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Extraits du BIP 1554 du 1er au 15 Février 2003

Sommaire

VIE DE LA FÉDÉRATION ŒUVRES ET MOUVEMENTS INTERNATIONAL


VIE DE LA FÉDÉRATION

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Christian Jacob, ministre de la famille,
en réunion de travail à la FPF

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Accompagné de ses collaborateurs Sylvie Gyr et Stéphane Noël, le ministre de la famille Christian Jacob, a rencontré, à la Maison du protestantisme à Paris, des représentants du protestantisme porteurs de réflexions et de questions sur la prise en compte du couple et de la famille dans la société française.

« L'amour ne se termine pas avec l'état amoureux »
« Depuis 25 ans, on assiste à une grave précarisation des liens de couples et de familles avec un divorce avoisinant le 40 % sans compter les ruptures d'unions libres » a déploré Anne Muller, de la pastorale conjugale des Eglises luthériennes et réformées d'Alsace (ECAAL et ERAL), qui propose la mise en place d'une « préparation à la vie de couple » à la mairie pour les futurs mariés. « L'amour ne se termine pas avec l'état amoureux » a t elle souligné fort joliment. Quelle formation et quelle place accordées aux conseillers conjugaux dans les PMI, les mairies ? a demandé Nicole Deheuvels, du Service rencontre et mariage de La Cause, qui suggère que les questions de vie amoureuse soient aussi abordées dans les lycées. Christian Jacob s'est montré sensible à ces réflexions sur le couple, en tant que maire et en tant que père « mes enfants n'en reviennent pas que nous soyons mariés depuis 20 ans, un tel engagement leur semble impossible ». Olivier Abel, éthicien, a reproché à l'Etat de favoriser la filiation plutôt que la conjugalité par des lois facilitant la séparation et finançant plus les familles désunies que les autres: l'Allocation de parent isolé est supérieure au RMI, certains couples se sont séparés pour en bénéficier. Occasion pour Luc Olekhnovitch, de la Commission éthique des Eglises libres et baptistes, d'exprimer la nécessité du maintien du divorce pour faute, du développement de la médiation familiale, et de soulever le problème de la délégation de l'autorité parentale à un tiers. Le ministre de la famille a signalé que bien des beaux-parents ont parfaitement rempli leur rôle. Pierre Patrick Kaltenbach, qui représentait les Associations familiales protestantes, s'est quant à lui déclaré « pour une controverse démocratique sur la politique familiale et démographique » après 30 années de politique familiale floue.

Adoption
Nicole Deheuvels, s'est exprimée sur la question de l'adoption autre spécialité de La Cause.
« Pourquoi donner 8.000 agréments par an, alors qu'il n'y a que 4.000 enfants adoptables, y compris à l'international, entraînant des pressions très fortes sur les associations et des frustrations chez les parents potentiels ? Luc Olekhnovitch espère que le gouvernement empêchera l'adoption par les personnes homosexuelles. Nicole Deheuvels s'est aussi prononcée pour le maintien de l'accouchement sous X afin d'éviter les « boîtes à bébé » allemandes.

Famille et handicap
Christian Albecker pour la Fondation Sonnenhof en Alsace et Christian Galtier pour la Fondation John Bost (Bergerac, Rouen…) ont relayé les préoccupations des familles d'enfants et d'adultes handicapés, afin que le ministre de la famille porte aussi ses questions là, même si elles ne sont pas de son ressort. « Est il normal que les familles dont l'enfant est accueilli en structure médico sociale reçoivent tous les mois le décompte de ce que leur enfant à coûté à l'Assurance maladie ? » s'est indigné Christian Albecker avant de rajouter « Est ce que les parents reçoivent une feuille de l'Education nationale leur indiquant le coût de scolarité de leur enfant ? » Concernant le cruel manque de structures spécialisées, Sylvie Gyr a assuré que le nombre de CAT allait doubler afin de permettre à des jeunes de 20 ans encore en structure d'accueil pour enfant de s'y diriger, et de libérer des places pour les plus jeunes. Christian Albecker a souligné que par manque de structure d'accueil, de nombreuses familles vivent de graves crises (divorce, difficulté dans la fratrie…). Christian Galtier a soulevé une nouvelle problématique liée à l'allongement de la durée de vie des personnes handicapées. «Les allocations sont données sans une approche spécifique de ces personnes privilégiant les problématiques du grand âge par rapport à celle du handicap inquiétant les familles qui peuvent être mises à contribution.

Famille et école
Prônant la co éducation parents professionnels de l'éducation, Edith Tartar Goddet de la Fédération protestante de l'éducation, représentant des enseignants protestants dans le secteur public, souhaite que l'on soutienne le développement des réseaux d'écoute d'appui et d'accompagnement de parents (REAAP) au lieu de mettre hors la loi les familles qui ont des enfants en difficultés sociales. Elle a aussi suggéré une formation à la lecture analytique et critique des images de publicité et de télévision, ce en quoi elle rejoint une des préoccupations de Christian Jacob qui lui a lancé « Montez des projets, j'ai le financement ! »

Europe, clonage, dialogue inter-religieux
et rencontre avec Mgr Ricard,
président de la Conférence des Evêques de France
au programme du Conseil de la FPF

