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Jeudi 12 décembre, M. Xavier Darcos, ministre délégué à l'enseignement scolaire a reçu le pasteur de Clermont accompagné du professeur Marc Lienhard, président du Conseil scolaire, de M. Jean-Claude Lassère président de l'Institut protestant de théologie et de M. Jean-Paul Willaime, directeur de l'Ecole pratique des Hautes études.
Au cours de cette rencontre, ont été évoqué les préoccupations des 5 écoles privées protestantes, réunies dans le conseil scolaire ; la situation de l'IPT parallèlement à l'accord signé entre les universités catholique et l'Etat ; l'enseignement du fait religieux dans les collèges et lycées.
Jeudi 19 décembre, Jean-Arnold de Clermont rencontrera, Place du Colonel Fabien , Mme Marie-Jo Buffet
Lundi 6 décembre à 16h30, il sera reçu par M. Jacques Chirac, en compagnie du Cardinal Lustiger et d'un responsable juif, pour la traditionnelle cérémonie des voeux.
Mercredi 8 janvier, il rencontrera M. Jean-François Mattéi, ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées autour de trois thèmes : la révision des lois bioéthiques, les conséquences de l'augmentation de la technicité de la santé sur les rapports humains et la situation des anciens travailleurs du nucléaire sur les sites algériens et polynésiens.
Jeudi 16 janvier, M. Christian Jacob, ministre délégué à la famille, se rendra à la Fédération protestante de France accompagné de ses conseillers pour rencontrer lors d'une réunion de travail de deux heures, outre le président de la FPF, des représentants des Eglises (ERF, ECAAL, UEEL), des fondations John Bost et Sonnenhof , de la Fédération de l'Entraide protestante, de la Fédération protestante de l'enseignement et le professeur Olivier Abel, membre de la Commission Eglise et Société de la FPF.
Seront évoquées : le nouveau projet de loi sur le divorce pour faute - la FPF a des propositions à faire - les familles recomposées, les personnes handicapées et leur famille.
Les Eclaireurs unionistes et les Associations familiales protestantes n'ont pas été oubliées mais ont déclinés l'invitation.
Samedi 25 janvier, Jean-Arnold de Clermont participera au traditionnel dîner du CRIF, Conseil représentatif des Institutions juives de France.
VISITE AU MAROC
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Le Pasteur Jean-Arnold de CLERMONT, Président de la FPF, s'est rendu au Maroc du 22 au 27 novembre accompagné du Pasteur Yves GOUNELLE, Président de la CEEEFE.
Le week-end a été consacré à l'Eglise Evangélique au Maroc (EEAM) : Synode à Casablanca, puis conférence publique sur « la diversité du protestantisme », concert des chorales africaines, en plus du culte du dimanche matin.
Puis, le Président de la FPF a eu une audience auprès du Ministre des Droits de l'Homme, et il a pu rencontrer aussi, de manière informelle, le Ministre des Affaires Islamiques. Une audience au Palais Royal a permis de rencontrer Monsieur Azoulay, premier Conseiller du Roi. Des réunions de travail avec l'Organisation Marocaine des Droits de l'Homme, avec le Groupe de Recherche Islamo-Chrétien, avec le Conseil d'Eglises Chrétiennes, ainsi qu'un repas à la résidence de l'Ambassadeur de France et un autre avec l'Archevêque ont complété ce programme très dense, qui a permis de prendre la mesure des attentes dans le cadre du dialogue inter-religieux.
