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Extraits du BIP 1543 du 1er au 15 Septembre 2002
Sommaire
VIE DE LA FEDERATION
VIE DES EGLISES
ŒUVRES ET MOUVEMENTS
ŒCUMENISME
INTERNATIONAL
VIE DE LA FEDERATION
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Au lendemain de la rencontre entre le ministre de l'intérieur et les représentants de l'Islam en France, le président de la Fédération protestante de France (FPF), Jean-Arnold de Clermont, a 1ui aussi été reçu hier matin par Nicolas Sarkozy pour un premier entretien d'une heure.
Propos recueillis par Élie Maréchal paru dans Le Figaro du 22 juin.
LE FIGARO : Pourquoi souhaitiez-vous rencontrer le ministre de l'Intérieur ?
Jean-Arnold de CLERMONT : J'ai répondu à son invitation. Mais ce n'était pas une première: depuis plusieurs années, la Fédération protestante de France a eu les rapports le pbls transparents et les plus directs avec les différents ministres de l'lntérieur. Nous venons dire ce que nous avons à dire et nous acceptons le débat.
Vous avez abordé avec le ministre le projet de Conseil français du culte musulman.
En quoi ce projet vous importe-t-il ?
Pour le dialogue inter-religieux, nous sommes pour le moment conduits à choisir nos interlocuteurs parmi les musulmans. Nous aussi avons besoin d'avoir en face de nous des instances représentatives au niveau régional et national. Nous espérons que l'islam en France se dotera bientôt d'um conseil légitime pour prendré la place qui lui revient dans une République laïque, respectueuse du pluralisme religieux. Voilà pourquoi notre Conseil national vient de rendre public un message d'encouragement aux musulmans de France. C'est le signe que nous partageons le souci des plus hauts représentants de l'État de voir l'islam dans sa diversité s'asseoir avec nous à la table de la République.
Alain Vivien vient de quitter la présidence de la Mission interministérielle de lutte contre les sectes,
Est-ce un sujet que vous avez abordé avec le ministre de l'lntérieur ?
Oui, j'ai rappelé notre souhait de voir créer un observatoire des sectes qui soit indépendant de toute pression religieuse. Nous sommes encore inquiets d'une excessive chasse aux sorcières qui porte tort aux minorités évangéliques protestantes, indemnes de tout esprit sectaire. Nicolas Sarkozy est convenu qu'en ce domaine dela lutte contre les sectes, il ne fallait pas verser dans l'obsession.
Autre sujet abordé avec Nicolas Sarkozy, les campements de Tziganes dont beaucoup appartiennent à la mouvance protestante. Quelle est votre préoccupation ?
Il est anormal que des réunions évangéliques tziganes trouvent désormais labourés leurs lieux habituels de campement. C'est une manière de signifier que ces gens du voyage sont a priori indésirables et soupçonnés de ne pas respecter les lois de la République. Cet ostracisme est abusif.
Pourquoi, dans le bureau du ministre, êtes-vous revenu sur la question de l'immigration ?
Je ne conteste pas la nécessité d'un contrôle des flux migratoires. Cela dit, l'accueil de tout étranger sur le sol français doit rester humain, quelle que soit la situation de cette personne. Par exemple, il n'est pas décent d'obliger des individus à d'épuisantes heures d'attente avant de pouvoir déposer un dossier dans une préfecture.
Il m'a paru opportun de rappeler que, même si la question du droit d'asile est difficile à résoudre, la France doit, selon sa tradition, rester une terre d'accueil. D'autant plus que notre pays est loin d'être envahi comme le prétendent certaines exagérations démagogiques. Par ailleurs, il serait judicieux de lier contrôle des flux migratoires et aide au développement.
L'évolution de la législation sur les associations vous tient à coeur, ainsi qu'une éventuelle révision de la loi de séparation entre les Églises et l'État. Qu'en avez-vous dit au ministre ?
Une réflexion sur ces sujets est déjà en route à la Fédération protestante de France. J'ai annoncé au ministre que nous allions élaborer un document qui sera soumis aux responsables gouvernementaux pour exposer nos interrogations et nos propositions sur le fonctionnement pratique de la laïcité.
VIE DES EGLISES
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Six questions posées à Werner Jurgensen,
président sortant du Conseil permanent luthéro-réformé (CPLR) par Myriam Delarbre
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Après 14 ans de présidence, quelles évolutions avez-vous noté dans la concrétisation de la Communion au sein du Conseil permanent luthéro-réformé ?
Dans mon rapport moral à la dernière AG de l'Association de Soutien du CPLR (22 juin 2002), j'ai relevé à la fois des réalisations et des évolutions proprement dites durant les 15 ans de ma responsabilité au CPLR (j'ai été appelé à "faire fonction" de Président en décembre 1986 et désigné comme Président en titre en octobre 1987).
