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POUR DIALOGUERFédération Protestante de France
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La Bible, le culte, l'engagement dans la société...
Ce ne sont pas de minces sujets de dialogues tant entre Eglises membres de la Fédération protestante de France qu'avec celles qui souhaitent y adhérer.
S'ouvre pour nous une période de trois années au cours de laquelle nous avons décidé ensemble de faire oeuvre d'imagination pour que ces dialogues s'amplifient et nous donnent de nous mieux connaître ; de nous reconnaître comme parties prenantes d'un même projet.
Questions, avis, commentaires, résultats...
Prenez contact avec la FPF, 47 rue de Clichy, 75311 Paris Cedex 09
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Des dialogues, pour quoi faire ? | ||
Dix années, six, quatre... ce sont les durées des groupes de dialogue constitués entre la Fédération protestante de France et les Adventistes, les Assemblées de Dieu et d' « autres Eglises pentecôtistes ». Des dialogues patients, attentifs, respectueux, qui ont permis de mieux nous connaître les uns les autres, nous respecter, nous dire qu'il était possible d'envisager d'aller plus loin. Ainsi en a décidé pour la Fédération protestante son Assemblée générale 2000.
Mais il lui a semblé qu'il ne fallait pas brûler les étapes. Certes les instances dirigeantes des « parties » en présence sont seules habilitées à prendre des décisions. Pour la FPF, il reviendra à son assemblée générale dûment constituée et donc mandatée par les Eglises et les IOM qui la composent de répondre aux interrogations des ADD, des Adventistes, des comités directeurs des autres Eglises pentecôtistes quant à leur adhésion à la FPF. Elle le fera en répondant à chacune des instances qui lui ont posé ou lui poseront cette question. Pourtant l'AG ne s'est pas sentie en mesure de le faire « sans attendre ». (Son Conseil ne le lui proposait pas !). Car avant de se prononcer, il lui semble nécessaire d'entrer, à la « base », dans un processus de reconnaissance mutuelle.
Je crois que c'est ainsi qu'il faut parler de la période de trois années que nous nous sommes donnée avant de « répondre ». Trois années pour vérifier que le projet fédératif pourrait être vécu non seulement à l'intérieur de petits groupes sélectionnés au niveau national, mais aussi dans des villes, des secteurs géographiques, des régions où nos différentes Eglises et associations cohabitent. Trois années pour relire nos histoires d'Eglises qui trop souvent se sont situées en concurrentes les unes des autres.
Pour y parvenir, il nous semble nécessaire d'aborder ensemble des questions qui touchent au coeur de la vie de nos Eglises. Ainsi en est-il de la lecture de la Bible : quand nous nous trouvons en face d'un texte biblique, quelle est notre attitude spirituelle, qu'attendons-nous, que demandons-nous à ce temps de lecture ? Ainsi en est-il de notre célébration du culte : quand nous participons au culte, comme fidèle mais aussi comme célébrant, quelle est notre attente, que voulons nous recevoir, mais aussi que voulons nous apporter et comment ?
Il nous semble essentiel de pouvoir partager les uns avec les autres sur de tels sujets qui touchent à la vie même de nos Eglises, à l'expression de notre foi. Il ne s'agit pas de nous juger mais de nous comprendre. Rien pourtant n'interdit la critique dès lors qu'elle ne se veut pas l'expression de « ma vérité » mais la recherche d'une plus grande vérité. Une fois encore, nous ne cherchons pas à harmoniser nos pratiques, mais à nous comprendre.
C'est en cela qu'il est important d'aborder entre nous des questions touchant à la présence de nos Eglises dans la société ; à leur parole publique dans cette société. Moins qu'ailleurs il ne s'agit de chercher une uniformisation entre nos Eglises et nos personnes, mais d'aborder la question de notre témoignage et plus particulièrement du rôle de la Fédération protestante de France.
Pour avancer dans ce domaine, les pistes sont nombreuses : la Charte de la FPF fixe un cadre ; les dialogues entrepris entre la FPF et les Eglises « candidates à l'adhésion » détermineront différents domaines de connaissance mutuelle et de dialogues nécessaires ; les dialogues internationaux balisent bien le terrain. Mais plus encore, ce sont les questions que la société contemporaine nous pose qui doivent être au centre de nos rencontres ; la question que nous avons à nous poser ensemble étant celle-ci :
« Notre foi et les convictions qui nous animent nous conduisent-elles à prendre part aux débats de notre société ? En quoi avons-nous une parole spécifique à prononcer ? Sommes-nous en mesure de la prononcer ensemble ? »
Là encore l'unanimité ne me semble pas un critère déterminant. Notre témoignage consiste pour l'essentiel à pointer les domaines de la vie de notre société que l'Evangile vient interpeller, et à être parmi celles et ceux qui cherchent à répondre à cette interpellation. Notre diversité, les débats auxquels nous sommes conduits sont le témoignage de notre recherche d'une vie qui se conforme à la Parole de Dieu.
Nos Eglises ont des « cultures » très différentes les unes des autres. La place des pasteurs, le rôle des conseils de paroisses, la vie synodale, la pratique des conventions régionales ou nationales ou des Assemblées générales conduisent à des modes de fonctionnement très particulier à chaque Eglise. Ce ne sera pas la moindre des difficultés à surmonter.
Devant la diversité des structures ecclésiales, nous avons opté pour une formule simple : caler nos dialogues dans le cadre administratif français avec ses 22 régions et ses 95 départements. Dans chaque région nous avons demandé aux Eglises de désigner des responsables pour constituer des équipes « régionales » chargées de piloter le dialogue entre nos Eglises. Elles pourront - si nécessaire - s'appuyer sur des équipes départementales.
Par quel bout prendre ces dialogues ? Il me semble évident que des rencontres très diverses devront avoir lieu : invitation d'Eglise à Eglise, groupes de travail spécifiques, rencontres de conseils paroissiaux, pastorales, repas en commun...
Dans bien des lieux, il faudra être attentif à ne pas brusquer les rencontres ; nous ne pouvons faire comme s'il n'y avait pas eu des décennies d'histoire de « concurrence » entre nos Eglises, de scissions parfois ! Probablement faudra-t-il, dans un premier temps, réunir des pastorales communes pour nous entendre sur la marche à suivre. A chacun d'avancer à son pas mais en calculant bien le temps que nous nous sommes donné trois ans - pour nous connaître.
Un mot particulier doit être dit sur le monde associatif. Notre dialogue n'aurait pas de sens s'il ne tenait pas compte de l'engagement et de la parole dont sont porteuses les associations qui participent au témoignage de nos Eglises dans notre société. Là encore il faudra faire oeuvre d'imagination pour permettre la rencontre des oeuvres de même nature. Elles ont beaucoup à se dire les unes aux autres et à dire aux Eglises quant à leur témoignage.
Nous ne défrichons pas un terrain totalement nouveau ! Bien des relations existent déjà qui ont anticipé sur notre projet de dialogue les uns avec les autres.
Pourtant c'est une étape nouvelle qui s'ouvre pour nos Eglises, y compris à l'intérieur de la Fédération protestante de France où force est de constater que nous avons encore beaucoup à faire pour nous mieux connaître et reconnaître.
J'ai souvent répété qu'il fallait affirmer qu'il était parfaitement possible d'être protestant sans être membre de la Fédération protestante de France. Ce discours est nécessaire pour ne pas faire de la FPF l'instance de reconnaissance (« labélisation ») des « bons » protestants.
Mais, en retour, je dois dire ma joie que s'ouvrent entre nous des dialogues respectueux et exigeants, à l'issue desquels nous nous prononcerons sur l'élargissement possible de la FPF mais qui, quelles que soient les confirmations ou non des demandes d'adhésion, quelles que soient les réponses de la FPF, auront permis à nos Eglises et associations de faire route ensemble et de préciser leurs projets.
Que le Seigneur bénisse notre route !
Jean-Arnold de Clermont
Juin 2000
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Se rencontrer et dialoguer autour de la Bible | ||
Les protestants, dans leur diversité, sont unanimes pour reconnaître leur attachement à la Bible et la place centrale, fondamentale qu'occupe ce livre dans leur foi et leurs convictions. La Bible est le livre qui rassemble les protestants.
Pourtant son interprétation divise aussi parfois.
Au cours des trois années de dialogue entre la Fédération et les Adventistes, Assemblées de Dieu et autres Eglises pentecôtistes, nous voulons affronter cette difficulté en invitant des protestants de diverses sensibilités à se rencontrer et à dialoguer autour de la Bible. Nous faisons le pari que partager et lire la Bible ensemble est possible. Nous sommes convaincus que le dialogue peut se substituer à la division.
Pour donner le coup d'envoi à ces dialogues autour de la Bible, nous invitons les futurs animateurs de groupes à
une journée de formation,
le 6 janvier 2001
à l'IFSI - Institut de formation en soins infirmiers des diaconesses de Reuilly, 95, rue de Reuilly, 75012 PARIS (et non à la Maison du Protestantisme comme annoncé, en raison de travaux)
sur le thème :
« Ensemble, partager et lire la Bible: un défi impossible ? »
Au cours de cette journée nous vivrons et évaluerons une animation biblique. Les personnes qui auront participé à ce parcours seront à même d'animer à leur tour localement un groupe de rencontre et de dialogue autour de la Bible.
Celles et ceux qui accepteront d'animer de tels groupes devront avoir un profil bien particulier: il ne s'agira pas d'enseigner ni de prêcher ni de défendre une vérité doctrinale, mais bien d'animer le groupe, de favoriser le dialogue et la rencontre autour de la Bible. Des personnes, qu'elles soient pasteur ou non, expérimentées en animation biblique seraient l'idéal. Elles devront encore être tout particulièrement motivées par ce processus de dialogue.
Durant les trois années où sera testé le possible élargissement de la Fédération protestante de France, nous assurerons, dans la mesure du possible, un suivi : nous pourrons envisager d'autres journées de formation et de rencontre, ainsi qu'un accompagnement des personnes animant ces groupes.
Pour le Service biblique,
Charles-Daniel Maire et
Sophie Schlumberger
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Des dialogues, sur quelle base ? | ||
En lançant une telle dynamique de rencontres des Eglises sur le territoire français, nous n'inventons rien puisqu'au niveau international de nombreux dialogues, accords ou consultations ont déjà été initiés depuis des années.
Toutefois, nous posons probablement là une démarche plus spécifique que nous ne l'imaginons dans la mesure où ce seront les voix des rencontres locales qui viendront éclairer le débat général et donner du corps à la recherche de dialogue commencée au niveau de nos diverses fédérations nationales.
La liste des dialogues repérables (assez souvent avec des textes édités ou - à tout le moins - disponibles) permet que vous puissiez vous y reporter à l'occasion si vous jugez cela utile, histoire de se savoir précédés les uns et les autres par des frères et des soeurs déjà en recherche d'un dialogue fructueux. La charte de la FPF - que nous vous proposons comme base de toutes les rencontres possibles - se situe, de fait, résolument dans ce contexte général.
