[ Accueil | La Fédération | Les Membres | A Votre Service | Documentation | Etre Protestant ]
Participation moins nombreuse que dans les années passées pour cette 51e édition du rassemblement mais animations de groupes très actives. Sur un thème de prime abord banal: « hier, aujourd'hui, demain : I'Eglise » les participants se sont impliqués dans un débat enrichi par la présence de jeunes Allemands de l'Est dont la majorité n'avaient aucune référence ecclésiale. Quelles que soient leurs origines nationales, leurs âges et autres diversités, les militaires ont exprimé une communauté de pensée concernant leurs attentes vis à vis des Eglises. A la fois conviction et ouverture. Les Eglises sont attendues sur le terrain de la défense des valeurs spirituelles et humaines traditionnelles fortes (parfois à la limite du conservatisme) mais aussi sur celui de l'ouverture aux problèmes actuels et aux techniques modernes (Internet, biomédecine etc....) ainsi que sur le terrain de l'accueil des étrangers et de l'écoute des minorités, sans oublier la critique des pouvoirs.
La visite du Musée du Désert loin d'orienter les visiteurs vers le passé leur a laissé la question de savoir jusqu'où pourrait résister leur attachement à la culture, à la religion... face à une persécution.
La fête de l'amitié autour d'un traditionnel feu de camp (exceptionnellement autorisé par les autorités départementales) a offert à l'écho des montagnes cévenoles les sons des musiques et chansons typiques à chaque région d'origine des artistes d'un soir.
Le culte dominical célébré sous le chapiteau a accueilli des fidèles des environs ainsi que les autorités militaires de la Zone Sud de défense. La prédication du pasteur Bernard DELANNOY ( aumônier de l'Etatmajor de l'Armée de l'air ) a rappelé fortement que « JésusChrist, le chef de l'Eglise n'a jamais abandonné son Eglise. Malgré tous ses défauts l'Eglise reste l'Eglise de Dieu, dont les membres sont sanctifiés par le Christ... L'Eglise de demain, c'est vous aussi militaires venus de toute l'Europe . »
Ils se retrouveront sans doute pour le 52e rassemblement ces militaires dont la vocation affrmée est la défense de la paix. (Bernard CROISSANT)
Les rendez-vous d'été du président de la FPF
[Retour au sommaire]
- Fin juin et début juillet, une série de rendez-vous initiés par le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Fédération protestante de France, avec les membres du nouveau gouvernement
- Du 18 au 26 juillet 2002Le président de la FPF se rendra en Polynésie française. Il rencontrera l'Eglise évangélique de Polynésie française et participera à l'Assemblée générale de l'Association Moruoa e Tatou, associations des anciens travailleurs sur le site des essais nucléaires.
- Fin août du 23 au 25 août, il participera à la consultation des conseils d'Eglises organisée par le Conseil oecuménique des Eglises, à l'Institut oecuménique de Bossey près de Genève. Les thèmes abordés seront les relations inter-Eglises sur le plan national (au sein de la FPF), régionale (Italie, Grande-Bretagne... pour nous) et mondiale (Congo, Madagascar... pour nous). Il enchaînera avec le Comité central du COE du 26 août au 3 septembre à Genève.
- Du 1er au 3 septembre, le pasteur Jean-Arnold de Clermont participera à la Rencontre internationale pour la paix organisée, à Palerme, par la communauté de Sant'Egidio, sur le thème «Religions et Cultures entre conflit et dialogue».
Paris, le 15 juin 2002
| Le Président Jean-Arnold de Clermont, Pasteur |
Aux Pasteurs Edmond Razafimahefa, Président de la FJKM Benjamin Rabenorolay, Président de la FLM |
Chers frères,
En réponse à votre appel, le Conseil de la Fédération protestante de France, réuni à Paris, le 15 juin 2002 m'a chargé de vous écrire pour vous dire combien il sait le protestantisme français attentif à la souffrance du peuple malgache et désireux de voir votre pays sortir de la crise qu'il connaît depuis de trop longs mois.
Soyez assurés de notre confiance et de notre intercession pour votre implication dans le processus de réconciliation nationale.
oAvec vous, nos Eglises demandent à la Communauté internationale, et particulièrement au Gouvernement français, de reconnaître la légitimité de Marc Ravalomanana, dont l'élection à la présidence de la République a été confirmée par la Haute Cour constitutionnelle.
o>Avec vous, nous condamnons fermement les actes de destructions, d'entrave à la liberté de circulation, et de violences commises à Madagascar ; et nous demandons au Gouvernement français de faire tout ce qui est en son pouvoir pour qu'ils cessent.
oAvec vous, nous appelons les bailleurs de fonds et les acteurs économiques à reprendre les soutiens financiers nécessaires à la reprise de l'activité économique et à la reconstruction de Madagascar.