Des réalisations
- la vocation du CPLR a été réaffirmée et sa spécificité mise en évidence après un temps de sérieuses interrogations sur son utilité dans ou à côté de la FPF ;
- la Formation Permanente des Pasteurs a été redéfinie et davantage "professionnalisée" ;
- un centre français protestant de Formation Pastorale à l'Ecoute et à la Communication (FPEC) a été créé par le CPLR (mais à nouveau "externalisé" : à défaut de nous y impliquer vraiment, nous avons fini par nous en retirer plus nettement - sans toutefois remettre en cause sa qualité) ;
- la possibilité du passage des ministres de l'une à l'autre des Églises du CPLR (l'interchangeabilité des ministres) a été formellement affirmée ;
- le CPLR a été doté de la personnalité juridique (Association de Soutien), et a obtenu un "numéro d'enregistrement de déclaration préalable d'existence comme organisme de formation" ;
- un statut des ministres au service du CPLR a été adopté ;
- un vrai Service Catéchétique commun, avec de nouveaux statuts intégrant complètement la SED a été créé (aboutissement en 1998 / 1999, mais révisé à la baisse en janvier 2002 ;
- la Déclaration Commune de Reuilly a rapproché de manière décisive les Églises luthériennes et réformées françaises et les Églises anglicanes de Grande Bretagne et d'Irlande ;
- nos Églises ont été présentes dans les instances centrales du Conseil Œcuménique, de sa commission Foi et Constitution, de la Conférence des Églises Européennes (KEK), de la Communion Ecclésiale de Leuenberg et de l'Association protestante pour la formation des adultes en Europe (EAEE, d'après son nom en allemand), représentations favorisées du fait que nous ayons présenté des candidatures uniques au nom des quatre Églises ;
Et des évolutions
Au-delà des événements ponctuels et des activités régulières de service, il me semble que se sont dégagés :
- une incontestable prise de conscience de notre communion, avec des moments forts tels que l'Assemblée Commune de Dole (1993). La Concorde de Leuenberg, bien que postérieure à la formation du CPLR, est apparue comme vrai texte fondateur et moteur, et comme ciment lors de moments de tension ;
- une prise de conscience aussi de ce que communion n'est pas fusion et que la fusion n'ajoute rien à la communion. Il arrive que l'exigence de fusion hypothèque la communion en provoquant inquiétudes ou précautions excessives.
- entre la fusion et le statu quo, le besoin d'un chemin à parcourir encore. Si une affirmation théologique plus forte de notre communion s'accompagnait d'un relâchement concret, notre théologie et notre ecclésiologie de communion apparaîtraient comme alibi pour une pratique du chacun pour soi ;
- dans le domaine de la catéchèse, une "avancée" très forte jusqu'en 1999, et une "réduction" en 2002. Nous avions peut-être vu trop grand, visé trop haut, ou agi trop vite. Mais le souci de la catéchèse continue d'habiter nos Églises, et la conviction demeure, qu'il y là à partager une préoccupation prioritaire ;
- une aspiration à une plus grande capacité de prise de décision commune ; on a beaucoup parlé de dévolution d'autorité des Églises vers le CPLR. Le préalable en est d'abord la disposition au partage, à la réception, à l'engagement commun des Églises membres ; la réflexion se poursuivra certainement dans ce sens pour travailler ensemble encore plus efficacement.
Vous êtes luthérien, votre expérience au CPLR a-t-elle changé votre regard sur les autres Eglises ?
La fréquentation rapprochée des Églises du CPLR a fait que chacune des Églises - y compris la mienne - m'est apparue davantage avec sa personnalité propre, avec ses forces et ses faiblesses, avec les diversités aussi en son propre sein. Qui dit " personnalité " dit : quelque chose de complexe, qui a ses caractères propres, mais qui ne peut jamais être réduit à un ou plusieurs de ces caractères.
Qu'en est-il des relations du CPLR avec les autres Eglises ?
Le CPLR a toujours été attentif aux relations oecuméniques en toutes directions, y compris à l'intérieur du protestantisme.
Avec l'Église catholique, le dialogue s'est poursuivi dès le début, travail à la fois théologique et pastoral, plus particulièrement au travers du Comité Mixte. Travail aujourd'hui plus difficile, parce qu'on ressent aujourd'hui plus douloureusement, et on comprend plus difficilement, que malgré des avancées évidentes, le magistère catholique ne soit toujours pas en mesure de reconnaître nos Églises comme authentiques Églises du Christ.
Avec les Églises anglicanes de Grande-Bretagne et d'Irlande il n'en va heureusement pas de même. Notre reconnaissance mutuelle est pleinement affirmée dans l'Accord de Reuilly. Le groupe de continuation va préparer des suggestions pour un travail de suivi à l'échelon régional et local.
