestantes.
Les questions posées au fil de ce document portent successivement sur :
- les dimensions éthique, juridique et légale de l'interdiction du clonage reproductif.
- la possibilité -ou non- de recourir aux embryons surnuméraires à des fins thérapeutiques, tant dans le domaine de la recherche que de ses applications médicales.
- la légitimité -ou non- du clonage à des fins thérapeutiques.
- les problèmes posés par le don d'ovocyte dans le but de réaliser ce type de clonage.

Les contributions, qu'elles soient individuelles ou collectives, pourront se présenter sous différentes formes : réactions d'approbations ou au contraire de contre-propositions et devront parvenir à la Fédération protestante de France, d'ici à l'automne 2002, afin de faire avancer le débat public.
Texte disponible sur le web : www.protestants.org


VIE DES EGLISES

Les inquiétantes conséquences de " l'arrêt Perruche "

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Avis de la commission d'éthique commune
Fédération des Eglises Evangéliques Baptistes
et Union des Eglises Evangéliques Libres
Le 17 novembre 2000, la Cour de cassation a rendu un arrêt jugeant que Nicolas Perruche né handicapé à la suite de la rubéole contractée par sa mère pendant sa grossesse - rubéole qui n'avait été décelée ni par son médecin ni par le laboratoire - pouvait obtenir de ces derniers " réparation du préjudice résultant de ce handicap et causé par les fautes retenues ".
Le 28 novembre 2001, la Cour de cassation a confirmé cet arrêt en indemnisant deux enfants atteints de trisomie 21 pour " préjudice de handicap " posant ainsi le principe qu'un enfant atteint d'un handicap congénital pouvait être indemnisé dès lors qu'une faute de diagnostic avait empêché sa mère de recourir à l'interruption de grossesse.

Cet arrêt a suscité une vive émotion, car il soulève de graves questions. Fonde-t-il un " droit à ne pas naître ? " Nie-t-il le droit à l'existence des personnes handicapées ? Institue-t-il un eugénisme ? Pour répondre à ces questions, il faut examiner honnêtement cet arrêt. La faute des médecins pour les juges de la Cour de cassation réside dans ce qu'ils ont empêché, involontairement, la mère " d'exercer son choix d'interrompre sa grossesse afin d'éviter la naissance d'un enfant atteint d'un handicap ". Cet arrêt ne fait donc malheureusement que confirmer la dérive eugéniste de la loi de 1975 sur l'IVG. Il réaffirme la supériorité du droit de la mère à ne pas vouloir d'un enfant handicapé sur le " droit " de cet enfant à naître, droit qui n'existe pas puisque l'enfant non-né n'a pas de statut juridique. Là où il innove c'est que ce droit est maintenant revendiqué au nom de l'enfant qui n'aurait pas dû naître, puisque la plainte a été déposée au nom de Nicolas Perruche ! Face à une telle dérive il est urgent de créer un statut juridique protégeant l'enfant à naître. Les juges de la Cour n'ont certainement pas eu l'intention de nier le droit à l'existence des personnes handicapées : il s'agissait pour eux, en accordant une indemnisation à Nicolas Perruche, de le mettre à l'abri du besoin, en particulier en cas de décès de ses parents.
Mais ils n'ont pas tenu compte de la portée sociale et symbolique de leur jugement qui rend légitime de parler des inquiétantes conséquences de l'arrêt Perruche . Socialement, il ouvre la voie à de graves dérives : augmentation du contentieux, mise en péril de la médecine prénatale par l'augmentation des primes d'assurance liées à son exercice, pression sur les médecins qui, pour se couvrir en cas d'incertitude, seront poussés à l'IVG de précaution.
Symboliquement, il contient une charge de violence à l'égard des personnes handicapées.
On peut en effet lire dans cet arrêt un message implicite des parents à l'enfant handicapé qui est : " tu n'aurais pas dû naître ". On doit respecter le cri de douleur de parents d'un enfant handicapé ; mais ce qui devient insoutenable, c'est que la justice transforme ce cri, au moins symboliquement, en un : " tu n'avais pas le droit de naître ".
On comprend l'insupportable violence ressentie par les personnes handicapées qui ont entendu dans cet arrêt un : " vous devriez être mortes " et par les parents d'enfants handicapés qui ont dû se battre pour surmonter leurs propres sentiments négatifs.

