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Extraits du BIP 1533 du 15 au 28 Février 2002

Sommaire

VIE DES EGLISES OEUVRES ET MOUVEMENTS OECUMENISME INTERNATIONAL


VIE DES EGLISES

Mission populaire évangélique

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Le Comité national de la Mission populaire évangélique s'est réuni à Paris, au Foyer évangélique de Grenelle, les 19 et 20 janvier derniers.

Poste de Trappes
Il a étudié la situation du poste Mission populaire de Trappes, fondé en concertation avec l'Eglise réformée de Versailles en 1978. Il a délégué son vice-président, Bernard Serres, et le pasteur Jean-Pierre Molina pour accompagner ce poste dans les mutations qu'il connaît. Il l'encourage à étoffer son conseil local et à se donner les moyens, en communion avec le protestantisme local, à maintenir et développer son action au sein de la ville de Trappes.
L'accompagnement scolaire, les groupes de femmes, les animations diverses sont les signes de la présence du protestantisme à travers la Mission populaire dans ce que l'on appelle un quartier difficile. Dans la situation actuelle de montée des intégrismes et du communautarisme, la Mission populaire confirme son engagement évangélique au sein de cette banlieue multi-ethnique et multi-religieuse. Et souhaite partager ses réflexions avec ses divers partenaires au sein du protestantisme et ailleurs.

Poste du Picoulet (Paris 11ième)
Le Comité national a reçu le pasteur proposant Pierre Olivier Dolino en poste depuis peu au Foyer du Picoulet. Il constate avec reconnaissance qu'il existe dans ce poste un équilibre à la fois spirituel, social et financier qui permet au projet Mission populaire de vivre dans ce quartier populaire parisien. Il encourage ses deux permanents, Pierre Vergnolle, directeur du centre social, et Pierre Olivier Dolino, pasteur, à continuer dans cette voie de présence active et d'actions sociales, tout en cherchant à agrandir la communauté porteuse.

Finances
Le Comité national a entendu un rapport complet de son trésorier, Jean Pierre Weben, sur sa situation financière. S'il existe évidemment des situations locales particulièrement fragiles ou préoccupantes, il y a également des postes qui équilibrent leurs ressources et gèrent correctement leur trésorerie. La question de fond concernant les finances est structurelle : comment éviter que l'autonomie financière des postes se traduise par un délitement de la structure nationale ? Maintenir cohésion et projet global implique une perspective évangélique claire au niveau national, un toilettage juridique de nos statuts et un fonctionnement institutionnel associatif. La perspective globale - développer une présence évangélique de partages et d'actions auprès des milieux populaires - est puisée dans le christianisme social, elle est mise en oeuvre pleinement par chaque poste selon son histoire et son implantation locale.(Bertrand Vergniol)

Session du Conseil national de l'Église réformée de France

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Paris les 25 - 27 janvier 2002
Le Conseil national de l'Église réformée de France s'est réuni sous la présidence du pasteur Marcel Manoël. L'aumônerie de cette session a été assurée par le pasteur Gilles Pivot.

1 ­ Entretien sur la vie du Conseil national et ses responsabilités

Après un semestre d'activité du Conseil élu à Soissons, cette session a été l'occasion d'un échange de vue entre les membres anciens et nouveaux sur la manière dont le Conseil exerce ses responsabilités. L'équilibre n'est pas facile à tenir entre des attentes diverses qui émanent des Eglises locales et des ministres comme des membres du Conseil eux-mêmes :
Gestion réaliste et attentive ou parole prophétique ?
Ministère d'écoute ou d'impulsion ?
Consolidation de l'unité ou accueil de la diversité ?
Disponibilité aux événements ou maintien d'une constance persévérante ?
Le ministère du Conseil national doit accepter de s'exercer dans ces diverses tensions, avec l'humour qui lui rappelle la modestie de son rôle et l'attitude de prière qui remet le gouvernement de l'Eglise à son seul chef, Jésus-Christ.
Sous la conduite du Trésorier général, le Conseil a fait le point sur la manière dont il exerce ses responsabilités dans le domaine financier et immobilier, notamment avec la collaboration de la Commission nationale des Finances. La complexification croissante de cette gestion, jointe à la difficulté de faire prendre en compte par l'administration la spécificité des associations cultuelles et de la vie de l'Eglise, nécessitent aujourd'hui beaucoup d'efforts.