Dès ce jour, nous appelons le protestantisme français à se mobiliser pour apporter, par votre intermédiaire, l'aide humanitaire la plus large possible pour permettre de sauver des vies humaines et nous demandons au Gouvernement français d'apporter son concours à la mise en place d'un programme d'urgence.
Nous vous prions de croire en nos pensées très fraternelles qui jamais ne vous ont quittés tout au long de cette crise, et continuerons de vous accompagner, dans l'espérance que le Christ met en nous.
Jean-Arnold de Clermont
Cette Eglise a bien des aspects classiques en termes de liturgie, de cantiques --superbes-- de suivi des textes dominicaux, de pasteurs en robes --blanches-- et il n'est pas rare que les cultes durent deux à quatre heures. Mais elle est également très active en matière d'évangélisation. Par exemple, le frère du pasteur Sandratana (intérimaire à Aix) coordonne tout un programme de témoignage dans la capitale. La FJKM a également ouvert beaucoup d'écoles et d'orphelinats, de centres Croix Bleue, ainsi qu'une léproserie (Manankavaly) ; elle s'investit encore dans la réhabilitation des enfants des rues et dans des programmes de développement artisanal ou rural. Et l'éventail n'est que partiel.
Les autres Eglises
Mais « l'Eglise de Jésus-Christ » n'est pas toute l'Eglise malgache. Sa cousine luthérienne (FLM) est d'égale importance, et s'est investie principalement dans la gestion d'hôpitaux de bon niveau, de centres de délivrance et de psychiatrie, ainsi que le ministère d'exorcisme des Bergers. Avec la communion anglicane (EEM), dont certains disent qu'elle va fusionner avec la FJKM, et l'Eglise Catholique (EKRM), ces quatre dénominations sont regroupées dans le Conseil Œcuménique de Madagascar (FFKM). Elles sont les Eglises historiques du pays et jouent le rôle très important des « parents auprès de qui l'on va chercher conseil et réconfort ».
Dans la grande mouvance évangélique, il convient de mentionner les Pentecôtistes et les Jesosy Mamounjy, de même sensibilité, qui sont très présents sur le territoire. Il y a également des Baptistes, des Evangéliques (style Eglises de Frères) et la Mission Evangélique Autochtone (METM). Mentionnons encore les Adventistes et divers groupements religieux. L'ensemble du Protestantisme regroupe ainsi un quart de la population, le catholicisme un autre quart (si l'on y inclut les anglicans épiscopaliens). Le reste des habitants de l'Ile est animiste, et un très faible pourcentage musulman (essentiellement des étrangers).
Toutes et tous à l'oeuvre
Comme dans beaucoup de pays du Sud aux conditions matérielles plus précaires et au christianisme plus récent que chez nous, les femmes constituent un maillon essentiel dans la vie ecclésiale. On trouve pas moins de 18 organisations de femmes, dans ou à travers les dénominations, qui sont très actives. Ce sont elles qui avaient appelé la population à la prière trois mois avant les élections présidentielles. La prière, l'étude de la Parole, le témoignage et l'entraide sont régulièrement au menu de leurs rencontres.
Parmi les différentes formes d'évangélisation, les radios évangéliques et les émissions chrétiennes sur le réseau hertzien ont un grand impact. Par exemple, le texte du jour (de l'Epi ou de Parole pour Tous) fait l'objet d'un commentaire quotidien très interpellant; c'est un des ministères qui « monte » au sein de la « Ligue pour la Lecture de la Bible», oeuvre qui compte 60 salariés.
Comme oeuvres chrétiennes, on peut encore mentionner la Société Biblique, Campus pour Christ, Jeunesse en Mission, Avotra, plusieurs radios évangéliques ainsi que les GBU et les GBT (pour les travailleurs).
Et la situation politique
Choquant pour les uns, réjouissant pour les autres, le nouveau Président du pays, Marc Ravalomanana, était le vice-président de la FJKM. Sans en faire étalage, il ne cache pas sa foiétienne et a le soutien d'une bonne partie des membres de sa dénomination. Sa récente investiture n'a pas résolu tous les problèmes, qui ne se limitent pas loin s'en faut-- à la résistance de l'ancien président-dictateur. La tension entre les Provinces côtières, qui voient dans leur autonomie le seul moyen de s'en tirer, et celles du centre qui soutiennent plus massivement le nouveau Président, est loin de diminuer. Les Eglises ne peuvent pas rester les bras croisés. Elles ont contribué à apaiser les populations au cours des derniers mois, mais l'équilibre entre une juste implication dans la société des hommes et le devoir évangélique d'être «mère pour tous» est particulièrement délicat.