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Les 22 membres - laïcs et pasteurs, hommes et femmes - du Conseil de la Fédération protestante de France ont travaillé, les 11 et 12 janvier 2003, sur trois textes ayant trait à l'Europe, au clonage et au dialogue inter-religieux.
C'est décidé : Clermont-Ferrand accueillera les Assises de la FPF, les 8-9-10 octobre 2004, sur le thème « Surmonter la violence »

Europe
Le texte sur l'Europe, proposé par la commission Eglise et Société de la Fédération protestante de France, sera adopté par cette commission fin janvier. Cette réflexion de la FPF, augmentée de celle de la KEK (Conférence des Eglises européennes 126 Eglises anglicanes, protestantes et orthodoxes) et de la Concorde de Leueunberg (106 Eglises luthéro-réformées d'Europe) est destinée aux Eglises et associations protestantes membres de la FPF afin comme le souligne le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la FPF, de « leur signaler l'importance de la réflexion en cours sur la réflexion européenne et la place que les Eglises doivent prendre dans la société qui se construit. »

Clonage
« Le temps est venu de réviser les lois bioéthiques », déclare la FPF dans un document qui fait état de ses réflexions sur le clonage humain et sur le clonage thérapeutique.

Dialogue inter-religieux
Tant pour le dialogue inter-religieux à l'intérieur qu'ad extra du protestantisme, le conseil s'est penché sur un texte intitulé « Aujourd'hui, le dialogue inter-religieux ». Ces premiers éléments de réflexion, vont être retravaillés et versés dans un dossier, qui comprendra le rapport du premier colloque sur l'inter-religieux organisé par la FPF en septembre dernier, plus des contributions des Eglises. « Le but », déclare le pasteur Jean-Arnold de Clermont, « sensibiliser à l'importance et aux enjeux du dialogue inter-religieux, les Eglises, communautés, institutions, oeuvres et mouvements de la FPF.» Pour les Assises de la FPF en 2004, le Conseil a opté pour Clermont-Ferrand.

Rencontre avec Mgr Ricard
Le président de la Conférence des Evêques de France, Mgr Ricard, a rencontré le Conseil de la FPF, ce qui est une première de mémoire fédérative…
Il a expliqué la position de l'Eglise catholique autour de la loi 1905, formulant qu'elle ne demandait pas son aménagement et n'engagera rien contre cette loi. L'Eglise catholique est cependant prête à travailler sur cette loi, si le gouvernement le lui demandait. Elle n'a aucune envie de réactiver la guerre des deux France, d'autant qu'elle a dépassé ce conflit et se sent bien dans la laïcité. Des commissions techniques en cours avec le gouvernement lui permettront de résoudre des questions du type gestion des cathédrales … Il n'a pas exclu de travailler avec la FPF sur certaines données techniques. (MD)

Le temps est venu de réviser les lois de bioéthique

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Au moment où le Parlement s'apprête à réviser les lois de bioéthique, la Fédération protestante de France (FPF) souhaite faire part au législateur de ses réflexions sur un sujet dont l'actualité récente vient de montrer une nouvelle fois la particulière gravité.

Le retard pris par cette révision – qui aurait dû intervenir en 1999 – n'est pas répréhensible et ne saurait être reproché à quiconque. Il est la conséquence normale et légitime des hésitations de notre société à répondre à des questions nouvelles et d'autant plus difficiles qu'elles touchent à notre conception de la vie. La FPF a elle-même pris le temps de la réflexion en consultant l'ensemble des ses associations et Eglises membres. Les avis exprimés à cette occasion ont été divers, variés et parfois même contradictoires – et c'est heureux ainsi.

Aujourd'hui, et à la suite d'une longue période de débat et de réflexion, le temps semble néanmoins venu, sinon de conclure, du moins de répondre à un certain nombre de questions posées par l'application des actuelles lois de bioéthique en vue de leur adaptation à un contexte scientifique, médical et social qui évolue de jour en jour.

L'interdiction du clonage à des fins reproductives
La toute première urgence nous semble être de fixer définitivement le cadre législatif interdisant le clonage à des fins reproductives que la FPF avait condamné fermement dès 1997. Notre compréhension de l'être humain en tant que « prochain de son semblable » - à la fois proche et lointain - nous oblige à ne rien entreprendre qui puisse atteindre à sa radicale altérité et à sa totale nouveauté. Le clonage reproductif constituerait une négation de ce qui fait l'identité, la dignité et la liberté de tout être humain. Il importe de renforcer l'actuelle législation française qui ne se contente pour l'instant que d'interdire toute « atteinte à l'intégrité de l'espèce humaine » (art.16.4 du Code civil). L'interdiction du clonage doit être formulée explicitement dans le droit français. Sur le plan international, il est urgent de conférer une valeur contraignante à l'actuelle « Déclaration universelle sur le génome et les droits de l'homme» de l'UNESCO. Adopté par l'ONU en décembre 1998, ce texte interdisant le clonage reproductif devrait avoir une valeur législative et contraignante auprès de tous les Etats membres. La FPF regrette vivement que l'initiative franco-allemande d'interdiction du clonage reproductif – proposée à l'ONU en juin 2001 – se soit heurtée à une opposition de certains Etats membres, dont les Etats-Unis et le Vatican, voulant induire l'interdiction du clonage thérapeutique.