Où trouver les textes ?
Dans les pages qui suivent, vous trouverez :
En guise d'introduction à la Charte :
La Charte de la FPF est le résultat d'un long travail, commencé en juin 1991 et terminé en juin 1993. Avant, il y avait des « Conditions spirituelles d'appartenance à la FPF ». Lorsque le Conseil a décidé de les réviser, il a préféré le terme de « Charte » pour bien marquer que l'enjeu était différent : une Charte c'est une référence pour ce que nous vivons. Texte condensé, la Charte ne prétend pas être exhaustive, mais elle représente le coeur de ce qui nous rassemble.
La Charte de la FPF est précédée d'un préambule, qui précise bien que « l'unité dans la diversité reconnue est un témoignage ». Ainsi, il ne s'agit pas pour les Eglises et IOM qui adhèrent à la FPF de gommer leurs différences. Bien au contraire, chacune « conserve les formulations de la foi, les expressions cultuelles, les formes de présence dans la société et les priorités du témoignage auquel elle est attachée ».
Mais la Charte n'entérine pas le statu quo non plus ; elle précise qu'« à travers les exigences de la communication, de la confiance, de l'interpellation et de la solidarité fraternelles, de nouveaux chemins de communion et de fidélité évangélique se découvrent, inattendus... pour tous ». Elle est donc un texte d'espérance et d'encouragement pour le vivre ensemble. L'interpellation réciproque peut et doit nous amener à changer.
Le texte lui-même se compose de 4 parties :
La première traite des convictions qui animent les membres de la Fédération, la deuxième des conséquences concrètes qu'impliquent l'appartenance, la troisième de la communication de la FPF, la quatrième de l'ouverture.
1° Les convictions
La principale conviction est celle de l'Evangile : le salut nous est donné par grâce, en Jésus-Christ, et nous le recevons par la foi.
Mais d'autres convictions découlent de celle-ci :
- la démarche oecuménique,
- l'accueil à la Cène,
- la reconnaissance des autres dans leur spécificité,
- la marche vers la communion,
- l'interpellation réciproque dans notre lecture de la Bible
Dans la démarche oecuménique, il ne s'agit pas de chercher à créer une Eglise unique et visible, mais de travailler à une meilleure unité de toutes les Eglises chrétiennes.
Dans l'accueil à la Cène, exigence qui se trouve et dans la Charte, et dans les statuts, il s'agit de manifester concrètement la communion que nous avons avec le Seigneur et avec nos frères et soeurs en Christ des autres Eglises protestantes.
La Bible nous rassemble, mais son interprétation nous divise parfois. Faisons le pari que l'autre est aussi honnête que nous, et que le Saint-Esprit lui parle à lui aussi. Du coup, la confrontation sera un enrichissement mutuel et un dépassement possible.
2° Les conséquences
Les conséquences de notre engagement fédératif seront diverses mais nous chercherons toujours à renforcer les liens entre nos Eglises et nos Institutions, Oeuvres et Mouvements, et même à nous interpeller sur nos pratiques du baptême. Il s'agira aussi de développer la communication entre nous et de concrétiser notre participation à la vie fédérative par une contribution financière.
3° La communication
On pourrait dire qu'une des raisons d'être de la Fédération est de communiquer.
Entrer dans la Fédération, c'est accepter qu'elle parle au nom de tous par son Conseil, voire son Président, et aussi faire en sorte que ces paroles soient relayées par nos différentes instances.
4° L'ouverture
Ce quatrième point montre bien que les dialogues en cours qui nous rassemblent n'ont rien d'exceptionnel : ils étaient prévus par la Charte. Loin d'être une forteresse fermée, la Fédération se veut ouverte à tous : aux Eglises protestantes qui souhaiteraient la rejoindre, aux Eglises non protestantes pour un témoignage commun.
Conclusion :
La Charte n'est pas un texte auquel on donnerait un accord superficiel. Il s'agit au contraire d'un engagement, d'une réflexion approfondie, d'une dynamique à inscrire dans la vie de nos Eglises.
Christian Seytre
(adoptée par le Conseil de la Fédération protestante de France le 26 juin 1993)
Préambule :
La Charte exprime l'unité particulière qu'au long des années, les Eglises, Unions d'Eglises, les Institutions, Oeuvres et Mouvements de la Fédération Protestante ont pu construire.
Sachant que l'unité dans la diversité reconnue est un témoignage original et nécessaire dans l'Eglise universelle comme dans la société, nous voulons l'affermir et l'approfondir entre nous.
Chaque Eglise, Union d'Eglises et Institution souscrivant à cette Charte conserve les formulations de la foi, les expressions cultuelles, les formes de présence dans la société et les priorités du témoignage auxquelles elle est attachée.
La Charte se veut parole de proposition et d'encouragement que nous nous adressons pour l'avenir afin de donner un sens plus fort à la communauté que nous représentons ensemble et de vivre la richesse de nos diversités avec plus d'imagination, de patience et de disponibilité les uns pour les autres.
Elle dit et redit, qu'à travers les exigences de la communication, de la confiance, de l'interpellation et de la solidarité fraternelles, de nouveaux chemins de communion et de fidélité évangélique se découvrent, inattendus... pour tous.
Charte :
Rassemblés en vue de rendre un témoignage commun à l'Evangile de Jésus-Christ, les Eglises, Unions d'Eglises, Institutions Oeuvres et Mouvements constituant la Fédération Protestante de France entendent dans la communion de l'Eglise Universelle exprimer par cette Charte le projet qui les unit.
1.Avec la diversité de nos histoires, de nos traditions respectives et de nos sensibilités théologiques, nous, membres de la Fédération, déclarons nôtres les convictions suivantes :
1.1.Nous nous savons appelés et liés par l'Evangile tel qu'en témoignent les Ecritures. Nous reconnaissons comme centrale l'annonce du salut par grâce, reçu par la foi seule.
La prédication de la Réforme, les mouvements spirituels qu'elle a entraînés, la démarche oecuménique, affermissent cette conviction.
1.2.Dans l'amour fraternel et la liberté que nous donne l'Evangile, nous pratiquons l'accueil mutuel à la Cène comme réponse à l'invitation du Seigneur et signe de notre communion en Christ.
1.3.Nous cherchons à discerner et à vivre pleinement la complémentarité des dons, des ministères, des modes d'action divers que le même Seigneur donne en vue du bien de tous.
1.4.Conscients que l'Esprit de Dieu nous parle aussi les uns par les autres, nous sommes en marche ensemble vers une communion plus visible dans le respect des différences et dans la liberté de nos interpellations mutuelles.
1.5.Envoyés dans le monde par Jésus-Christ proclamer la bonne nouvelle, nous cherchons à manifester ensemble sa puissance de libération et de renouveau par notre parole, notre prière, notre manière de vivre et nos engagements dans la société.
Aucun de nous n'est possesseur de la Parole et de la vérité de son interprétation, mais tous nous sommes appelés à nous laisser transformer par cette Parole pour grandir ensemble dans l'obéissance.
2.L'appartenance à la Fédération Protestante implique les conséquences suivantes qui définissent notre pratique de la vie commune :
2.1 Renforcer les liens entre les Eglises, Unions d'Eglises, Institutions, Oeuvres et Mouvements en réfléchissant ensemble aux questions théologiques et éthiques suscitées par l'actualité, par les évolutions de nos sociétés et de nos cultures.
Cette réflexion commune est d'autant plus nécessaire qu'elle est rendue parfois complexe du fait de la diversité de nos compréhensions de la référence à l'Ecriture.
Accepter l'interpellation réciproque qu'entraînent les divergences entre conceptions ou pratiques du baptême, dans l'espoir de les rapprocher et la conviction mutuelle que les uns et les autres cherchent à être fidèles à l'enseignement biblique.
2.2.Organiser à tous les niveaux le partage des informations et des projets, des soucis et des espérances.
Développer la concertation en vue d'actions communes, que celles-ci soient des entreprises de formation, d'évangélisation, de diaconie, ou de combat pour la justice, la sauvegarde de la création, et les droits humains.
Développer la nécessaire communication aux niveaux local et régional, en particulier entre les différentes Eglises et Institutions membres de la Fédération, pour permettre d'éviter toute action présentant un caractère de concurrence.
Assumer les tensions et les oppositions éventuelles dans la vérité et le respect fraternel.
2.3.Accepter en cas de différend entre Eglises, Unions d'Eglises, Institutions, Oeuvres et Mouvements la médiation du Conseil de la FPF ou de son Bureau pour la recherche d'une conciliation ou de la réconciliation.
2.4.Vivre une solidarité financière à la mesure de nos ressources respectives comme un réel témoignage de notre volonté de vie commune.
3.La Fédération Protestante de France, pour rendre témoignage à l'Evangile dans le monde, s'exprime publiquement par son Conseil.
L'importance de ce témoignage implique le risque d'une parole commune, qui pourra prendre acte d'une pluralité de points de vue.
Les membres de la Fédération ont la responsabilité de relayer l'information sur ces prises de position.
Nous acceptons que le Conseil diffuse des documents d'étude de nature à susciter une réflexion théologique ou éthique parmi les membres de la Fédération.
Nous reconnaissons qu'il appartient au ministère du président du Conseil de la Fédération de prononcer une parole publique lorsque le Conseil ou le Bureau l'y encourage ou lorsque les circonstances l'appellent.
4.La Fédération Protestante de France se veut une communauté ouverte à d'autres Eglises ou Unions d'Eglises, Oeuvres, Institutions et Mouvements qui se reconnaissent dans ces convictions et sont prêts à donner leur adhésion à cette Charte. Elle a vocation à manifester notre souci de l'unité du corps du Christ au travers de ses relations oecuméniques et à réunir en un témoignage commun les expressions diverses de notre espérance du règne de Dieu.
Quelques pistes pour faciliter le dialogue :
La FPF a depuis plusieurs années des dialogues avec diverses Eglises et Unions d'Eglises qui ont demandé leur adhésion ou qui envisagent de le faire. Bien que menés au niveau de représentations nationales et donc en petits comités, ces dialogues ont permis d'acquérir une certaine expérience pour les dialogues locaux qui nous intéressent. Ce paragraphe s'efforce d'en retirer quelques leçons pour le profit de tous.
Démarré de façon informelle en septembre 1990, il a été reconnu officiellement par la Convention nationale des ADD en juin 1995. 35 rencontres et un bilan à mi-parcours ont permis d'avancer dans la connaissance mutuelle.
La convention nationale des ADD de juin 2000 a répondu positivement à la recommandation « Pour l'élargissement de la FPF » votée par l'AG FPF en mars 2000.
Commencé en 1996 à raison de 4 rencontres annuelles, ce dialogue a permis l'étude de la Charte de la FPF et l'évocation de certaines spécificités adventistes : l'impact de la pensée d'Ellen White, la place du sabbat, l'eschatologie...