Et notre soutien
Nous vous recommandons de porter ce pays dans l'intercession La situation actuelle entraîne une grande pénurie, des débordements violents ou intolérants, et les plus démunis peinent à survivre. Prions aussi pour que nos soeurs et frères --protestants et chrétiens-- soient renouvelés dans leur discernement, leur fidélité et leur amour
A vérifier sur place
Pour conclure cette présentation du Protestantisme à Madagascar, sachez qu'il ne nous a pas été possible, étant donné la situation, d'obtenir des informations très précises sur chaque point; veuillez donc excuser les éventuelles lacunes. Quelqu'un de là-bas nous écrivait récemment on peut dire que l'Eglise est plus engagée dans l'édification de tout l'homme : spirituellement et socialement. Un bel exemple qu'il pourrait valoir la peine de compléter en se rendant sur place etparticipant à un culte. Dans ce cas, même sans comprendre la langue, vous sentirez un frisson vous traverser à l'écoute des cantiques et vous en ressortirez avec l'impression d'avoir eu quelque avant-goût de la Béatitude céleste
Evelyne & Antoine SCHLUCHTER.
[Retour au sommaire]
de la Fédération protestante de France
aux musulmans en France
Prochainement, les musulmans de France seront appelés à élire leurs représentants au futur Conseil Français du Culte Musulman. La Fédération protestante de France se réjouit que la consultation, inaugurée et poursuivie depuis 1989 par les Ministres de l'Intérieur, soit sur le point d'aboutir même si les modalités devront encore en être affinées.
Il est en effet légitime que l'islam de France se dote d'instances représentatives au niveau régional et national afin de lui donner la place qui lui revient dans une république française laïque, respectueuse du pluralisme religieux.
La Fédération protestante de France souhaite que ce futur Conseil devienne l'interlocuteur des autorités publiques et religieuses de notre pays pour un culte musulman respectueux de la diversité et de la liberté de conscience.
Conseil de la Fédération protestante de France, 15 juin 2002.
Vers Jo'Burg 2002...
[Retour au sommaire]
La Fédération protestante de France
s'engage pour le développement durable
Le Conseil de la Fédération protestante de France, réuni à Paris le 15 juin 2002, ayant pris connaissance despositions du Collectif français « Jo'burg 2002 » :
1. souscrit globalement à ces positions ;
1.1 souhaite qu'elles soient rendues publiques le plus largement possible pour favoriser les débats sociaux, politiques et économiques qu'elles doivent susciter ;
2. Tout en se refusant à sacraliser la nature, il reconnaît le rôle qu'ont pu jouer les chrétiens qui, en développant la compréhension d'une place centrale pour l'être humain dans la création, ont pu légitimer l'exploitation scientifique, économique et technologique abusive de la nature.
3 Il reconnaît que l'attention portée à la sauvegarde de la création doit être une part importante de la vie chrétienne.
3.1 Il invite les Eglises et Communautés, Institutions, Œuvres et Mouvements, membres de la Fédération protestante de France, à étudier les conditions de participation, tant individuelle que collective, au développement durable, c'est-à-dire attentif aux générations à venir et établi sur les bases d'une solidarité internationale.
15 juin 2002
POSITIONS DU COLLECTIF FRANCAIS
***
PréambuleLes dernières négociations internationales de l'OMC à Doha ont confirmé avec force la prééminence du droit du commerce sur les droits humains, sociaux, culturels et environnementaux, annonçant ainsi la poursuite sans états d'âme d'un développement non soutenable au nom de la "croissance" qui est aujourd'hui celle de l'injustice et de l'exclusion, et qui touche particulièrement les femmes: la pauvreté et les inégalités s'accroissent ? Ia pression sur les ressources naturelles augmente...
Dans un contexte de tensions croissantes, les ONG françaises réunies au sein du Collectif " Jo'burg 2002 " affirment que la poursuite d'un type de développement productiviste et consumériste, priviléglant la libéralisation sans limite du marché, ne fera que renforcer ces tendances négatives.
Un autre développement ? d'autres choix de société sont possibles, fondés sur une base écologique solide et une solidarité active, qui respecte les droits des plus démunis et des générations futures dans l'espace politique nécessaire à leur évolution. Il suppose donc la mise en oeuvre de règles internationales plus justes, établies dans la réciprocité et sur la base d'une solidarité mondiale. Les réponses aux demandes des pays les plus pauvres de la planète et la satisfaction des besoins de leurs populations doivent cesser d'être remises à plus tard.
L'inversion des tendances est plus urgente que jamais. La paix et la justice, préalables au développement durable, ne peuvent s'obtenir dans l'état actuel d'inégalités croissantes ? qui favorisent entre autres la militarisation des sociétés et les actions terroristes. La capacité des gouvernements à prendre des décisions significatives à la Conférence de Monterrey sur le financement du développement durable, au Sommet mondial de l'alimentation à Rome, puis au Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg en 2002 sera à cet égard décisive. Malgré le manque évident de préparation de ces conférences au niveau des Etats, nous demandons à ce qu'elles établissent le bilan des engagements pris à Rio en 1992, et programment des actions concrètes avec un calendrier précis et des objectifs chiffrés visant à assurer un niveau de vie décent et un environnement sain pour tous, en particulier pour les populations les plus démunies.