2 ­ Nouvelles du C.P.L.R.

La dernière session du Conseil qui s'est tenue les 19-20 janvier a pris plusieurs décisions.
- À la suite de la démission d'Anne-Laure Danet du poste (à mi-temps) de Coordinatrice de la formation permanente des pasteurs, c'est Esther Wieland-Maret qui a été désignée pour la remplacer.
- Le Conseil a accepté la demande du pasteur Werner Jurgensen d'être déchargé de sa responsabilité de Président du C.P.L.R. au 30 juin 2002.
- Le Conseil a constaté qu'il ne pouvait pas poursuivre l'activité catéchétique commune dans le cadre de la SED. Il a décidé de son arrêt au 30 juin 2002. Il se réunira à nouveau à la fin du mois de Février pour examiner les mesures concrètes à prendre.
Le Conseil national a pris acte de ces décisions et a demandé à rencontrer immédiatement la coordination Edifier - Former pour envisager rapidement les dispositions à prendre pour assurer le service catéchétique dans notre Eglise pour une période intermédiaire.

3 ­ Rencontre avec la Coordination Edifier - Former.

Le Conseil national a donc reçu la Coordination Edifier - Former. Son président, Marc Roux, a interrogé le Conseil national sur la responsabilité confiée, pour l'avenir, à la coordination Edifier - Former en matière de catéchèse et les décisions à prendre à court et moyen terme.
Le Conseil national a rappelé que le service catéchétique commun du C.P.L.R. fonctionnait jusqu'en juin 2002. C'est dans ce cadre que sont engagés les ministres de notre Eglise mis à disposition de la SED. C'est le laps de temps que nous devons mettre à profit pour réorienter notre action catéchétique.
En lien étroit avec l'équipe nationale de catéchèse, la coordination Edifier - Former réunira les principaux acteurs locaux de la catéchèse pour vérifier avec eux la validité des convictions de base qui devraient permettre de dégager une volonté commune de reconstruire ensemble.
La coordination Edifier - Former est chargée, en concertation avec les intéressés de redéfinir les cahiers des charges de chacun des membres de l'équipe actuellement en place et de présenter ces cahiers des charges redéfinis lors de la session de mars 2002 du Conseil national.
Le Conseil national se charge d'organiser une rencontre des différents partenaires du secteur édition pour envisager les possibles synergies à développer dans ce domaine.
Le Conseil national a tenu a redit sa disponibilité pour associer à cette réflexion les Eglises qui souhaiteraient avancer en partenaires dans cette réflexion catéchétique. Il a affirmé son souci que les ministres de notre Eglise qui sont actuellement engagés dans la SED puissent être étroitement associés à tout ce temps de réflexion et puissent rapidement se situer par rapport aux perspectives retenues.

4 ­ Préparation du synode de Nîmes (9 - 12 mai 2002)
Avec la participation du modérateur élu, le pasteur Olivier Filhol, le Conseil national a revu le projet d'emploi du temps du synode. Il a précisé la composition du bureau de ce prochain synode. Le pasteur Jean-Charles Tenreiro a présenté le pré-rapport sur "Débat 2000 - 2000 débats". Le Conseil national a souhaité que ce document puisse faire clairement apparaître dans des langages renouvelés les grandes convictions de la Réforme qui ont été les bases de tout ce travail et les propositions dont l'Eglise devra se saisir pour poursuivre l'annonce de l'Evangile.
Le Conseil national a aussi examiné les réponses aux voeux des synodes régionaux qu'il présentera au prochain synode national. Il a examiné également les modifications du Règlement général d'application qu'il devra soumettre à l'examen de la commission du règlement avant de les présenter au Synode national.

5 ­ Les relations internationales.
Le Conseil national a décidé de ne pas déclarer la vacance du poste de chargé des relations internationales suite au départ du pasteur Raphaël Picon comme enseignant à l'Institut protestant de théologie. Dans l'intervalle, il a désigné un petit groupe pour assurer le suivi des relations en cours et pour travailler à la redéfinition d'un nouveau cahier des charges pour ce poste.