Jean-Arnold de Clermont
participe à l'émission « Bâtisseurs d'Europe »
de Roland Dhordain et Noëlle Breham sur France Inter
Samedi 21 décembre 2002 de 19h30 à 20h
Un catholique, un juif, un musulman et un protestant
s'exprimeront sur l'influence de leur religion en Europe
Rajeunir la Loi 1905 :
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Cultes, équité et laïcité : l'expérience protestante
éléments d'évaluation de la loi de 1905 et propositions
données au cabinet du Premier ministre le 6 décembre 2002
Le protestantisme français est très attaché à la laïcité de l'Etat, qui lui paraît comme une des garanties fondamentales de la vie publique. Mais si la laïcité lui semble un acquis irréversible, nombre d'ambiguïtés, voire de restrictions, sont rencontrées dans le fonctionnement quotidien des Eglises qui ont choisi de pleinement respecter la forme associative instituée par le titre IV de la loi du 9 décembre 1905. Aussi la Fédération Protestante de France apporte-t-elle sa contribution au débat relatif à l'évaluation de cette loi, après un siècle d'application, en en proposant plusieurs modifications. L'objectif premier est de rechercher une meilleure adéquation entre ce cadre législatif et la diversité des situations, et de permettre un traitement équitable de tous les cultes en France. La FPF est d'autant plus attentive à ces questions qu'il est fort vraisemblable que les deux milliers d'associations cultuelles protestantes constituent le groupe numériquement le plus élevé des associations cultuelles : c'est donc par expérience qu'elle peut intervenir dans le débat qu'elle souhaite.
Les associations cultuelles doivent « être constituées conformément aux dispositions des articles 5 et suivants du titre Ier de la loi du 1er juillet 1901 » et sont « en outre soumises aux prescriptions de la loi du 9 décembre 1905 » : toute décision prise pour les associations régies par la loi du 1er juillet 1901 s'applique aussi de fait aux associations cultuelles.
Au cours des quatre dernières années (1998-2001) ont été prises plusieurs mesures de nature fiscale favorables à toutes les associations. Mais ces mesures ont été accompagnées de plusieurs décisions dont l'application automatique aux associations cultuelles aurait créé de très graves difficultés.
Même si chaque fois la spécificité des associations cultuelles a fini par être reconnue, il vaudrait la peine de veiller à ce que ne soit plus oubliée cette catégorie particulière d'associations pour toute nouvelle mesure s'appliquant à l'ensemble des associations. La solution la plus simple, et présentant la meilleure garantie, serait de remplacer la dernière phrase de l'article 18 de la loi de 1905 par : « Elles ne seront pas soumises à d'autres prescriptions que celles qui résultent de la présente loi ou à celles qui leur seront expressément rendues applicables par un texte législatif ou réglementaire. »
Les articles 18 et 19 de la loi exigent que les « associations formées pour subvenir aux frais, à l'entretien et à l'exercice public d'un culte ... devront avoir exclusivement pour objet l'exercice d'un culte ». En conséquence, les recettes des associations cultuelles sont exclusivement affectées aux besoins du culte, et elles ne peuvent effectuer des versements qu'à des associations constituées pour le même objet. Cette limitation rigoureuse est à l'origine de difficultés rencontrées dans plusieurs domaines :
• le fonctionnement des services communs (organisés sous la forme d'associations régies par la seule loi de 1901),
• les publications, notamment périodiques,
• l'action diaconale ou humanitaire,
• le soutien aux missions ou aux Eglises à l'étranger.
A une « séparation-réduction », qui réduit la notion de culte en excluant les aspects sociaux de l'action communautaire, préférer une séparation définie comme la neutralité de l'Etat répondrait mieux à la fois aux attentes des différents cultes et aux normes du droit international.
Cette clarification pourrait être manifestée en remplaçant à l'article 19 (et dans toutes les dispositions corollaires) l'adverbe « exclusivement » par « principalement ». Un texte réglementaire pourrait ensuite préciser la part (limitée) des ressources de l'association qu'il lui serait loisible d'utiliser pour une action sociale, humanitaire, éditrice, culturelle...
Mettre fin aux dispositions restrictives de la loi relatives au fonctionnement des associations cultuelles, notamment en ce qui concerne les réserves financières et les unions d'associations cultuelles.
* en ce qui concerne la propriété des édifices du culte :
que tous les édifices affectés à l'exercice public d'un culte organisé par le moyen d'une association dont la qualité d'association cultuelle aura été préalablement reconnue (selon les modalités à préciser et sous le contrôle des tribunaux) puissent figurer dans le domaine public de la commune et conserver légalement leur affectation,
* en ce qui concerne la participation financière des collectivités territoriales
qu'elles soient clairement autorisées à inscrire à leur budget les dépenses relatives à l'entretien, la conservation et la réparation des édifices ouverts au culte public (dans des limites à préciser).