Du bon usage des cellules souches
La deuxième urgence législative tient à l'encadrement juridique qu'il convient de mettre en place autour des nouvelles techniques de thérapie cellulaire. Découverte scientifique majeure de ces dernières années, l'existence des cellules souches continue aujourd'hui de susciter de réels espoirs thérapeutiques. Bien qu'un long chemin reste à accomplir, leur usage semble avoir ouvert la voie d'une thérapie cellulaire régénératrice particulièrement adaptée à certaines affections graves.

Au cours de ces derniers mois, l'un des principaux obstacles moraux à leur utilisation semble avoir été en partie levé par les découvertes récentes concernant les cellules souches adultes présentes à l'état naturel dans le corps humain. Leur présence, ainsi que leur potentiel thérapeutique, qui s'avère beaucoup plus important que prévu, semblent devoir éviter au corps médical d'avoir recours à des techniques à l'évidence discutables sur le plan éthique - en particulier celles qui ont recours aux cellules souches embryonnaires.

D'une manière générale, l'usage des cellules souches adultes ne nous semble pas, pour le moment, rencontrer d'obstacles d'ordre moral ou éthique, ni dans le domaine de la recherche, ni dans celui de ses applications thérapeutiques.

D'une éventuelle légitimité du recours aux cellules souches embryonnaires ? Le recours aux cellules souches embryonnaires – obtenues par prélèvement dans des embryons surnuméraires ou par transfert nucléaire (clonage thérapeutique) – soulèvent en revanche de graves questions éthiques auxquelles il nous semble tout aussi urgent de répondre, ne serait-ce que partiellement et provisoirement.

Mettre un terme à la vie de l'embryon sur lequel sont prélevées des cellules souches est un acte diversement apprécié car acceptable dans certaines circonstances pour les uns, toujours condamnable pour les autres. Dans tous les cas, ce geste, même considéré comme un acte médical, suscite en nous tension morale et dilemme éthique. Il implique une confrontation entre d'une part, l'exigence d'une « solidarité thérapeutique » que nous dicte l'amour du prochain et, d'autre part, le double souci du respect de la vie et du refus de son instrumentalisation à notre seule convenance.

Dans cet esprit, la FPF s'interroge sur le droit (tel que le propose le projet de loi) de recourir à des cellules souches prélevées sur des embryons surnuméraires ne faisant plus l'objet d'un projet parental - et cela à des seules fins de recherche. D'un côté, on peut estimer que c'est continuer de respecter pleinement un embryon surnuméraire - destiné autrement à la disparition - que de lui donner de prendre sa place dans un processus de solidarité thérapeutique permettant de préserver des vies humaines. De l'autre, on peut exprimer les plus grandes réserves devant ce que l'on peut ressentir comme une instrumentalisation de l'embryon dans une visée purement utilitariste. Dans les deux cas, reste l'insatisfaction que l'on continue à ressentir devant l'existence en trop grand nombre de ces embryons surnuméraires ; situation que l'on ne saurait laisser perdurer dans les conditions juridiques et morales actuelles et face à laquelle la FPF invite le législateur à préciser l'actuel projet de loi.

Devant ce constat, certains, au sein de la FPF, appellent le législateur à s'en tenir aux possibilités offertes par les cellules souches adultes et donc à renoncer à légiférer dans le sens d'une autorisation du recours aux cellules souches embryonnaires.

D'autres cependant estiment possible le recours aux cellules souches embryonnaires dans des conditions strictes d'application et d'encadrement prévues par un texte de loi.

Du transfert nucléaire Quant à l'utilité de recourir à des cellules souches embryonnaires issues d'un transfert nucléaire (clonage thérapeutique), elle reste d'autant plus incertaine que son efficacité et sa faisabilité restent largement à démontrer. Autoriser ce recours (comme cela vient de se faire dans certains Etats européens), c'est sans doute céder un peu vite à l'utilitarisme le plus immédiat et à l'instrumentalisation la plus banalisante de la part biologique de l'être humain. Le refuser, c'est renoncer tout aussi vite à comprendre certains des mécanismes les plus intimes de la vie qui pourrait nous permettre d'exercer le mieux possible notre solidarité thérapeutique. Sur ce point la FPF s'en remet au projet de loi dans son état actuel, qui ne prévoit pas l'autorisation du recours au clonage thérapeutique. A l'évidence, la réflexion sur ce point n'est pas suffisamment avancée pour pouvoir légiférer davantage.

Quelles que soient nos décisions et nos choix éthiques, la vie gardera toujours sa part de mystère. Aussi complexes et sophistiqués qu'elles puissent être aujourd'hui ou demain, la science et la technologie n'auront jamais le dernier mot, ni pour maîtriser la vie dans ses moindres secrets, ni pour répondre aux questions que nous dictent nos consciences : « Nous le savons en effet, toute la Création jusqu'à ce jour gémit en travail d'enfantement. Et non pas elle seule : nous-mêmes qui possédons les prémices de l'Esprit, nous gémissons nous aussi intérieurement dans l'attente de la rédemption de notre corps. Notre salut est objet d'espérance...»
(Rm 8,22-24).


Eglises et associations protestantes

Ensemble, travailler sur 5 programmes

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La FPF lance cinq programmes d'actions, en ce début de trimestre 2003, pour ses Eglises, communautés, institutions, œuvres et mouvements. C'est la suite logique de l'assemblée générale des 23-24 mars 2002, qui a modifié les statuts de la Fédération protestante de France et a proposé, d'une part la création d'un Forum de la vie associative protestante, d'autre part le lancement de programmes d'action pour faire travailler ensemble ses membres.

