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Poste du Picoulet (Paris 11ième)
Le Comité national a reçu le pasteur proposant Pierre Olivier Dolino en poste depuis peu au Foyer du Picoulet. Il constate avec reconnaissance qu'il existe dans ce poste un équilibre à la fois spirituel, social et financier qui permet au projet Mission populaire de vivre dans ce quartier populaire parisien. Il encourage ses deux permanents, Pierre Vergnolle, directeur du centre social, et Pierre Olivier Dolino, pasteur, à continuer dans cette voie de présence active et d'actions sociales, tout en cherchant à agrandir la communauté porteuse.
4 Préparation du synode de Nîmes (9 - 12 mai 2002)
Avec la participation du modérateur élu, le pasteur Olivier Filhol, le Conseil national a revu le projet d'emploi du temps du synode. Il a précisé la composition du bureau de ce prochain synode. Le pasteur Jean-Charles Tenreiro a présenté le pré-rapport sur "Débat 2000 - 2000 débats". Le Conseil national a souhaité que ce document puisse faire clairement apparaître dans des langages renouvelés les grandes convictions de la Réforme qui ont été les bases de tout ce travail et les propositions dont l'Eglise devra se saisir pour poursuivre l'annonce de l'Evangile.
Le Conseil national a aussi examiné les réponses aux voeux des synodes régionaux qu'il présentera au prochain synode national. Il a examiné également les modifications du Règlement général d'application qu'il devra soumettre à l'examen de la commission du règlement avant de les présenter au Synode national.
5 Les relations internationales.
Le Conseil national a décidé de ne pas déclarer la vacance du poste de chargé des relations internationales suite au départ du pasteur Raphaël Picon comme enseignant à l'Institut protestant de théologie. Dans l'intervalle, il a désigné un petit groupe pour assurer le suivi des relations en cours et pour travailler à la redéfinition d'un nouveau cahier des charges pour ce poste.
6 La conjoncture.
Le Conseil national s'est entretenu de la situation confuse qui règne actuellement à Madagascar à la suite du premier tour des élections présidentielles. L'Eglise de Jésus-Christ à Madagascar (FJKM) se trouve très engagée dans ce scrutin avec la présence de son Vice-président parmi les cinq candidats. La laborieuse publication des résultats ne permet pas de clarifier la situation. Un second tour est annoncé dans un délai de 30 jours qui est contesté par l'opposition qui estime avoir gagné les élections au premier tour. Cette situation est à l'origine de manifestations populaires de masse qui se déroulent dans un climat tendu où l'attitude des forces de l'ordre peut à tout moment faire basculer les événements vers une violence incontrôlable. La F.P.F. a exprimé sa vive préoccupation à propos de cette situation à Madagascar auprès du ministère des affaires étrangères et souhaité qu'un contrôle plus attentif puisse être mis en place dans la perspective où un second tour devrait être organisé.
Le Conseil national a exprimé aussi sa consternation devant les incidents qui témoignent d'une détérioration des relations oecuméniques protestants - catholiques ou de leur confusion avec le dialogue inter-religieux lui aussi nécessaire. Le "Motu proprio" adressé par le Pape aux Evêques en mai 2001, récemment rendu public et qui range au nombre des délits graves susceptibles d'être commis par un prêtre, la concélébration avec un ministre "qui n'est pas dans la succession apostolique" vient confirmer cette triste situation.
Le Conseil national s'est réjoui des bonnes conditions dans lesquelles l'exercice financier 2001 s'est terminé qui témoignent de la fidélité des membres de nos Eglises soucieux de d'assurer les conditions de vie et de témoignage à l'Eglise réformée de France et à ses ministres. Il a été informé par le Trésorier général des nouvelles perspectives de la loi de finances 2002 qui améliore les conditions de déductibilité fiscale pour les dons aux Eglises et aux oeuvres mais qui - au travers des conditions posées à la reconnaissance du caractère désintéressé de la gestion des associations -fait peser de lourdes menaces sur nos associations cultuelles. La F.P.F. a adressé un courrier à l'ensemble des présidents des groupes parlementaires et demandé, sur cette question, un rendez-vous auprès du Premier ministre.
L'image, un lieu théologique ?
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Plus de 150 personnes se sont retrouvées le 15 janvier à l'Institut Catholique de Paris pour la table ronde organisée par l'Institut des Arts sacrés de la Faculté de Théologie et de Sciences Religieuses et l'Eglise réformée de France à l'occasion de la sortie de l'ouvrage en allemand du pasteur Jérôme Cottin intitulé " Le regard et la Parole : une théologie protestante de l'image " (Labor et Fides 1994). Voici l'introduction à cette soirée de Jérôme Cottin.
L'image, un lieu théologique ? Ce thème a été formulé sous forme de question. Mais faut-il garder ou supprimer le point d'interrogation présent dans le titre ? Pour le catholicisme, l'interrogation tombe : l'image est un lieu théologique. Pour le protestantisme en revanche, le point d'interrogation reste. Car on peut soutenir les deux thèses opposées, et répondre aussi bien par oui que par non : non, l'image n'est pas un lieu théologique, et oui, elle l'est.