Principes
Ceux du développement durable auxquels nous nous référons ont été repris dans de nombreux doeuments depuis Action 21. Ils sont bien connus, mais souvent détournés. Nous demandons qu'ils soient maintenant mis en oeuvre, en respectant les valeurs suivantes:
Propositions
En vue d'un développement durable selon les principes énoncés, nous demandons l'élaboration et la mise en oeuvre d'un contrat social planétaire posant les bases d'un nouvel équiLibre entreles limites de nos écosystèmes, la croissance économique et les besoins des populations les plus vulnérables. Ce contrat doit se réaliser entre gouvernements avec la participation active des membres de la société civile et du secteur privé, ainsi que de tous les autres groupes concernés.
Dans le cadre des Conférences de Monterrey et de Johannesburg en 2002,
le Collectif français "Jo'burg 2002 " pour sa part,
et en fonction des spécificités et des moyens de ses membres, prend les engagements suivants :
Faire le bilan de notre participation à la mise en oeuvre du développement durable depuis le Sommet de la Terre de Rio en 1992.
Œuvrer au rapprochement et à la concertation entre les associations de solidarité internationale. de protection de l'environnement de consommateurs de travailleurs, de paysans, de défense de l'économie solidaire et des droits sociaux.
Favoriser les dialogues avec les autres groupes principaux notamment les pouvoirs publics et les acteurs économiques et sociaux.
Dialoguer et exercer si nécessaire une pression citoyenne en direction des pouvoirs publics à tous niveaux pour promouvoir un mode de développement durable qui intègre les droits sociaux. culturels et environnementaux, la solidarité et les équilibres écologiques.
Participer ou susciter des actions communes avec l'ensemble du mouvement social intervenant dans le champ de la mondialisation pour en changer le cours dominant.
Soutenir ou initier toute action visant à fàvoriser les changements de comportements individuels ou collectifs notamment en matière de gestion économe et équitable des ressources naturelles et humaines.
Renforcer et coordonner nos programmes d'éducation au développement durable en direction du grand public des jeunes et des décideurs politiques et économiques et s'assurer de la cohérence des campagnes d'opinion que nous menons séparément.
Revoir nos propres pratiques à la lumière de la durabilité, que ce soit en matière de soutien à des projets ou programmes ici ou dans les pays en développement, ou dans l'établissement de tous nos partenariats avec un regard vigilant sur les provenances de nos financements.
Suivre les engagements de l'ensemble des acteurs (y compris nousmêmes) en matière de développement durable.
Le Collectif appelle les gouvernements, au premier rang desquels le gouvernement français et l'Unlon européenne, à se doter des moyens nécessaires à la mise en oeuvre des programmes d'actions signés depuis dix ans ou à venir prochainement, programmes qui sinon resteront lettre morte malgré l'autosatisfaction affichée par certains Etats.
Aide Publique au Développement :
Tenir les engagements, parfaitement réalistes, en matière d'Aide Publique au Développement (au moins 0,7% du P.N.B) et en améliorer l'efficacité. Les pays qui ne le respectent pas encore doivent présenter un calendrier afin d'atteindre cet objectif en 5 ans maximum.
Institutions Financières Internationales :
Afin que les décisions prises par les Institutions Financières Internationales n'affectent pas systématiquement les pays les plus pauvres (par la privatisation des systèmes de santé, d'éducation, et plus généraiement de tous les servioes publics):
Obtenir une représentation des pays en voie de développement au sein des institutions décisionnelles en matière économique, et d'une façon générale y rééquilibrer les pouvoirs entre pays riches, pays émergents et pays en développement,
Créer une instance d'évaluation indépendante des programmes des IFI prenant en compte les indicateurs de développement durable.
Créer une instance internationale de recours pour les pays victimes des plans d'ajustement structurels du FMI.
Garantir une égalité d'accès des populations aux services de base.
Dégager des mécanismes de crédit à long terme pour répondre aux durées, parfois longues, de retour d'investissements du développement durable (eau, forêts, réutilisation des terres...).
Accords Multilatéraux sur l'Environnement:
Rendre additionnelle à l'APD les mécanismes financiers existant au sein des AME.
Activer les mécanismes financiers des AME et les intégrer dans les politiques nationales des PED par le renforcement des capacités locales.
Prévoir un systéme d'évaluation indépendant.
