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Extraits du BIP 1534 du 1er au 15 Mars 2002

Sommaire

VIE DE LA FEDERATION VIE DES EGLISES VIE DES REGIONS OEUVRES ET MOUVEMENTS BREVES


VIE DE LA FEDERATION

Divorce pour faute
réflexions protestantes

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Pourquoi les Eglises s'intéressent à la réforme des procédures de divorce...

 Avant toute chose, il faut rappeler que les Eglises protestantes n'ont jamais considéré le mariage comme un sacrement : ce ne sont ni la cérémonie à l'église ni l'échange de promesses devant un ministre du culte qui le constituent. Le mariage est fait de tout ce qui conduit un homme et une femme à vouloir s'unir pour construire un avenir commun dans la durée, l'amour mutuel, la fidélité, en acceptant, s'ils ont des enfants, la responsabilité de parents. Un mariage implique sa publicité. Dans notre pays, cette publicité est normalement assurée à la Mairie. C'est dans cette optique d'un mariage considéré comme un acte civil, qu'elles s'intéressent à la modification de la loi sur le divorce.

 Dans leur pratique pastorale, les Eglises protestantes de France rencontrent les souffrances conjugales et familiales de ceux qui se confient à elles. En particulier, les Eglises ne peuvent pas rester indifférentes aux difficultés des couples dont elles ont un jour béni le mariage. Le divorce est toujours un échec qui ne saurait être encouragé ou banalisé 1. Mais il est aussi des situations familiales dramatiques (pour les conjoints et leurs enfants) dans lesquelles le divorce doit être reconnu comme étant le moindre mal, après qu'aient été épuisées toutes les ressources du conseil conjugal et/ou de la décision d'aide personnelle. Si la séparation devient inéluctable, le recours au divorce ne doit pas ajouter de la souffrance supplémentaire à cause de la procédure choisie : le divorce pour faute est souvent un enfer où le couple continue la guerre conjugale jusqu'à épuisement des uns et des autres. C'est pourquoi les Eglises protestantes de France sont favorables à une réforme de la procédure actuelle du divorce pour faute. Mais pas n'importe comment ni à n'importe quel prix !

 Ci-dessous nous proposons des pistes de réflexion et de mise en oeuvre fondées sur les valeurs auxquelles les protestants sont attachés : liberté, responsabilité, solidarité, respect de l'autre en tant que prochain. Et ce jusqu'au bout de la relation. Même si c'est le divorce.

*   *   *

 La proposition de loi portant sur la réforme du divorce et adoptée par l'Assemblée Nationale2 en première lecture le 10 octobre 2001 ramène les procédures à deux possibilités : le divorce par consentement mutuel et le divorce pour rupture irrémédiable du lien conjugal.

 Mais qu'en est-il quand l'un des deux conjoints d'un couple ne veut pas divorcer ? Il n'aura pas le choix et ne pourra refuser la demande unilatérale : le divorce sera devenu un droit imprescriptible de l'individu. La ministre de la Justice, Mme Marilyse Lebranchu, le résume ainsi : " Nous introduisons un véritable droit au divorce, fondé sur le seul constat de la fin du couple ".

 Cette réforme du divorce pour faute nous semble sacrifier à l'air du temps qui a tendance à privilégier l'individu et son autonomie au détriment de sa responsabilité vis-à-vis de la collectivité. Ce glissement conduit vers une société où l'individu n'a que des droits et le groupe n'a que des devoirs et bien des signes montrent que cette idéologie accélère la déliaison sociale. De plus, cette réforme participe d'une illusion, celle qui consiste à croire que, si déjà on n'arrive pas à vivre un mariage satisfaisant, au moins organiser un divorce réussi et  non conflictuel !

 Mais n'est-ce pas là prendre ses illusions et ses rêves pour la réalité et méconnaître les mécanismes psychiques et relationnels qui sont mobilisés quand il s'agit d'une séparation affective ? Ce n'est pas la procédure en tant que telle qui est traumatisante, mais bien la situation de rupture, surtout si elle est unilatérale. Il ne faut donc pas que la procédure ajoute de la souffrance à la souffrance, et c'est bien cela la préoccupation positive des auteurs de ce projet de réforme du divorce.

1. LE DIVORCE POUR " FAUTE "
 Cette procédure contentieuse est choisie actuellement par 46 % des couples en instance de divorce, et pourtant  la moitié de ces divorces se terminent en torts partagés. Il faut donc sérieusement se poser la question du pourquoi de ce recours massif au contentieux alors que les procédures " à l'amiable " sont théoriquement à la portée de tous les couples !

 Le divorce pour faute permettait jusque-là, en quelque sorte, de " ritualiser " et de mettre en scène le conflit dans un cadre judiciaire qui avait, tant bien que mal, le souci d'une certaine justice. Il rappelait que la transgression ou le non-respect de l'engagement pris, formulé par les articles de loi du code civil régissant le mariage n'était pas sans conséquences, mais était pris en considération pour rendre justice à la personne objectivement lésée (trahie, quittée, humiliée, parfois battue, etc.). Le divorce pour faute donnait poids notamment aux articles 212 et 215 du code civil qui mentionnent les devoirs de fidélité, de secours, d'assistance, et de communauté de vie pour les époux. La loi remplit sa fonction quand elle protège les personnes, et d'abord les plus vulnérables.

  Si le non respect de la loi n'est plus une faute, donc s'il n'est plus à sanctionner, la loi elle-même perd son sens et sa raison d'être, et le cadre juridique protecteur du mariage devient sans fondement. Des juristes et des politiques font remarquer que : " s'il n'y a plus de sanctions, il n'y a plus de devoirs " et " reconnaître à chaque époux le droit discrétionnaire de reprendre sa liberté aboutirait à rétablir le droit à la répudiation et à transformer le mariage en union libre ". Dans cette optique, le mariage deviendra un contrat parmi d'autres contrats.

 De plus, il y a tout lieu de penser que, si la procédure de divorce pour faute est simplement abandonnée, la bataille conjugale des divorçants continuera sur d'autres terrains, avec d'autres armes, et les enfants en seront encore davantage les otages. Il nous semble indispensable de donner l'occasion aux époux d'exprimer et de formaliser leurs griefs afin de pouvoir faire leur travail de deuil de leur relation.

 C'est notamment pour ces raisons-là que la commission Dekeuwer-Defossez, chargée en 1999 par Mme Elisabeth Guigou de rédiger des propositions pour un nouveau droit de la famille, était contre la suppression du divorce pour faute, et a proposé des aménagements dédramatisants de cette procédure qu'elle considérait comme restant utile dans bien des situations.