6 ­ La conjoncture.
Le Conseil national s'est entretenu de la situation confuse qui règne actuellement à Madagascar à la suite du premier tour des élections présidentielles. L'Eglise de Jésus-Christ à Madagascar (FJKM) se trouve très engagée dans ce scrutin avec la présence de son Vice-président parmi les cinq candidats. La laborieuse publication des résultats ne permet pas de clarifier la situation. Un second tour est annoncé dans un délai de 30 jours qui est contesté par l'opposition qui estime avoir gagné les élections au premier tour. Cette situation est à l'origine de manifestations populaires de masse qui se déroulent dans un climat tendu où l'attitude des forces de l'ordre peut à tout moment faire basculer les événements vers une violence incontrôlable. La F.P.F. a exprimé sa vive préoccupation à propos de cette situation à Madagascar auprès du ministère des affaires étrangères et souhaité qu'un contrôle plus attentif puisse être mis en place dans la perspective où un second tour devrait être organisé.
Le Conseil national a exprimé aussi sa consternation devant les incidents qui témoignent d'une détérioration des relations oecuméniques protestants - catholiques ou de leur confusion avec le dialogue inter-religieux lui aussi nécessaire. Le "Motu proprio" adressé par le Pape aux Evêques en mai 2001, récemment rendu public et qui range au nombre des délits graves susceptibles d'être commis par un prêtre, la concélébration avec un ministre "qui n'est pas dans la succession apostolique" vient confirmer cette triste situation.
Le Conseil national s'est réjoui des bonnes conditions dans lesquelles l'exercice financier 2001 s'est terminé qui témoignent de la fidélité des membres de nos Eglises soucieux de d'assurer les conditions de vie et de témoignage à l'Eglise réformée de France et à ses ministres. Il a été informé par le Trésorier général des nouvelles perspectives de la loi de finances 2002 qui améliore les conditions de déductibilité fiscale pour les dons aux Eglises et aux oeuvres mais qui - au travers des conditions posées à la reconnaissance du caractère désintéressé de la gestion des associations -fait peser de lourdes menaces sur nos associations cultuelles. La F.P.F. a adressé un courrier à l'ensemble des présidents des groupes parlementaires et demandé, sur cette question, un rendez-vous auprès du Premier ministre.

L'image, un lieu théologique ?

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Plus de 150 personnes se sont retrouvées le 15 janvier à l'Institut Catholique de Paris pour la table ronde organisée par l'Institut des Arts sacrés de la Faculté de Théologie et de Sciences Religieuses et l'Eglise réformée de France à l'occasion de la sortie de l'ouvrage en allemand du pasteur Jérôme Cottin intitulé " Le regard et la Parole : une théologie protestante de l'image " (Labor et Fides ­ 1994). Voici l'introduction à cette soirée de Jérôme Cottin.

L'image, un lieu théologique ? Ce thème a été formulé sous forme de question. Mais faut-il garder ou supprimer le point d'interrogation présent dans le titre ? Pour le catholicisme, l'interrogation tombe : l'image est un lieu théologique. Pour le protestantisme en revanche, le point d'interrogation reste. Car on peut soutenir les deux thèses opposées, et répondre aussi bien par oui que par non : non, l'image n'est pas un lieu théologique, et oui, elle l'est.