Ressources Additonnelles :
Favoriser l'établissement de texes internationales, en commençant au niveau national ou européen, sans attendre un consensus international et par exemple:
en général sur les flux de capitaux financiers (type Taxe Tobin),
- sur les flux liés à ia constitution et au renforcement des transnationales,
- sur les dépenses publicitaires des firmes,
sur la consommation de combustibles fossiles,
et en utilisant toute la panoplie des écotaxes déjà envisagées dans différents pays.
Réduire les dépenses d'armements et les réorienter vers le financement des biens publics mondiaux.
Le collectif "Jo'burg 2002" estime que les ressources répertorises cidessus doivent être utilisées pour promouvoir un nouveau type de développement. Il appelle donc les gouvernements à tenir leurs engagements, mais aussi à soutenir et à mettre en oeuvre, avec la société civile et le secteur privé du monde entier les revendications suivantes, déjà maintes fois exprimées, mais jamais satisfaites :
[Retour au sommaire]
Assurer les besoins fondamentaux :
Assurer l'accès à l'eau, à l'alimentation, à l'énergie, à des terres non contaminées, à des sols aptes à l'agriculture, aux soins, à un habitat décent, à l'éducation.
Protager les biens publics mondiaux :
Ratifier et appliquer les Accords Multilatéraux sur l'Environnement (blodiversité, cilmat, déchets, désertification).
Prévoir des conventions sur d'autres biens comme l'eau, la forêt, les ressources halieutiques, agricoles et énergétiques afin d'en assurer une gestion durable.
Assurer un contrôie citoyen sur les orientations dans le domaine de la recherche, notamment dans les blotechnologies et la bloéthique.
Garantir les libertés politiques :
Lutter contre les discriminations et les exclusions: ethnie, religion, orientation sexuelle, iangue...
Prendre en compte la perspective de genre et associer les femmes à l'élaboration et la prise de décision y compris dans les pays en développement.
Garantir le rôle des jeunes, notamment dans les pays démunis.
Impliquer directement les peuples indigènes dans les conventions internationales les concernant.
Assurer le droit des migrants et la libre circulation des personnes.
Promouvoir la justice sociale :
Ratifier et appliquer les huit conventions fondamentales de l'O.I.T. sur les droits des travailleurs: liberté syndicale, abolition du travail forcé, égalité, élimination du travail des enfants.
Empécher la privatisation des services de base (alimentation, eau...).
Soutenir la justice économique :
Combattre l'Accord Général sur le Commerce des Services de l'OMC: les populations les plus vuinérables doivent avoir libre accès aux outils permettant la satisfaction de leurs besoins fondamentaux.
Favoriser la souveraineté alimentaire en terme de production, consommation et importation.
Développer l'accès des PED aux marchés des pays industrialisés (agriculture, textile...) basé sur un échange équitable et garantissant le respect de la nature.
Favoriser les échanges entre PED en matière de production, transferts de technologies... afin de contribuer au développement et au renforcement des capacités locales souvent occultées par les entreprises du Nord.
Rémunérer équitablement le savoirfaire importé des pays les plus démunis.
Fermer les paradis fiscaux et renforcer la répression de la criminalité financière.
Stimuler la justice écologique :
Réorienter ies modes de production et de consommation actuels vers des modes plus compatibles avec la préservation des écosystèmes, la santé des consommateurs, l'égalité d'accès et d'utilisation des ressources naturelles entre les peuples et les générations.
Subordonner les règles commerciales de l'OMC aux principes des Nations unies sur la protection de nos écosystèmes.
Evaluer l'empreinte écologique de chaque pays, et en premier lieu celles des pays industrialisés, par des indicateurs internationalement agréés tenant compte du principe de précaution.
Réduire la dette écologique des pays du Nord et assurer une compensation pour la dette existante.
Eliminer les obstacies à la diffusion des technologies propres et les subventions déguisées aux technologies polluantes.
Tenir les engagements visàvis des PED en matière de bransfert de technologies (convendons biodiversité, climat...)
[Retour au sommaire]
Renforcer la gouvernance à tous les niveaux :
Soutenir l'émergence d'une gouvernance globale dans les domaines environnemental et social.
Mettre en cohérence les différentes déclarations et conventions ayant un lien avec le développement durable.
Doter les organismes qui sont garants de ces engagements de réels pouvoirs en matière de promotion, incitation, formation, mais aussi de réglementation, de contrôle et de sanctions.
Dans le cadre d'une *ratégie mondiale, la prise de décision et les engagements doivent être effectués de manière régionale, nationale et locale avec priorité au plus bas niveau possible de gouvernance et en fonction de la capacité des institutions à atteindre les objectifs visés.
Des Agendas 21 doivent être établis à tous les niveaux de gouvernance.
Assurer la participation de tous les acteurs:
Favoriser partout l'Etat de droit afin que tous les citoyens puissent faire valoir leurs droits et recourir à des procèdures administratives transparentes, impartiales et facilement accessibles.