II. POUR UNE REFORME DE LA PROCEDURE DU DIVORCE POUR FAUTE.
 Il s'agit d'imaginer et de mettre en place une procédure qui ait pour effet d'apaiser les conflits et de satisfaire au mieux possible le besoin de justice des époux et des familles. Nous reprenons pour cela en bonne partie les propositions du rapport Dekeuwer-Defossez.

a) Conserver le divorce pour rupture de la vie commune avec quatre aménagements :
- Réduire à 3 ans le délai entre la séparation de fait et le divorce.
- Le demandeur supporte toutes les charges et frais du divorce.
- Le demandeur ne peut en aucun cas obtenir de prestation compensatoire.
- Le juge peut refuser le divorce si le défendeur fait état de conséquences matérielles ou morales d'une exceptionnelle dureté.
Avec ces changements, ce divorce deviendra peu à peu un divorce pour cause objective.

b) Améliorer le divorce pour faute par les dispositions suivantes :
- Pour éradiquer toute idée de " prime " au divorce pour faute, supprimer le lien quasi automatique entre les fautes retenues et les incidences financières en basant les décisions de justice sur la situation actuelle et objective des époux, de façon à assurer la sécurité matérielle qu'il peuvent chacun escompter.
- Développer les Services de conseil conjugal et familial et généraliser le recours au médiateur familial tout au long de la procédure pour disposer d'un lieu de parole ou le conflit peut se dire, et le deuil de la relation s'élaborer.
- Limiter la durée de la procédure dans le temps (18 mois par exemple).
- Supprimer l'obligation pour les époux d'énoncer la cause de divorce dès leur requête initiale (qui est trop souvent une véritable déclaration de guerre) et la reporter après l'audience de conciliation.
- Maintenir la liberté, à la demande des époux, de ne pas énoncer les fautes dans le jugement.

Toutes ces mesures peuvent contribuer à une responsabilisation des individus et à une pacification, même relative, de ce qui restera dans la vie des couples et des familles qui traversent l'épreuve du divorce une blessure que seul le temps et la parole assumée pourront cicatriser peu à peu.
Quoi que le législateur fasse, il n'y aura pas vraiment de divorce heureux !

Texte présenté au Conseil de la Fédération protestante de France des 12-13 janvier 2002
et mis en forme par le Bureau de la FPF ‹ février 2002

1 Toutefois, parce que la communauté des chrétiens vit du pardon de Dieu, les Eglises protestantes acceptent, le moment venu, la possibilité de bénir une nouvelle union.
2 Passe au Sénat le 21 février, en 1ère lecture.
3 Nous nous sommes heurtés, dans notre réflexion, à une difficulté sémantique. Nous avons gardé le terme " faute " dans son acceptation comme l'on parle d'une faute d'orthographe, ou d'une faute de conduite... mais nous comprenons vien qu'il ne doit pas être vécu dans une perspective culpabilisante ; alors même que nous souhaitons précisément l'éviter comme conduissant inévitablement à la notion de réparation. " Faute " d'avoir trouver mieux, nous laissons cette question ouverte.

Dans les allées de Religio 2002

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Plutôt désertes les allées du Salon Religio les 2-3-4 février! Mais les protestants ont mis l'ambiance. Au programme les chérubins de Sarcelle, qui ont fait se trémousser les petites soeurs et le pasteur Laurence Fouchier, apprentie comédienne au cours Florent, qui dans son one-woman show, nous a émus avec l'histoire de la petite Louise (qui ne voulait pas faire sa prière). Le pasteur Gill Daudé et le père David Roure avaient quant à eux, organisé une célébration, suivie par plus de 8O personnes.
La présence protestante dans les stands était assurée par : Réforme, la Fédération protestante de France, les éditions adventistes, un stand de musique chrétienne évangélique très USA et les éditions Clé. Cette année pas d'éditeurs catholiques ni la Société biblique, qui recherchent un grand public qui ne vient pas à Religio, la priorité étant apparemment donnée aux acheteurs d'objets du culte et matériel, installation sonore, chauffage... qui eux ont été ravis des contacts établis avec les acheteurs potentiels.
Vous avez tout de même raté les vierges enchâssés espagnoles qui effrayaient même les catholiques. Il y avait aussi de beaux objets comme les porte-bougies sur pied très tendances - sur lesquelles le public s'est rué car d'un design danois très sobre - sans oublier des oeuvres d'artistes contemporains - comme une superbe croix en pâte de verre dépolie. Le stand de la FPF a bien marché. La possibilité pour les visiteurs de trouver des informations mais aussi des adresses, des journaux d'Eglises et d'associations protestantes ...c'est toujours très appréciée. Beaucoup de provinciaux ont découvert les numéros de janvier de Réveil et Echanges, du mensuel luthérien Fraternité qui intéresse toujours beaucoup les catholiques, mais le coup de coeur allait à La Voix protestante avec sa couverture de janvier aux couleurs chaudes. Cela valait-il la peine d'être là ? Oui, pour la qualité des contacts établis, la bonne humeur et le bon oecuménisme vécu entre exposants avec la radio RCF, la pastorale de la liturgie, l'Unité des Chrétiens, la pastorale du tourisme... mais aussi déception de constater que le salon a diminué sa surface, et que les éditeurs étaient absents. Les visiteurs étaient eux aussi déçus. Religio 2003 aura-t-il lieu ? Les organisateurs se posent la question ! D'autres créateurs d'événements se lancent dans un nouveau concept, cette fois-ci grand public : la culture du sacré. Fin novembre 2002, le Salon Terre de Vie devrait en effet voir le jour, à l'Espace Champerret, Paris 17ème Pas très protestant comme thématique, pourtant tous les chrétiens sont visés par ses concepteurs ! En attendant, allez au Salon du Livre fin mars à Paris, la Société Biblique y sera. (MD)

Réflexions sur le sens de la peine

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Vous informez sur les travaux des aumôniers de prison protestants en France, c'est possible en demandant le Bulletin de la commission Justice-Aumônerie de prisons de la FPF. Outre les compte-rendus des régions, vous bénéficierez des réflexions de Paul Ricoeur dans " Le droit de punir : le sens de la peine ", de Anne d'Hauteville, professeur de droit à Montpellier et engagée dans l'aide des victimes dans " Réflexions sur la remise en cause de la sanction pénale ",  sans oublier une contribution du père Cachot, délégué de l'Aumônier général catholique romain sur l'avant projet de la loi pénitentiaire. Occasion aussi de mieux connaître l'IPCA, organisme international regroupant les aumôniers de prison chrétiens et de  profiter des exposés de leur dernier congrès sur le thème " Mais délivre-nous du mal ".
Gratuit sur demande ­ tel. : 01 44 53 47 09  ou E-mail : fpf-justice@protestants.org

Le Congo, toujours au coeur
des préoccupations de la FPF

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Depuis plusieurs années, la Fédération protestante de France s'est impliquée dans des relations avec le Conseil oecuménique des Eglises du Congo-Brazzaville. Elle a organisé avec le Conseil oecuménique des Eglises, deux rencontres en décembre 1999 et février 2001, pour donner aux Eglises du Congo une possibilité d'être entendues et de développer leurs relations.
En février 2001, la Cimade et le Service protestant de Mission-Défap ont été chargés de constituer un petit groupe de travail afin de proposer aux Eglises protestantes en France et en Europe de se joindre à un vaste programme de soutien aux Eglises du Congo. Larifah Tayah (Cimade) et Bernard Coyault (Service protestant de Mission-Défap) en reviennent. Ils présenteront les attentes des Eglises du Congo le 27 mars 2002, aux Eglises membres de la FPF.

Cette rencontre a un triple but :
a) sur la base du rapport de L. Tayah  et B. Coyault, " labelliser " des projets ;
b) déterminer quel organisme pilotera l'un ou l'autre de ces projets ;
c) envisager les canaux de financement à solliciter.