Après quelques réticences manifestées en mai 1997 par la fédération France-Nord (FFN) de l'Union Franco-Belge des adventistes du 7e jour à l'égard d'une demande d'adhésion à la FPF, le climat est aujourd'hui plus serein à ce sujet.
Démarré en janvier 1998, ce dialogue réunit des représentants de diverses églises membres de la FPF et des représentants de
- Vie Chrétienne en France (VCF)
- Foursquare Gospel France
- Communion des Eglises de l'Espace Missionnaire Francophone (CEEMF)
- Fédération Evangélique Missionnaire (FEM)
8 rencontres ont déjà permis une meilleure connaissance mutuelle. Ces 4 unions sont de tailles inégales et ont pour 3 d'entre elles une dimension plutôt régionale.
Voici quelques pistes pouvant faciliter votre travail
Il est important que tous les partenaires en dialogue aient une claire et égale compréhension de l'objectif poursuivi. En l'occurrence, il s'agit de poursuivre au niveau local les dialogues entamés au niveau national pour vérifier ensemble dans quelle mesure nos églises seront capables de vivre en bonne entente localement et développer des collaborations. Cette « vérification » mutuelle devrait permettre aux Unions d'Eglises candidates comme à la FPF - au terme de 3 ans de dialogue - de prendre une décision éclairée en termes respectivement d'adhésion et d'élargissement.
Il est utile de préciser à ce stade que la FPF n'est pas une super-Eglise et qu'il n'est demandé à aucune Union d'Eglises de renoncer à son identité propre. Les collaborations évoquées ci-dessus sont définies par la Charte de la FPF, la question importante est donc : pouvons-nous les uns et les autres vivre une réelle solidarité selon l'esprit défini par ce texte ?
Dans le cadre de l'objectif défini, il est utile d'aborder tous les sujets : ceux qui rassemblent, ceux qui différencient et même ceux qui font problèmes. Toutefois, il sera profitable de le faire graduellement en évoquant par exemple les grandes vérités de la foi chrétienne et de la Réforme (la foi seule, la grâce seule, l'Ecriture seule) avant d'aborder les traditions et articles de foi particuliers. Hiérarchiser les sujets abordés consiste à distinguer l'essentiel du second et du secondaire dans la vigueur des discussions sans perdre de vue qu'il ne s'agit pas d'arriver à des convictions communes en toute chose, mais au respect mutuel.
La charte de la FPF s'efforce de mettre en lumière les choses essentielles et les objectifs communs. Une question importante pour tous dans ces dialogues est de savoir dans quelle mesure une prise de parole publique de la FPF sur des sujets de société sera possible au nom de la diversité de nos protestantismes.
Le dialogue - pour atteindre son objectif - exige une écoute attentive de l'autre. Quelques règles pratiques posées préalablement faciliteront cette écoute : exposés préparés alternativement par les participants, temps de débat organisé, rencontres régulières...
Le facteur temps est incompressible en matière d'écoute. Généralement, des rencontres limitées en durée mais répétées régulièrement sont plus profitables à la connaissance mutuelle qu'une ou deux longues rencontres.
Au cours des 3 années de dialogue, une ou deux évaluations intermédiaires écrites sur l'état des discussions peuvent s'avérer utiles. Cette façon de faire a été adoptée par la commission de dialogue ADD/FPF pour le plus grand profit de tous (voir en annexe). Ce document, qui se présente sous forme d'un bilan critique de ce qui a été fait et de ce qui devrait encore se faire, est un bon moyen de prendre ensemble du recul et d'apprécier le chemin parcouru.
Avec le temps qui passe et la connaissance mutuelle qui grandit, l'évocation de sujets plus accessoires, voire plus anecdotiques n'est pas à négliger. La convivialité des rencontres (collation, repas) amènera naturellement ce type de discussion et cela participera à la confiance mutuelle.
Saisissez l'occasion de ce temps de dialogue pour des invitations mutuelles aux rencontres importantes de vos églises. Cela peut aller d'une simple invitation à un culte exceptionnel à l'élaboration d'événements communs en passant par une intervention orale du collègue invité dans votre église (salutations, témoignages, conférence, ...).
Vous trouverez en annexes un certain nombre de documents produits par les 3 dialogues nationaux cités au début de ce chapitre. Ils mettent en évidence les questions essentielles qui surgissent entre nos églises ainsi que les différents sujets qui peuvent être abordés.
Tout en continuant à affirmer que la Fédération protestante de France n'a pas le monopole de la représentation du protestantisme en France, l'Assemblée générale de la Fédération protestante de France réunie le18 et 19 mars 2000 recommande au Conseil d'engager avec détermination et confiance les églises et Institutions, Oeuvres et Mouvements de la FPF à s'ouvrir au dialogue avec les églises et mouvements n'appartenant pas actuellement à la Fédération protestante mais souhaitant s'en rapprocher dans une perspective d'adhésion ou non.
Elle partage le constat que les dialogues qui ont déjà eu lieu ne peuvent être poursuivis exclusivement entre responsables «au sommet» car ils ne permettent pas d'évaluer notre capacité à vivre ensemble concrètement le projet fédératif tel que définit par la Charte.
Elle estime donc nécessaire d'organiser au niveau local des dialogues construits autour de projets communs engageant chacun des acteurs comme de véritables partenaires. Elle accepte que ces dialogues conduisent chacun non seulement à approfondir ses propres convictions et fidélités mais aussi à ne pas craindre d'en être transformé voire bousculé.
Elle considère que pour mieux intégrer cette démarche comme une chance pour la Fédération protestante de France, il convient de prendre du temps pour ces dialogues et de les construire avec exigence et rigueur sur une période d'au moins 3 ans. Pour ce faire elle demande au Conseil de définir un cadre et des procédures pour mener ces dialogues, les suivre, les évaluer et envisager les perspectives d'aboutissement, notamment en terme d'adhésion.
Synthèse conjointe des rencontres FPF/ADD, à la suite des 21 séances entre le 10-9-1990 et le 4-6-1996 sachant que :
1-1. Partageant la même foi dans notre commun Sauveur, nous découvrons le besoin que nous avons les uns des autres dans nos complémentarités par :
1-1-1. la prise de conscience au sein du Protestantisme de nos racines communes dans leur expression historique et théologique.
1-1-2. le fondement commun unique de la Bible et son oeuvre dans chaque coeur par le Saint-Esprit.
1-1-3. la prise en compte des différences d'expression comme enrichissement par un dialogue constructif.
1-2. Ce temps a permis de faire émerger dans le dialogue un certain nombre de différences que nous avons reconnues sur les plans dogmatique, socio-culturel, etc.
1-3. Il nous a permis de :
1-3-1. mieux définir les termes de ces différences afin que celles-ci ne restent pas des obstacles subjectifs insurmontables a priori.
1-3-2. nous familiariser dans le langage et la compréhension des expressions propres à chaque groupe.
1-3-3. découvrir une évolution importante et continuelle chez chacun.
2-1. Etant un lieu de dialogue et de partage, elle nous permet de :
2-1-1. repérer les différends dont on n'ose pas parler.
2-1-2. d'expliciter les prises de position de la FPF et dialoguer sur ce qu'elles impliquent.
2-1-3. d'ouvrir au témoignage commun chaque fois que cela est possible.
2-2. Un certain nombre d'actions déjà effectives peuvent être développées, notamment :
2-2-1. favoriser les partenariats de mission par le Service Protestant de Mission.
2-2-2. bénéficier de l'aide et des conseils éventuels de la FPF pour une démarche administrative.
2-2-3. faciliter la collaboration en matière de mise à disposition de lieux de culte.
3-1. Elles seraient membres d'une Fédération officiellement reconnue par les pouvoirs publics.
3-2. Elles seraient associées à l'élaboration des prises de position de la FPF (par exemple sur des problèmes de société).
3-3. Elles bénéficieraient d'un élargissement de leur propre témoignage (aumôneries, médias, etc.)
3-4. Elles connaîtraient une intensification du dialogue et de la communion avec l'ensemble des oeuvres et mouvements protestants.
3-5. Elles recevraient de la FPF toute aide éventuelle en matière de démarches administratives, d'informations juridiques et autres.
4-1. Elle élargirait la représentativité de la FPF en France et dans le monde francophone.
4-2. Elle bénéficierait de la sensibilité, de la dynamique, du travail, de l'expérience, par l'apport dans le concert fédératif du principal mouvement pentecôtiste de France.
4-3. Elle amplifierait sa présence dans l'annonce de l'Evangile en milieux difficiles.
5-1. Le décodage des termes et des langages pour permettre un dialogue ferme et vrai dans le respect des identités sans cesse en évolution (cette évolution demeure notre grande découverte commune !)
5-2. L'acceptation d'une dynamique de solidarité dans le respect des différences au sein de la FPF (par exemple : légitimité de donner une parole publique).
5-3. La reconnaissance, au sein de la FPF, de la pluralité des interprétations de l'Ecriture et des pratiques ecclésiales (eschatologie, effusion de l'Esprit, baptême, etc.) :
5-4. La relation et le dialogue avec les autres confessions chrétiennes.
5-5. La distinction entre l'évangélisation (proclamation de l'Evangile) et le prosélytisme (recrutement pour sa propre confession).
5-6. Nous reconnaissons en commun que les hommes et les femmes ont une place entière dans la mission de l'Eglise. Cependant nous avons encore à débattre de leur rôle respectif dans les ministères, en fonction de ce que nous recevons chacun de la lecture des Ecritures.
5-7. Il nous reste, sur le terrain, à oser nous inviter entre communautés pour une connaissance mutuelle concrète.
6-1. Nous trouvons déjà un intérêt certain à être ensemble, à partager l'évangile que nous avons tous reçu, et à expérimenter en tel ou tel lieu des liens de partenariat et d'action commune.
6-2. Nous pensons pertinent de dire notre référence biblique commune. Témoigner de l'Evangile aujourd'hui et répondre aux situations intolérables nous deviennent une urgence et un défi communs.
Le Comité de dialogue FPF/ADD
La demande d'adhésion à la Fédération protestante de France et les contraintes d'organisation ecclésiale qu'une telle demande exigerait sont l'affaire des Assemblées de Dieu.
Il est cependant clair que les Eglises membres de la FPF ont entre leurs mains les moyens, soit d'encourager la réussite de ceux aux sein des ADD qui souhaitent cette adhésion, soit de conforter par leur attitude les plus réticents. La méconnaissance, voire la méfiance réciproques demandent que soient conduits des dialogues qui n'intéressent plus seulement le niveau national, mais concernent les niveaux régionaux et locaux, s'il est souhaité qu'une telle démarche aboutisse et se traduise dans les faits.