Avec les autres Églises de la Fédération Protestante, les relations se sont établies plutôt au sein même de la Fédération dont les Églises membres du CPLR font partie. Mais le CPLR a mené un dialogue plus précis avec l'Union des Églises Réformées Évangéliques Indépendantes et l'aurait bien accueillie comme cinquième Église membre. Le synode des EREI en a rejeté la perspective en mars 2000, mais nous continuons d'accueillir leur représentant aux réunions du Conseil pour que le chemin commun se poursuive. Un dialogue est en cours avec la Fédération des Églises Évangéliques Baptistes de France, visant une meilleure compréhension mutuelle.
Et le CPLR, quelle est sa place et son rôle dans la Concorde de Leuenberg ?
Ce sont d'abord les Églises membres du CPLR qui ont leur place dans la Communion Ecclésiale de Leuenberg. Ce sont elles qui sont signataires de la Concorde, chacune pour sa part. Cependant, le CPLR a joué un rôle grandissant de coordination : proposition de représentants communs susceptibles d'être élus au Comité Exécutif (actuellement le Professeur Élisabeth Parmentier en est Présidente, et le Pasteur François Clavairoly suppléant), désignation de représentants communs aux groupes de travail ; contribution financière commune du CPLR ; étude en commun des questions soumises aux Églises. Les manifestations de notre attention, y compris nos expressions critiques, y sont bienvenues. Par les Églises françaises l'Europe latine acquiert plus de poids dans cette communion où les Églises allemandes sont traditionnellement d'un apport très important.
L'instance CPLR est mal connue dans le protestantisme est-ce un handicap ?
Le plus grand handicap du CPLR, c'est lorsqu'il est mal connu au niveau local des Églises membres elles-mêmes, notamment dans des lieux où une seule des composantes du CPLR est présente. Cela rend plus difficile la réception des travaux du CPLR ou la cohésion des processus de décision qui devraient concerner les quatre Églises. Chaque Église continue alors de suivre ses propres dynamiques au lieu de raisonner selon la communion luthéro-réformée et de " construire " ses projets en tenant compte des autres composantes.
L'accession du CPLR à une meilleure visibilité dans le protestantisme dépend directement de la volonté des Églises membres et de la priorité (c'est-à-dire, entre autres, des moyens) qu'elles décident d'y affecter. En amont de décisions à ce sujet se pose la question de leur volonté de " parler d'une seule voix " et de se présenter comme entité une à travers le CPLR. On en a discuté à l'Assemblée Commune de Strasbourg (octobre 2001), mais les délégués sont restés partagés : oui pour un renforcement de la visibilité, non pour un renforcement d'une structure d'unité. Le problème reste donc posé et le travail à faire pour " améliorer " la situation.
Quelles ont été vos joies et quel est votre souhait pour l'avenir du CPLR ?
Mes joies ont été, entre autres :
- la manifestation d'une communion fraternelle chaleureuse au sein même du CPLR et de son Bureau, avec une reconnaissance et un respect mutuels des personnes qui les composent ;
- le développement et l'approfondissement d'un dialogue vrai entre nos Églises, y compris sur les sujets pour lesquels il n'y a pas - ou pas encore - d'approches convergentes entre elles ;
- les expériences de communion élargie et le travail effectué ensemble lors des Assemblée communes (j'en ai vécu cinq en tout), et l'intérêt qu'y ont souvent exprimé notamment les délégués laïques - ce qui ne minimise pas celui des pasteurs ! - ;
- l'Accord de Reuilly avec les Églises anglicanes, avec tout le processus d'élaboration et de conclusion du document, les rencontres personnelles et sessions de travail, et l'élargissement de la communion ecclésiale que cela a représenté
Mon souhait pour l'avenir du CPLR, c'est que la transparence entre Églises grandisse encore ; que la communion qui les unit les conduise à concevoir leurs projets et à traiter leurs problèmes en tenant davantage encore compte les unes des autres ; que la connaissance et la reconnaissance mutuelle des Églises sur les plans théologiques et ecclésiologiques porte aussi sur les traits d'ordre culturel qui les caractérisent, et que cette connaissance et cette reconnaissance s'étendent davantage à l'ensemble des membres des Églises. On entend souvent dire que les relations luthéro-réformées ne sont pas actuellement des meilleures dans le monde. Elles semblent " au-dessus de la moyenne " chez nous. Qu'elles demeurent et augmentent encore en qualité : voilà qui nous permettra de porter un bon témoignage au sein de l'Église universelle et au sein de la société de notre temps.
François Clavairoly, pasteur de l'Eglise réformée de France, succède au pasteur Werner Jurgensen à la tête du CPLR. Le prochain bureau du CPLR se tiendra début septembre. Le BIP 1545 (15-30 septembre) interrogera pour vous le nouveau président.
Colloque interrégional, le 6 octobre 2002
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Tous les deux mois, les présidents des huit conseils régionaux de l'Eglise réformée de France (ERF) se retrouvent à Paris pour un partage d'informations et d'échange d'idées avec le pasteur Marcel Manoël, président du Conseil national de l'ERF, le Secrétaire général et les coordinations.