Dans le domaine du statut social des ministres du culte, il est apparu également nécessaire que les pouvoirs publics viennent garantir, au regard de la Caisse CAVIMAC, une égalité de traitement dans la prise en compte des spécificités de chaque culte.
De même que la République a accepté de prendre en compte des éléments de droit et de fait pour reconnaître un statut spécifique aux ministres du culte catholique (en 1950 puis en 1978), de même maintenant les Eglises protestantes demandent - pour leurs ministres, mais aussi pour ceux de tous les cultes qui le souhaiteraient - que le régime mis en place tienne aussi compte de leurs spécificités en permettant que les ministres du culte puissent, comme tous les autres assurés sociaux, adhérer à la fois à un régime de base (le régime des cultes – CAVIMAC) et à un régime complémentaire obligatoire (ARRCO).
A l'intérieur d'un cadre rénové de mise en oeuvre de la Séparation entre les groupes religieux et l'Etat, il faut enfin trouver les moyens de veiller à la cohérence des options retenues pour tout ce qui a trait à l'affirmation et à la cohabitation dans l'espace public des grandes familles spirituelles et des groupes prétendant à la qualité d'associations à but religieux.
La mission confiée à un COMITE NATIONAL CONSULTATIF DES CULTES ET DE LA LAÏCITE pourrait être d'assurer, de façon permanente et générale, le recensement des problèmes, le suivi des solutions qui leur sont apportées sur le terrain et la mise en perspective des différents choix possibles. Un rapport périodique permettrait d'alimenter de façon raisonnée le débat public et d'éclairer l'avancée de la décision politique. Il pourrait fonctionner comme instance supérieure de médiation, chaque fois que les questions posées ne sont pas du ressort d'instances (administratives ou judiciaires) spécifiquement qualifiées. Il pourrait surtout être saisi, et éventuellement être obligatoirement consulté, pour apporter un avis préalable sur des problèmes soumis, en ces matières, à la décision des politiques, et notamment des parlementaires.
Un tel comité des cultes et de la laïcité pourrait voir ses missions élargies à celles actuellement attribuées à la commission consultative instituée auprès du ministère des affaires sociales pour examiner les demandes d'affiliation au régime de sécurité sociale dit « des cultes » (CAVIMAC).
Enfin, l'une des premières tâches confiées à ce comité pourrait être aussi de veiller à l'établissement du texte exhaustif de toutes les dispositions concernant les associations cultuelles. Il s'agirait, à la fois, de rendre plus lisible ce qui est actuellement en vigueur (ce qui serait aussi obtenu en supprimant ce qui n'est plus susceptible d'application) et d'introduire les aménagements proposés, dans le respect des principes énoncés en tête de la loi de 1905.
Le dossier de 40 pages est disponible à la FPF. Tel. : 01 44 53 47 00
Pas de voeu donc, mais une déclaration :
"Le synode invite les fidèles de l'Eglise, tout en réaffirmant leur fraternité avec tous les descendants d'Abraham qui adorent le Dieu tout-puissant et miséricordieux, à dénoncer sans ambiguïté tout intégrisme religieux quel qu'il soit, qui représente un fléau dangereux pour la paix du monde et l'avenir de l'humanité ; il invite les fidèles de notre Inspection à le combattre sans relâche par notre témoignage et notre fidélité à l'Evangile qui nous montre notre Dieu comme un Dieu d'amour et de paix". (Elisabeth.Hausse)r.
EELF/Inspection de Montbéliard
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Le samedi 23 novembre, au Centre protestant de rencontre de Glay, s'est tenu la session d'automne du Synode de l'EELF / Inspection de Montbéliard, modérée par le pasteur Robert Olivier et Madame Muriel Boillat.
Pour garder mémoire et assurer la continuité de la réflexion en Eglise, au plan régional et national, le procès verbal de la session du synode régional d'avril 2002 et les Voeux et recommandations du synode général de juin 2002, préalablement adressés à tous les délégués synodaux, ont été présentés, discutés et approuvés. Par là étaient rappelés l'attention de notre Eglise pour les situations difficiles en Afrique (en particulier au Congo-Brazzaville), à Madagascar, au Proche-Orient. Les voeux nous rappelaient également la préoccupation quant à la montée des votes d'extrême droite en France, l'encouragement pour une place nouvelle du fait religieux dans l'enseignement en France, exprimée dans le rapport Debray. Enfin une demande était exprimée pour des engagements à des relations plus étroites entre les Inspections de Montbéliard et de Paris, de même qu'avec les autres Eglises luthériennes et réformées en France.