1. L'image ne rentre pas dans le champ de la théologie ; la théologie est parole de Dieu et parole sur Dieu et non une image ou représentation ; quand le Nouveau Testament dit du Christ qu'il est image de Dieu, " eikon thou theou ", c'est en tant que Parole, Logos, qu'il est image de Dieu, non en tant que figure représentée. Pour la Bible l'image est une Parole. Les Réformateurs ont souligné unanimement ce point : même pour Luther, qui est le plus favorable aux images, celles-ci relèvent des " adiaphora ", c'est-à-dire des objets secondaires, indifférents à la foi. Et je ne parle pas de Zwingli et Calvin pour lesquels l'image, c'est l'idole (encore qu'il faille nuancer dans la mesure où ils ont plusieurs fois contredit cette définition).
2. Mais on peut soutenir la thèse inverse : l'image fait partie du champ théologique. Il suffit pour cela de définir différemment le terme, finalement très flou d'image. Si l'on considère que l'image, c'est plus et autre chose que la mimesis platonicienne, que l'icône orientale, que l'image pieuse médiévale, que la fenêtre d'Alberti, alors il s'ouvre un champ immense ouvert à toutes les reprises théologiques possibles. Relèveront de l'image : la sacramentaire, le symbolique, le corps ; tout ce qui constitue le non verbal. Des domaines qui, loin d'être périphériques, sont centraux, car ils concernent l'articulation de la théologie à l'anthropologie. L'art et l'esthétique prendront naturellement leur place à l'intérieur des différentes activités humaines ouvertes à la Parole de Dieu.
3. Ce n'est pas tout. La théologie pense la foi de l'Eglise dans le monde et pour le monde. Elle doit s'intéresser au paysage social et culturel qui nous entoure. Et là, l'image est omniprésente, incontournable. Nous vivons toujours plus dans ce que Guy Debord et les situationnistes ont appelé "la société du spectacle ", c'est à dire dans une société qui se donne à voir en produisant ses doubles iconiques. Penser théologiquement l'image signifie alors revendiquer une dimension sociale, éthique, politique même, de la théologie.
4. Enfin, ultime étape, qui est en train de naître sous nos yeux : l'apparition de la communication numérique et du multimédia, c'est-à-dire d'un nouveau langage qui combine message visuel et message verbal. Nous assistons à une transformation de l'écrit qui devient visuel. Par exemple, l'icône n'est plus pour nos contemporains une image pieuse revendiquée par le christianisme oriental, mais un signe linguistique numérique omniprésent sur nos écrans d'ordinateurs. Nous assistons à une fracture entre différents messages écrits : entre l'écrit et l'écran.
L'image, un lieu théologique ? Oui, à condition de penser la foi comme une double fidélité souvent en tension : fidélité à la Parole entendue le Christ annoncé - et fidélité à la Parole visible, le Christ incarné. (Jérôme COTTIN)
Samedi 16 mars 2002 à 9 h
Samedi 16 mars 2002 à 14 h 30
les 25 et 26 mai 2002 à Stasbourg
Dans une société en pleine mutation, où les institutions sont en crise, que pourrait être ‹ou plutôt devrait être‹ une démarche prophétique susceptible de relever les défis auxquels se trouve confronté le monde contemporain en matière des droits de l'homme .
Puisse cette réflexion à laquelle chacun est invité, justifier la raison d'être de notre association, l'enraciner dans sa vocation, lui apporter un nouveau souffle et contribuer ainsi à orienter les actions à entreprendre !
Un travail préparatoire à ce colloque est proposé. Vous pouvez commander ce dossier auprès du service :
Ventes&diffusion de l'ACAT, 7 rue
Georges-Lardennois
Les mouvements de protestation ont éclaté dans la capitale malgache d'Antananarivo le 16 décembre dernier, à l'annonce des résultats préliminaires de l'élection présidentielle. Les manifestants accusent le gouvernement de truquer le résultat des urnes en faveur du président sortant Didier Ratsiraka. Les résultats officiels du scrutin annoncés par la Haute Cour constitutionnelle de Madagascar, lundi 28 janvier ont engendré grèves et manifestations. Plus de 500.000 personnes ont fait une marche pour leur champion en scandant " Marc, président " jusque devant les bâtiments de la radio et télévision. Le second tour est prévu le 24 février 2002. M. Ravalomanana a rejeté ce second tour, ainsi que les résultats officiels publiés vendredi par la Haute Cour constitutionnelles le plaçant en tête du premier tour du 16 décembre avec 46,21 % des voix contre 40, 89 % à son rival. Il estime l'avoir emporté dès le 16 décembre à la majorité absolue avec 52, 15 % des suffrages.