C'est au cours de ces rencontres qu'est née l'idée d'un colloque interrégional. Le projet présenté au Synode national 2001 à Soissons, est finalement programmé le 6 octobre prochain. Il réunira une soixantaine de personnes, 5 à 6 par région issues des coordinations régionales et des conseils régionaux, plus une délégation du Conseil national et les coordinations nationales.
L'objectif est de vérifier « Quelles sont les solidarités interrégionales actuelles en matière de finances, de pourvoi et de gestion des postes ainsi qu'en matière de projets interrégionaux ? Sont-ce des solidarités conservatrices ou prophétiques ? » s'interroge Jean-Daniel Dollfus, président du Conseil régional de l'ERF région Provence-Alpes-Côte-d'Azur- Corse et coordinateur de ce colloque.
En 1992, un colloque avait eu lieu mais dans un contexte tout autre. « Apaisé » confie le pasteur Dollfus, « les finances se portaient bien, les postes étaient pourvus... ». « Des régions qui allaient bien, appliquent maintenant le NMD (nombre maximum de desservants) qui avait été créé pour les régions plus en difficulté. Des changements d'ordre économique et démographique sont intervenus ». « Il s'agira en octobre prochain de mettre en avant les richesses tout en pointant les difficultés. » conclut Jean-Daniel Dollfus
Ce colloque donnera l'occasion d'avoir une photographie de la régionalisation de l'Eglise réformée de France, 30 ans après la création des huit régions, autrefois plus morcelées. Un autre colloque interrégional devrait se réunir, un an après, le 5 octobre 2003. (MD)
ŒUVRES ET MOUVEMENTS
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1er juillet 2002 : la Cour pénale internationale (CPI),
une justice universelle vraiment pour tous ?
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L'ACAT-France et la FIACAT, qui luttent depuis des années contre l'impunité, se réjouissent de l'entrée en vigueur, le 1er juillet 2002, de la Cour pénale internationale (CPI), première juridiction pénale permanente et universelle. Pour la première fois, les victimes de génocide, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre pourront demander justice et obtenir réparation de leur préjudice devant un tribunal international. Et pourtant des obstacles demeurent.
La France, havre de paix pour les criminels de guerre ?
Parmi les 71 Etats ayant ratifié le statut, la France est le seul à avoir refusé la compétence de la CPI, pendant une période de 7 ans à compter du 1er juillet 2002, pour les crimes de guerre commis par ses ressortissants ou sur son territoire. L'ACAT-France et la FIACAT le déplorent vivement. : la Francene peut apparaître au monde comme une terre d'asile pour les criminels de guerre. Patrie des droits de l'homme, la France doit permettre à toutes victimes, sans exception, d'obtenir réparation devant la justice française.
L'ACAT-France et la FIACAT appellent donc le gouvernement français à renoncer solennellement et publiquement à la déclaration de l'article 124 qu'il avait préalablement faite et à déposer le plus rapidement possible un projet de loi incriminant les crimes de guerre dans le code pénal français.
Les Etats-Unis, fossoyeurs de la CPI ?
- Depuis des années, les Etats-Unis ont montré leur hostilité à l'encontre de la CPI. Aujourd'hui, ils attaquent la Cour sur plusieurs fronts :
- en concluant des accords bilatéraux pour protéger les citoyens américains de toute poursuite devant la CPI ;
- en essayant de faire voter au Conseil de Sécurité des Nations Unies une résolution garantissant
- l'immunité à tous les personnels engagés dans des opérations de maintien de la paix de l'ONU ou sous mandat de l'ONU ;
- en faisant voter une loi au Congrès (loi ASPA, American Service Protection Act) qui prévoit notamment la possibilité pour le Président des Etats-Unis d'avoir recours à la force pour empêcher un de ses ressortissants d'être déféré devant la CPI.
en faisant voter une loi au Congrès (loi ASPA, American Service Protection Act) qui prévoit notamment la possibilité pour le Président des Etats-Unis d'avoir recours à la force pour empêcher un de ses ressortissants d'être déféré devant la CPI.
Les Etats Unis font donc peser sur la CPI de graves dangers. La France ne doit pas céder aux pressions américaines. L'ACAT-France et la FIACAT demandent à la France, membre permanent du Conseil de Sécurité, de s'opposer par tous moyens à toute tentative américaine visant à limiter la portée de la CPI.
L'entrée en vigueur de la CPI, c'est la victoire de la justice contre l'impunité. Ne laissons personne, fût-ce la plus grande puissance mondiale, détruire l'universalisation de la justice ! Et disons oui à la fin de la culture d'impunité.
38 ONG, associations et corps professionnels lancent une pétition pour le retrait de l'article 124 par la France
Membres de la Coalition française pour la CPI, l'ACAT-France et la FIACAT diffusent une pétition internationale en faveur du retrait sans délai de la déclaration de l'article 124 par la France. Cette pétition est adressée au Président de la République française, Jacques Chirac, et sera disponible sur les sites de l'ACAT-France (www.acat.asso.fr), de la FIACAT et de la Coalition française pour la CPI (www.cfcpi.org).