1. L'image ne rentre pas dans le champ de la théologie ; la théologie est parole de Dieu et parole sur Dieu et non une image ou représentation ; quand le Nouveau Testament dit du Christ qu'il est image de Dieu, " eikon thou theou ", c'est en tant que Parole, Logos, qu'il est image de Dieu, non en tant que figure représentée. Pour la Bible l'image est une Parole. Les Réformateurs ont souligné unanimement ce point : même pour Luther, qui est le plus favorable aux images, celles-ci relèvent des " adiaphora ", c'est-à-dire des objets secondaires, indifférents à la foi. Et je ne parle pas de Zwingli et Calvin pour lesquels l'image, c'est l'idole (encore qu'il faille nuancer dans la mesure où ils ont plusieurs fois contredit cette définition).
2. Mais on peut soutenir la thèse inverse : l'image fait partie du champ théologique. Il suffit pour cela de définir différemment le terme, finalement très flou d'image. Si l'on considère que l'image, c'est plus et autre chose que la mimesis platonicienne, que l'icône orientale, que l'image pieuse médiévale, que la fenêtre d'Alberti, alors il s'ouvre un champ immense ouvert à toutes les reprises théologiques possibles. Relèveront de l'image : la sacramentaire, le symbolique, le corps ; tout ce qui constitue le non verbal. Des domaines qui, loin d'être périphériques, sont centraux, car ils concernent l'articulation de la théologie à l'anthropologie. L'art et l'esthétique prendront naturellement leur place à l'intérieur des différentes activités humaines ouvertes à la Parole de Dieu.
3. Ce n'est pas tout. La théologie pense la foi de l'Eglise dans le monde et pour le monde. Elle doit s'intéresser au paysage social et culturel qui nous entoure. Et là, l'image est omniprésente, incontournable. Nous vivons toujours plus dans ce que Guy Debord et les situationnistes ont appelé "la société du spectacle ", c'est à dire dans une société qui se donne à voir en produisant ses doubles iconiques. Penser théologiquement l'image signifie alors revendiquer une dimension sociale, éthique, politique même, de la théologie.
4. Enfin, ultime étape, qui est en train de naître sous nos yeux : l'apparition de la communication numérique et du multimédia, c'est-à-dire d'un nouveau langage qui combine message visuel et message verbal. Nous assistons à une transformation de l'écrit qui devient visuel. Par exemple, l'icône n'est plus pour nos contemporains une image pieuse revendiquée par le christianisme oriental, mais un signe linguistique numérique omniprésent sur nos écrans d'ordinateurs. Nous assistons à une fracture entre différents messages écrits : entre l'écrit et l'écran.

L'image, un lieu théologique ? Oui, à condition de penser la foi comme une double fidélité souvent en tension : fidélité à la Parole entendue ­ le Christ annoncé - et fidélité à la Parole visible, le Christ incarné. (Jérôme COTTIN)


OEUVRES ET MOUVEMENTS

Souffrances enfouies
Mettre en mot pour prendre en compte

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Rencontre annuelle et Assemblée générale
de la Fédération de l'Entraide protestante
Nancy - 15-16-17 mars 2002

à la Maison d'Accueil - Notre Dame de l'Asnée
Villers-les-Nancy (Meurthe et Moselle)
"Dans le monde d'aujourd'hui, ce ne sont pas les machines qui tombent en panne, ce sont les êtres humains eux-mêmes" (Daniel Cohen)
Bien des personnes fréquentant des établissements et services adhérents de la Fédération de l'Entraide Protestante (patients, résidents, usagers) sont en situation de souffrance. L'exclusion, le handicap, la maladie, le grand âge font souffrir dans le corps parfois, dans la tête toujours. Ces souffrances, parfois enfouies, parfois diffuses, sont une constante à laquelle tous les acteurs de la diaconie sont confrontés.
La souffrance n'est pas seulement une notion médicale. C'est aussi une notion existentielle : tout le monde sait ce que c'est de souffrir. Mais certaines souffrances, que nous nommons psychiques, peuvent devenir infernales et empêcher de vivre. On parle de détresse psychosociale, d'anomie, de désespérance, de disqualification, dans un monde où l'individualisme est triomphant.
Souvent la société banalise ces souffrances. Elle les occulte, les nie. On détourne le regard, on camoufle, on les nomme peurs, déprimes, ruptures, chômage, maladies, démoralisation, marginalisation.
Mais que reste-t-il de la personne, du sujet, dès lors qu'on la réduit à n'être considérée que comme un malade, un handicapé, un exclu, un vieux ?
Ces souffrances, aux formes multiples, ne peuvent plus être cachées. Elles sont un message, qui nous appelle à chercher à comprendre. Elles ne nous laissent pas indemnes, que nous soyons bénévoles ou salariés de l'accueil, de l'accompagnement ou du soin. L'attention aux personnes ne nous dédouane pas d'une réflexion élargie sur les causes de ces souffrances. Nous ne pouvons pas nous contenter de réponses techniques, fractionnées, qui évacueraient leur dimension sociale, économique et existentielle.
Ces souffrances sont une clef. Alors même que la notion de santé publique disparaît des préoccupations premières, alors que la souffrance pourrait même devenir une notion à la mode, nous voulons réfléchir ensemble, et mettre en mots ces souffrances pour les prendre en compte. La faiblesse et le besoin d'amour de chacun sont au coeur de ce que nous avons tous en commun : une semblable humanité.