Le budget présenté par Monsieur Claude Koenig, trésorier régional, traduisait une revalorisation des salaires pastoraux, – à la demande des synodes précédents et après une augmentation significative des charges depuis deux ans. En contrepartie, une baisse des subventions et dons à des organismes annexes de l'Eglise ( Eclaireurs, CIMADE, Centre de Glay), était inévitable. Pour compenser ces baisses des actions spéciales ont été encouragées. Après discussions et mises au point, ce budget a été voté à une large majorité et avec l'expression de confiance et de reconnaissance pour le trésorier.
En fin de matinée, Gérald Machabert, pasteur et animateur régional, invitait le Synode à un élargissement d'horizon géographique, relationnel, ecclésial en rapportant, photos et cartes à l'appui, quelques impressions fortes du voyage de dix jours qu'il a fait, en mai dernier, avec une délégation de l'Eglise luthérienne du Wurtemberg au Bélarus (ou : Biélorussie). Dans ce pays, marqué par le communisme soviétique, les Eglises, en particulier l'Eglise orthodoxe majoritaire, connaissent un nouveau développement du fait de la libéralisation politique, économique, religieuse et de l'ouverture du « rideau de fer » qui permet des contacts et encourage les échanges.
Les projets d'un nouveau « logo » pour l'Eglise régionale, gracieusement proposés par un cabinet de communication, ont été soumis à l'appréciation puis à un vote indicatif du synode.
Trois importants sujets étaient abordés l'après-midi. Le traditionnel rapport du Conseil Synodal, agréablement présenté par sa secrétaire, Mademoiselle Anne-Laure Bandelier, rend compte des moments et éléments significatifs de la vie interne de l'Eglise régionale ainsi que des divers engagements avec d'autres Eglises et dans le monde. Etait présenté le travail du groupe « Mission , un possible » qui vient de produire quatre fiches à mettre, dans les paroisses, à la disposition d'un large public, et qui abordent, sous le titre général « oser en parler », quatre questions existentielles de base : « Dieu, que fait-Il de sa toute-puissance ? », « J'ai perdu un être cher, Dieu l'a-t-Il voulu ? », « Dieu, qui est-Il ? » et « Communiquer avec les morts ? »
Venait ensuite la présentation du projet de l'Eglise régionale pour la jeunesse, structuré autour d'un mouvement (qui cherche encore son intitulé) relayé dans chaque Consistoire et associé dans la « Commission Jeunesse » à toutes initiatives déjà existantes telles que les Eclaireurs, l'association ‘Jeunesse et Solidarité Internationale' et les groupes de jeunes paroissiaux.
Le délégué régional, le pasteur Mayanga Pangu et l'Inspecteur ecclésiastique Joël Dautheville ont rendu compte de l'Assemblée générale de la « CEVAA- communauté d'Eglises en mission » à laquelle ils ont participé du 30 octobre au 8 novembre derniers, à Porto-Novo (Bénin). À l'ordre du jour, parmi d'autres, figurait un point qui touche tout particulièrement l'EELF, à savoir l'élargissement envisagé de la CEVAA à des Eglises luthériennes d'Afrique. A ce propos, le Synode a invité la CEVAA à tenir sa prochaine Assemblée générale au Centre de Glay. La dimension universelle de l'Eglise a encore été soulignée par Madame Claire-Lise Lombard, invitée du DEFAP (service missionnaire des Eglises luthériennes et réformées de France) qui a incité les paroisses et lieux d'Eglise à développer des animation missionnaires.
Le vote des Voeux et un temps de prière ont conclu le synode. Marianne Seckel
Voeu n° 1 :
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Le synode de l'Eglise Evangélique Luthérienne de France, Inspection de Montbéliard, réuni à Glay le 23 novembre 2002, attentif au rapport de ses délégués à la dernière assemblée de la CEVAA, Communauté d'Eglises en mission, qui se tenait du 31 octobre au 8 novembre 2002 à Porto-Novo (Bénin), se réjouit des démarches engagées en vue de l'élargissement de la communauté qui, nous l'espérons, profitera aux Eglises soeurs luthériennes francophones avec lesquelles il est en relation.