Au regard des grandes affirmations traditionnelles de la foi (sola fide, sola scriptura ..), les ADD ont sans conteste leur place dans la famille protestante. Mais ces Eglises ont le sentiment qui repose sur certaines réalités historiques d'êtres nées en France dans un contexte de rejet par les autres Eglises, et d'avoir donc dû par la force des choses se développer en ghetto. Cette situation ne les a pas empêchées de connaître un développement numérique exponentiel jusqu'à ces dernières années. Il faut beaucoup d'humilité dans ces conditions pour éviter la tentation de se croire les uniques bénéficiaires de la bénédiction de Dieu, la seule véritable Eglise de Jésus-Christ. Les conditions de ce développement expliquent pour beaucoup une absence de principes communs de discipline, rendant difficiles la gestion des conflits (fréquentes scissions), la mise en place d'un réel équilibre des pouvoirs entre laïcs et pasteurs (théocratie pastorale) et d'un processus de formation des clercs (formation sur le tas). On peut comprendre les difficultés qu'il y a à demander à des pasteurs ayant le sentiment d'une grande réussite spirituelle et en même temps d'une certaine pauvreté culturelle d'entrer en contact avec d'autres ayant un sentiment inverse. Les pasteurs ADD se méfient des intellectuels qui, à force de subtilité, finiraient par faire admettre tout et son contraire. Leur déficit institutionnel, l'absence de références théologiques depuis longtemps ressassées, ne les prédisposent pas à la nuance : ou bien c'est écrit dans la Bible et on sait à quoi s'en tenir, ou bien on n'en sait rien et la chose doit être laissée à l'appréciation personnelle. Les ADD sont donc très étonnées à la fois de ce que la FPF puisse émettre une parole publique sur des sujets qui leur apparaissent totalement mondains (le nucléaire, la Nouvelle Calédonie...) et qu'elle ne parvienne pas à des positions plus tranchées sur d'autres sujets (concubinage, homosexualité). La cohésion interne des ADD, qui sont toutes des Eglises indépendantes, sans règles s'appliquant à toutes, dépend de l'accord sur des principes simples et du silence sur tout ce qui est complexe. Il faut savoir que ce n'est que récemment que d'autres modes de fonctionnement que l'unanimité à main levée se font jour dans les conventions pastorales ADD. On pourrait comparer leur évolution à celle du Parti communiste... Les ADD craignent par dessus tout, dans leur système de compréhension d'une parole forcément unanime, que leur solidarité avec les positions prises par la FPF les conduise à des divisions internes.
L'arrivée aux postes de responsabilité de la deuxième génération de pasteurs, n'ayant pas connu les tribulations des origines, n'y est pas pour rien. Une réflexion sur la nécessité de l'institué pour s'établir dans la durée se fait jour. La situation de secte-ghetto devient insupportable à beaucoup. Le meilleur niveau de formation théologique des jeunes pasteurs leur fait approcher la complexité de certaines questions et apprécier la nécessité des nuances, concevoir une hiérarchie dans l'importance des points de doctrine. L'évolution va dans le sens du rapprochement. La FPF a déjà été confrontée à l'adhésion d'Eglises de mouvance pentecôtiste. L'adhésion éventuelle des ADD donnerait à cette théologie un poids considérable, ce qui peut éveiller des craintes chez certains. Il serait intéressant que la FPF lance un débat parmi les Eglises membres sur la question théologique qui, à mon sens, est la seule à faire problème : celle de la médiation et de la spontanéité dans la rencontre avec Dieu.
Après neuf années de rencontres assidues, je puis dire qu'il semble à l'unanimité des participants qu'entre eux tous les points traditionnellement litigieux entre les ADD et les Eglises regroupées au sein de la FPF ont pu être appréciés et qu'il serait donc temps de passer à l'étape suivante.
Celle-ci doit, nous semble-t-il, s'ouvrir par une demande officielle de la convention nationale des ADD d'entamer le processus d'adhésion à la FPF, et que cette convention nationale prenne les dispositions nécessaires à rendre impossible que des Eglises locales pentecôtistes puissent à la fois se réclamer des ADD et refuser les règles de la FPF si le processus venait à son terme.
Obtenir un tel résultat, souhaité par les membres ADD du groupe de dialogue, exige des Eglises membres de la FPF une attitude positive à l'égard des ADD au niveau local, se traduisant par une volonté effective de collaboration. Le groupe de dialogue souhaite donc être désormais mandaté pour:
Pasteur Serge Oberkampf,
responsable du groupe
Le comité plénier de l'UFB (Union franco-belge des Adventistes du 7ème jour) du 21 novembre 1995, ayant décidé d'introduire une demande d'adhésion auprès de la FPF, a demandé à celle-ci la marche à suivre pour ce faire.
Une commission de dialogue FPF - Adventistes a donc été formée par le Conseil FPF (soeur Bénédicte, Bernard Antérion, Jacky Argaud, Henri Frantz, Christian d'Hont, Michel Marlier, Christian Seytre) et - présidée par Jacques Stewart - une première rencontre a eu lieu le 31 mai 1996 avec la délégation UFB (Marcel Alphonso, Roberto Badenas, Bernard Cassard, Marcelle Guenin, André Phésor, Bernard Sauvagnat, Jimmy Trujillo, Maurice Zehnacker). Depuis cette première rencontre, le groupe s'est réuni régulièrement chaque trimestre (soit 4 fois par an), alternativement dans les locaux FPF et dans les locaux adventistes - dont une visite en septembre 98 au Centre universitaire et pédagogique de Collonges-sous-Salève, lieu de formation des pasteurs adventistes. Ce Centre est lié par des accords de reconnaissance des diplômes avec la Faculté de Théologie protestante de Strasbourg.
L'objectif de cette commission de dialogue, formée des deux délégations FPF et adventiste, était d'étudier et de vérifier la faisabilité d'une demande d'adhésion de la part de l'UFB. Ainsi, un sondage effectué le 7 mai 1997 sur l'opportunité d'une telle demande d'adhésion auprès des 235 délégués à l'Assemblée des Eglises adventistes de la Fédération France Nord (FFN) de Vittel, a obtenu les résultats suivants : 28 % favorables, 54 % défavorables, 17 % hésitants. Toutefois, le même sondage effectué quelques mois plus tard auprès des délégués de la Fédération France Sud donnait des résultats sensiblement différents : 60 % favorables, 23 % défavorables, 17 % hésitants. Lors d'un voyage en Martinique, notre Secrétaire général, Christian Seytre, a eu l'occasion de rencontrer des communautés adventistes (20 000 membres sur 400 000 habitants) et de se faire l'écho du dialogue de notre groupe de travail : l'accueil a été particulièrement favorable.
La délégation adventiste estime qu'aujourd'hui le climat est devenu plus serein sur le sujet, même au sein de la Fédération France Nord.
Partant de la Charte FPF, le dialogue a pu passer en revue les principaux points d'accord très fortement affirmés par la délégation adventiste (sola fide - sola gracia - sola scriptura). Ce qui a permis à la délégation FPF de commencer à poser des questions sur quelques points plus difficiles à comprendre, tels que l'impact de la pensée d'Ellen White, la place du sabbat et de l'eschatologie, la lecture actuelle d'une "Eglise du reste", les liens internationaux de l'organisation adventiste, etc.
Les perspectives de travail demeurent de vérifier, d'une part, la possibilité d'acceptation de la Charte FPF, et, d'autre part, son interprétation sur le terrain par la possibilité de travail et de solidarité au plan local, eu égard à un certain nombre de différences spécifiques incontournables et... l'impossibilité d'une telle démarche jusqu'à ce jour.
Pasteur Jacky Argaud,
responsable du groupe de
dialogue
Du côté FPF : EELF : Frédéric Kaltenmark ; ERF : Gill Daudé, Denis Heller, André Lanvin ; FPF : Christian Seytre, Danielle Jeanne ; FEEB : Etienne Lhermenault ; UECE : Laurent Burki
Du côté des Eglises de Pentecôte :
Eglises Foursquare : Thierry Bonhomme (Nice), Jean-François Gotte
(Tours), Dan Lucero (Nancy)
Communion des Eglises de l'Espace francophone : Roland Pons (Toulouse),
Jean-Hubert Mazel, Jean-Marc Potenti (Auch) ;
Fédération évangélique missionnaire : Daniel Gloeckler (Chalons-en
Champagne), Etienne et René Kennel (Besançon) ;
Vie chrétienne en France : Hanspetter Bolli et Vincent Esterman (région
parisienne).
Janvier 98 : présentation très rapide des 4 Eglises de Pentecôte ; présentation de la FPF (objectifs, fonctionnement, composition) ; présentation de Vie chrétienne en France ; avril 98 : présentation de l'EELF et de l'ERF ; présentation de la Fédération évangélique missionnaire ; étude de la Charte de la FPF ; septembre 98 : le statut de l'Ecriture ; présentation des Eglises Foursquare et de la Communion des Eglises de l'Espace francophone ; janvier 99 : le salut par grâce ; présentation de l'UECE (membre de la FPF et regroupant des ADD) ; juin 99 : la Cène ; octobre 99 : le baptême ; présentation de l'Eglise apostolique ; février 2000 : L'Eglise ; échanges sur perspectives et processus d'adhésion ; 6 juin 2000 : thème prévu : le Saint-Esprit.
- Communion des Eglises de l'Espace francophone (C.E.E.F.) :
14 Eglises principalement dans le Sud-Ouest et quelques-unes dans la partie sud. Les églises fondatrices du Mouvement apparaissent dans les années 1980, certaines d'entre elles issues du renouveau charismatique, sous l'impulsion d'une équipe de pasteurs appelée équipe « Néhémie ».
Traits du mouvement : Engagement missionnaire (COEF5) engagement social, réflexion sur le monde socio-professionnel. Formation des disciples, en lien avec JEM. Participation aux pastorales locales et au comité oecuménique régional (avec les catholiques). A fait une demande d'adhésion à la FPF en 1995.
- Eglises protestantes Foursquare France :
3 Eglises en France présentes depuis 1995. Mouvement pentecôtiste fondé par une femme aux USA dans les années 1920 (ministère pastoral féminin). L'appellation Foursquare se réfère aux 4 angles de la Bonne Nouvelle : Jésus guérit, sauve, baptise dans le St-Esprit, revient. L'identité protestante pour eux va de soi.
Traits du mouvement : Evangélisation par implantation d'Eglises. Désir de collaboration avec d'autres Eglises chrétiennes. Liberté et souplesse dans l'organisation de la vie des communautés locales.
- Fédération évangélique missionnaire (dite Eglise évangélique de Pentecôte de Besançon) :
20 à 30 Eglises dans l'est et le nord-est, à partir des années 1970. Marquée par René Kennel, ancien mennonite découvrant le pentecôtisme par les Tziganes évangéliques. Forte insistance sur l'évangélisation et peu d'intérêt pour les relations avec les autres Eglises jusqu'à leur classement dans le rapport Guyard. D'où les contacts avec la FPF et le reste du protestantisme pour se défendre. Les récents jugements sont en leur faveur (reconnaissance de l'aspect cultuel).