LES TEMPS FORTS DE LA RENCONTRE
Souffrances enfouies, mettre en mots pour prendre en compte

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Vendredi 15 mars 2002 à 20 h 30
  • " Souffrances psychiques, dites-vous ? "
    Conférence ­ débat
    (ouverte au public)
    Animée par Jean Maisondieu, psychiatre des hôpitaux à Poissy

    Samedi 16 mars 2002 à 9 h

  • " Savoir écouter, pouvoir entendre "
    Série de témoignages :
    Jean-Marc Leuthner, délégué du personnel ; Soeur Nathanaëlle, membre du comité français de soins palliatifs ; Didier Prévot, directeur de l'association tutélaire ATFPO ; Gilberte Wittmann, présidente de SOS Amitiés Nancy-Lorraine.

    Samedi 16 mars 2002 à 14 h 30

  • " Prendre en compte : pistes d'analyses et d'actions "
    Table-ronde ­ débat

    Animée par Michèle Brida, psychosociologue du travail ; Jean Furtos, psychiatre des hôpitaux ; Christian Garin, pasteur à Genève.

    Samedi 16 mars 2002 à 20 h 30 au Cinéma Caméo, Nancy
  • Histoires de vies brisées, les doubles peines de Lyon
    Projection du film de Bertrand Tavernier suivi d'un débat animé par Jean-Marc Dupeux, secrétaire général de la Cimade, avec la présence souhaitée du cinéaste.
    (ouvert au public)
    Vie de la Fédération de l'Entraide Protestante
    Vendredi 15 mars 2002 à 14 h 15, reprise et fin dimanche 17 mars 2002 à 9 h
  • Assemblée générale ordinaire
    Présentation des rapports moral, d'activité et financier. Exposé des déclarations et communiqués.

  • L'actualité médico-sociale, sociale et sanitaire
    Actualité et perspectives autour des sujets suivants : âge et dépendance, droit et demande d'asile, enfance et éducation, exclusions sociales, handicap, jeunes et insertion, soins et santé publique.

    OECUMENISME

  • Renouvellement du bureau exécutif de l'Acat
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    Lors du comité directeur de l'ACAT des 8 et 9 décembre 2001, un désaccord est apparu concernant les solutions porposées par le bureau exécutif en matière de gestion du personel du secrétairat national de l'ACAT.
    A la suite de ce désaccord, le bureau exécutif a cru devoir donner sa démission. Le comité directeur a regretté sa décision ; il a néanmoins élu un nouveau bureau exécutif qui a lui-même élu en son sein Michel freychet, pasteur protestant de l'Eglise réformée de France, comme nouveau président de l'ACAT. Les autres membres du bureau exécutif sont : Pierre-Dominique Tissot, vice-président catholique ; Yannick Provost, vice-président orthodoxe ; Philippe Louvet, vice-président protestant ; Marcelle Bertin, trésorière et Marc Zarrouati, secrétaire.
    A noter : la prochaine assemblée générale de l'ACAT
    aura lieu les 6 et 7 avril 2002 à la Grande Motte, Hérault.

  • Prophétisme et institutions :l'Acat face à sa vocation
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    colloque théologique ACAT,

    les 25 et 26 mai 2002 à Stasbourg

    Dans une société en pleine mutation, où les institutions sont en crise, que pourrait être ‹ou plutôt devrait être‹ une démarche prophétique susceptible de relever les défis auxquels se trouve confronté le monde contemporain en matière des droits de l'homme .
    Puisse cette réflexion à laquelle chacun est invité, justifier la raison d'être de notre association, l'enraciner dans sa vocation, lui apporter un nouveau souffle et contribuer ainsi à orienter les actions à entreprendre !
    Un travail préparatoire à ce colloque est proposé. Vous pouvez commander ce dossier auprès du service :
    Ventes&diffusion de l'ACAT, 7 rue Georges-Lardennois