Assurer la pleine participation des femmes aux processus de prise de décision à tous les niveaux.
Assurer les droits des migrants.
Favoriser l'accès à l'information et à la formation, en particulier des populations les plus démunies.
Mettre en oeuvre une éducation au développement durable pour tous.
Intégrer le développement durable dans les programmes des systèmes éducatifs formels, notamment dans l'enseignement de l'urbanisme, l'architecture, l'économie...
Exiger la responsabilité:
Les entreprises, Etats, institutions régionales et internationales doivent être responsables et comptables des conséquences sociales, environnementaies et sanitaires de leurs actions au regard des législations en vigueur.
Mettre en place des mécanismes permettant aux mouvements sociaux d'assurer le contrôle des engagements en matière de développement durable.
Reconnaître et encourager par des moyens financiers, humains et statutaires la création de réscaux associatifs locaux, nationaux, régionaux et internationaux oeuvrant pour un développement durable.
Appliquer le principe de pollueurpayeur. La responsabilité des entreprises doit pouvoir être mise en cause en cas de fraude établie et les victimes doivent être dédommagées dans tous les cas.
Mettre en place des indicateurs permettant d'évaluer les progrès accomplis en matière de développement durable.
Démocratiser les procédures de nagociations:
Favoriser iiégalité d'accès aux différentes négociations internationales par le renforcement des capacités financières et techniques des délégations des PED.
Permettre un meilleur accès des PED aux institutions internationales telles que l'Organe de Réglement des différends de l'OMC et opérer un rééquilibrage effectif du partenariat entre les pays les plus démunis et les institutions financières internationales (Banque mondiale et F.M.I).
Rendre effficace les mécanismes de transparence, d'observation et de contrôle, et permettre les recours devant des instances indépendantes.
favoriser la participation de la société civile.
Le collectif "Johannesburg 2002 " pose comme préalable le respect de l'ensemble des principes, propositions et engagements énoncés cidessus pour permettre d'avancer dans l'avènement d'un développement durable à l'échelle mondiale, et éviter l'échac des Conférences de Monterroy et de Jobannesburg qui, s'il était avéré, mettrait gravement en péril et pour longtemps, le devenir de la planète en matière sociale, économique et écologique.
C'est à partir d'oeuvres picturales de Pascal Poirot et de Stéphane Meyer que le président Jean-Paul Humbert a adressé son message synodal. Par l'oeuvre du premier artiste, Jean-Paul Humbert rappelle que « la Foi, les Ecritures et la Théologie ne vont pas l'une sans l'autre, elles font partie du même mystère ». L'oeuvre du second artiste visualise la présence divine à tout homme « l'homme d'aujourd'hui a bien du mal à sentir la présence mystérieuse qui, pourtant, est là, discrète à ses côtés et qui essaie même de lui souffler aux oreilles quelques mots qui font vivre... ». Quelle mission assigner à l'Eral, aujourd'hui, au nom d'une foi chrétienne et réformée qui s'efforce d'appréhender le mystère ? «Je plaide pour l'édification d'une Eglise réformée qui sache aussi bien porter son drapeau d'une main que de s'ouvrir à la solidarité de l'autre, toujours à l'écoute de la Parole de Dieu, le regard dirigé vers le Royaume promis, et engagée des deux pieds dans un monde destiné à être, comme dit Calvin, le théâtre de la gloire de Dieu ».
«une Eglise réformée » titrait un document élaboré par la Commission de théologie de l'Eral et étudié par les paroisses. Ce document souligne la nécessité de la réflexion théologique. Il privilégie l'annonce de l'Evangile, particulièrement sous la forme de la prédication. Il prône un nouvel équilibre entre les ministères dans l'Eglise théologiens professionnels, pasteurs, conseillers de paroisses et diacres. Il appelle précisément le synode à clarifier les contours de la vocation des « », dont la mission est le service de l'autre et particulièrement du « pauvre ».
A partir de ce document, le Synode a ouvert un débat. Il s'est prononcé sur les orientations et les résolutions suivantes
«Copmposé des délégués de toutes les paroisses, le Synode de l'Eglise réformée d'Alsace et de Lorraine s'est réuni les 15 et 16 juin à Storckensohn et a examiné les conditions du renouveau de l'Eglise.
Deux voies novatrices on été retenues :
1- La revalorisation de la Parole et donc de la prédication, sous toutes ses formes, qui doit être plus collégiale, cohérente, échangée, partagée et toujours enracinée dans la Bible.
2 - Faire du public le critère premier et le destinataire privilégié de la Parole. Cela implique d'orienter l'Eglise en fonction de l'incroyant et du monde. Le Synode exhorte donc les paroisses à entreprendre cet effort théologique, spirituel, culturel et humain en ce sens.