Qu'est-ce qu'un programme ?
Les partenaires qui se retrouvent et travaillent ensemble savent que leur mission est limitée dans le temps (2 à 4 ans) ; quand le programme sera fini, l'équipe qui l'a mené à son terme se dissoudra. Mais…tous ses membres pourront se retrouver autour d'autres enjeux, d'autres thèmes..., dans de nouveaux programmes.

Quels sont les programmes proposés ?
Cinq propositions sont faites aux Eglises et Communautés, Institutions, œuvres et Mouvements :

-Le bénévolat et la professionnalisation des associations; La Bible dans l'espace public; La citoyenneté; Le développement durable; La foi et les jeunes

Comment ont-ils été choisis ?
Le 11 octobre 2002 s'est tenu le Forum de la vie associative protestante ; les délégués ont retenu cinq thèmes. Après les avoir reformulés, ils vous les proposent comme bases de travail, terrains à défricher, pistes à explorer.

Quelle est leur durée ?
Un programme peut durer 2 à 4 ans, quelquefois moins, quelquefois plus. Il est difficile de donner une limite dès le départ, car tout dépend du rythme de travail du groupe.
Un programme doit coller à l'actualité de notre société, ou de nos Eglises et associations. Il est donc évident qu'on ne doit pas le prolonger indéfiniment. Quand le travail est bien avancé, il faut savoir conclure pour passer à autre chose.

Comment démarrer ?

Comme il n'y a pas encore de responsables pour les groupes, la FPf prend l'initiative de la première rencontre. Durant celle-ci un pilote de l'équipe (personne physique ou association), devra être désigné, et ainsi le groupe s'organisera ensuite lui-même.

Voici les dates que nous vous proposons :

-Le bénévolat et la professionnalisation des associations
10 mars 2003 à 10h-12h
-la Bible dans l'espace public 10 mars 2003 à 14h-16h
-La citoyenneté mars 2003 à 10h-12h
-Le développement durable 11 mars 2003 à 14h-16h
-La foi et les jeunes 18 mars 2003 à 14h-16h

Ces réunions de lancement auront lieu 47 rue de Clichy, 75009 Paris.

Comment participer ?
Les programmes réunissent des délégués des Eglises et des Communautés, Institutions, œuvres et Mouvements de la Fédération protestante de France. Il suffit donc que vous soyez délégués par votre organisme pour participer.
Cette information est envoyée à toutes les Eglises et les Communautés, Institutions, œuvres et Mouvements de la Fédération protestante de France ; en ce qui concerne les fédérations d'associations (comme la Fédération de l'Entraide protestante), nous comptons sur elles pour répercuter l'information à leurs membres.
Les associations en probation à la Fédération protestante de France sont bien évidemment invitées à se joindre aux programmes.

Une Eglise ou Communauté, Institution, œuvre et Mouvement peut-elle participer à plusieurs programmes ? Bien évidemment ! Le but est de s'engager plus pleinement dans la vie fédérative, et d'y rencontrer de nouveaux partenaires pour réfléchir, travailler, construire, organiser ensemble.

S'inscrire !
Dès aujourd'hui, inscrivez-vous pour l'un ou l'autre programme, en précisant, au secrétariat général de la FPF, si vous serez présent(e) à la réunion de lancement.
Merci.

Pasteur Christian Seytre, Secrétaire général (Tél. 01 44 53 47 00)

Bénévolat et professionnalisation des associations

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Le monde associatif continue de croître à vive allure (il se crée 60 000 associations chaque année) et constitue un espace d'initiative, de liberté et d'expression de « la société civile » de plus en plus important, regroupant plus de 20 millions d'adhérents. Il devient aussi de plus en plus varié et complexe.
Outre leurs actions traditionnelles dans les domaines de la santé, de l'éducation, de la culture, de la solidarité ou de la défense des droits, les associations occupent une place croissante dans le domaine économique.
Les pouvoirs publics trouvent beaucoup d'intérêt à utiliser des associations pour y développer des services d'intérêt général qui ne seraient pas rendus autrement, ou qui le seraient de manière moins efficace et plus coûteuse.
La place originale des associations, ni services publics, ni marchandes, mais citoyennes, a donc changé ; une coexistence ambigüe entre le désintéressé et le lucratif, le privé et le public, s'est instaurée.
Les associations sont de plus en plus à la charnière entre le militantisme, les convictions spirituelles et le service du public et sont sujettes à de nombreuses contraintes comme les sociétés commerciales dont elles ne diffèrent que par l'interdiction de partager un profit.

La question du bénévolat et de la professionnalisation des associations que le Forum de la Vie Associative de la Fédération Protestante a choisi d'approfondir se situe dans ce contexte. Elle sera au cœur des réflexions sur les futures évolutions de la législation des associations au niveau européen.

Plusieurs types de questions peuvent être formulées à propos des relations entre bénévoles et professionnels salariés.
- Comment faire vivre les valeurs, les convictions et les objectifs qui ont été à l'origine du projet associatif ?
- Comment articuler l'autorité et la responsabilité que confère leur élection aux responsables bénévoles de l'association avec l'autorité et la responsabilité de compétence des professionnels permanents et salariés ?
- Y a-t-il et doit-il y avoir une distinction dans les fonctions remplies par un bénévole et par un salarié lorsqu'ils rendent le même service ?
- Comment les salariés doivent-ils être associés au fondement et aux valeurs de l'association qui les emploie ?