Protestants francophones du bout du monde

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Les Eglises protestantes francophones de la CEEEFE attendent votre visite. Si votre cagnotte n'est pas prête, commencez par lire le Bulletin de la CEEEFE, c'est incroyable tout ce qu'on y apprend !
Partager les préoccupations des Eglises d'Alger, Beyrouth, le Caire, Jérusalem ou de l'île de Mayotte, Londres, Stockholm ou Washington ... reprendre leurs bonnes idées et pourquoi pas les contacter, organiser une visite d'Eglise à Eglise...
Gratuit sur demande tel : 01 44 53 47 09  ou E-mail : fpf-ceeefe@protestants.org

Carême Protestant

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Du 17 février au 24 mars 2002
Tous les dimanches à 17h 15 sur France - Culture

Bible en main
par le pasteur Alain Arnoux
de l'Église Réformée de France
Il y a un temps pour toute chose
Ecclesiaste (3/1)

17 février : La poussière et la pensée de l'éternité
Ecclésiaste 3/11, 19-20 ; 1 Corinthien 15/42-56 ; Jean 3/5-7
24 février : Remonter le temps, ou naître pour un temps inachevé ?
Ecclésiaste 7/1 ; Éphésiens 2/1 - 10 ; Jean 3/1-8
3 mars :Un temps à vivre, un moment à saisir
Ecclésiaste 11/1 à 12/8 ; Hébreux 3/7-75 ; Luc 12/16-21
10 mars : Vivre entre la résurrection et le sabbat
Ecclésiaste 3/12-17; Exode 20/8-11 -Hébreux 4/1 -11
17 mars : Un temps pour se taire, un temps pour parler
Ecclésiaste 3/7 et 4/17 à 5/6 ; Jacques 3/1-12 ; Job 2/11 à 3/11
24 mars :Un temps pour l'épreuve, un temps pour la bénédiction
Ecclésiaste 3/1-11 ; Jérémie 1/9-10 ; 2 Corinthiens 12/1/10

Rediffusion sur Fréquence Protestante (100,7)
le jeudi suivant l'émission à 13h 15 et le samedi suivant l'émission à 22h3O
et sur Internet en direct : www.frequenceprotestante.com

Le texte intégral des 6 Prédications
  • sera enregistré sur 3 cassettes indivisibles, au prix total de : 24,39 Euros Franco
  • sera imprimé en brochure, au prix de : 10,67 Euros Franco

    Commandes et chèques à : Carême Protestant 27, rue de l'Annonciation - 75016 PARIS
    E-mail : carempro@worldnet.fr


    VIE DES EGLISES

    CPLR : ensemble pour faire quoi ?

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    Après l'ouverture de la session du Conseil permanent luthéro-réformé* (CPLR), du 19 et 20 janvier 2002, par le pasteur Werner JURGENSEN, Président, et l'habituel échange de nouvelles entre les Eglises, Madame Dominique VIAUX commente la lecture biblique du jour et invite l'assemblée à la prière. Pour Dominique Viaux, cette session marque la fin de son mandat comme déléguée de l'Eglise réformée de France (ERF) après un parcours de 11 ans avec le conseil. La réunion du mois de juin aura à connaître de l'ensemble des remaniements en perspective, notamment aussi dans la délégation de l'Eglise évangélique luthérienne de France (EELF).

    Un premier grand point à l'ordre du jour était l'évaluation et les suites de l'Assemblée commune de Strasbourg. Celle-ci a travaillé dans de bonnes conditions, un peu écartelée cependant entre les deux volets de son thème, parole publique et communion interne. C'est sur cette dernière qu'ont davantage porté les travaux de l'assemblée, qui ont débouché sur un message assorti de recommandations au Conseil (voir BIP n° 1526 du 1-15 Nov. 2001). La question du statut de l'Assemblée commune et, plus généralement, du Conseil permanent luthéro-réformé (CPLR), parmi les rouages décisionnels des quatre Eglises a été une fois encore au coeur du débat, et devra être reprise de manière approfondie après que les comités directeurs des Eglises s'en soient saisis chacun pour sa part. Les recommandations finales devront être reprises en détail lors de d'une prochaine séance.

    Au Comité mixte catholique-protestant, le Conseil a nommé le pasteur Marc SEIWERT, Inspecteur ecclésiastique de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (ECAAL), pour succéder au pasteur Reinhard WILD. Le Conseil a également pris acte de la nécessité de nommer un nouveau représentant réformé dès que des propositions lui seront soumises.
    Le CPLR s'est prononcé pour l'invitation éventuelle d'un représentant de l'Union des Eglises Evangéliques Méthodistes et d'un représentant anglican pour faire suite aux accords qui lient maintenant ces Eglises à celles du CPLR.

    Un second point occupant un temps important de l'ordre du jour fut celui des suites à l'évaluation du Service Catéchétique commun.
    L'équipe chargée de cette évaluation a déposé son rapport dans le temps convenu, et le Président l'a remerciée pour a qualité de son travail (M. Bernard DUGAS était invité comme porte-parole de l'équipe, Marc ROUX et Gérard JANUS comme Présidents du Conseil de gestion et de la Commission d'orientation catéchétique). Les Eglises ne parvenant pas à s'accorder sur leur engagement respectif dans le présent dispositif, et certaines demandant des changements importants, une réunion extraordinaire du Conseil est fixée au 28 février pour définir de quelle manière doit se poursuivre plus précisément cette collaboration au-delà du 1er juillet prochain.

    Le Service de Formation Permanente des Pasteurs connaîtra aussi un changement au 1er juillet prochain : le CPLR, par vote à bulletin secret, a désigné le pasteur Esther WIELAND-MARET pour succéder à Anne-Laure DANET (poste à mi-temps). Par ailleurs, Anne-Laure DANET a présenté, et le CPLR a approuvé, les projets de stages 2002/2003. Une proposition de texte sur l'articulation de la Formation Pastorale à l'Ecoute et à la Communication avec le CPLR n'a pas reçu l'aval du Conseil en l'état, et sera reprise à la réunion du mois de juin.

    Werner JURGENSEN a exprimé le souhait d'être relevé dans un proche avenir de sa fonction de Président du CPLR, qui lui est confiée depuis 1987.
    Dans la perspective de ce point, le Bureau lui avait demandé de dresser un inventaire des tâches lui incombant actuellement.
    Le Conseil, au cours d'un débat en l'absence de W. JURGENSEN, a accueilli ce souhait et charge les Comités directeurs des Eglises de prévoir une relève, si possible pour l'été prochain. Il demande à W. JURGENSEN d'assumer encore la Présidence jusque là.

    Le CPLR a reçu les informations des quatre Eglises sur l'état d'avancement de l'étude du dossier sur l'homosexualité. Le CPLR souhaite qu'un document encore amendé soit transmis aux Églises à l'échelon régional voire local, et milite pour une perspective convergente sur ce sujet. Le projet de budget 2002 a été arrêté à hauteur de 1.235.000 Francs soit 188.275 Euros.