Notre Eglise se préoccupe de remédier à l'indifférence du public, dont souffre aussi d'autres institutions sociales (partis, syndicats, association...). C'est pourquoi le synode estime que ces deux voies - la revalorisation de la parole et l'attention portée à tous - pourraient être empruntées par tous ceux, dans notre société, qui veulent redonner autorité à la parole publique, reconstruire le lien social et faire sens à la vie humaine. »
«Résolutions soumises aux votes du synode de Storckensohn et qui devront être étudiées en paroisse et en consistoire
- Les conseils presbytéraux veilleront à organiser l'échange périodique de chaires entre pasteurs en dehors des remplacements dus aux congés.
- Les conseils presbytéraux sont invités à recommander aux prédicateurs de se
regrouper pour des séances de préparation de la prédication.
- Les conseils presbytéraux sont invités à encourager la préparation de cultes par des équipes.
- Le synode rappelle aux conseils presbytéraux leurs responsabilités à veiller à la cohérence cultuelle autour de la prédication dont la Parole doit imprégner tout le culte.
- La question du diaconat ayant été relevée dans de nombreux groupes de travail, le synode demande aux conseils presbytéraux à la Commission des ministères, à la Commission de théologie et au Conseil synodal, de poursuivre l'étude sur le diaconat du point de vue du fond et des formes liturgiques et institutionnelles. Il sera rendu compte de l'état des travaux au synode de 2003. »
Les rapports du Conseil Synodal, des quatre Consistoires et de la Commission des Ministères de l'Eral ont suscité un débat sur les rencontres locales avec des communautés évangéliques demandant leur adhésion à la Fédération Protestante de France. Le Consistoire de Mulhouse se refuse à mener un dialogue avec «Porte Ouverte Chrétienne » de Mulhouse dont l'attitude lui semble irresponsable. Une information a été apportée sur le déménagement des bureaux au siège des Eglises protestantes à Strasbourg (quai Saint-Thomas). Le Secrétaire général, Eugène Vassaux, a présenté un projet d'harmonisation des pratiques synodales avec les textes régissant l'Eral. Ce projet vise à renoncer à créer un nouveau Consistoire à Sarrebourg et à redéfinir la composition du Synode et du conseil synodal en vue « d'une rigoureuse conformité avec les texte législatifs et réglementaires ». Cette question sera réexaminée au prochain Synode.
Le Synode de l'Eral se réunira en Assemblée Commune, donc avec le Consistoire Supérieur de l'Ecaal, les 16 et 17 novembre 2002. (Richard Gossin)
Portés par 1'espérance et l'amour de Dieu pour tous les étres humains, nous nous sommes rencontrés entre personnes différentes par nos origines géographiques, nos enracinements culturels et religleux, notre situation sociale (en situation précaire ou non : salariés, exclus de 1'emploi, retraités, membres d'associations, étudiants... ).
Nous avons partagé nos expériences de la précarité : celles de personnes exclues du monde du travail, de personnes sans papiers, de personnes victimes de la précarisation du travail (intérim, temps partiel imposé, CDD, étudiant en espoir de travail, etc...), celles encore de personnes engagées dans des actions de lutte contre la précarité.
Nos expériences :
La traite des immigrés
Les discriminations basées sur la couleur de la peau au la religion ; La délocalisation de nos emplois ; La précarité qui n'engendre pas la solidarité mais le chacun pour soi à outrance ; Les rêves qui ne nourrissent pas quand on sait qutils ne sont que des rêves
Le déracinement des réfugiés
La perversité de la flexibilité
L'incertitude du lendemain : commencer la journée en se dernandant qu'est-ce qu'on va manger, comment s'habiller, comment on va nourrir les gosses, comment on va finir le mois.
Les malentendus :
« Je cherche du travail et on me propose une formation... »
« Vous êtes trop vieille pour être débutante »
« Le type de l'ASSEDIC et moi, on parle pas le même langage ».
Précaire et fier ; précaire et blessé d'être appelé ainsi ;
pas précaire, mais désarmé face à la précarité des autres
Deux sortes de rêves :
Ceux des personnes qui rêvent encore :
une maison ! un jardin ! de l'estime et un peu d'argent autour... des papiers ! un boulot ! des liens ! des échanges ! la santé ! étre aimé...
citoyens de ce monde
comme tout le monde
Et le rêve des personnes pour qui le rapprochement entre rêve et réalité est devenu insupportable, de sorte qu'ils osent seulement espérer :
- des préposés plus humains derrière les guichets
- des entretiens d'embauche dont l'issue ne soit plus jouée d'avance
- et n'être plus à tout propos obligé de se justifier d'exister
Des propositions d'action à notre portée :
Entrer en résistance : s'organiser et construire des réseaux de résistance et d'espérance, face au mépris érigé en politique sociale et en méthode de management,afin de construire une fraternité humaine.