La Bible dans l'espace public

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La Bible est intégrée depuis quelques années dans le programme de l'enseignement public. Elle fera inévitablement partie d'une éventuelle réforme sur l'enseignement des religions à l'école. Certains députés la brandissent sous l'œil des caméras de l'Assemblée nationale. Les supermarchés la proposent à leurs clients. Les traductions nouvelles se multiplient et élargissent le lectorat. Les musées organisent des parcours bibliques à travers leurs collections.

Les chrétiens doivent prendre acte du fait que la Bible est aujourd'hui sortie des Eglises et de la curiosité manifeste du grand public à l'égard de ce livre qu'il redécouvre. Faut-il laisser ces nouveaux lecteurs livrés à eux mêmes ou subir la seule influence de quelques ouvrages à succès, aux présupposés douteux ? Comment accompagner cet intérêt nouveau des gens pour la Bible ? Comment partager la Bible avec d'autres personnes que les membres de nos Eglises ? Comment les aider à dégager du sens à partir de ces textes anciens ?

Au carrefour de la théologie, de l'ecclésiologie, de la mission, de la pédagogie, de la communication, de l'inter religion, cette question constitue un enjeu majeur de la présence, de la parole et de l'action du protestantisme dans l'espace public français.

Éducation civique, citoyenneté,
vivre ensemble, former à l'engagement

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C'est tous les jours, en maintes circonstances et cela se traduit d'abord par des faits sans gravité apparente mais qui, répétés finissent par empoisonner l'existence quotidienne quand ils ne provoquent pas des accidents plus graves : c'est presque systématique, les lois , les règles de conduite ne sont plus respectées . Un exemple: au volant de sa voiture, chaque conducteur adapte à sa convenance le code de la route.
La loi, c'est pour les autres, pas pour moi. C'est de plus en plus un état d'esprit qui prévaut et se traduit dans les comportements des individus : c'est « moi, d'abord », « moi, tout de suite », « moi, je suis malin ».. et tant pis pour les autres, les voisins… etc. Et ce qui est grave c'est que ce comportement, cette mentalité se transmet aux enfants.
Comment réapprendre à vivre ensemble ?

Voici quelques propositions : • Echanger entre les Eglises sur la façon dont la citoyenneté est développée dans la catéchèse, en lien avec les associations protestantes existantes
• Inviter les membres de la Fédération à participer aux colloques et aux rencontres sur l'engagement citoyen organisés par d'autres organisations, et à co-organiser de tels débats.
• Dénoncer publiquement au niveau de la Fédération les manquements significatifs aux attitudes citoyennes ; prendre position en faveur d'une éducation civique laïque à l'école.
• Recueillir régulièrement les propositions concrètes d'engagement faites par les membres de la Fédération, et les diffuser.
• Lancer une réflexion théologique sur le thème du «Vivre ensemble » et sur l'engagement dans la société

Le développement durable, un défi permanent
l'équilibre dans l'équité.

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Simple effet de mode ou campagne médiatique pour redonner du sens à notre "société mondiale" ? Ce serait réducteur de qualifier ainsi l'engouement suscité par le développement durable. La quête de ce nouveau Graal est autant issue du constat de nos échecs, de nos inquiétudes, que de notre espoir en la capacité humaine à dépasser les soi-disant irréversibilités économiques, énergétiques ou politiques…
L'enjeu est de remettre l'homme au centre des préoccupations dans le respect des générations présentes et futures. Se développer n'est pas en soi le problème, le défi est de maîtriser son développement en respectant toute la création.

Une logique de dialogue est de nouveau installée sur les différents domaines concernés par le développement durable même si de nombreux caps restent à franchir, nous protestants de France voulons nous inscrire dans cette prise de conscience d'une responsabilité collective et atemporelle. Notre croyance en l'Eglise universelle ainsi qu'en l'importance des communautés locales, notre choix constant pour l'espoir, nous pousse à participer à ce mouvement de fond. Mobilisons-nous donc pour organiser notre réflexion et vivre ce défi dès maintenant.

Les adolescents et la foi

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Beaucoup d'adolescents n'ont pas de vécu spirituel ; certains viennent au catéchisme, mais c'est souvent contraints. Du côté familial, ce sont le plus souvent les grands parents qui se préoccupent de cette situation.
Les adolescents baignent dans la civilisation du zapping et du visuel. Ils sont avant tout des consommateurs d'images. N'empêche… ils ont aussi, consciemment ou inconsciemment, des interrogations sur le sens de la vie. Quelles réponses pouvons-nous leur apporter, et comment le faire ?
Deux pistes s'offrent à nous (mais elles ne sont pas limitatives) : la transmission et le témoignage.

La transmission la plus importante est celle de la Bible, mais ce sera aussi une présence pour répondre aux questions des jeunes, voire réfléchir avec eux à partir des matières scolaires, comme l'histoire, la philosophie, la littérature, etc. Ici, il faut penser au développement des aumôneries.

Le témoignage sera celui des adultes ; ils ont une valeur d'exemple, et doivent manifester une cohérence morale et éthique. En favorisant la rencontre, on pourra construire une dynamique et vivre des expériences ensemble ; cela pourra se faire entre autres, dans des groupes, lors de week-ends ou de mini-camps, etc. l'organisation de groupes, week-ends, mini-camps, permettre aussi de nouvelles expériences.