    Au fil de la session, le Conseil a été reconnaissant de situer ses travaux à Versailles dans le cadre de la Communauté des Diaconesses, et notamment de ses temps de prière. Le service de sainte cène du dimanche a été présidé par le Pasteur Marcel MANOEL, Président du Conseil National de l'ERF. (Werner JURGENSEN)
    * CPLR composé de 4 Eglises luthériennes et réformées : ECAAL, EELF, ERF, ERAL

    Montbéliard fête
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    son nouvel Inspecteur Ecclésiastique

    L'après-midi du dimanche 27 janvier, une joyeuse et importante assemblée était réunie au temple Saint-Martin de Montbéliard, faisant résonner les vénérables murs du plus ancien temple protestant de France encore debout (1604) par ses chants, musiques et paroles solennelles. C'était un culte d'action de grâce pour l'installation du pasteur Joël Dautheville, entrant pour 5 ans dans ses fonctions d' Inspecteur Ecclésiastique pour l'Inspection de Montbéliard.

    La fête du diocèse avancée :
    un geste apprécié par les protestants

    Participant à ce culte il y avait des paroissiens de toutes les paroisses de l'Inspection de Montbéliard, mais aussi des représentants des autorités civiles nationale, départementale et locale, des amis de différentes assemblées de l'Alliance évangélique, parmi lesquels des Mennonites, des Pentecôtistes, des Salutistes. L'évêque de l'Eglise catholique romaine, Mgr Claude Schockert, avait tenu à être présent et, pour cela, avait fait avancer la date de la fête du diocèse, ce pour quoi il a été vivement remercié ; une dizaine de prêtres des diocèses de Belfort-Montbéliard et de Besançon étaient là, ainsi que l'Higoumène André Wade, responsable de la communauté orthodoxe de Belfort et le rabbin, M.Meyer Tordjmann ; une importante délégation de l'Eglise protestante du Wurttemberg avec l'évêque, des représentants des Eglises luthérienne (ECAAL) et réformée (ERAL) d'Alsace et de Lorraine, de l'Eglise Réformée de France, ainsi que le président de la Fédération protestante de France, le pasteur Jean-Arnold de Clermont complétait cette palette confessionnelle étonnamment diversifiée.Contribuaient au caractère solennel et festif de la célébration : l'entrée en cortège des invités suivis par les pasteurs, ainsi que les prestations musicales des negro spirituals du groupe Elykia venu de Paris, de la chorale locale de Gospels animée par le pasteur Manyana Ngasi, des chants d'un choeur regroupant des membres de diverses chorales paroissiales sous la baguette de M. Maurice Ballay, des pièces d'orgue de Bach interprétées par Mme Nicole Coeytaux.

    Installé par le pasteur Marie-France Robert
    Selon la tradition, c'est l'Inspecteur Ecclésiastique de Paris, et pour la première fois une femme, le pasteur Marie-France Robert, qui a accueilli son nouveau collègue, reçu ses engagements et, entourée de trois témoins, lui a imposé les mains. Présentant le parcours de Joël Dautheville, elle a insisté sur sa solide formation tant théologique que pratique, puisqu'à côté de sa maîtrise en théologie, il est titulaire d'un Diplôme Universitaire de Technologie en génie civil ; son ouverture à l'Église universelle a été confortée, au début de son ministère pastoral, par un engagement de 2 ans au service de l'Église Évangélique du Congo ( Brazzaville ) puis par un séjour en Centrafrique avec un groupe de jeunes du pays de Montbéliard, expériences qui ont été prolongées depuis par les responsabilités que lui ont confiées le Service protestant de Mission-DEFAP et à la Cevaa.
    Sous le signe de la mission
    L'importance des visages et expressions  multiples du peuple de Dieu était soulignée par la prédication du pasteur Joël Dautheville, rappelant l'essentielle dimension missionnaire de l'Eglise, toujours à repenser selon les données de chaque époque, prédication qu'il illustra par des exemples de l'Histoire et de l'actualité. Ce culte fut aussi pour le nouvel Inspecteur l'occasion d'un premier geste significatif : l'"envoi " de son prédécesseur, le pasteur Michel Marlier qui, après dix années dans la responsabilité d'Inspecteur Ecclésiastique à Montbéliard, est désormais parti à Paris pour y exercer la fonction de secrétaire général du -Service protestant de Mission-DEFAP. C'est autour d'un verre de l'amitié, dans la bonne humeur et à l'écoute de quelques allocutions encourageantes, que s'est prolongé ce temps fort pour l'Eglise luthérienne ‹ inspection de Montbéliard . (M.S.)

    UEEL : Journée de l'union ‹
    6 questions à Pierre Lacoste

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    président de l'Union des Eglises évangéliques libres Dans le calendrier des Eglises libres, une date est devenue importante :
    le 1er dimanche de février, la Journée de l'Union.
    Expliquez-nous, pourquoi ?
    Les Eglises libres ont un fonctionnement semi-synodal. Elles conservent localement une autonomie de fonctionnement tout en intégrant les décisions des synodes, ce qui ne va pas sans frottement quelquefois. La journée de l'Union souligne le caractère synodal de l'Union des Eglises évangéliques libres de France (UEELF). C'est la journée où l'information concernant les projets, les Eglises, les pasteurs de l'Union, circule. C'est une journée qui crée du lien ! A cette occasion, nous faisons connaître les besoins et invitons les communautés à manifester la solidarité sans laquelle il n'y a pas d'Union.
     

    Quels sont les enjeux aujourd'hui dans l'UEELF ?

    Différentes réflexions sont en cours. On pourrait les relier par le terme de " rayonnement ". Qu'il s'agisse de la mission au Congo ou en Nouvelle-Calédonie, qu'il soit question d'évangélisation locale et du développement des Eglises, notre Union cherche à vivre plus intensément sa vocation évangélique.
    Les Eglises évangéliques libres restent en même temps des communautés en réflexion. La pastorale nationale des 8-9-10 avril prochain consacrera sa réflexion au thème de la violence, véritable fléau dans notre société. Quelles réponses l'Evangile apporte-t-il à la violence ? Quel témoignage spécifiquement chrétien sommes-nous appelés à porter devant les hommes ? Le professeur Eric Fuchs de Genève et le pasteur Louis Schweitzer, baptiste, seront nos orateurs. Le carrefour des Eglises Libres, les 18-19-20 mai avec Frédéric de Coninck autre rendez-vous de l'année aura lieu à Lyon sur le thème de l'éducation.

    Le pasteur Claude Baty sera le premier pasteur libriste à prêcher à l'Assemblée du Musée du désert, le 1er septembre prochain. Quel signe y voyez-vous ?
    J'ai l'impression que vous me présentez un scoop ! Mais je reçois l'information comme une bonne nouvelle somme toute assez normale. Les libristes sont des protestants au même titre que les autres, que l'un d'entre eux prêche l'Evangile à Mialet, un premier dimanche de septembre cela me paraît bien et ordinaire à la fois. Ceci dit, je me réjouis de la place que les Eglises libres prennent au sein de la FPFet de la reconnaissance dont on les honore. Nous sommes également très heureux de pouvoir compter sur le pasteur Claude Baty pour représenter notre Union  et nos valeurs au Conseil de la Fédération protestante de France (FPF). Nous sommes revenus à la FPF et les années passant, nous constatons que ce n'est pas pour y faire de la figuration.