Permettre l'expression des « je », qui conduit à la force du « nous
Bâtir des collectifs de solidarité, pour briser la cohésion de la haine
Combattre les discours simplistes
Promouvoir des rencontres entre des agents des administrations des entrepases et des personnes en précarité
Provoquer le questionnement sur la précarité dans nos communautés chrétiennes
Rechercher et partager la vérité sur les causes de la progression du délabrement de la solidarité dans le monde du travail
Mieux connaître la loi pour en faire un instrument de justice, en exigeant son application quand elle combat la précarité et sa translormation quand elle la renforce
Contribuer à la mise en place de maisons de la solidarité dans lesquelles chacun en situation
précaire ou non, puissent rencontrer des accueillants à l'écoute de la personne dans toute ses dimensions
Réinventer l'éducation populaire
Nous confirmons notre soutien au collectif « Chrétiens contre la Précarité» et invitons les partenaires protestants à participer à la rencontre qu'il organise le 21 septembre 2002.
JEUNESSE
[Retour au sommaire]
Enbiro
[Retour au sommaire]
L'édition 2002/2003 du calendrier interreligieux Enbiro est sortie de presse sous le titre « Gestes et paroles - l'humanité en prière ». Conçu comme un outil de sensibilisation au pluralisme religieux et à la diversité culturelle dans le milieu scolaire, ce calendrier interreligeux, accompagné d'un dossier pédagogique, est le fruit d'une collaboration de la Plate-forme Interreligieuse de Genève, des éditions Enbiro (Enseignement biblique romand) et de la Fondation « Education et développement à Lausanne. Son succès du calendrier dépasse le milieu scolaire et touche également le grand public. C'est pourquoi il s'accompagne d'un portfolio réunissant les illustrations du calendriers. Le calendrier 2002/2003 rappelle l'importance de la prière dans toutes les religions, qui dépasse les particularismes confessionnels pour exprimer l'admiration, l'angoisse ou la confiance de tous les êtres humains, expliquent les responsables de cette nouvelle édition. Au fil des mois, le calendrier égrène les fêtes des différentes religions et les fêtes laïques. Il offre des pistes pédagogiques qui traitent, par le texte et l'image, des idéaux de vie véhiculés par les religions. Il existe une version castillane et catalane du calendrier, de même qu'une version allemande.
En France, il est disponible auprès de la SED 15, rue de Buci 75006 Paris
Tel. : 01 46 33 23 46 www.lased.net
Calendrier interreligieux : 6, 50 euros Dossier pédagogique : 6, 50 euros
Portfolio : 9, 50 euros.
Possibilité de couplage et donc de prix.
Le Comité central de la KEK a encouragé les Eglises membres à s'engager activement dans le débat sur l'avenir de l'Europe. Les Eglises et communautés religieuses devraient être reconnues comme «partenaires de dialogue ayant des contributions spécifiques à apporter au développement de la politique européenne dans bien des domaines». C'est pourquoi il serait bon que les institutions européennes établissent « un système approprié de consultation avec elles ». Le Comité central a insisté sur «l'importance d'un débat sur la reconquête de la vie démocratique et la participation à tous les niveaux de l'Europe».
L'organe directeur de la KEK, composé de 40 membres, a pris un certain nombre de décisions sur différents sujets.
Il a :
- soutenu l'initiative d'une «trève olympique» durant les prochains Jeux Olympiques (Athènes 2004). Cette initiative a pour objectif de ranimer l'ancienne que toutes les guerres étaient suspendues pendant la durée des Jeux Olympiques ;
- admis au sein de la KEK une nouvelle Eglise membre, l'Armée du Salut au Royaume-Uni (l'Armée du Salut internationale est membre de la KEK depuis sa fondation en 1959) ;
- accordé le statut d'organisation associée à l'YMCA (European Alliance of Young Men's Christian Associations), ainsi qu'à deux Conseils nationaux d'Eglises, le Conseil oecuménique finlandais et le Conseil chrétien de Norvège ;
- accueilli favorablement la proposition d'un Troisième Rassemblement oecuménique qui sera convoqué par la KEK et son partenaire catholique, le Conseil des Conférences épiscopales d'Europe (CCEE), mais pas avant 2006 ;
- approuvé la poursuite de l'objectif d'intégration au sein de la KEK de la Commission des Eglises auprès des Migrants en Europe (CEME) ;
- finalisé la préparation de la 12ème Assemblée générale de la KEK (Trondheim, Norvège, 25 juin - 2 juillet 2003) ;
- décidé la mise en place d'un projet de recherche sur la « mission commune » des Eglises d'Europe ;
- re-nommé le Secrétaire général de la KEK, le pasteur Keith Clements, à son poste pour un autre mandat de 5 ans ;
- nommé le Pasteur Rüdiger Noll, directeur de la Commission Eglise & Société de la KEK.
Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org/fpf/