Il faut mettre un coup d'arrêt à cet engrenage de la judiciarisation du handicap congénital et cesser de faire peser moralement sur la personne née handicapée ces questions " à qui la faute ? " " qui doit payer ?". Les disciples en voyant un homme aveugle de naissance demandent à Jésus : " Qui a péché pour qu'il soit né aveugle, lui ou ses parents ? " et Jésus répond sans ambiguïté : " ni lui ni ses parents ". Est-ce une faute d'être né handicapé ? Jésus dit fermement " non !". Aujourd'hui devant une personne handicapée on demande " à qui la faute ? ", ce qui est une autre manière de dire " qui a péché ? ", et on répond : " le médecin qui l'a laissé vivre " ; et qui nous garantit que, demain, on ne dira pas aussi " c'est la faute à ses parents qui l'ont laissé vivre " ? La pression sociale est là puisque, dans l'affaire Perruche, la Caisse primaire d'assurance maladie a demandé le remboursement des prestations versées à Nicolas comme si elles étaient indues.
La puissance de la technique médicale donne l'illusion de la maîtrise sur la vie et donc nourrit le " droit " à un enfant normal et en parfaite santé. Or le handicap vient infliger un insupportable démenti à cette vision de maîtrise, à ce sentiment de " droit ".
Pour nous chrétiens, la faiblesse et le malheur ne sont pas toujours " remboursables " mais nous appellent toujours à la compassion et à l'action secourable. C'est pourquoi :

… Nous appelons tout particulièrement les chrétiens à vaincre leur peur du handicap pour considérer que la personne handicapée est leur prochain et que sa famille a besoin d'être accompagnée et aidée.

… Nous demandons que l'on continue à poser le problème du handicap congénital en terme d'aide et de solidarité sociale et non pas en terme de faute, de préjudice et de compensation à régler devant un tribunal.

… Nous souhaitons, pour mettre un terme à la dérive amorcée par l'arrêt Perruche, que soit inscrit dans la loi un article précisant que " les handicaps congénitaux d'une personne ne sauraient être assimilés à un préjudice " et que soit créé un statut juridique protégeant l'enfant à naître.

… Nous engageons la Sécurité sociale à ne pas se décharger de sa mission de solidarité nationale à l'égard des familles d'enfants handicapés. La loi de financement de la Sécurité Sociale est votée par le Parlement. C'est l'occasion de manifester une volonté politique de prendre en compte les personnes handicapées et leurs familles. … Nous plaidons enfin pour que soient poursuivis les efforts qui ont été faits pour intégrer les handicapés à l'école et dans le monde du travail. La France est par exemple très en retard dans le domaine de la prise en charge des enfants autistes.

Le 28 décembre 2001


INTERNATIONAL

Cevaa : Eglise et management

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" Eglise et management ", un thème plutôt d'actualité a réuni, pour le premier séminaire de la Cevaa sur les programmes missionnaires, une trentaine de délégués de quatre Eglises protestantes du Togo, du Bénin, du Sénégal et de la Côte d'Ivoire à Atakpamé (Togo), du 10 au 16 décembre 2001,
S'inspirant d'une relecture du prophète Néhémie, les participants ont redécouvert une autre manière d'adapter la parole de Dieu à la vie et à la gestion responsable des Eglises. Car Néhémie dérange, interroge notre projet d'Eglise, notre pratique missionnaire, notre gestion et notre façon de rendre compte de notre espérance commune. Il soulève la problématique du pouvoir et de la démocratie dans l'Eglise. C'est donc à partir d'une base théologique, qu'a été traitée la question de la transparence et de la visibilité, notamment financières, dans les Eglises.
Le séminaire n'a pas non plus occulté la réalité budgétaire de plus en plus préoccupante de la Cevaa, due en particulier à la sécularisation et à la configuration socio-religieuse et socio-politique de l'Europe. Or, c'est ensemble que ces difficultés pourront être surmontées. La Cevaa n'est pas une agence donatrice : elle est avant tout une Communauté d'Eglises où le vivre ensemble et le souci d'une mission commune priment sur l'argent.

Vision, planification, programmation, gestion de projet, suivi et évaluation : autant de concepts que les participants se sont réappropriés comme des outils de travail et de gestion de la vie de leurs Eglises. L'apport technique des consultants du SECAAR (Service Chrétien d'Appui à l'Animation Rurale) a été très utile à cet effet. Leurs interventions sur les questions techniques en matière de gestion de projets ont complété l'apport théologique d'Alain Rey, de Philippe Girardet et de Franck Adubra (Eglise Evangélique Presbytérienne du Togo), contribuant à la réussite de cette semaine de réflexion.