    Il existe une commission d'éthique libro-baptiste,
    envisagez-vous de travailler en commun sur d'autres fronts : formation, rapprochement, fusion ?
    Depuis le retour des Eglises Libres à la FPF, le besoin de créer une Confédération des Eglises évangéliques unies (la CEEU, c'était le concept de départ) se fait moins sentir. Et depuis que nous avons laissé tomber l'idée de fusionner, curieusement, nous travaillons davantage ensemble. La commission d'éthique, comme vous le faite remarquer, produit des déclarations qui suscitent l'intérêt et la réflexion tant au sein de la FPF que dans d'autres lieux du protestantisme ; la jeunesse baptiste et libriste se retrouvent de temps en temps ; le journal d'évangélisation Croire et Servir new look a intégré dans sa nouvelle rédaction des libristes ; au sein même de la FPF, baptistes et libristes se retrouvent au sein de la coordination évangélique ; les échanges au niveau des pastorales vont bon train ; enfin nous sommes partenaires du projet de formation continu des pasteurs dans le cadre de l'école pastorale de Massy. En ce qui concerne les Eglises locales nous partageons le même pasteur entre les Eglises de Carmaux et d'Albi ; les vases communiquaient bien sans qu'il soit pour le moment question d'en faire un seul.

    Que pensez-vous des dialogues des Eglises membres de la FPF avec les Eglises adventistes et des Assemblées de Dieu ? Vous sentez vous avoir un rôle passerelle entre deux mondes (pour schématiser entre le pôle luthéro-réformé et le pôle pentecôtiste)
    Les Eglises Libres sont des Eglises de et en dialogue. Leur histoire en a décidé ainsi. Issues à la fois de la Réforme du 16ème siècle et du Réveil du 19ème, la texture de leur piété se compose, dès l'origine, de revivalisme et de tradition réformée. Elles se retrouvent ainsi dans une position intéressante pour participer de façon constructive aux dialogues qui ont court actuellement.
    Avec les adventistes, il y a une difficulté de l'ordre de la méconnaissance. Aujourd'hui, mis à part un ou deux points de doctrine (la place du sabbat et l'autorité des écrits d'Ellen White), les adventistes sont proches des Eglises évangéliques.
    Si la question doctrinale ne doit pas être négligée et l'attachement aux grands symboles de la réforme vérifié, je suis personnellement sensible à la qualité des contacts que j'ai pu avoir avec les pasteurs adventistes en Béarn. Mais le chemin qui mène à l'adhésion à la FPF n'est pas totalement parcouru.

    UEEL : Journée de l'union ‹ 6 questions à Pierre Lacoste
    président de l'Union des Eglises évangéliques libres
    Dans le calendrier des Eglises libres, une date est devenue importante :
    le 1er dimanche de février, la Journée de l'Union.
    Expliquez-nous, pourquoi ?
    Les Eglises libres ont un fonctionnement semi-synodal. Elles conservent localement une autonomie de fonctionnement tout en intégrant les décisions des synodes, ce qui ne va pas sans frottement quelquefois. La journée de l'Union souligne le caractère synodal de l'Union des Eglises évangéliques libres de France (UEELF). C'est la journée où l'information concernant les projets, les Eglises, les pasteurs de l'Union, circule. C'est une journée qui crée du lien ! A cette occasion, nous faisons connaître les besoins et invitons les communautés à manifester la solidarité sans laquelle il n'y a pas d'Union.

    Quels sont les enjeux aujourd'hui dans l'UEELF ?
    Différentes réflexions sont en cours. On pourrait les relier par le terme de " rayonnement ". Qu'il s'agisse de la mission au Congo ou en Nouvelle-Calédonie, qu'il soit question d'évangélisation locale et du développement des Eglises, notre Union cherche à vivre plus intensément sa vocation évangélique.
    Les Eglises évangéliques libres restent en même temps des communautés en réflexion. La pastorale nationale des 8-9-10 avril prochain consacrera sa réflexion au thème de la violence, véritable fléau dans notre société. Quelles réponses l'Evangile apporte-t-il à la violence ? Quel témoignage spécifiquement chrétien sommes-nous appelés à porter devant les hommes ? Le professeur Eric Fuchs de Genève et le pasteur Louis Schweitzer, baptiste, seront nos orateurs. Le carrefour des Eglises Libres, les 18-19-20 mai avec Frédéric de Coninck autre rendez-vous de l'année aura lieu à Lyon sur le thème de l'éducation.

    Le pasteur Claude Baty sera le premier pasteur libriste à prêcher à l'Assemblée du Musée du désert, le 1er septembre prochain. Quel signe y voyez-vous ?
    J'ai l'impression que vous me présentez un scoop ! Mais je reçois l'information comme une bonne nouvelle somme toute assez normale. Les libristes sont des protestants au même titre que les autres, que l'un d'entre eux prêche l'Evangile à Mialet, un premier dimanche de septembre cela me paraît bien et ordinaire à la fois. Ceci dit, je me réjouis de la place que les Eglises libres prennent au sein de la FPFet de la reconnaissance dont on les honore. Nous sommes également très heureux de pouvoir compter sur le pasteur Claude Baty pour représenter notre Union  et nos valeurs au Conseil de la Fédération protestante de France (FPF). Nous sommes revenus à la FPF et les années passant, nous constatons que ce n'est pas pour y faire de la figuration.

    Il existe une commission d'éthique libro-baptiste,
    envisagez-vous de travailler en commun sur d'autres fronts : formation, rapprochement, fusion ?
    Depuis le retour des Eglises Libres à la FPF, le besoin de créer une Confédération des Eglises évangéliques unies (la CEEU, c'était le concept de départ) se fait moins sentir. Et depuis que nous avons laissé tomber l'idée de fusionner, curieusement, nous travaillons davantage ensemble. La commission d'éthique, comme vous le faite remarquer, produit des déclarations qui suscitent l'intérêt et la réflexion tant au sein de la FPF que dans d'autres lieux du protestantisme ; la jeunesse baptiste et libriste se retrouvent de temps en temps ; le journal d'évangélisation Croire et Servir new look a intégré dans sa nouvelle rédaction des libristes ; au sein même de la FPF, baptistes et libristes se retrouvent au sein de la coordination évangélique ; les échanges au niveau des pastorales vont bon train ; enfin nous sommes partenaires du projet de formation continu des pasteurs dans le cadre de l'école pastorale de Massy. En ce qui concerne les Eglises locales nous partageons le même pasteur entre les Eglises de Carmaux et d'Albi ; les vases communiquaient bien sans qu'il soit pour le moment question d'en faire un seul.