Traits du mouvement : Pentecôtisme classique et très structuré ayant peu de contacts avec les autres églises. Evangélisation sous tente.
Ils souhaitent le dialogue et l'échange avec la FPF, prennent conscience d'une nécessaire ouverture sur le plan national et local.
- Vie chrétienne en France :
20 Eglises en Région parisienne et un peu partout en France. Elles apparaissent au début des années 1990 dans l'effervescence charismatique. Marquées par un homme, Vincent Esterman, qui a eu un long ministère de pasteur pentecôtiste en Australie. Classées à tort dans le rapport Guyard. Les clarifications et rectifications ont pu être faites. Se reconnaissent dans les principes de la Réforme.
Traits du mouvement : dynamisme spirituel, insistance sur la louange et l'enseignement. Evangélisation. Sur le plan local, des relations se sont établies dans les pastorales et avec la communauté catholique. A demandé son adhésion à la FPF en 1995 en découvrant la réalité du protestantisme français.
- Finalité : chaque thème théologique est introduit par au moins 2 exposés (un membre de la FPF et un membre d'une des Eglises de Pentecôte). De bons échanges suivent où chacun s'exprime avec liberté et respect de l'autre. Elles disent apprécier le contenu, la qualité des échanges, la possibilité de mieux connaître les Eglises de la FPF (diversité interne, réalité des débats). Une certaine complicité au sein du groupe s'installe. Mais ces échanges «sympathiques» pourraient durer encore longtemps ! Quelles perspectives ? Quelle finalité ?
- Pluralisme et culture du débat : les convictions théologiques exprimées par les uns et les autres ne semblent pas faire problème. Elles s'inscrivent dans la diversité admise au sein de la FPF. Les 4 Eglises se retrouvent en plus ou moins grandes affinités avec les Eglises évangéliques, pentecôtistes ou charismatiques déjà présentes au sein de la FPF. Par contre, elles se préoccupent davantage des positions éthiques prises par la FPF. "Ce sont des éléments de réflexions, reflétant si possible la diversité fédérative mais une parole publique claire de la FPF est nécessaire" leur dit-on. Ce qu'elles entendent, et apprécient. Mais elles ont à apprendre la culture du débat et le pluralisme en leur sein et avec les autres.
- Les spécificités : chacune des Eglises de Pentecôte est différente par son origine, son identité, sa spiritualité, son organisation, son rapport avec les autres Eglises, sa démarche à l'égard de la FPF. Le fait de les réunir provoquent des découvertes entre elles. Des affinités et des liens existent déjà entre certaines. Comment respecter les démarches spécifiques, tout en poursuivant un travail commun ?
- Les relations avec les ADD : mis à part peut être Foursquare, chacune a son histoire particulière avec les ADD : Assemblées de Dieu (relations personnelles, dissidence, tension, choix différents). Ce passé ne peut être ignoré d'autant que les ADD sont en lien avec la FPF. Comment avancer avec les deux tout en étant facteur d'explication et de clarification ?
- Le contexte anti-secte : à chaque séance, la politique du gouvernement à l'égard des sectes est abordée. Certaines sont concernées. Elles sont reconnaissantes du soutien de la FPF (appui juridique, recommandations). Les tracasseries de l'administration, les complications fiscales juridiques les inquiètent. Il est évident que leur entrée éventuelle dans la FPF faciliterait leur existence. Leurs liens actuels avec la FPF ne se réduisent pas pour autant à une simple recherche de protection. Discernement et approfondissement sont nécessaires !
- Les suites proposées : C. Seytre a présenté les suites possibles du dialogue qui se ferait sur un plan local, régional. Elles comprennent la démarche : s'assurer que les communautés locales suivent le mouvement, adhèrent à l'esprit de la charte FPF, et soient prêtes à rencontrer les autres Eglises. Quelques-unes manifestent une certaine impatience, disent leur difficulté à expliquer à leurs membres qu'une éventuelle adhésion est repoussée, quand sur le plan local des relations anciennes existent déjà. La proposition d'une nouvelle étape dans le dialogue (prise en compte de chaque Eglise, prise en compte des réalités locales, régionales) est bien reçue de tous. Quelles règles communes ? Quelle souplesse selon les situations ?
Pasteur Denis Heller
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Dialoguer, avec qui ? | ||
Le luthéranisme remonte aux origines mêmes de la Réforme et se réclame des trois affirmations centrales du message de Luther :
La théologie luthérienne prend sa source dans l'événement de la croix : l'humanité y rencontre Dieu lui-même, dans la détresse du Christ crucifié qui a accepté d'aller jusqu'au tréfonds de la misère humaine. Désormais, l'être humain est "à la fois pécheur et justifié". Transformé dans sa rencontre avec Dieu, libéré de l'angoisse de la solitude et des affres du désespoir, il peut s'ouvrir aux autres et se consacrer à leur service. Même lorsqu'elle se réfère au principe des "deux règnes" (temporel et spirituel), la théologie luthérienne valorise l'histoire et le monde comme lieux où Dieu appelle les hommes à s'engager.
Regroupées au sein de la Fédération luthérienne mondiale (FLM : 55 millions de membres), les Eglises luthériennes vivent en communion ecclésiale. Elles sont néanmoins différemment organisées : certaines, notamment en Scandinavie, ont adopté un fonctionnement de type épiscopalien, conservant une certaine hiérarchie ecclésiastique. D'autres, comme en France, ont adopté un système de type presbytérien-synodal, ou ont opté pour un fonctionnement intermédiaire entre le système épiscopalien et le système presbytérien-synodal.
Il y a deux Eglises luthériennes membres de la Fédération protestante de France :
Elle compte 200 000 membres, 235 paroisses et 260 pasteurs dont 25% environ de femmes. Comme toutes les communautés religieuses d'Alsace, l'ECAAL vit sous le régime des Lois organiques qui furent promulguées par Napoléon ler (le terme «régime concordataire» ne pouvant s'appliquer qu'au Vatican). Les pasteurs sont donc assimilés à des fonctionnaires, ils sont nommés et rémunérés par l'Etat. Au niveau international, l'ECAAL est membre du Conseil oecuménique des Eglises (COE), de la Conférence des Eglises européennes (KEK), de la Concorde de Leuenberg et de la Fédération luthérienne mondiale (FLM).
Siège : 1a, quai Saint-Thomas - 67081 Strasbourg Cedex Tel. : 03 88 25 90 05 - Fax. : 03 88 25 90 99
Elle est composée de deux inspections ecclésiastiques (régions) : Paris et Montbéliard. Elle totalise 40 000 membres, 47 paroisses et 6 postes régionaux, 51 pasteurs dont 18 femmes. L'EELF est membre du Conseil oecuménique des Eglises (COE), de la Conférence des Eglises européennes (KEK), de la Concorde de Leuenberg et de la Fédération luthérienne mondiale (FLM).
Inspection de Montbéliard : 24, av. Wilson - 25200 Montbéliard Tel. : 03 81 95 28 67 - Fax. : 03 81 94 20 70
Inspection de Paris : 16 rue Chauchat 75009 Paris Tel. : 01 44 79 04 73 - Fax. : 01 44 79 05 81
Les Eglises réformées se réclament également de Luther mais aussi d'autres réformateurs tels que Jean Calvin, Ulrich Zwingli ou Théodore de Bèze. La théologie réformée met plus particulièrement l'accent sur la toute puissance de Dieu. Celle-ci n'atteint pas à la liberté et à la responsabilité du chrétien, bien au contraire : ayant reçu en Jésus-Christ l'assurance de son salut, et se sachant pardonné, il n'en est que plus libre pour conduire sa vie de manière exigeante et responsable, conciliant sanctification personnelle et engagement dans la société pour combattre les injustices de ce monde. La transcendance de Dieu implique en même temps la relativisation de tous les pouvoirs humains, qu'ils soient religieux ou politiques.
La plupart des Eglises réformées appartiennent à l'Alliance réformée mondiale (ARM : 70 millions de membres). Elles ne se réclament pas d'une confession de foi unique : il appartient à chaque Eglise de dire sa foi dans l'actualité et le contexte qui sont les siens. Cette acceptation des différences rejoint le souci des réformés de préserver en leur sein un réel pluralisme théologique.
Les Eglises réformées sont généralement organisées selon le système presbytérien-synodal, conseil de laïcs dans les Eglises locales et assemblées synodales régulières.
Il y a trois Eglises réformées membres de la FPF :
Elle dénombre 33 000 membres, 55 paroisses et 51 pasteurs dont 8 femmes. Comme l'ECAAL, elle vit sous le régime des Lois organiques. L'ERAL est membre du Conseil oecuménique des Eglises (COE),de l'Alliance réformée mondiale (ARM), de la Conférence des Eglises européennes (KEK) et de la Concorde de Leuenberg.
Siège : 1, quai Saint-Thomas - 67081 Strasbourg Cedex Tel. : 03 88 25 90 10 - Fax. : 03 88 25 90 99
Elle compte 13 000 membres, 37 paroisses situées essentiellement dans le sud de la France. Elle fonctionne avec une quarantaine de pasteurs dont 1 femme. Les EREI sont membres du Conseil Oecuménique des Eglises (COE).
Secrétariat général : 13 rue auguste Bosc - 30900 Nîmes Tel. : 04 6623 95 05 - Fax : 04 66 23 59 93
Elle compte environ 300 000 membres, 479 postes pastoraux et 439 pasteurs dont 103 femmes. Sur le plan international, l'ERF est membre du Conseil oecuménique des Eglises (COE), de l'Alliance réformée mondiale (ARM), de la Conférence des Eglises européennes (KEK) et de la Concorde de Leuenberg.
Siège : 47, rue de Clichy - 75311 Paris Cedex 09 Tel. : 01 48 74 90 92 - Fax. : 01 42 81 52 40
Depuis 1973, en Europe, réformés et luthériens vivent en pleine communion ecclésiale à la suite de l'accord théologique de la "Concorde de Leuenberg".
Les Eglises évangéliques tiennent leurs origines de différents mouvements réformateurs protestants du XVIe siècle, en particulier anabaptistes.
D'une manière générale, ces Eglises ont la particularité de ne reconnaître comme membres que celles et ceux qui font profession de foi en Jésus-Christ et qui, en demandant le baptême, font un acte volontaire et personnel de repentance et de foi. Pour cette raison, les Eglises évangéliques ne pratiquent pas le baptême des petits enfants. Ce sont des Eglises de professants, se distinguant sur ce point des Eglises multitudinistes. Par ailleurs, les évangéliques se réclament des grands principes de la Réforme, en particulier le salut par la grâce reçue dans la foi et la "sola scriptura'' : parole inspirée de Dieu, l'Ecriture est l'autorité unique et suffisante sur le plan théologique.