Conférence Eglise et Paix
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Le réseau Eglise et Paix, association chrétienne interconfessionnelle européenne, qui rassemble des Eglises, des communautés, des organisations chrétiennes, et des personnes qui ont la conviction que la non-violence évangélique est une caractéristique essentielle de l'Eglise de Jésus-Christ, organise une conférence francophone :
VIOLENCES MONDIALISEES
ET MONDIALISATION DE LA PAIX
Du 25 (18h) au 27 (14h) Octobre 2002
à la Communauté du Chemin Neuf, Abbaye des Dombes, Le Plantay
01330 Villars les Dombes (près de Lyon).
Les intervenants :
- Christian Mellon, secrétaire national de Justice & Paix - France : « Violences mondialisées »,
- Frédéric Rognon, pasteur réformé, enseignant à la faculté de Théologie protestante de Strasbourg : « Mondialisation de la Paix ».
Frédéric Rognon, pasteur réformé, enseignant à la faculté de Théologie protestante de Strasbourg : « Mondialisation de la Paix ».
Avec des temps de témoignages, d'échanges, de prière, et de fête ! Les questions abordées seront :
- Comment comprendre et interpréter les mécanismes et les effets de la mondialisation libérale ?
- Quel lien y a-t-il entre terrorisme, guerre contre le terrorisme, et mondialisation ?
- Quelle a été l'attitude de Jésus dans le contexte de mondialisation de son époque ?
- Une mondialisation de la paix est-elle possible ?
- Comment les Eglises pourraient-elles y participer ?
- Quelle est leur responsabilité ?
Quelle est leur responsabilité ?
Renseignements et inscription (Frais : 75 euros) :
Nadette et Louis JOLY, 5 rue du Mont Verdun, 69140 Rillieux la Pape
ŒCUMENISME
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Le CECEF : Ensemble
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Mercredi 19 juin 2002, à l'occasion de la publication du livre « Ensemble », recueil oecuménique de chants et de prières, le Conseil d'Eglises chrétiennes en France (CECEF), recevait les journalistes, à l'Eparchie Sainte-Croix des Arméniens catholiques, où se déroulaient les travaux.
« Le CECEF est une instance heureuse et réussie » a déclaré d'emblée Mgr Jérémie, président de l'Assemblée des évêques orthodoxes et président en exercice du CECEF, qu'il connaît bien puisqu'il en est membre depuis sa création en décembre 1987.
« Nous avançons ensemble lentement, prudemment, consciencieusement, et respectueusement des particularités de chacune de nos communautés, soucieux de garder les équilibres ». Il a rappelé que le CECEF n'a pas vocation à résoudre tous les problèmes théologiques, ces questions étant travaillées en d'autres instances, mais que son action et sa visibilité prennent de l'ampleur du fait, notamment, de son attention aux questions d'actualité comme le dialogue interreligieux, la violence ou le terrorisme.
Mgr Jean-Pierre Ricard, qui découvre le CECEF, constate l'importance de ces rencontres à dates fixes qui permettent une bonne information sur la vie des différentes communautés. « Le CECEF n'est pas une super Eglise coiffant les différentes communautés » s'accordent à dire les trois coprésidents. Il s'emploie à faire travailler ensemble les instances propres à chaque Eglise. Par exemple, sur les questions concernant la construction européenne, les migrations, le conflit israélo-palestinien, les crises en Afrique ou à Madagascar.
Le CECEF inscrit son action dans l'esprit de la charte oecuménique, signée à Strasbourg, en avril 2001. Prière commune, confession de foi et travail sur la Bible vont de la réconciliation entre les peuples et la rencontre avec d'autres religions. (Snop)
COE : 75e anniversaire de Foi et constitution,
le 25 Août
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Le 25 août 2002, le département « Foi et constitution » du COE, auquel participe l'Eglise catholique, fêtera ses 75 ans d'activité depuis sa première conférence mondiale à Lausanne, en 1927. C'est donc à la cathédrale de Lausanne (Suisse) que cet anniversaire sera célébré, en présence des Eglises locales qui ont récemment formé leur propre alliance oecuménique. Les participants seront invités à se rappeler et à se réapproprier les perspectives de l'assemblée fondatrice de 1927, en reconnaissant la profonde influence que cette assemblée a exercé sur l'identité du mouvement oecuménique contemporain.