ŒUVRES ET MOUVEMENTS

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Prostitution féminine,
les femmes du forum œcuménique écrivent à Nicolas Sarkozy

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Dans une lettre à Nicolas Sarkosy, le groupe français du Forum œcuménique de femmes chrétiennes d'Europe (FOFCE) fait connaître ses convictions :
« la prostitution est violence à l'encontre d'êtres humains qui, dans l'immense majorité, sont des femmes. Mais le corps humain, le sexe des femmes ne sont pas des objets non plus qu'une marchandise. La prostitution est le résultat condamnable d'une société patriarcale qui ne doit pas exister dans une France qui reconnaît l'égalité des hommes et des femmes.
En avril 1960, la France a ratifié la Convention du 2 décembre 1949 pour la répression de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui. Nous attestons que cette convention est fondamentale, qui considère les personnes prostituées comme des victimes.
En conséquence nous vous demandons en conformité avec la position abolitionniste qui est celle de la France, que :

• les poursuites contre les proxénètes et les réseaux mafieux internationaux soient effectives

• la responsabilité des clients soit reconnue au plan pénal

• les prostituées étrangères soient considérées comme des victimes et non comme des émigrées clandestines.

• dans le cadre des ordonnances de novembre 1960 prévoyant dans chaque département un Service de Prévention et de Réadaptation Sociale (SPRS), ces services soient effectivement créés. Ils accueilleront, en particulier, les victimes étrangères. Ils leur offriront un accès à un travail ou, pour les étrangères qui désirent rentrer dans leur pays, un accès à des associations qui leur évitent de retomber sous la coupe des réseaux de prostitution. »

Pour le groupe français du FOFCE : Ch. BORDEAUX; O.LELEU; C.-L. OTT; I. SCHIDLOWSKI

Le FOFCE est un mouvement européen qui groupe des femmes membres d'Églises de diverses confessions dans 30 pays d'Europe. Le groupe français du FOCFE comprend l'Action Catholique Générale Féminine (ACGF), le Groupe Orsay (organisme rattaché à la Fédération Protestante de France), le Groupe Femmes et Hommes en Orthodoxie et des groupes locaux de femmes.

« Violence et parole ! »
les femmes en parlent

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Le Groupe Orsay réunit des femmes, majoritairement protestantes, mais aussi catholiques, musulmanes, voire sans religion et en recherche. Depuis près de 20 ans, elles se rencontrent régulièrement pour tenter de décrypter ensemble, à la lumière de leur expérience de vie et de leur foi, ce monde, proche ou lointain, qui les entoure ce monde presque toujours décodé et expliqué par les hommes qui n'ont ni le même regard, ni la même expérience de vie.

Tous les deux ans, elles se retrouvent à Orsay (d'où leur nom insolite de Groupe Orsay) pour réfléchir sur un thème d'actualité pour elles.

En 2003, ce sera la ‘Violence' en étroite relation avec la ‘Parole'. « Nous, les femmes, savons bien que toute naissance s'accompagne d'une violence, source de vie. Nous savons aussi qu'une parole de réconciliation peut guérir et amorcer une nouvelle vie. Cependant, l'une et l'autre peuvent conduire à la mort et les femmes qui en sont souvent les premières victimes savent cela aussi. Qu'en dire et que transmettons-nous, nous qui sommes femmes ? »

Le prochain colloque se tiendra à Orsay du vendredi 28 mars 2003 à 18h au dimanche 30 mars 2003 à 16h sur
Violence et parole !
Sources de vie ou de mort !
Que transmettons-nous ?

Toutes informations utiles peuvent être obtenues à :
Groupe Orsay - Maison du Protestantisme
47 rue de Clichy - 75311 Paris Cedex 09
e.mail : grouporsay@free.fr
Contact : Evelyne Carrez - Tel/Fax : 01 48 58 89 00

Journée mondiale de prière 2003
Oecuménisme et solidarité avec les femmes du Liban

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Tout autour de la terre, des femmes chrétiennes de différentes confessions invitent à prier avec elles le vendredi 7 mars 2003.
Cette année, les textes de la célébration proviennent des chrétiennes du Liban, autour du thème « Esprit Saint, remplis nos cœurs ».

Le Liban, où cohabitent de nombreuses populations de cultures et de religions différentes, a connu une interminable guerre civile qui s'est achevée �� 1��9.
Les chrétiennes du Liban se consacrent à la tâche de réconciliation et de reconstruction. Elles sont conscientes qu'il faut, pour cela, le secours de l'Esprit Saint, qui peut libérer la parole et permettre de surmonter les peurs et les méfiances. C'est dans ce but qu'elles ont préparé une célébration proposée aux femmes du monde entier.

En France, dans de nombreuses villes et de nombreux villages, des groupes de femmes invitent à cette célébration œcuménique le 7 mars, pour prier avec les Libanaises et manifester par leur offrande leur solidarité et leur soutien aux femmes du Liban.

Le Comité Français de la Journée Mondiale de Prière a choisi de soutenir des projets facilitant la rencontre et la formation : un centre de rencontres et de vacances pour familles et enseignants, un fonds de bourses d'études pour des femmes à la Faculté de Théologie Protestante de Beyrouth, une formation à l'autonomie dans des camps de réfugiés palestiniens ainsi qu'un projet d'alphabétisation des filles et d'aide spirituelle et matérielle apportée aux femmes dans les prisons.