Dès le début de leur histoire, les évangéliques ont affirmé avec force le principe de la séparation des Eglises et de l'Etat. Ils accordent également autant d'importance à l'évangélisation qu'à l'action sociale : chaque Eglise est appelée à discerner les lieux de témoignage et de service appelant un ministère diaconal.
Les Eglises évangéliques peuvent être organisées selon différents principes (congrégationaliste, presbytéro-synodal, etc.).
4 Eglises évangéliques sont membres de la FPF :
L'Armée Du Salut fut créée en Angleterre en 1878 par un pasteur méthodiste : William Booth. Elle devint plus tard indépendante de l'Eglise méthodiste.
Eglise de la rue, cette congrégation religieuse compte en France 950 membres salutistes et 106 officiers, dont 60 femmes. Elle compte 34 postes d'évangélisation. Sa mission : l'annonce de l'Evangile de Jésus-Christ et le soulagement en son nom, sans distinction aucune, des détresses humaines se trouvent résumés dans son slogan "Soupe, Savon, Salut". L'Armée du Salut, organisation internationale présente dans 89 pays, est membre du Conseil oecuménique des Eglises (COE) et de la Conférence des Eglises européennes (KEK).
Siège : 60, rue des Frères Flavien - 75020 Paris Tel. : 01 43 62 25 00 - Fax. : 01 43 62 25 56
La première assemblée de type baptiste fut fondée à Amsterdam en 1610.
Le mouvement débuta en France au siècle dernier. La FEEBF compte aujourd'hui 114 paroisses et 107 pasteurs dont 1 femme, 6 500 membres confessants ou adultes baptisés, soit une population baptiste de plus de 18 000 personnes.
Elle est de type congrégationaliste. Elle a la particularité d'être composée presque à parité d'églises charismatiques et d'églises non charismatiques.
Sur le plan international, la FEEBF est membre de l'Alliance baptiste mondiale (BWA), de la Fédération baptiste européenne (FEB),de la Conférence des Eglises européennes (KEK).
Siège : 48, rue de Lille - 75007 Paris Tel. : 01 42 61 13 96 - Fax. : 01 40 20 05 26
L'Union des Eglises Evangéliques Libres a vu le jour en 1849 ; elle regroupait d'une part des Eglises d'origine réformée qui souhaitaient avoir une base doctrinale ferme et claire, d'autre part des communautés indépendantes issue d'un travail d'évangélisation.
Elle totalise aujourd'hui 2 500 membres, 56 paroisses et 43 pasteurs. Elle est de type presbytéro-synodal. Elle est membre de la Fédération internationale des Eglises libres.
Siège : 12 rue Claude Perrault - 31500 Toulouse Tél. : 05 61 26 06 18 - Fax : 05 75 40 83 65
L'Eglise Internationale du Nazaréen est présente sur tous les continents. Sa tradition est directement issue du réveil Méthodiste du XVIII ème siècle initié par John WESLEY (1703-1791) en Angleterre.
Elle compte 300 membres en France répartis sur 5 implantations
Siège : 134, rue de Champigny - 94430 Chennevières sur Marne Tél.: 01 45 93 44 76
Le pentecôtisme est né de mouvements de Réveil particuliers qui se sont manifestés au début du XX° siècle, aux Etats-Unis (sous l'impulsion des pasteurs Charles Parham et William Seymour), en Inde et au Pays de Galles (sous l'influence d'Evan Roberts, prédicateur laïc méthodiste). La volonté des premiers pentecôtistes était de revenir aux sources de l'Eglise primitive et de revivre l'expérience des temps apostoliques, plus particulièrement du jour de la Pentecôte.
La particularité théologique des pentecôtistes est de penser qu'en plus de la présence du Saint Esprit dans le croyant à travers la nouvelle naissance, il y aussi un revêtement de puissance communiqué lors d'une expérience particulière appelé baptême de l'Esprit. Celui-ci confère au croyant des dons particuliers comme le parler en langue, la prophétie ou la guérison divine. Ces dons de l'Esprit (ou charismes) sont énumérés dans la première Epître aux Corinthiens.
Les Eglises pentecôtistes se font les témoins de "l'Evangile aux quatre angles": Jésus sauve, baptise, guérit, revient. Par ailleurs, elles se situent dans la tradition protestante évangélique et baptiste et se réfèrent aux grands principes de la Réforme : salut par la grâce, autorité de la Bible seule, sacerdoce universel.
Sur le plan ecclésiologique, les Eglises pentecôtistes sont souvent congrégationalistes, mais certaines peuvent être de type prebytéro-synodal, ou au contraire de type épiscopal.
Suivant les sources, le nombre de Pentecôtistes classiques varie de 150 millions à 230 millions dans le monde. En rajoutant les Eglises charismatiques et néo-pentecôtistes, ainsi que les Eglises indigènes non blanches (qui sont souvent d'origine pentecôtiste), le recensement le plus récent (juin 2000) avance le chiffre de 500 millions de personnes (International Bulletin of Missionary Research).
6 Eglises ou Unions d'Eglises sont membres de la FPF :
Cette Eglise s'est créée en Grande Bretagne dans le sillage du Réveil du Pays de Galles. Elle a été la première Eglise pentecôtiste à entrer à la FPF en 1972.
Elle comprend en France 1000 membres confessants, 24 paroisses et 17 pasteurs.
Siège : 5, rue de l'Est - 94600 Choisy-le-Roi Tel. : 01 48 92 17 27 - Fax. : 01 69 03 97 70
Elle voit son début en France à la fin des années 50 par l'action de l'Eglise de Dieu en Allemagne qui ouvre une oeuvre à Colmar. On fera appel au pasteur français André Weber alors en poste en Belgique pour pérenniser cette oeuvre.
Elle totalise en France à ce jour 20 paroisses, 25 pasteurs, 710 membres professants adultes baptisés par immersion ; 1 400 personnes assistent aux cultes.
Elle est rattachée à l'Eglise de Dieu internationale (qui est l'une des premières des Eglises pentecôtistes aux Etats Unis), elle est membre de la Convention mondiale des Eglises de Pentecôte et de l'Association des Evangéliques aux USA.
Bureau national : 63 av. du Vast - 95280 Jouy-le-Moutier Tél. : 01 34 43 84 64 - Fax : 01 34 43 84 64
Née en France dans les années cinquante, cette mission s'est développée dans le monde entier où elle compte 500 000 membres. En France elle compte 100 000 membres baptisés, et 114 lieux de culte animés par 1 200 prédicateurs.
Siège : "Les Petites Brosses" - 45500 Neuvoy Tel : 02 38 67 38 00
D'origine suisse, cette Eglise compte en France environ 1 000 membres confessants, adultes baptisés, mais 850 personnes de plus assistent aux cultes, 9 paroisses et 11 pasteurs.
Siège : 14 rue Ferdinand Buisson - 69680 Chassieu Tel. : 04 78 49 51 77
Siège : 83, rue Pontereau - 44300 Nantes -Tel. : 02 40 52 02 73
Siège : 42, Quéreux de la Laiterie - 17300 Rochefort Tél. : 05 46 87 10 82
Il existe à la Fédération une Eglise qui ne se rattache à aucune des catégories précédentes, mais qui est résolument interconfessionnelle ; il s'agit de la Mission Populaire Evangélique de France (MPEF). Avec une quarantaine de permanents dont 15 pasteurs, appartenant à 3 Eglises différentes de la Fédération protestante de France, la Mission Populaire est présente dans 17 lieux de mission urbaine. Elle travaille en étroite relation avec la Mission dans l'Industrie et des Equipes Ouvrières Protestantes.
Siège : 47, rue de Clichy - 75311 Paris Cedex 09 Tel. : 01 48 74 98 58 - Fax. : 01 48 78 52 37
| ADS (Armée du Salut) | 34 |
| EA (Eglise apostolique) | 20 |
| ECAAL (Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace-Lorraine) | 208 |
| EDF (Eglise de Dieu en France) | 18 |
| EELF (Eglise évangélique luthérienne de France) | 45 |
| Eglise de Rochefort | 1 |
| ERAL (Eglise réformée d'Alsace-Lorraine) | 52 |
| EREI (Eglises réformées évangéliques indépendantes) | 50 |
| ERF (Eglise réformée de France) | 513 |
| FEEB (Fédération des Eglises évangéliques baptistes) | 114 |
| METF (mission évangélique tzigane de France) | 100 |
| MPE (Mission populaire évangélique) | 17 |
| UECE (Union des Eglises chrétiennes évangéliques) | 3 |
| UEEL (Union des Eglises évangéliques libres) | 55 |
| UEER (Union des Eglises évangéliques de Réveil) | 9 |
| Total | 1 239 |
Les Eglises qui demandent leur adhésion à la FPF sont soit évangéliques, soit pentecôtistes. Pour le courant évangélique nous avons l'Eglise adventiste, pour le courant pentecôtiste nous en avons 10 :
L'Eglise adventiste du 7e Jour est issue des mouvements millénaristes de la fin du XVIIème siècle qui ont leur apogée aux Etats-Unis avec William Miller, d'origine baptiste, au milieu du XIXème siècle. Elle s'est organisée en 1863 et s'est attachée à deux doctrines dont elle a tiré son nom : le retour de Jésus-Christ et le sabbat ou samedi comme jour de repos biblique.
Elle adhère aux fondements de la foi chrétienne tels que la divinité du Christ, la trinité, la justification par la foi seule, le salut par la grâce dont découle l'impératif de l'obéissance qui s'exprime en son sein par l'étude de la Bible, la prière, la philanthropie, l'éthique personnelle et familiale.
La femme du pasteur James White joua un rôle important dans le domaine de la pratique chrétienne au travers de son don prophétique.
L'Union franco-belge des Adventistes est reconnue en association cultuelle en France depuis janvier 1918 et regroupe 3 fédérations (France-Nord dont le siège est à Paris, France-Sud dont le siège est à Montpellier, Belgique-Luxembourg dont le siège est à Bruxelles) avec un total de 11 400 membres répartis en France métropolitaine dans 138 églises avec 92 pasteurs.
D'origine américaine, c'est la plus importante Eglise pentecôtiste dans le monde (32 millions de membres). En France, à l'origine, l'implantation des ADD a commencé par la ville du Havre en 1930 et s'est étendue rapidement à toute la Normandie. En une décennie, la quasi totalité des régions de France connaissent des implantations d'églises.
Aujourd'hui, le mouvement des ADD compte en France 40 000 membres baptisés et 500 églises environ. Il est représenté par deux organes nationaux :
Le siège de ces deux organes est à Versailles, 15 bis rue du Parc de Clagny.
Elle est en dialogue avec la FPF depuis 1990.
La FEM, dont les débuts remontent à 1954, est une Fédération d'Eglises pentecôtistes dont l'identité et le fonctionnement ont aussi été forgés avec les influences des traditions d'origine mennonite (anabaptiste) et réformée du fondateur et de son équipe.