Il invite la communauté à venir tenir sa prochaine Assemblée générale de la CEVAA en novembre 2004 au coeur de notre inspection, au centre de Glay. Elle se réjouit d'avance d'y accueillir tous les délégués et les invités originaires des diverses Eglises.
Il demande au Conseil synodal et à la Commission d'Animation Missionnaire de mettre tout en oeuvre pour rendre possible et joyeux cet accueil en y associant l'ensemble de l'Eglise Evangélique Luthérienne de France et les Eglises membres de la CEVAA proches de notre région.
Voeu adressé à la CEVAA, au Conseil synodal de l'inspection de Montbéliard, au DEFAP (pour info), au Conseil exécutif de l'EELF.
Voeu n° 2 :
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Le synode de l'Eglise Evangélique Luthérienne de France, Inspection de Montbéliard, réuni à Glay le 23 novembre 2002, demande au Conseil synodal de notre Eglise de rappeler aux Conseils presbytéraux des paroisses le voeu n° 3 du synode régional des 24 et 25 avril 1999 et leur demande de veiller à l'application de ce voeu.
Rappel du voeu n° 3 du synode des 24 et 25 avril 1999 : le synode de l'Eglise Evangélique Luthérienne de Montbéliard, réuni à Glay les 24 et 25 avril 1999, conscient des difficultés rencontrées par la Mission Evangélique Tzigane de France (terrains d'accueil, scolarité, rejets de toutes natures), exhorte les paroisses à nouer avec elles des relations et à lui manifester un soutien fraternel.
Nota bene : la Mission Evangélique Tzigane est membre de la Fédération Protestante de France depuis 1975.
Voeu n° 3 :
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Le synode de l'Eglise Evangélique Luthérienne de France, Inspection de Montbéliard, réuni à Glay le 23 novembre 2002,
Exposition à l'initiative de Marie-Laure Lesec, commissaire d'exposition, et de Jérôme Cottin, pasteur, et parrainée par : la Société biblique, Méromédia, Protestantisme & images, l'Institut des Arts Sacrés (Institut catholique de Paris). organisée en collaboration la médiathèque d'Enghien les Bains et les différentes communautés religieuses d'Enghien (protestants, catholiques, juifs).
Exposition
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Quarante artistes de réputation nationale, de toutes origines, ont relevé le défi suivant : partir d'une phrase de la Bible choisie par eux, et en faire une oeuvre d'art. Cela, afin de montrer que la Bible n'a pas seulement inspiré les grands chef-d'oeuvres du Moyen-Age et de la Renaissance, mais qu'elle peut encore inspirer la création contemporaine.
Il s'établit ainsi un double dialogue : entre un texte très ancien qui a durablement marqué notre civilisation, et des oeuvres contemporaines, s'inspirant des techniques plastiques les plus novatrices. Mais il s'agit aussi d'un dialogue entre les différentes spiritualités, puisque la Bible est à l'origine et au croisement de différentes religions (judaïsme, christianisme, parfois islam).
On sera surpris de l'étonnante diversité des créations artistiques, tableaux ou sculptures, du choix très personnel des matériaux et des techniques. La même source d'inspiration donne toutefois à cet ensemble une non moins remarquable unité.
Des Bibles anciennes et actuelles viendront ponctuer l'exposition d'oeuvres contemporaines. Il s'établit ainsi un dialogue unique entre le texte écrit ancien et l'oeuvre d'art moderne.