Les participants ont aussi fait le point sur leurs Eglises et identifié leurs faiblesses et atouts, pour mieux réorienter leur énergie et déployer leurs actions missionnaires.

Une action missionnaire dont l'histoire a été rappelée afin de replacer l'action de la Cevaa dans le mouvement missionnaire oecuménique.

Plus d'Europe ! réclament les Français

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Les Français plébiscitent l'Europe, et en redemandent ! C'est l'enseignement du sondage réalisé, fin novembre 2001, par la SOFRES pour le magazine Enjeux-Les Echos et la Fondation Robert Schuman.
Sur dix-huit compétences soumises à leur appréciation, une majorité de Français estime que onze d'entre elles seraient mieux assumées par l'Europe que par les Nations. Et non des moindres : la recherche scientifique, les droits de l'Homme, la lutte contre la criminalité et le terrorisme, la sécurité alimentaire ou l'environnement. Mais aussi la Défense, la politique étrangère, l'immigration, la politique économique et la politique de sécurité. Les opinions sont donc moins frileuses que les gouvernements ! Il ne reste donc plus que sept compétences nationales : la santé, l'amélioration du niveau de vie, la fiscalité, l'emploi et la lutte contre le chômage, l'éducation et la formation, la protection des salariés, la protection sociale. 60 % des Français (ils n'étaient que 48 % en mars 2001) estiment que la France bénéficie de son appartenance à l'Union européenne. 69 %, que l'Union est " un atout " face à la mondialisation. 61 %, que l'euro va rendre l'Europe plus forte vis-à-vis du reste du monde. Les trois symboles forts de l'Europe sont pour les Français l'euro (47 %), le drapeau européen (18 %) et le Parlement européen (15 %).
Le plus enthousiaste des Français envers l'Europe est, si l'on veut établir un portrait-robot, un homme de 18 à 24 ans ou de 50 à 64 ans, diplômé d'études supérieures, cadre ou exerçant une profession libérale et votant, s'il est de droite, plutôt Démocratie libérale ou UDF et, s'il est de gauche, plutôt socialiste, à moins qu'il ne soit écologiste. Il a, au cours de l'année écoulée, voyagé en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Belgique pour son travail ; en Espagne, en Italie et en Allemagne pour ses loisirs. Et il ne répugnerait pas à élire, un jour, un président de l'Europe au suffrage universel même si, sur ce point, l'ensemble des Français se partagent en deux parts strictement égales : 45-45. Le message adressé aux dirigeants, à six mois d'élections essentielles, est en tout cas on ne peut plus clair : l'Europe ne s'arrête pas à l'euro ! Pour les résultats complets du sondage : www.robert-schuman.org/sondage.htm


BREVES

Le forum des chrétiens élus politiques

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Pour la sixième année consécutive, proposition est faite à des élus politiques, (Maires, Conseillers municipaux, Conseillers régionaux et généraux, Députés et Sénateurs) de se rencontrer et d'échanger sur leurs pratiques et leurs références éthiques et spirituelles.

Samedi 26 janvier 2002
(de 9 h 30 à 17 h) - BORDEAUX

Renseignements :
tel. : 01 43 31 71 74 ‹ www.cef.fr/forum

Sondage des chrétiens en France

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Un total de 69 % des Français se déclarent catholiques, un chiffre stable par rapport à il y a six ans mais toujours en baisse par rapport à il y a 15 ans, selon un sondage CSA réalisé pour La Croix, qui lui a consacré quatre pages couleurs, le lundi 24 décembre 2001.
En 1994, 67 % des personnes interrogées se disaient catholiques et 81 % en 1986. Sur le total des personnes interrogées, 59 % disent pratiquer la confession catholique ­ 10 % régulièrement et 49 % occasionnellement -, 10 % indiquant ne pas être pratiquant. Les Français se disant protestants représentent 2 % de la population, comme en 1994 mais plus qu'en 1986 (1 %).
Le nombre de personnes se réclamant d'une autre religion est en forte hausse, passant de 2,5 % en 1986 à 7 % en 2001, contre 6 % en 1994. La part des non-croyants ou athées a aussi beaucoup augmenté en 15 ans passant de 15,5 % à 22 % de la population, contre 23 % en 1994.
Le sondage a été réalisé en 2001 auprès de 24.810 personnes. Vente au numéro 0,99 ? à La Croix Tel : 01 44 35 60 60

Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org/fpf/