    Que pensez-vous des dialogues des Eglises membres de la FPF avec les Eglises adventistes et des Assemblées de Dieu ? Vous sentez vous avoir un rôle passerelle entre deux mondes (pour schématiser entre le pôle luthéro-réformé et le pôle pentecôtiste)
    Les Eglises Libres sont des Eglises de et en dialogue. Leur histoire en a décidé ainsi. Issues à la fois de la Réforme du 16ème siècle et du Réveil du 19ème, la texture de leur piété se compose, dès l'origine, de revivalisme et de tradition réformée. Elles se retrouvent ainsi dans une position intéressante pour participer de façon constructive aux dialogues qui ont court actuellement.
    Avec les adventistes, il y a une difficulté de l'ordre de la méconnaissance. Aujourd'hui, mis à part un ou deux points de doctrine (la place du sabbat et l'autorité des écrits d'Ellen White), les adventistes sont proches des Eglises évangéliques.
    Si la question doctrinale ne doit pas être négligée et l'attachement aux grands symboles de la réforme vérifié, je suis personnellement sensible à la qualité des contacts que j'ai pu avoir avec les pasteurs adventistes en Béarn. Mais le chemin qui mène à l'adhésion à la FPF n'est pas totalement parcouru.
    Côté pentecôtisme, les choses se présentent autrement. Pour eux, échapper à l'étiquetage " sectaire " est sans doute la première intention de la demande d'adhésion. Cette aspiration me paraît légitime du reste. Mais il faudrait aller plus loin. Aucun dialogue n'existe si le postulat de la remise en question n'est posé au départ par les participants. Là encore, de tous côtés, il y a du chemin à faire. Plus concrètement, je crains que l'on obtienne des résultats forts médiocres si le dialogue se limite aux seuls pasteurs. Le chemin de la reconnaissance mutuelle doit passer par celui de la connaissance (les cultes en commun, les échanges de chaires, les rencontres de conseils d'Eglises,...). Les Eglises libres sont actives dans les dialogues actuels et comme vous l'évoquez, il leur arrive souvent de jouer ce rôle de passerelle, de facilitateur de dialogue entre les " mondes " protestants.

    Retracez-nous un bref historique des Eglises libres en France ?
    Où en trouvent ailleurs dans le monde ?

    Les Eglises évangéliques libres se sont constituées en 1849, d'une part en réaction au libéralisme de l'Eglise réformée d'alors, et d'autre part en résonnance avec le mouvement de réveil du début du 19ème. Frédéric Monod et Agénor de Gasparin en furent les architectes (la première appellation ayant été Union des Eglises évangéliques - le qualificatif " libre " s'étant ajouté plus tard). Ils n'étaient pas des séparatistes schismatiques, mais d'authentiques " réformateurs de la réforme ". Ils auraient aimés que l'Eglise réformée dont ils étaient pasteurs renouent avec les fondements qu'ils redécouvraient eux-mêmes dans l'Evangile, à savoir : la profession personnelle de la foi, la séparation de l'Eglise et du monde, le maintien de la saine doctrine. Les Eglises Libres furent ainsi pionnières de la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Mais dans ce domaine de l'histoire de l'Union, je ne saurai que recommander le livre de Claude Baty, Les Eglises Evangéliques Libres, 1849-1999, (éd. LLB, 1999).
    Aujourd'hui l'UEELF compte une cinquantaine d'Eglises dont la moitié sont des postes d'évangélisation (Eglises en phase de développement et non autonomes sur le plan financier). Les pasteurs sont principalement issus des Facultés de théologie de sensibilité évangélique comme Vaux-sur-Seine, Aix-en-Provence ou Genève et des Instituts bibliques francophones. Les Eglises libres ne reconnaissent pas, actuellement, le ministère pastoral féminin mais n'interdisent pas à l'échelle locale l'intégration des femmes pasteurs (ce qui est le cas pour l'Eglise libre de Paris-Alésia 14ème ). Cette situation ne peut être que provisoire et évoluera à moyen terme vers une position plus claire.
    Enfin l'Union des Eglises évangéliques libres de France est membre de l'IFFEC, la Fédération internationale des Eglises Libres. C'est un lieu d'échange intéressant où nous mesurons que toutes les Unions représentées ne sont pas évangéliques ou libres exactement de la même manière.

    En tant que jeune président de l'UEEL, qu'avez-vous envie d'accomplir ?


    Je ne suis pas de ceux qui arrivent en disant que tout va changer ! C'est stupide et prétentieux. Je n'ai pas non plus de lapin à sortir de mon chapeau. Je crois à l'élaboration de projets solides dans la collégialité, le débat, s'appuyant sur toutes les ressources humaines et spirituelles, pastorales et laïques de nos Églises. Le travail des commissions me paraît déterminant. L'évangélisation, la mission, le dialogue oecuménique, les jeunes, l'expression de nos convictions éthiques dans le débat protestant, la constitution d'un corps pastoral préparé, consacré, entreprenant et soudé, tout cela fait partie de ma vision, c'est celle que m'ont légué, à peu de chose près, mes prédécesseurs.
    En ce qui me concerne, j'ai un côté de mon coeur bat pour la mission. La commission mission développe actuellement des projets de partenariat passionnants, générateurs de liens fraternels très forts avec l'Église libre de Nouvelle-Calédonie d'une part et l'Église évangélique du Congo d'autre part. Nous sommes très modestes sur le plan des moyens financiers, mais nous partageons cette conviction que la mission et la solidarité avec les chrétiens en détresse ou dans le besoin, ne peut pas attendre le temps de la prospérité, ni celui de la disponibilité. C'est ici, ailleurs et maintenant qu'il faut aimer !
    En parlant des besoin d'ici, je me rends compte que l'évangélisation locale ne peut plus être la gentille petite activité d'Eglise typiquement évangélique ! Il nous faut placer cet aspect de la vocation chrétienne (la proclamation) au centre de la vie de toutes les Églises libres. Propos recueillis par Myriam Delarbre/Bip


    VIE DES REGIONS

    Les généreuses idées alsaciennes

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    L'opération " A la recherche de la drachme perdue ... " lancée par l'Eglise réformée de France fait des émules.  Les équipes unionistes luthériennes (EUL) et le groupe d'animation missionnaire se lancent à leur tour dans la collecte des devises étrangères qui ne pourront plus être échangées à partir du 30 juin 2002 pour cause de zone Euro. Ces dons exceptionnels seront triés puis changés dans des banques étrangères et permettront des actions très diverses. Le conseil missionnaire des Eglises protestantes d'Alsace et Moselle utilisera l'argent pour la formation des pasteurs et enseignants en pays d'Outre-Mer, pour l'accueil et le soutien des personnes défavorisées en Europe, pour la construction des lieux de culte en Egypte. Les EUL affecteront les sommes déposées au travail parmi les jeunes et établissent un reçu fiscal sur demande.

    FPPF : Pierre Joxe en Alsace

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    M. Pierre Joxe, président de la Fondation pour le protestantisme français (FPPF), a fait connaissance, le 15 février, avec les fondations alsaciennes qui sont membres fondatrices de la FPPF : la Fondation Saint-Thomas (Strasbourg) et la Fondation Sonnenhof (Bischwiller). La première a joué un rôle très important dans la création de la FPPF, en particulier par l'expertise technique qui est la sienne, en tant que l'une des plus anciennes institutions strasbourgeoises. M. Joxe a rencontré les membres du Chapitre de Saint-Thomas, son Directeur Georges Hertzog, membre du Conseil d'administration de la FPPF, ainsi que Marc Lienhard, Président du Directoire de l'Ecaal. Il a visité le Gymnase Jean Sturm qui dépend de la Fondation Saint-Thomas. Puis les locaux du quai Saint-Thomas, notamment le " Stift ", foyer universitaire, la médiathèque protestante et le Fonds de livres anciens de la Salle Peter. Il s'est rendu à la Fondation Sonnenhof de Bischwiller où il a été accueilli par le président du Conseil d'Administration, Hans Guggenbuhl, et par le Directeur général Christian Albecker, vice-président de la FPPF. Il s'est rendu dans plusieurs pavillons accueillant des personnes handicapées mentales. Après avoir mesuré les difficultés du secteur médico-social, qui manque cruellement de capacités d'accueil pour personnes handicapées, il a pris connaissance des projets de la Fondation Sonnenhof. (Richard Gossin)


    OEUVRES ET MOUVEMENTS

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    Accueil d'Urgence et Demandeurs d'Asile...
    Une situation intolérable !