Les lieux de culte sont au nombre de 35 et implantés dans le nord-est de la France (régions Picardie, Nord-Pas-de-Calais, Champagne-Ardennes, Lorraine, Alsace, Franche-Comté), avec 37 pasteurs en exercice et environ 2 800 membres.
Elle est en dialogue avec la FPF depuis 1998.
La CEEF est une union d'Eglises qui sont en relation et en collaboration depuis le début des années 80. Elles se sont constituées en union cultuelle en juillet 1996.
Les Eglises de la CEEF sont localisées majoritairement dans le Sud-Ouest de la France. D'autres se trouvent dans le Languedoc-Roussillon, la région PACA, la vallée du Rhône ainsi que l'Ouest et la Région parisienne.
La CEEF est actuellement composée de 19 églises et comprend un total évalué à 1 000 membres inscrits.
Elle est en dialogue avec la FPF depuis 1998.
Les Eglises Foursquare sont nées aux Etats-Unis en 1923 à la suite du ministère d'une femme : Aimée Semple Mac Pherson. Elles sont actuellement présentes dans 107 pays et regroupent 26 139 communautés et 3 331 561 membres. Foursquare a commencé son ministère en France en 1995 et compte à ce jour 4 églises (Nancy, Nice, Tours, Paris) et 2 postes d'évangélisation (Strasbourg et Angoulême). Cette Eglise reconnaît le ministère féminin. Elle est en dialogue avec la FPF depuis 1998.
5 communautés, réparties dans le Rhin et les Vosges
25 communautés réparties principalement en Région parisienne, Rhône-Alpes, Normandie et Sud-Ouest
Fin des années 50, quelques pasteurs d'Eglises pentecôtistes issues du ministère de Douglas Scott ont commencé à se rencontrer régulièrement pour vivre une communion fraternelle plus intense. C'est cette relation qu'en 1975 la Fédération des Eglises Libres de Pentecôte est née. Depuis 1992, on l'appelle Fédération d'Eglises du Plein Evangile de France (FEPEF).
Aujourd'hui, elle s'articule autour de 66 lieux de culte fréquentés par environ 9 200 personnes dont 7 700 sont des membres actifs - 85 pasteurs en activité ou retraités ou ministères itinérants sont à son service.
La Fédération d'Eglises « Vie chrétienne en France » a été créée en septembre 1990 avec une déclaration en préfecture en avril 1991. Elle a été fondée par plusieurs pasteurs d'Eglises indépendantes dans une perspective d'implantation d'églises. Le siège social est situé au 11 rue Cels 75114 Paris.
Aujourd'hui, la Fédération est composée de 22 églises dans les villes suivantes : Paris, Wattrelos, Lille, Rouen, Nîmes, Annecy, Bourg-St-Andéol, Limay, Morlaix, Bernay, Chatellerault, Crest, La Roche-s/Yon, Bayonne, Marseille, Lormont, Boulogne-Billancourt, Lyon, St-Pierre-de-la-Réunion, Ste-Suzanne-de-la-Réunion, Tournai (Belgique), Saint-Dié.
Elle représente un total d'environ 1 200 membres, avec 16 pasteurs reconnus et 6 pasteurs stagiaires.
Elle est en dialogue avec la FPF depuis 1998
L'UNEPI a pour objet principal (art. 2 des statuts) le développement de relations harmonieuses entre ses membres dont elle respecte scrupuleusement l'autonomie de fonctionnement sur le plan spirituel - et la définition d'actions communes, en particulier sur le plan international. Dans cette perspective, elle prévoit (Titre V - art. 26 à 28 des statuts) un statut d'Eglises associées permettant d'institutionnaliser des rapports d'alliance avec des regroupements étrangers similaires : UNEPI Côte d'Ivoire et UNEPI Congo en sont les premières illustrations.
Déclarée à la préfecture du Nord en juillet 1996, l'UNEPI regroupe actuellement 18 lieux de culte et 4 oeuvres sociales, soit environ 900 personnes (Meurthe-et-Moselle, Moselle, Nord, Pas-de-Calais, Vaucluse).
| Adventistes | 113 |
| ADD | 500 |
| CEEF | 19 |
| FEM | 30 |
| Foursquare | 3 |
| VCF | 22 |
| Fédération Eglises Agapé | 5 |
| FECBC | 25 |
| FEPEF | 66 |
| UNEPI | 20 |
| Total | 803 |
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Dialoguer, autour du culte | ||
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La question qui sera posée au terme d'un long processus, sera la suivante : oui ou non, nous, Eglises membres ou non-membres de la F.P.F., pouvons-nous vivre ensemble dans la même maison ?
Afin d'y répondre, il nous faut développer une meilleure compréhension les uns des autres. Une compréhension qui ne soit pas l'apanage de quelques spécialistes, pasteurs ou "négociateurs", mais partagée par le plus grand nombre dans nos Eglises.
Une compréhension qui ne soit pas toute théorique et livresque, mais expérimentale, où ce que l'on fait est confronté à ce que l'on en dit.
Une compréhension mutuelle qui ne soit pas en trompe-l'oeil : osons nous réjouir de communions inattendues, mais aussi osons affronter nos étonnements, nos agacements et nos questionnements réciproques.
Le culte est souvent ce que l'on perçoit d'abord d'une Eglise.
Public ou semi-privé, le culte est le lieu où une communauté de foi se donne à voir, à entendre, à vivre. Il est ce temps où se concentrent le vécu (que le visiteur ne connaît pas ou mal) et le message d'une Eglise. Il dévoile quelque chose de son "intimité communautaire".
Dans le processus de dialogue et de découverte entre Eglises membres et non-membres de la Fédération Protestante de France, le culte est donc un sujet incontournable.
Ici ou là, nos Eglises vivent des cultes communs, pour telle fête de la Bible ou tel rassemblement. Chacun fait alors un effort louable d'autocontrôle et quelques concessions pour que tous s'y retrouvent, tout en préservant l'essentiel.
Mais pour véritablement découvrir la "personnalité" d'une autre Eglise, rien de mieux que de participer à un ou plusieurs de ses cultes.
C'est d'ailleurs l'occasion d'expérimenter un élément essentiel de la Charte de la Fédération : l'accueil mutuel à la cène, marque de notre communion.
Une telle démarche comporte des promesses et des risques.
Rencontrer l'autre dans sa différence est toujours facteur de richesse et de meilleure connaissance de soi, de sa propre famille, de ses propres repères.
Mais rencontrer les autres vraiment, s'abstenir de les enfermer dans nos a-priori, nous oblige à quitter nos sécurités spirituelles, à vaincre quelques craintes (parfois inexpliquées) et à prendre le risque de changer.
De plus, pasteurs et responsables n'aiment généralement pas que les membres de leur Eglise regardent ailleurs.
Alors, le jeu en vaut-il la chandelle ? Une plus grande compréhension entre nos Eglises vaut-elle un tel prix ?
Nous répondons "OUI". Il vaut la peine que nos Eglises, le temps d'un culte au moins, ne se prennent pas pour le lieu incontournable du dimanche matin et élargissent l'espace de leur fraternité. Elles grandiront en fidélité.
Allons donc au culte d'une Eglise soeur. Non pas en touriste à la découverte de quelque exotisme spirituel, mais par souci évangélique de mieux comprendre un prochain.
Etre un observateur quelque peu "étranger" demande un respect scrupuleux et une attitude d'autant plus ouverte que la communauté rassemblée peut être gênée dans sa liberté.
Avoir vu, avoir participé, ne signifient pas avoir compris. En effet, lorsqu'on est formé à une pratique cultuelle, notre regard n'est pas neutre. On n'entre pas d'emblée dans une compréhension de l'autre. Des choses nous échappent. Pour approfondir, il faut du temps et des échanges. Ne pas conclure trop vite sur telle ou telle pratique. Ne pas généraliser.
Pour autant, dans le débat, il est important de se dire, d'oser exprimer nos questions et nos incompréhensions, ce qui heurte notre conception, notre vécu et notre compréhension de l'évangile.
Les jeunes ont naturellement cette liberté de parole. Il est important (et tout à fait pédagogique) qu'ils participent à ce processus.
Vous trouverez quelques indications pour vous aider dans une telle démarche.
Tout d'abord, des fiches sur "la conception et le vécu du culte" dans diverses familles ecclésiales. Ces reflets des situations locales sont sans doute représentatifs mais n'ont pas un caractère normatif.
Ensuite un document d'analyse, une première relecture qui souligne les convergences et les divergences, ainsi que la diversité de nos langages.
Un canevas de rencontre attire l'attention sur quelques questions à se poser en participant à un culte. Ces questions peuvent être reprises ensuite en groupe d'échange.
En fin de document, quelques suggestions pratiques vous sont proposées pour organiser ce type de démarche.
Bien sûr, liberté est laissée aux Eglises locales d'imaginer d'autres types d'action en fonction de leur contexte.
L'important, c'est la rencontre, le repérage et la remontée "des sujets qui fâchent" et "des sujets qui réjouissent".
"Que la paix du Christ
à laquelle vous avez été appelés
pour former un seul corps,
règne dans vos coeurs.
Soyez reconnaissants"
(Col 3/15).
L'Armée du Salut est, dans ses formes, héritière du méthodisme wesleyen.
Ce banc permet de concrétiser sur le champ l'intention de se déclarer pour Dieu et de s'engager à son service.
A noter que l'Armée du Salut, dans un esprit militant, a l'habitude de tenir également des réunions en plein-air (services religieux simplifiés). (2)
Elle s'adresse à tous sans distinction mais aussi sans controverse religieuse ou parti-pris.
Les réunions s'accompagnent, si possible, de musique de cuivre et toujours : de chant, de prière, de témoignage, de lecture de la Bible, et message ; souvent il y a proposition de Bibles au public (ou portions de l'Ecriture).
(2) Réunions grandement facilitées par le port de l'uniforme salutiste.
1er cantique
Prière de l'Officiant
Mots de bienvenue
Lecture d'un psaume ou d'un passage biblique concernant la louange
Prières de divers membres de la communauté (prières libres)2ème cantique (ou refrains)
Témoignage (1 ou plusieurs) de conversion ou édification (expérience spirituelle)3ème cantique
Offrande
Lecture biblique
Commentaires - message (salut ou sanctification)
Appel4ème cantique
Prière finale
Bénédiction
Le culte dans les églises de la Fédération baptiste se laisse difficilement ramener à quelques dénominateurs communs. Les églises baptistes sont congrégationalistes, chacune a autorité pour décider pour elle même des formes de son culte. Il y a donc, de fait, une grande diversité dans l'expression cultuelle.
S'il n'y a pas de liturgie baptiste, il y a cependant souvent des habitudes et des traditions, des manières de faire, qui petit à petit constituent un type de liturgie locale.