Renseignements : Journée Mondiale de Prière
15 rue Massol - 67206 Mittelhausbergen
tel/fax: 03 88 56 37 22


INTERNATIONAL

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Traité de Versailles franco-allemand
Message d'amitié de l'EKD

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Alors que les représentants politiques élus de nos deux pays se réunissent à Versailles pour une session plénière commune du Bundestag et de l'Assemblée nationale, en souvenir du traité d'amitié qui fut conclu il y a aujourd'hui 40 ans entre l'Allemagne et la France, nous voudrions souligner l'importance de cette date pour nos peuples et pour nos Eglises.
Alors que ce qui nous unit, en tant qu'Eglises, est plus profond et plus fort que tout accord politique, c'est tout de même avec joie et reconnaissance que nous constatons qu'entre nos Eglises protestantes de France et d'Allemagne les échanges à tous les niveaux et, en même temps, les sentiments mutuels d'amitié et de confiance réciproques n'ont cessé de croître. Nous sommes heureux du rôle actif que jouent les représentants de nos Eglises et de nos paroisses dans de très nombreuses rencontres franco-allemandes et dans le cadre des jumelages qui existent souvent entre les villes de nos deux pays.

Nous sommes engagés ensemble dans un discours sur l'avenir de l'Europe. Nous avons à réfléchir sur le rôle des Eglises et des communautés religieuses dans cette construction européenne où l'élargissement de l'Union Européenne et la réforme des institutions européennes représentent des défis considérables. Bien que nous vivions dans des contextes sociaux et politiques bien différents, nous nous efforçons de donner une expression pratique à notre communion dans la foi.

Nous saisissons donc l'occasion de cet anniversaire du traité de l'Elysée pour vous adresser, de la part du Conseil de l'Eglise Evangélique en Allemagne (EKD), de son président, M. le pasteur Manfred Kock et de son directeur des relations oecuméniques, M. l'évêque Rolf Koppe ce message d'amitié avec l'expression de nos sentiments les plus fraternels !
Envoyé par Paul Oppenheim à la Fédération protestante de France, le 22 janvier 2002

SPECIAL IRAK
Les Églises américaines contre la guerre en Irak

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L'éventualité d'une guerre entre les Etats-Unis et l'Irak peut encore être écartée, déclare Robert Edgar, secrétaire général du Conseil national des Eglises des Etats-Unis, au retour d'un voyage de six jours en Irak avec douze autres responsables religieux.
Robert Edgar, un ancien parlementaire démocrate de Pennsylvanie, déclare avoir été convaincu, lors de rencontres avec des représentants du gouvernement irakien, entre autres le vice-premier ministre Tariq Aziz, que le gouvernement irakien « espère que des portes s'ouvriront » pour prévenir une éventuelle guerre menée par les Etats-Unis. Par ailleurs, alors que l'administration du président George W. Bush menace d'intervenir militairement contre ce qu'elle voit comme une menace posée par le gouvernement irakien et son leader Saddam Hussein, Robert Edgar estime que la guerre n'est pas inévitable du côté américain et qu'il existe encore l'espoir de trouver une solution diplomatique.

Selon Robert Edgar, qui dirige la plus grande organisation oecuménique du pays et conduisait la délégation, l'administration américaine n'a pas encore réuni les arguments en faveur de la guerre et « l'intégrité morale des Etats-Unis est en jeu ». « Il nous faut freiner cette course à la guerre ». Il rejette l'idée exprimée fréquemment aux Etats-Unis qu'une guerre sera facile et que les Irakiens accueilleront les soldats américains en libérateurs. « Les Irakiens savent qu'ils perdront une guerre contre les Etats-Unis. Mais ils combattront jusqu'à la mort pour défendre l'honneur de leur pays.
Les chrétiens irakiens, ajoute Robert Edgar, nous ont dit que « même si vous pensez que Saddam Hussein est mauvais, certains de ceux qui collaborent avec votre gouvernement [membres de l'opposition ou leaders d'un nouveau gouvernement] sont presque aussi mauvais que lui ». Durant leur visite, du 29 décembre au 3 janvier, les responsables religieux ont soulevé la question des violations des droits de la personne en Irak avec le vice-premier ministre Aziz, et souligné que la délégation ne trouvait aucune excuse au gouvernement irakien.

Pourtant, après une apparition le 9 janvier à la télévision pour le programme Today Show, Robert Edgar a reçu de nombreux messages électroniques l'accusant de ne pas être patriote. L'un d'entre eux le comparait à l'actrice Jane Fonda, qui durant la guerre du Vietnam, s'était rendue au nord de ce pays, et fut qualifiée de traître envers les Etats-Unis.