Protestant très pratiquant, il est devenu vice-président de
l'Eglise de Jésus-Christ à Madagascar (FJKM, Eglise réformée) et a gagné le
soutien de toutes les Eglises chrétiennes du pays, y compris catholique. Son
slogan électoral était celui d'un prédicateur, tiré de l'Evangile selon Saint
Marc (9.23) " Tout est possible à celui qui croit ". La légende du petit laitier
qui a bâti le premier groupe agro-alimentaire du pays a aussi sa face cachée :
ses méthodes de gestion lui ont valu un redressement fiscal de 51, 5 millions
d'euros et des soucis à la Mairie d'Antananarivo, après l'expulsion sans
ménagement d'un millier de mal-logés. Dans ses usines le culte hebdomadaire est
imposé et seuls les chrétiens sont embauchés. (avec ENI et AFP) (lire aussi BIP
1532)
Voici l'intégralité de la lettre de M. Lemopoulos :
"Le Conseil oecuménique des Eglises suit avec une inquiétude grandissante la polémique et le mécontentement d'une large partie de la population malgache au sujet de l'élection présidentielle à Madagascar. Nous sommes conscients des efforts que vous, dirigeants de nos Eglises membres, avez faits et continuez de faire pour guider le processus électoral afin qu'il soit pacifique et que la volonté du peuple telle qu'elle a été exprimée par
les
bulletins de vote soit respectée. Peu d'Eglises en Afrique ont une expérience aussi riche que la vôtre dans le domaine de la médiation entre le peuple et les autorités politiques, et sont aussi bien placées que vous pour jouer ce rôle.
Nous avons appris que la Haute Cour a annoncé qu'elle rendra publics les résultats officiels du premier tour de l'élection présidentielle lundi 28 janvier prochain, qu'elle a refusé de prendre en compte les éléments recueillis par le Conseil national des élections, et que l'éventualité d'une décision qui rendrait caduque la tenue d'un deuxième tour suscite des manifestations populaires importantes, à Antananarivo et dans les Provinces. Nous comprenons que cette situation préoccupante peut déboucher sur une crise politique majeure qu'il serait difficile de contrôler et dont souffriraient le pays et la population.
Par l'intermédiaire de cette lettre ouverte, nous en appelons aux responsables politiques qui détiennent le pouvoir à Madagascar de tout faire pour que le processus démocratique soit pleinement respecté. Nous demandons à ceux qui sont chargés du maintien de l'ordre public d'éviter l'utilisation des moyens violents pour contenir ou empêcher les expressions des sentiments de la population.
Nous vous assurons de
notre solidarité et de nos prières pour vous, pour le peuple malgache et pour
ses dirigeants politiques en ces temps d'épreuve. Nous nous tenons prêts à vous
aider dans vos efforts vers un avenir marqué par la paix sociale et politique et
par l'harmonie dans votre pays bien-aimé."
Alaska : les Eglises lancent une pub pour l'environnement
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Le Conseil national des Eglises des Etats-Unis s'est associé à un groupe de défense de l'environnement pour lancer une campagne publicitaire faisant la promotion de solutions de rechange au projet controversé de forages pétroliers dans une réserve naturelle en Alaska.
La première campagne jamais lancée à la télévision et dans les journaux par le Conseil des Eglises et le Sierra Club, l'une des plus anciennes organisations de défense de l'environnement aux Etats-Unis, affirme que les forages pétroliers dans des "sites particuliers" comme la réserve naturelle nationale en Alaska n'apporteront pas la réponse aux besoins énergétiques du pays.
Le
président George W. Bush soutient le projet mais les défenseurs de
l'environnement soulignent que le forage pourrait mettre en péril l'écosystème
de la région. Le Sénat des Etats-Unis devait se prononcer prochainement sur
l'exploitation pétrolière dans cette réserve.
La campagne publicitaire indique que l'on peut répondre aux besoins énergétiques des Etats-Unis en recourant à "des technologies efficaces comme l'énergie solaire, plus rapides, plus propres, moins chères et plus sûres, et à des sources d'énergie alternatives comme le soleil et le vent". Les annonces évoquent les déclarations bibliques appelant à protéger la création, et citent une prière juive. "C'est un monde magnifique que je vous ai donné. Prenez-en soin ; ne le détruisez pas."
Cette initiative s'inscrit dans le cadre des efforts déployés ces dernières années par le Conseil des Eglises pour accorder une plus grande attention à la protection de l'environnement. Ainsi, au cours des dix dernières années, les communautés religieuses des Etats-Unis sont devenues des avocats de la défense de l'environnement.
"Les croyants
prennent au sérieux le mandat biblique - être les intendants de la création, en
trouvant des moyens plus crédibles, plus propres et plus sûrs de répondre à nos
besoins sans mettre en péril les dons irremplaçables de la nature qui ont été
confiés à notre nation", a souligné Robert Edgar, secrétaire général du
Conseil. (BIP/ENI)
Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org/fpf/