Pour les baptistes, le culte est une rencontre sabbatique, au carrefour de la christologie et de l'anthropologie. Le repos sabbatique se vit dans la relation à soi même, à l'autre et à Dieu. La relation est la vie. Le culte est le temps privilégié de rencontres les uns avec les autres et de notre rencontre commune avec Dieu. Il est expression de louange d'une communauté fraternelle, adressée à Dieu par Jésus Christ, mais dans laquelle toutefois l'expression de la piété individuelle l'emporte sur l'expression commune de la foi. C'est pourquoi les textes de la tradition chrétienne, les confessions de foi par exemple, sont sous-utilisés.
Notre culte est rassemblement fraternel autour de la parole de Dieu, vécue et proclamée. Il est lieu d'accueil et d'accompagnement de personnes spirituellement en recherche.
L'aspect fraternel du culte prend souvent le pas sur sa solennité. Le baptiste apprécie généralement peu l'expression à tendance emphatique et préfère une parole exprimée dans la simplicité du langage quotidien.
Le culte baptiste est marqué d'une grande volonté pédagogique. Il s'agit non de maintenir une tradition, mais de permettre à une population, souvent elle-même exogène, de comprendre le déroulement et le contenu du culte afin de pouvoir en être participant.
Cette volonté d'une pédagogie de la foi conduit aussi à une adaptation permanente, voulue, aux expressions culturelles de l'époque. Comme dans beaucoup d'églises de professants, une grande importance est accordée à la parole spontanée, sous formes de temps de prières libres, de témoignages de vie, de temps de louange par le chant, lectures de versets bibliques. La participation active au culte est donc recommandée et l'animateur veille à laisser les plages nécessaires à l'expression de chacun. Bien sûr, plus une communauté est sensible à la piété charismatique plus cette expression libre de la foi sera diverse : chants en langues, paroles prophétiques.
Comme dans tout culte protestant, la prédication est un élément fondamental du culte baptiste. Une grande variété de formes est admise et même recommandée. Le prédicateur a en général toute liberté quant au thème de son sermon. La prédication est reçue comme une parole fraternelle attestant l'Evangile et en proposant une actualisation. La plupart des prédications durent de 25 à 40 minutes, dans un culte dont la durée moyenne oscille entre 1h30 et 1h45.
L'hymnologie est très diverse d'une église à l'autre. Les chants contemporains, sur des musiques de "variété", apparus avec le charismatisme, aujourd'hui l'emportent largement sur les hymnes et cantiques de la tradition protestante. Ces dernières années sont également marquées par la multiplication des ensembles instrumentaux, des plus cohérents aux plus hétéroclites, ce qui témoigne du désir d'être participant au culte. Quelques rares églises baptistes françaises utilisent l'orgue.
La conception théologique de la Cène est identique à la théologie réformée. L'accent sera mis tantôt sur l'idée de rassemblement, tantôt sur celui de la foi personnelle. Quelques églises partagent la Cène hebdomadairement, la plupart mensuellement ou bi-mensuellement. Aujourd'hui beaucoup d'églises baptistes pratiquent largement "l'hospitalité eucharistique". La participation à la Cène étant laissée à l'appréciation personnelle.
Fréquemment une touche missionnaire teintera la célébration. Sous une forme ou sous une autre, il sera rappelé aux croyants rassemblés leur mission de témoins dans le monde.
Dans les services particuliers (bénédiction de mariage, obsèques) c'est fréquemment une liturgie réformée qui servira de trame aux célébrations.
C'est le temps fort hebdomadaire de la vie de l'église, qui peut être présenté comme le rassemblement de la communauté, axé autour de deux priorités, la louange et la prédication.
La louange est considérée comme un temps privilégié de rencontre avec Dieu, dans lequel l'assemblée comme l'individu exprime son amour et sa reconnaissance à Dieu dans un style direct, incluant l'expression physique (danses parfois). Mais c'est aussi un temps dans lequel on s'attend à la manifestation concrète de la présence de Dieu. Les formes de cette manifestation sont diverses : temps d'adoration dans lequel chacun vit une proximité particulière avec Dieu, exercice des charismes sous la présidence du responsable, etc.
La louange est dirigée par un groupe qui entraîne l'assemblée, tant dans la
louange-proclamation que dans l'adoration. Elle est aussi caractérisée par la
participation de l'auditoire dans le chant, les chants inspirés collectifs,
parfois individuels.
Durée moyenne 1 h
La Sainte-Cène est souvent célébrée à la fin du temps de louange. Elle est présidée par un des responsables de l'église, servie par des membres de l'église. Le service est introduit par une présentation. Elle est ouverte, selon les disciplines locales, soit aux membres baptisés ou à tous.
La prédication est souvent un mixage de prédication et d'enseignement,
dans un style vivant, qui fait appel à la participation de l'assemblée.
Elle a pour but d'édifier les croyants dans leur relation avec Dieu et
de les inspirer dans leur engagement dans le monde. Le fondement
biblique est important, mais son application pratique demeure la visée
essentielle des pasteurs. C'est la raison de l'emploi de témoignages ou
d'anecdotes qui ont pour but de stimuler l'attention et la motivation
des auditeurs.
Durée : 45 mn.
La prédication est suivie d'un temps de prière : soit public en réponse à l'appel sur lequel la prédication a débouché, soit en privé selon les demandes individuelles.
Le culte est vécu comme un temps de communion fraternelle parfois suivi d'agapes.
Les enfants sont pris en charge dans le cadre de l'école du dimanche. Ils participent aussi aux cultes familiaux à un rythme différent selon les églises.
Déroulement : sans liturgie au sens réformé.
La salutation, première prise de parole qui ordinairement ouvre le culte, a pour objet de transmettre une salutation à l'assemblée. Elle signifie la raison du rassemblement : rendre un culte ; elle établit le dialogue ; elle place la rencontre dans une demande de grâce, de paix et de joie ; elle permet à chacun de se sentir accueilli et prêt à entrer dans le mouvement du culte. A la salutation, il est possible également d'ajouter une parole biblique exprimant l'appel de Dieu à entrer en sa présence : la convocation. L'invocation implore l'aide de quelqu'un de plus puissant par des prières et des supplications.
Quoi de plus naturel, pour l'homme ou la femme illuminé(e) par la grâce, de faire l'éloge de son Sauveur, de vanter ses mérites, de dire tout le bien qu'il est possible de dire à son sujet, d'annoncer ses qualités, c'est le sens du mot « louer ». Il est aujourd'hui beaucoup question de louange et d'adoration. Il est vrai qu'on ne saurait suffisamment insister sur l'importance de la louange, à condition de la maintenir dans un juste cadre biblique, c'est-à-dire dans une orientation confessante. La communauté qui se donne à Dieu dans la louange et l'adoration, recevra des fruits de joie, de bien-être, une foi renforcée de la part du grand Dieu.
La loi de Dieu : la grande variété des textes dans l'ancien comme dans le nouveau testament, nous assure une grande liberté de choix mais nous recentre constamment vers le décalogue. La confession des péchés est une prière conséquente à l'écoute de la loi de Dieu. Parce qu'elle se situe dans le champ du discours de l'homme à l'intérieur de ce dialogue Dieu/homme qui constitue le culte. L'annonce du pardon est parole de grâce, d'absolution, c'est la certitude d'une vie renouvelée par le Christ.
Moment de proclamation collective de la foi. Son origine est la Parole de Dieu, elle est biblique, exhortative (2), christocentrique (3), trinitaire (4), ecclésiale (5), universelle (6), communicative ou catéchétique (7), apologétique (8).
Elle est à considérer comme un acte spirituel qui a sa place dans le culte. Elle doit être vécue dans le même esprit que les autres moments liturgiques. Elle est le signe de notre reconnaissance. Elle doit être un acte volontaire et de sacrifice pour l'oeuvre du Seigneur « qui a tant donné pour nous ».
Prions ! L'injonction brève qui fait fermer les yeux et incliner la tête, ouvre un temps parfois bref, parfois plus long, où la communauté rassemblée s'adresse à Dieu. Pour demander en faveur de tierces personnes, dans l'ancien testament les exemples abondent (Rois, Prophètes prient pour le peuple d'Israël). Un des plus beaux exemples est sûrement la prière d'Abraham pour Sodome.
Dans le nouveau testament, nous voyons des parents demander au Christ la guérison de leurs enfants (9) et des anciens parmi les juifs lui adresse des supplications en faveur du centenier païen (10). Mais on voit surtout le Christ lui-même intercéder pour les siens, pour ses disciples et pour tous les croyants à venir (11).
Exhortation : c'est convoquée par Dieu que l'assemblée ecclésiale s'est formée, en conséquence, celle-ci ne saurait se disperser tant que le Seigneur ne l'a pas invitée à le faire. La liturgie d'envoi ne correspond pas seulement à la nécessité de conclure mais elle constitue encore un moment et un moment important du dialogue établi entre Dieu et son peuple dès le début du service.
Bénédiction : la pratique de celle-ci trouve son plus solide appui dans la théologie de l'alliance. Si les bénédictions sont fréquentes dans la Bible, si les prêtres et le corps des Lévites ont pour fonction entre autres de bénir le peuple (12), Jésus exhorte à bénir (13), Paul et les apôtres à sa suite (14), c'est parce que l'alliance de grâce est en elle-même une alliance de bénédiction (15).
Notes
(1) Résumé de l'introduction à la liturgie de l'Union Nationale des Eglises Réformées Evangéliques Indépendantes
(2) Romains 10:9-10
(3) 1 Corinthiens 2:2, 15:14, car le Christ est le centre de toute vie spirituelle, personnelle et collective
(4) Père, Fils, St Esprit (Matthieu 28:19), le Fils (Jean 14:6 : J.C. est le chemin), le St Esprit (Jean 14:26 : il vous enseignera)
(5) Elle associe les frères et soeurs qui nous entourent. Ce credo est un grand terrain de révélation et de ciment entre chrétiens.
(6) Ephésiens 4:4-6, il y a un seul corps, un seul esprit, une seule espérance. Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul Baptême, un seul Dieu et Père de tous.
(7) Ce credo rappelle le bon dépôt (2 Timothée 1:14). Dans la conception réformée de l'Eglise, le culte est public et bien lieu d'évangélisation : la confession de foi aura en plus de tout le reste, la fonction de présenter publiquement un résumé de la foi chrétienne.
(8) Dans l'idée de confesser la foi, il ressort aussi la défense de celle-ci contre toute les erreurs du passé et du présent. C'est l'affirmation de l'unicité de Dieu et l'affirmation de l'autorité de la Bible, sa Parole révélée.
(9) Matthieu 15:22-28
(10) Luc 7:2-5
(11) Jean 17:20
(12) Deutéronome 10:8 ; 1 Chronique 23:13
(13) Luc 6:28
(14) Romains 12:14
(15) Genèse 12:2-3