Malgré ces critiques, Robert Edgar pense que l'opposition à la guerre grandit parmi les cercles progressistes des Eglises américaines et qu'un nombre croissant de grandes Eglises de « l'Amérique moyenne » expriment des doutes à propos d'une guerre éventuelle.
Même des gens rencontrés lors d'une visite récente en Illinois, dans un district conservateur et majoritairement républicain, confie Robert Edgar, pensent qu'une « guerre serait une folie ». (ENI-le 13 janvier)

« Chrétiens, dites non à la guerre en Irak »

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Une action militaire contre l'Irak est partout présentée comme inévitable. Il faut s'y opposer. Il en est encore temps.
Notre foi chrétienne nous appelle à un engagement renouvelé en faveur de la paix. Nous refusons toute violence exercée en dehors des cas délimités très précisément par l'éthique et par le droit international : il est immoral et illégal de recourir aux armes tant qu'elles ne constituent pas un « ultime recours » pour contrer une menace grave et actuelle contre la paix. La notion de « guerre préventive », notamment, est inacceptable. Comme le rappellent les évêques de France : « pour régler les différends entre nations, la guerre ne saurait être considérée comme un moyen parmi d'autres, que l'on pourrait choisir en fonction de considérations d'intérêt ou d'opportunité ». Avec la Fédération protestante de France et de nombreuses Eglises des Etats-Unis, nous rappelons qu'actions militaires et sanctions économiques contre l'Irak n'ont fait que renforcer le régime tyrannique de Saddam Hussein.
La guerre qui s'annonce aujourd'hui aurait des conséquences dramatiques :
• Elle ferait des milliers de morts. Le peuple irakien en serait la première victime. Notamment les femmes et les enfants.
• Le fossé de méfiance et parfois de haine, entre les pays occidentaux et les peuples de cette région, se creuserait. Une action militaire contre l'Irak donnerait raison aux extrémistes qui perçoivent notre monde comme dominé par l'opposition entre « civilisations », voire – cruelle souffrance pour les croyants que nous sommes – entre religions ! Le sentiment que les résolutions de l'ONU sont appliquées selon « deux poids, deux mesures » dans la région en serait encore renforcé. Les discours que nous tenons sur la démocratie et les droits humains comme valeurs universelles en seraient frappés de discrédit.
Citoyens français, nous pouvons encore influer sur les décisions à venir. La France dispose d'un droit de veto au Conseil de Sécurité. Faisons connaître massivement au Président de la République notre volonté de voir notre pays s'opposer à cette « aventure sans retour » que serait la guerre.
Nous pouvons aussi faire connaître notre opposition à notre député, puisqu'un débat au Parlement est prévu avant tout engagement des forces françaises.
Aux croyants de toutes confessions, nous proposons de prendre des initiatives interreligieuses pour manifester leur désir de paix.
Quand menacent la résignation et le découragement, que Jésus, le « Prince de la paix », maintienne en nous l'Espérance, Lui dont nous venons de célébrer la présence au cœur de notre histoire. Qu'Il nous donne le courage d'être les artisans de sa paix au milieu des violences de ce monde.

Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture (ACAT), Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD), Cimade, Communauté Mission de France, Congrégation du Saint-Esprit, Justice et Paix-France, Mouvement International pour la Réconciliation (MIR), l'Oeuvre d'Orient, Pax Christi, Secours Catholique, Société Religieuse des Amis, Vivre Ensemble l'Evangile Aujourd'hui (VEA)

Conseil d'Eglises Chrétiennes en France
PRIER SANS RELACHE POUR LA PAIX

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Paris, 23 janvier - La semaine de prière pour l'unité des chrétiens (18-25 janvier), aura été pour beaucoup un temps fort de prière commune. Comme le rappelle la Charte œcuménique européenne, « l'œcuménisme se nourrit de ce que nous écoutons ensemble la Parole de Dieu et de ce que nous laissons l'Esprit Saint travailler en nous et par nous ».

La prière commune, la prière les uns pour les autres, nous apparaît comme un signe fort et comme le gage de l'unité entre tous les chrétiens. Dans la prière commune, nous apprenons à écouter ensemble Celui en qui seul se trouve notre unité.

En nous adressant à vous, nous voulons vous appeler à poursuivre, bien au-delà de cette semaine, cet engagement commun dans la prière, la prière pour la paix. Ce souci de la paix, nous le portons avec de nombreux hommes et femmes de bonne volonté, avec bien des fidèles d'autres familles de pensée et de foi. Notre époque appelle à une intense prière pour la paix.

Plus que jamais, il nous faut prier pour que Dieu suscite partout des artisans de paix, en particulier sur la terre où vécut Jésus, récemment visitée par les représentants de la Conférence des évêques de France. Que notre prière et notre solidarité active soutiennent les hommes et les femmes de paix. Avec courage, ils préparent ensemble le seul avenir possible pour les peuples d'Israël et de Palestine, celui d'une paix fondée sur la justice, sur la reconnaissance de l'autre, sur le respect de la parole donnée, sur le refus de la violence.

En ces jours où le peuple d'Irak, déjà durement éprouvé par plusieurs guerres et par les effets des sanctions économiques, est menacé de subir de nouvelles violences, nous vous appelons à prier pour que l'Esprit Saint éclaire les responsables des nations, les détourne des solutions illusoires de la violence, suscite en eux la volonté de résoudre les conflits dans le respect du droit et de la justice.

Prier ensemble pourra être un bel engagement commun pour le temps du carême qui vient. Ce sera aussi le temps que nous nous donnons pour partager nos engagements dans la société et les porter ensemble. Ce sera une manière de recevoir concrètement l'unité que le Christ nous offre, d'en manifester les signes et de nous laisser ouvrir à la réconciliation du monde.

Nous vous y appelons en toute fraternité.

Les 3 co-présidents du CECEF :

Pasteur Jean-Arnold de Clermont
Président de la Fédération protestante de France

Monseigneur Jérémie
Président de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France

Monseigneur Jean-Pierre Ricard
Archevêque de Bordeaux,
Président de la Conférence des évêques de France


Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org/fpf/