    75019 Paris ‹ tel. : 01 40 40 42 43

    Petite unité deviendra grande

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    La qualité d'interpellation n'attend pas le nombre des années et les plus jeunes paroissiens de Sèvres et Ville d'Avray (Hauts de Seine) ont eux aussi vécu leur Semaine de prière pour l'unité des chrétiens.
    Le pasteur Nathalie Chaumet, de l'Eglise réformée de France et son équipe de catéchètes ont organisé une rencontre oecuménique pour les 11-12 ans en deux temps. Il y eût la rencontre des jeunes avec le pasteur Gill Daudé, responsable des Relations oecuméniques de la Fédération protestante de France qui a testé leurs connaissances sur les diverses dénominations chrétiennes, montré la diversité dans la Bible, évoqué l'histoire de l'Eglise, des schismes et les perspectives missionnaires. Quelques jours plus tard, rendez-vous avec les copains catholiques qui étaient accompagnés par leur aumônier et leurs catéchètes.
    Le pasteur et le prêtre ont tout d'abord présenté leur ministère. Les jeunes étaient très désireux d'en connaître les différences, les « petits » protestants ne pouvant résister à interpeller le prêtre sur « Pourquoi ne pouvons nous pas communier avec vous ? Pourquoi ce culte à Marie alors que nous, on parle directement à Dieu ?
    Mais il y eût aussi des chants, des bougies. Ils en ont profité pour étudier quelques passages bibliques où la lumière est évoquée...
    Les adultes réfléchissent déjà à une prochaine rencontre dans l'année. Petite unité deviendra grande !

    INTERNATIONAL

    Elections à Madagascar : le COE salue les Eglises

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    Alors que le mouvement de protestation contre les résultats préliminaires du scrutin présidentiel à Madagascar se poursuivait, le secrétaire général adjoint du Conseil oecuménique des Eglises (COE), Georges Lemopoulos, a
    exhorté les responsables politiques du pays à mettre tout en oeuvre pour que le processus démocratique soit pleinement respecté. " Nous demandons à ceux qui sont chargés du maintien de l'ordre public d'éviter l'utilisation des moyens violents pour contenir ou empêcher les expressions des sentiments des populations ", écrit M. Lemopoulos dans la lettre ouverte qu'il a adressée, vendredi 25 janvier, aux responsables des Eglises membres du COE à Madagascar.
    M. Lemopoulos salue aussi les Eglises qui ont oeuvré pour des élections pacifiques et démocratiques : " Peu d'Eglises en Afrique ont une expérience aussi riche que la vôtre dans le domaine de la médiation entre le peuple et les autorités politiques, et sont aussi bien placées que vous pour jouer ce rôle. "

    Les mouvements de protestation ont éclaté dans la capitale malgache d'Antananarivo le 16 décembre dernier, à l'annonce des résultats préliminaires de l'élection présidentielle. Les manifestants accusent le gouvernement de truquer le résultat des urnes en faveur du président sortant Didier Ratsiraka. Les résultats officiels du scrutin annoncés par la Haute Cour constitutionnelle de Madagascar, lundi 28 janvier ont engendré grèves et manifestations. Plus de 500.000 personnes ont fait une marche pour leur champion en scandant " Marc, président " jusque devant les bâtiments de la radio et télévision. Le second tour est prévu le 24 février 2002. M. Ravalomanana a rejeté ce second tour, ainsi que les résultats officiels publiés vendredi par la Haute Cour constitutionnelles le plaçant en tête du premier tour du 16 décembre avec 46,21 % des voix contre 40, 89 % à son rival. Il estime l'avoir emporté dès le 16 décembre à la majorité absolue avec 52, 15 % des suffrages.
    Protestant très pratiquant, il est devenu vice-président de l'Eglise de Jésus-Christ à Madagascar (FJKM, Eglise réformée) et a gagné le soutien de toutes les Eglises chrétiennes du pays, y compris catholique. Son slogan électoral était celui d'un prédicateur, tiré de l'Evangile selon Saint Marc (9.23) " Tout est possible à celui qui croit ". La légende du petit laitier qui a bâti le premier groupe agro-alimentaire du pays a aussi sa face cachée : ses méthodes de gestion lui ont valu un redressement fiscal de 51, 5 millions d'euros et des soucis à la Mairie d'Antananarivo, après l'expulsion sans ménagement d'un millier de mal-logés. Dans ses usines le culte hebdomadaire est imposé et seuls les chrétiens sont embauchés. (avec ENI et AFP) (lire aussi BIP 1532)