Selon Alan Falconer, directeur et coordinateur de l'équipe « Foi et constitution »: « A Lausanne, les représentants des Eglises ont pris conscience du fait qu'il existait un certain nombre d'aspects centraux de la foi chrétienne qu'ils pouvaient affirmer ensemble. ils ont également recensé les questions qui divisent les Eglises et sur lesquelles il leur fallait parvenir à un accord si les Eglises devaient devenir une, selon la volonté de Jésus-Christ (Jean 17). Il leur fallait, par exemple, arriver à un accord sur le baptême, l'eucharistie et le ministère, et à une entente sur la nature des Eglises. Ces points ont été au coeur de l'ordre du jour « de Foi et constitution » tout au long du 20e siècle. »
Au fil des années, différentes méthodes permettant de parvenir au consensus se sont faites jour. De nombreux accords ont été conclus, dont le meilleur exemple est sans doute celui sur le baptême, l'eucharistie et le ministère (BEM). La relation entre les Eglises s'en est trouvée transformée et on s'est rendu compte qu'un dialogue patient conduit au changement. Dans le droit fil de ce travail, une nouvelle étude sur la nature de l'Eglise a été mise en chantier.
« Pendant 75 ans, Foi et constitution a encouragé les Eglises à tendre vers une unité qui est le don de Dieu et la tâche de l'Eglise. Nous sommes appelés à dépasser nos perceptions et nos divisions actuelles et à manifester notre unité par le baptême en Jésus-Christ », conclut M. Falconer.
Séminaire Pro-Fil 2002
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du samedi 28 septembre - 14h au dimanche 29 - 16h
à la Villa Savine (Soeurs franciscaines)
64 avenue de Castelnau - 34090 Montpellier
« Dieu, vu de dos »
...au cinéma
Samedi 28 septembre
14h-18h : présentation par les groupes régionaux, d'extraits de films. Le cinéma n'a pas le pouvoir de montrer la Face de Dieu. Pourtant, ne ressent-on pas souvent une présence du divin à travers les images que nous proposent les réalisateurs et les histoires d'hommes qu'ils nous racontent ? Nous souhaiterions à partir de quatre extraits de films, choisis par les groupes régionaux, saisir « de dos » le passage de Dieu
20h 30 : au cinéma Diagonal Capitole: « Que la lumière soit », débat avec le réalisateur Arthur Joffé.
Mécontent des hommes, Dieu décide de réécrire l'histoire de notre planète. René, son fidèle ange majordome est chargé de faire aboutir sur la terre le scénario. A travers d'inévitables péripéties, il trouvera acteurs... et ... réalisatrice. Une comédie pleine d'humour et de profondeur aux subtiles et multiples résonnances.
Dimanche 29 septembre
9h 30-16 h : recueillement, entretien avec Arthur Joffé, repas anniversaire, débats et conclusion.
Inscription (45 euros) :
Pro-Fil- 40 rue de las Sorbes - 34070 Montpellier
tel/fax : 04 67 54 33 82 - e.mail : profilfrance@free.fr
INTERNATIONAL
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Eglises, où investissez vous ?
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Les Eglises d'Europe occidentale ont été invitées à examiner attentivement leurs portefeuilles d'investissements pour contrecarrer les aspects négatifs de l'économie mondiale, lors d'une réunion tenue aux Pays-Bas à la mi-juin. Les 80 participants ont dressé une liste d'actions à l'attention des Eglises d'Europe occidentale, suggérant notamment que celles-ci examinent la gestion de leurs propres ressources financières, comme les fonds de retraites, et cherchent à utiliser leur pouvoir dans ce domaine pour introduire des changement positifs dans l'économie mondiale.
Ils ont aussi adressé des lettres aux Eglises d'autres régions du monde dans lesquelles ils soulignent que les Eglises d'Europe occidentale ont à ce jour fait peu pour contrecarrer les effets négatifs du système économique mondial.
Cette réunion faisait suite à une série de rencontres régionales d'Eglises d'Asie, d'Europe orientale et du Pacifique, organisées ces trois dernières années, qui portaient sur les liens entre la foi chrétienne et l'économie mondiale et qui ont formulé un certain nombre de questions critiques aux Eglises d'Europe occidentale. Elles ont pu entendre que "les Eglises partenaires du Sud et de l'Est observent que les valeurs et possessions matérielles ont pris une part trop importante dans la vie" des chrétiens de l'Occident et de leurs Eglises.
Cette réunion - accueillie par le Conseil des Eglises des Pays-Bas, qui comprend les principales Eglises protestantes et l'Eglise catholique romaine du pays - était organisée conjointement par le Conseil oecuménique des Eglises (COE), la Fédération luthérienne mondiale (FLM), l'Alliance réformée mondiale (ARM), et la Conférence des Eglises européennes (KEK).
Violence et paix : les religions s'interrogent
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Les religions du monde entier aspirent à la paix. Pourtant, il est malheureusement établi qu'elle sont bien souvent impliquées dans des conflits et dans la violence. Quarantes personnes juives, musulmanes, hindoues, bouddhistes et chrétiennes, venues d'Europe, d'Asie, d'Afrique, du Moyen-Orient, d'Amérique du Nord et du Sud, se sont réunies pendant huit jours à l'Institut oecuménique de Bossey (Conseil oecuménique des Eglises, COE), près de Genève pour un colloque interreligieux sur la violence, la paix et les religions, fin juin. Eliminer la violence, ont-elles affirmé, est une tâche qui interpelle toutes les religions. Ce colloque était le premier d'une série consacrée à la question des religions et de la violence qu'organise l'Institut oecuménique de Bossey.