Une douzaine d'anciens documents retracent l'histoire de la diffusion de la Bible en France. Citons : pour le Moyen-Age, un manuscrit du XIIème siècle des Evangiles en grec ; trois incunables, Bibles en latin imprimées avant 1500. Pour le XVIème siècle, la Bible de Lefèvre d'Etaples, première Bible en français, traduite à partir du texte latin de la Vulgate (1530) ; la Bible d'Olivétan, première traduction de la Bible en français par les protestants à partir des textes originaux (1540). Pour le XVIIème et le XVIIIème siècle, la Bible dite de Louvain ; la Bible janséniste du Maître de Sacy ; une Bible « de Chignon » datant d'une époque où les protestants subissaient les rigueurs du pouvoir royal. Pour le XIXème siècle, la Bible illustrée par Gustave Doré (1866) ; la Bible protestante de Louis Segond (1880) ; la Bible du chanoine Crampon, première Bible catholique traduite uniquement à partir des textes originaux (1898).
Ces documents, aimablement prêtés par l'Alliance Biblique française, sont complétés par une présentation des principales Bibles en langue française actuellement éditées.
Manifestations culturelles autour de l'Exposition
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Samedi 11 janvier à 17h : vernissage de l'exposition, en présence de M. Sueur, maire d'Enghien-les-Bains. Lieu : médiathèque municipale.
Dimanche 12 janvier 2003 à 17h, concert de musique sacrée contemporaine, par le quatuor Chagall (quelques oeuvres d'art sacré, ainsi que : le "quatuor de la fin du temps", d'Olivier Maessian). Lieu : Temple d'Enghien, 155, avenue de la Division-Leclerc, Enghien.
Quatre conférences sur les relations entre la Bible et l'art contemporain données par des universitaires de sensibilités religieuses différentes (catholique, juif, monde laïc, protestant). Toutes les conférences seront accompagnées de projections d'oeuvres d'art.
Lundi 13 janvier à 20h45, conférence de Soeur Régine du CHARLAT, directrice honoraire de l'Institut des arts sacrés à l'Institut catholique de Paris. Lieu : Centre protestant (la Maison haute), 171, avenue de la Division-Leclerc, Enghien. Thème : « Peut-on encore parler d'art sacré ? »
Samedi 18 janvier à 20h45, conférence et création d'une oeuvre graphiste, par le Rabbin Marc-Alain OUAKNIN, écrivain, poète, artiste, calligraphe, professeur de littérature à l'université de Bar Ilan en Israel, et Directeur du centre Alpha à Paris. Lieu : Centre protestant (la Maison haute), 171, avenue de la Division-Leclerc, Enghien. Thème : « Créer une oeuvre contemporaine».
Lundi 27 janvier à 20h45, conférence de Paul-Louis RINUY, professeur à l'université de Paris X Nanterre. Lieu : salle de la communauté juive, 47, rue de Malleville, Enghien. Thème : « Découvrir l'art contemporain »
Lundi 3 février à 20h45 : conférence du Pasteur Jérôme COTTIN, théologien protestant, enseignant à l'Institut des arts sacrés et organisateur de l'exposition. Lieu : la Maison paroissiale catholique, 24 bis rue de Malleville, Enghien. Thème : « Spiritualités de l'art contemporain ».
Accompagnateurs de l'Exposition
Nous cherchons activement une équipe d'une vingtaine de personnes, catholiques et protestants, pour assurer l'accueil sur le lieu de l'exposition (la Médiathèque d'Enghien).
Ces personnes recevront une formation de 2h sur "Initiation à l'art contemporain" en relation avec les oeuvres de l'exposition, et disposeront d'une documentation sur les oeuvres d'art et les Bibles présentées . Date proposée pour la formation : vendredi 10 janvier, 16h-18h
Autres lieux pour l'exposition Bible et art contemporain
Trois lieux et dates sont déjà retenus pour cette exposition :
D'autres lieux sont en pourparlers :
Le Sida va changer l'Afrique ....
Ces remarques coïncident avec la publication d'un rapport montrant qu'environ 42 millions de personnes dans le monde sont touchées par le VIH. L'année dernière, il y a eu cinq millions de nouveaux cas et parmi ceux-ci, presque un million d'enfants. Les femmes représentent environ la moitié des adultes touchés par le SIDA, selon ce rapport. Environ 14 millions d'enfants dans le monde sont devenus des orphelins à cause de la maladie. L'Afrique australe est "la région la plus touchée par l'épidémie dans le monde" et la maladie aggrave une famine qui menace environ 14 millions de gens. "Le VIH/SIDA va changer l'Afrique encore plus que l'esclavage, plus que la colonisation", a expliqué Calle Almedal.