    Voici l'intégralité de la lettre de M. Lemopoulos :
    "Le Conseil oecuménique des Eglises suit avec une inquiétude grandissante la polémique et le mécontentement d'une large partie de la population malgache au sujet de l'élection présidentielle à Madagascar. Nous sommes conscients des efforts que vous, dirigeants de nos Eglises membres, avez faits et continuez de faire pour guider le processus électoral afin qu'il soit pacifique et que la volonté du peuple telle qu'elle a été exprimée par
    les bulletins de vote soit respectée. Peu d'Eglises en Afrique ont une expérience aussi riche que la vôtre dans le domaine de la médiation entre le peuple et les autorités politiques, et sont aussi bien placées que vous pour jouer ce rôle.

    Nous avons appris que la Haute Cour a annoncé qu'elle rendra publics les résultats officiels du premier tour de l'élection présidentielle lundi 28 janvier prochain, qu'elle a refusé de prendre en compte les éléments recueillis par le Conseil national des élections, et que l'éventualité d'une décision qui rendrait caduque la tenue d'un deuxième tour suscite des manifestations populaires importantes, à Antananarivo et dans les Provinces. Nous comprenons que cette situation préoccupante peut déboucher sur une crise politique majeure qu'il serait difficile de contrôler et dont souffriraient le pays et la population.

    Par l'intermédiaire de cette lettre ouverte, nous en appelons aux responsables politiques qui détiennent le pouvoir à Madagascar de tout faire pour que le processus démocratique soit pleinement respecté. Nous demandons à ceux qui sont chargés du maintien de l'ordre public d'éviter l'utilisation des moyens violents pour contenir ou empêcher les expressions des sentiments de la population. Nous vous assurons de notre solidarité et de nos prières pour vous, pour le peuple malgache et pour ses dirigeants politiques en ces temps d'épreuve. Nous nous tenons prêts à vous aider dans vos efforts vers un avenir marqué par la paix sociale et politique et par l'harmonie dans votre pays bien-aimé."

    Alaska : les Eglises lancent une pub pour l'environnement

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    Le Conseil national des Eglises des Etats-Unis s'est associé à un groupe de défense de l'environnement pour lancer une campagne publicitaire faisant la promotion de solutions de rechange au projet controversé de forages pétroliers dans une réserve naturelle en Alaska.
    La première campagne jamais lancée à la télévision et dans les journaux par le Conseil des Eglises et le Sierra Club, l'une des plus anciennes organisations de défense de l'environnement aux Etats-Unis, affirme que les forages pétroliers dans des "sites particuliers" comme la réserve naturelle nationale en Alaska n'apporteront pas la réponse aux besoins énergétiques du pays.
    Le président George W. Bush soutient le projet mais les défenseurs de l'environnement soulignent que le forage pourrait mettre en péril l'écosystème de la région. Le Sénat des Etats-Unis devait se prononcer prochainement sur l'exploitation pétrolière dans cette réserve.

    La campagne publicitaire indique que l'on peut répondre aux besoins énergétiques des Etats-Unis en recourant à "des technologies efficaces comme l'énergie solaire, plus rapides, plus propres, moins chères et plus sûres, et à des sources d'énergie alternatives comme le soleil et le vent". Les annonces évoquent les déclarations bibliques appelant à protéger la création, et citent une prière juive. "C'est un monde magnifique que je vous ai donné. Prenez-en soin ; ne le détruisez pas."
    Cette initiative s'inscrit dans le cadre des efforts déployés ces dernières années par le Conseil des Eglises pour accorder une plus grande attention à la protection de l'environnement. Ainsi, au cours des dix dernières années, les communautés religieuses des Etats-Unis sont devenues des avocats de la défense de l'environnement.
    "Les croyants prennent au sérieux le mandat biblique - être les intendants de la création, en trouvant des moyens plus crédibles, plus propres et plus sûrs de répondre à nos besoins sans mettre en péril les dons irremplaçables de la nature qui ont été confiés à notre nation", a souligné Robert Edgar, secrétaire général du Conseil. (BIP/ENI)

    Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org/fpf/