Les participants ont décidé de constituer des réseaux, de partager des informations, de participer à des actions de sensibilisation de l'opinion et de s'impliquer dans des actes de solidarité. Ils se sont également engagés sur l'organisation et la mobilisation en vue d'événements tels que le jeûne interreligieux pour la paix, des journées de la non-violence et des célébrations en faveur de la vie.
S'adressant au colloque, le pasteur Konrad Raiser, secrétaire général du COE, a déclaré que "les communautés religieuses et leurs responsables devraient (...) chercher à conclure des engagements solennels et réciproques en
vue d'éliminer toute tentative de légitimer sur le plan moral ou éthique l'usage de moyens violents pour répondre à un conflit ou pour atteindre des objectifs politiques, économiques, culturels, voire religieux."
Il a rappelé aux participants que le christianisme, qui fut à un certain moment une religion minoritaire et persécutée, en était arrivé à se faire persécuteur après être devenu la religion dominante de l'empire romain. Il a usé de violence pour maintenir l'unité de l'Eglise et de l'empire. Et Konrad Raiser d'ajouter : "Les traces de cette alliance impie de la religion et de la violence sont encore présentes aujourd'hui dans le langage de la 'guerre contre le terrorisme', qui évoque celui des croisades."
Les participants à ce colloque venaient de pays dans lesquels violence et destruction se déchaînent. Yehezkel Landau est juif, il est codirecteur d'un centre pour la réconciliation et la coexistence judéo-arabes en Israël. Il
dit que, en Terre sainte, juifs et musulmans se battent pour obtenir le contrôle du territoire. Les chrétiens sont soit coincés entre les deux, soit réduits à regarder du dehors, dans la souffrance. "J'en appelle aux chrétiens, rendus modestes par leur propre histoire de violence, a dit M. Landau, pour qu'ils donnent une illustration de l'enseignement de l'Evangile sur le pardon préalable, de manière à nous choquer en nous faisant voir à quel point notre propre comportement est devenu destructeur."
"Lorsqu'il est question de paix, il faut aller au delà des prédications et des cantiques", a dit Mme Szeenat Ali, musulmane, professeur d'études islamiques à Mumbai, en Inde. Elle se référait au conflit opposant, dans son
pays, hindous et musulmans, pour des motifs politiques. "Si les religions se préoccupaient essentiellement d'agir en faveur de la paix, d'estimer les autres et d'accepter le caractère pluriel et divers de l'humanité, ce serait
plus constructif." Mme Ali, qui est à la tête d'un mouvement féminin interreligieux en faveur de la paix en Inde, affirme que les religions du monde sont à même de créer une perspective et un plan d'action en vue de la paix mondiale et de la survie, par des moyens non violents. Elle pense que la sagesse féminine pourrait jouer un rôle essentiel dans ce processus en faveur de la paix.
Les introductions théoriques ont été suivies par trois études de cas au niveau régional : Moyen-Orient, Rwanda et Inde. Puis la discussion s'est centrée sur les thèmes du colloque : logique de la violence ; usage, mauvais usage et usage abusif du pouvoir; recherche de la justice ; identité religieuse dans des sociétés pluralistes.
Interrogé sur ce qui était à son avis la chose la plus importante de ce colloque, Yehezkel Landau a répondu: "C'est le fait de venir d'un pays où le conflit est très violent pour arriver ici, dans ce lieu serein où des gens
de religions et de nationalités différentes s'écoutent les uns les autres avec estime et offrent de s'aider mutuellement en vue du bien de l'humanité dans son ensemble." Quant à Mme Zeenat Ali, elle mentionne "la sagesse desparticipants, qui démontre qu'il est possible d'utiliser les valeurs centrales de toutes les religions pour résoudre un conflit." (COE)
Contre G8 au Mali
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340 millions d'Africains ont moins d'1 euro par jour
Des représentants de 200 organisations non gouvernementales (ONG) et de la société civile du Nord et du Sud, ont lancé à Siby (52 km au sud de Bamako) un contre sommet à celui du G8, qui se tenait fin juin à Kananaskis au Canada. Le Sommet de Siby visait à dénoncer la mondialisation et à appeler à l'annulation de la dette africaine, estimé à 376 milliards de dollars. Ce Sommet a une forte charge symbolique, car organisé dans un village où fut adoptée en 1235, la constitution de l'empire du Mali, dirigé à l'époque par l'empereur Soundiata Keita et qui s'étendait sur la plupart des pays de l'Afrique de l'ouest.