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    Présente en France depuis 1881, l'Armée du Salut est connue pour son action dans la rue envers les déshérités.

    Soutenues par plus de 3 000 bénévoles, ses deux entités distinctes, Congrégation ‹reconnue par l'Etat, membre de la Fédération Protestante de France, 120 officiers/officières répartis dans 29 postes, un credo " Avec Dieu, Avec l'Autre, Avec Soi "‹ et Fondation ‹reconnue d'utilité publique, 1600 salariés professionnels de l'action sociale et médico-sociale répartis dans 41 établissements, un credo " Secourir, Accompagner, Reconstruire "‹ répondent aux valeurs de respect de l'être humain et de préservation de sa dignité.

    Si la culture de l'Armée du Salut est marquée par la stratégie du " faire " plus que du " dire ", elle a pris conscience du décalage sensible entre l'actualité de ses interventions et dispositifs de lutte contre l'exclusion, et l'image perçue.
    Elle a choisi de faire plus largement connaître ses actions, et les positions qui orientent sa mobilisation quotidienne vers les hommes, les femmes, les enfants/adolescents, les personnes handicapées, les personnes âgées... en situation de précarité en organisant sa première conférence de presse fin janvier.
    Voici un de ses cris du coeur :
    " En France, 6 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté et plus de 200 000 sans abri (dont plus de 10 000 sur Paris). Eté comme hiver, les personnes à la rue sont de plus en plus nombreuses... et la situation va hélas en s'aggravant.
    Reconnue pour ses compétences en matière d'accueil d'urgence, la Fondation Armée du Salut a distribué plus de 2 millions de repas et reçu 12 400 personnes dans ses 8 Centres d'Accueil d'Urgence (CAU) en 2000.
    Elle dénonce aujourd'hui le nombre insuffisant de places d'accueil et l'absence d'une politique claire des pouvoirs publics. S'il faut porter assistance aux personnes en difficulté pour prévenir le risque de marginalisation sociale, il n'est plus possible de les recevoir dans des conditions qui portent atteintes à leur dignité. Il faut dépasser l'accueil humanitaire !

    Or :
    - les CAU n'ont pas de statut, ce qui crée des problèmes de précarité et de subvention
    - les dispositifs d'accueil sont saturés de demandeurs d'asile (environ 20% de la population des CAU soit
    38 000 personnes par an ) car, déboutés ou sans papier, ils ne parviennent plus à s'intégrer La Fondation Armée du Salut interpelle les pouvoirs publics, pour :
    - augmenter le nombre de places et réfléchir aux modalités d'accueil pour permettre la réinsertion, - donner le droit au travail temporaire des demandeurs d'asile pour qu'ils puissent vivre dignement, - accélérer l'instruction des demandes (dans un délai de 6 mois maximum/14 à 16 mois aujourd'hui). Membre d'un groupe de travail associatif, partenaire du gouvernement pour élaborer des réponses adaptées à cette situation préoccupante, la Fondation Armée du Salut a été sollicitée par les pouvoirs publics pour ouvrir des pré-Centres d'Accueil aux Demandeurs d'Asiles (pré-CADA). Elle discute actuellement des conditions d'accueil, qu'elle conteste en partie car elles ne répondent pas suffisamment au maintien de la dignité et à la qualité qu'elle veut offrir aux usagers des établissements, même à titre provisoire. "

    AG des EEUdF :
    une cure de vitamines

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    Les 26 et 27 janvier 2002, l'Assemblée Générale des Eclaireuses et Eclaireurs Unionistes de France a rassemblé 120 personnes pour établir le nouveau programme d'action 2002/2004.

    L'élaboration du nouveau Programme d'Action était d'importance vu la période de crise que connaît le mouvement. A l'identique de toutes les associations de jeunesse : Les Eclaireuses et Eclaireurs Unionistes de France constatent une baisse significative de leurs effectifs.
    Les participants, bien décidés à se mobiliser pour enrayer la tendance, ont été encouragés par Geneviève Poujol, sociologue spécialiste de l'éducation populaire, qui est intervenue pour rappeler la place des EEUdF dans la société. Auteur des " Elites de demain ", les jeunes prêts à s'engager, émergent pour beaucoup des mouvements de scoutisme, qui développent l'apprentissage de la responsabilité. Ainsi pour remplir au mieux leur mission éducative, les EEUdF doivent aller à contre-courant des loisirs individualistes aujourd'hui en vogue. L'ensemble des auditeurs a saisi ce message valorisant, qui redonnait tout son sens à l'engagement de chacun au sein du mouvement.
    Forts de toutes ces réflexions, les délégués à l'AG ont voté un programme d'action basé autour de trois orientations : le Mouvement réaffirme avec force le sens de son action, il améliore la qualité de ses activités, il clarifie et dynamise son fonctionnement.
    Vitaminés, les délégués sont retournés dans leurs régions, pour insuffler un élan mobilisateur et convaincu, pour provoquer une effervescence nouvelle, afin que le scoutisme unioniste perdure et engendre des adultes solidaires, autonomes et responsables.
    Plus que jamais, le Mouvement a besoin de soutien, et vous, paroissiens, pasteurs, parents, amis, apportez votre aide et votre expérience aux responsables. Accompagnez-les dans leur mission éducative, devenez un partenaire clé ! (Aurélie Debauge)

    Israël-Palestine
    Encore faut-il qu'il y ait un futur !

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    " Depuis des années, la Cimade, comme tant d'autres, réclame le retour au droit international en Palestine et l'application des résolutions de l'ONU. Depuis de longues années, la Cimade travaille avec ses partenaires palestiniens et israéliens, acteurs de la société civile, pour le dialogue et la construction d'une paix juste. Ces partenaires sont aujourd'hui marginalisés car la folie l'emporte.
    Folie du Gouvernement Israélien, largement soutenu par son opinion publique, qui ne pense que par les armes, la colonisation, l'occupation, les destructions, les bombardements, les assassinats et la négation de l'autre.
    Folie des attentats suicides aveugles déclenchés par les extrémistes palestiniens et les mouvements islamistes, qui n'ont d'autres résultats que de renforcer la haine, la répression et la logique de guerre.
    Folie de beaucoup qui se réclament de part et d'autre d'un droit divin pour justifier les pires atrocités, les attentats suicides comme le viol quotidien des droits et libertés fondamentales de tout être humain.
    Aujourd'hui, une menace effrayante pèse sur l'existence même du peuple palestinien et nous regrettons notre silence de citoyens européens et de partenaires du dialogue oecuménique, face à la détresse des Palestiniens.
    Aujourd'hui, une menace tout aussi effrayante pèse sur l'avenir de l'Etat d'Israël. L'effondrement moral engendré par l'aveuglement à suivre les menées des extrémistes finit par nier à terme toute possibilité pour l'Etat d'Israël de vivre durablement dans la paix et la sécurité. Comment cet Etat pourra-t-il survivre s'il applique bientôt le " plan politique sécuritaire " évoqué aujourd'hui comme solution politique  par des officiers de réserve de haut rang ? Qu'adviendra-t-il de cette démocratie si elle cautionne en Palestine l'éviction de tous les Arabes et à l'extérieur la guerre ouverte contre l'Iran ?
    L'urgence est à l'arrêt de la violence, à la reprise du dialogue et à l'ouverture de nouvelles négociations, pour que chaque partie au conflit reconnaisse véritablement à l'autre le droit à l'existence dans la dignité et à la sécurité. À l'heure actuelle, non seulement chaque camp renvoie à l'autre l'origine des violences et la responsabilité du conflit, mais chacun, méprisant le présent, compte sur le futur pour lui donner raison. Encore faut-il qu'il y ait un futur !