Les Eglises n'ont pas été épargnées par l'épidémie : un grand nombre de leurs membres et responsables sont touchés par le VIH. "Comment l'Eglise va-t-elle survivre en Afrique lorsque le pasteur, lorsque ceux qui sonnent les cloches tomberont malades?" s'interroge Calle Almedal. "Est-ce que d'autres Eglises, d'autres organisations vont collaborer si leurs homologues sur le terrain ne sont plus là?"
Les Eglises appelées à renforcer leurs engagements
En dépit des avertissements lancés par Calle Almedal, certain signes montrent un augmentation de l'engagement des Eglises dans la lutte contre l'épidémie et l'accompagnement des personnes touchées par le VIH.
Lors de conférences sur le SIDA tenues de Nairobi à Chiang Rai, en Thaïlande, plusieurs grandes organisations religieuses comme le Conseil oecuménique des Eglises, la Fédération luthérienne mondiale et la Conférence chrétienne d'Asie ont appelé les Eglises à renforcer leur engagement. "Les Eglises en ont fait une priorité dans leurs campagnes de mobilisation de fonds et dans leurs programmes", a souligné Linda Hartke, coordinatrice de l'Alliance "agir ensemble", dont le siège est à Genève.
En dépit de nouvelles statistiques alarmantes, l'espoir existe, fait remarquer Linda Hartke, en mettant l'accent sur la distribution d'un bon matériel d'information et les progrès dans le domaine du traitement, comme l'utilisation de médicaments antirétroviraux. "Nous sommes plus avancés qu'il n'y a cinq ou dix ans. Dans le Nord, le VIH est devenu une maladie avec laquelle les gens peuvent vivre. Ce n'est pas encore le cas dans le Sud. Il y a encore énormément à faire." (ENI)
L'horreur des statistiques
Pour la première fois dans l'histoire de l'épidémie du sida, une personne sur deux vivant avec le VIH dans le monde est une femme, ce qui signifie aussi que davantage de nouveau-nés risquent d'être contaminés. 42 millions d'êtres humains sont infectés par le VIH sur la planète. 5 millions ont été infectés en 2002, dont plus de 3 millions en Afrique, au moins un million dans la région Asie-Pacifique et 250'000 en Europe de l'Est et en Asie centrale. Dans cette dernière région, le partage des seringues parmi les consommateurs de drogue est la principale cause de l'épidémie. En Afrique sub-saharienne, l'épidémie contribue à la baisse de la production agricole et à donc à la famine. Quant au continent asiatique, c'est une "bombe à retardement" selon le rapport d'ONUSIDA. Au total, 7,2 millions de personnes sont touchées par le virus dans la zone Asie-Pacifique, soit une augmentation de 10% en un an. En Chine, un million de personnes seraient infectées, mais ce chiffre pourrait atteindre 10 millions en 10 ans si rien n'est fait pour lutter contre ce fléau. En Indonésie, la pratique récente de l'injection de drogue a provoqué une brusque augmentation de l'épidémie. (Protestinfo)
Ethiopie : urgence humanitaire
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Les dignitaires des principales Eglises d'Ethiopie ont lancé fin novembre un appel à une aide internationale d'urgence en faveur des millions d'Ethiopiens menacés de famine.
" L'Ethiopie est malheureusement sous la menace d'une grave sécheresse. Agissez maintenant pour répondre aux besoins d'urgence de l'Ethiopie et empêcher une crise humanitaire", a demandé le patriarche de l'Eglise orthodoxe d'Ethiopie, qui s'exprimait au nom de la Commission des chefs religieux ethiopiens pour la paix (Joint Ethiopian Religious Leaders Peace Committee, JERLPC). "La situation a pris une dimension désastreuse et il n'y a pas de promesses de dons concrètes pour l'année prochaine", avait déclaré mi-novembre le responsable de la Commission fédérale de la prévention des désastres et des situations d'urgence (DPPC). Les organisations internationales envisagent déjà le pire scénario pour 2003 en Ethiopie, soit entre 10 et 14 millions de personnes affectées par les conséquences de cette sécheresse.
Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org/fpf/