Le chef du village de Siby a appelé les pays riches à être moins égoïstes. Les différents intervenants qui lui ont succédé se sont insurgés contre le poids de la dette africaine, ainsi que la marginalisation de l'Afrique. Les organisateurs du contre sommet ont aussi qualifié d'injuste le système économique et social mondial actuel. Ils ont rappelé que 340 millions d'Africains vivent en dessous du seuil de pauvreté avec moins d'1 euro par jour. Ils ont aussi dénoncé le caractère anti-démocratique du G8, en faisant remarquer que "8 personnes vont décider du destin de millions et de millions d'habitants de tous les continents en privilégiant les intérêts des multinationales, des Etats industriels et des gouvernements corrompus du Sud".
Aminata Touré Barry, présidente de la section malienne de Jubilé 2000, co-organisateur de la manifestation, a déclaré à la BBC que le problème qui se pose en Afrique est surtout celui de l'endettement.
Qui parlent au nom de l'Afrique à Kananaskis ?
La présidente du Jubilé 2000 du Mali s'est aussi offusquée de l'invitation faite à quatre chefs d'Etat africains de participer au sommet de Kananaskis pour présenter le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD). Les présidents Abdoulaye Wade du Sénégal, Abdelaziz Bouteflika de l'Algérie, Olusegun Obasanjo du Nigeria et Tabo Mbeki d'Afrique du Sud ont été invités par le G8 à cause de leur implication directe dans le NEPAD, dont ils sont les concepteurs. "De quel droit les dirigeants du G8 se permettent-ils de choisir ces dirigeants africains pour parler au nom de toute l'Afrique", demande Aminata Touré Barry. Selon elle, les populations africaines qui sont les plus meurtries par le poids de la dette à cause des politiques néo-libérales de ces chefs d'Etat, ne sont pas associées à l'élaboration du NEPAD. (apic)
Le nouveau président de l'Eglise presbytérienne des USA est d'origine palestinienne
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L'Eglise presbytérienne des Etats-Unis a choisi le pasteur Fahed Abu-Akel, d'Atlanta, ardent défenseur de la non-violence, comme président. Il succède à Jack Rogers, qui deviendra le porte-parole de l'Eglise. Fahed Abu-Akel déclare avoir été élu pour son engagement actif au sein de l'Eglise et reconnaît que son élection pourrait avoir aussi une importance symbolique. « La justice pour les Palestiniens est à l'ordre du jour » a-t-il fait observer. L'Eglise presbytérienne des Etats-Unis —l'une des plus grandes dénominations protestantes du pays avec ses 2,5 millions de membres— figure parmi les Eglises qui préconisent depuis longtemps la création d'un Etat palestinien et demandent la fin du contrôle israélien sur les territoires palestiniens. Se décrivant comme un adepte de la philosophie de non-violence prônée par Gandhi et Martin Luther King Jr, le pasteur Abu-Akel exhorte les Palestiniens du Moyen-Orient à adopter cette philosophie dans leur quête d'un Etat palestinien indépendant. S'exprimant le jour même où un attentat-suicide faisait au moins 19 morts en Israël, il a confié avoir prié « pour Israël et les victimes juives de l'attentat, pour les familles de ceux qui sont morts, et pour l'apaisement entre juifs et palestiniens ». Il dit comprendre ce qui conduit au désespoir les Palestiniens, et notamment les jeunes. « Trente-cinq ans d'occupation, 65 % de chômage, et 60 % de la population âgée de moins de 30 ans, tout ceci a créé une situation de violence. C'est un contexte explosif ». Fahed Abu-Akel, âgé de 58 ans, est né dans ce qui était alors la Palestine —Israël aujourd'hui— au sein d'une famille chrétienne grecque-orthodoxe. Il a émigré aux Etats-Unis en 1966 où il a étudié dans un séminaire de Géorgie. Il dirige un programme destiné à 5.500 étudiants internationaux à Atlanta. (Eni)
Slovaquie : Les Eglises accusées de discrimination envers les Roms
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Selon le gouvernement slovaque, les Eglises du pays ont encore une attitude discriminatoire envers la minorité rom, excluant certains de leurs membres des services religieux.
Cette accusation figure dans un rapport présenté par une commission chargée des questions de cette minorité arrivée du Pendjab au XIIIe siècle. Selon ce texte, « l'exclusion des Eglises ne constitue qu'un des nombreux exemples de ségrégation raciste envers cette population ».
De leur côté, certains responsables religieux reconnaissent la persistance des préjugés contre les Roms, mais mettent aussi l'accent sur les programmes de l'Eglise en vue de les combattre. Lors du recensement national effectué en 2001, 90.000 citoyens slovaques, soit moins de 2 % de la population (5,4 millions), se sont enregistrés comme Roms.
Mais les leaders des communautés estiment que leur nombre serait d'environ 600 000 - 20 % des habitants de la Slovaquie orientale. Ce chiffre, font-ils observer, devrait atteindre un million les prochaines dix années, et comprendre la moitié de la population slovaque d'ici 2050. (Eni)
Fédération Protestante de France -
http://www.protestants.org/fpf/