    En continuité avec son engagement oecuménique, la Cimade appelle les acteurs du dialogue inter religieux, juifs, musulmans et chrétiens. à se mobiliser pour la paix. Plus largement encore, elle appelle au rassemblement et à l'action de tous ceux pour lesquels celui qui se réclame d'une quelconque religion pour s'approprier un territoire en niant les droits fondamentaux et la dignité des peuples et des personnes est un imposteur. Car ceux-là ne confondent pas leur foi ou leur engagement avec ces pseudo " droits sacrés ", sources de l'intolérance, de la violence, de la barbarie, et négation même de toute spiritualité.

    En France, la communauté juive est importante. Elle a historiquement joué un rôle considérable dans l'avènement d'un état démocratique, laïc, fondé sur l'universalité des droits de l'Homme. La Cimade appelle cette communauté à user de toute son influence pour que le Gouvernement et la société israélienne rejettent la logique de guerre et reviennent à la raison, ouvrant la voie à un dialogue et à un avenir où les principes d'humanité qu'elle défend trouveraient leur effectivité.

    Nombreux sont ceux qui, en France, se sentent proches du peuple palestinien, notamment au sein de la communauté musulmane. Cette communauté, dont les ancêtres ont permis à l'Europe de sortir du Moyen Age en lui apportant la tolérance, les sciences, l'ouverture et la curiosité de l'esprit, a aussi un rôle important à tenir. La Cimade appelle cette communauté à user de toute son influence pour qu'à la haine, à la vengeance et au fanatisme soient substitués, où que ce soit, l'intelligence, le respect de l'autre et la volonté de construire la paix.
    Les chrétiens ont une responsabilité historique dans la construction de l'antisémitisme et des peurs qui paralysent encore bien des juifs. Puisqu'ils l'ont reconnu, ils doivent s'efforcer aujourd'hui de la dépasser, non par un silence gêné mais par une nouvelle écoute. La Cimade appelle les chrétiens à sortir des visions étroites de la situation, à balayer leur sionisme ou leur antisionisme simplificateur et à assumer leurs responsabilités de témoins et de chercheurs de paix

    La Cimade invite chaque citoyen à participer sans relâche à l'interpellation des dirigeants français et de l'Union européenne afin qu'ils se manifestent d'une façon plus forte et plus visible notamment sur deux points essentiels.
    - L'Union Européenne doit imposer l'envoi d'une force internationale de paix et de protection en Palestine.
    - L'Union Européenne doit suspendre l'accord d'association qui la lie à Israël tant que ce pays ne respectera pas la clause concernant le respect des droits de l'Homme.

    Au moment où l'existence même du peuple palestinien, de son Etat, et de la direction élue de l'Autorité palestinienne est directement menacée, il est urgent d'agir. C'est pourquoi nous adressons cet appel pressant à nos concitoyens et à nos responsables politiques.
    La Cimade invite notamment à participer à la Marche sur le Parlement européen, qui se déroulera à Bruxelles le 27 février à partir de 14 h. "
     (Alain Bosc)

    BREVES

    Amen et les protestants
    dans l'Express

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    Voici un film choc qui a des chances de gagner quelques prix. Amen la dernière production de Costa-Gravas défraye la chronique avant même sa sortie en salle le 27 février. Résumé du synopsis d'Amen : " Deux systèmes : la machine nazie... la diplomatie du Vatican et des Alliés. Deux hommes qui luttent de l'intérieur : un officier SS, Kurt Gerstein et un jeune jésuite Ricardo Fontana. " Inspiré du livre " Le Vicaire ", le film de Costa-Gavras montre la complexité des personnages et n'est pas un énième film sur l'époque. A lire L'Express, daté 21 février, qui pose la question de la résistance spirituelle au président de la FPF, le pasteur Jean-Arnold de Clermont. Occasion de parler de l'Eglise confessante allemande ‹dont était membre Gerstein‹, des thèses de Barmen ...

    Vente de la Cause

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    vendredi 15 mars 2002 de 15 h à 20 h et
    samedi 16 mars 10 h à 18 h
    Eglise américaine : 65, quai d'Orsay ‹ 75007 Paris
    o Nombreux comptoirs
    o Spectacle

    vendredi 15 mars à 20 h :
    " Paroles d'Evangile "
    Des paroles qui roulent, rebondissent,
    s'apaisent et surprennent !

    avec Marion et Alain COMBES, comédiens.
    En 1ère partie :
    le Groupe de Jazz de l'I.N.J.A.

    (Institut National des Jeunes Aveugles)
    " Au profit des aveugles et des malvoyants
    des enfants sans famille "

    Les Editions Les Bergers et les Mages
    les Editions du Cerf
    la librairie Oberlin
    le pasteur Jacques Maury

    organisent une rencontre autour du livre

    Visser't Hooft, pionnier de l'oecuménisme

    Genève ‹ Rome

    le jeudi 28 février à 17h 45
    à la Maison du Protestantisme,
    47 rue de Clichy, Paris 8ème (métro Liège)

    avec la participation des pasteurs
    Jean-Arnold de Clermont,
    président de la Fédération protestante de France
    et Marcel Manoël,
    président du Conseil national de l'Eglise réformée de France

    Pour tous renseignements : tél. 01 45 26 32 78

    Les pirates :
    une histoire de religion ?

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    Vous n'y aviez peut-être pas pensé en ces termes là. Alors courez au Musée de la Marine au Trocadéro à Paris avec les petits derniers. Après-midi réussie garantie, le monde de la flibuste y est fort bien mis en scène. Au-delà des aventures sulfureuses décrites dans la littérature et au cinéma, vous découvrirez les dernières recherches historiques sur ces bannis en tous genres, dissidents religieux ou politiques, créateur d'une société pirate qui s'affirme utopique et violente à la fois.
    Un des premiers panneaux sous le titre " Pirates : une histoire de religion ? " exprime la thèse suivante : Elisabeth 1ère, protestante, lance ses corsaires sur les mers pour attaquer les galions du très catholique Philippe II d'Espagne, revenant chargés d'or d'Amérique du Sud, poursuivant les Guerres de religions sur les flots. Les Antilles sont vite devenues le repaire des pirates spécialistes des attaques, des navires en route vers l'Europe. Ces pirates, souvent issus de sectes protestantes ‹dixit le panneau‹, étaient chassés d'Angleterre. D'ailleurs, l'un des plus célèbres d'entre eux est Francis Drake, fils de pasteur ! Il fut anobli par la reine, qui le fit Lord et même amiral, pour avoir capturé le Cacafuego dont elle s'est attribuée la majeure partie du butin.
    L'exposition sur les pirates de tiendra jusqu'au 13 mai. Tarifs : 7 euros, 6-18 ans : 3,85 euros.

    Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org/fpf/