FPF


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Des dialogues, sur quelle base ?


Dialogues existants

Quelques pistes pour faciliter le dialogue :

La FPF a depuis plusieurs années des dialogues avec diverses Eglises et Unions d'Eglises qui ont demandé leur adhésion ou qui envisagent de le faire. Bien que menés au niveau de représentations nationales et donc en petits comités, ces dialogues ont permis d'acquérir une certaine expérience pour les dialogues locaux qui nous intéressent. Ce paragraphe s'efforce d'en retirer quelques leçons pour le profit de tous.

Pour mémoire, les dialogues nationaux ont été menés avec :

Les Assemblées De Dieu

Démarré de façon informelle en septembre 1990, il a été reconnu officiellement par la Convention nationale des ADD en juin 1995. 35 rencontres et un bilan à mi-parcours ont permis d'avancer dans la connaissance mutuelle.

La convention nationale des ADD de juin 2000 a répondu positivement à la recommandation « Pour l'élargissement de la FPF » votée par l'AG FPF en mars 2000.

L'Union Franco-Belge des Adventistes du 7e jour

Commencé en 1996 à raison de 4 rencontres annuelles, ce dialogue a permis l'étude de la Charte de la FPF et l'évocation de certaines spécificités adventistes : l'impact de la pensée d'Ellen White, la place du sabbat, l'eschatologie...

Après quelques réticences manifestées en mai 1997 par la fédération France-Nord (FFN) de l'Union Franco-Belge des adventistes du 7e jour à l'égard d'une demande d'adhésion à la FPF, le climat est aujourd'hui plus serein à ce sujet.

4 Unions d'Eglises pentecôtistes

Démarré en janvier 1998, ce dialogue réunit des représentants de diverses églises membres de la FPF et des représentants de

8 rencontres ont déjà permis une meilleure connaissance mutuelle. Ces 4 unions sont de tailles inégales et ont pour 3 d'entre elles une dimension plutôt régionale.

Recommandations pour des dialogues locaux fructueux

Voici quelques pistes pouvant faciliter votre travail

L'objectif doit être clair pour tous

Il est important que tous les partenaires en dialogue aient une claire et égale compréhension de l'objectif poursuivi. En l'occurrence, il s'agit de poursuivre au niveau local les dialogues entamés au niveau national pour vérifier ensemble dans quelle mesure nos églises seront capables de vivre en bonne entente localement et développer des collaborations. Cette « vérification » mutuelle devrait permettre aux Unions d'Eglises candidates comme à la FPF - au terme de 3 ans de dialogue - de prendre une décision éclairée en termes respectivement d'adhésion et d'élargissement.

Il est utile de préciser à ce stade que la FPF n'est pas une super-Eglise et qu'il n'est demandé à aucune Union d'Eglises de renoncer à son identité propre. Les collaborations évoquées ci-dessus sont définies par la Charte de la FPF, la question importante est donc : pouvons-nous les uns et les autres vivre une réelle solidarité selon l'esprit défini par ce texte ?

Les sujets abordés doivent être hiérarchisés

Dans le cadre de l'objectif défini, il est utile d'aborder tous les sujets : ceux qui rassemblent, ceux qui différencient et même ceux qui font problèmes. Toutefois, il sera profitable de le faire graduellement en évoquant par exemple les grandes vérités de la foi chrétienne et de la Réforme (la foi seule, la grâce seule, l'Ecriture seule) avant d'aborder les traditions et articles de foi particuliers. Hiérarchiser les sujets abordés consiste à distinguer l'essentiel du second et du secondaire dans la vigueur des discussions sans perdre de vue qu'il ne s'agit pas d'arriver à des convictions communes en toute chose, mais au respect mutuel.

La charte de la FPF s'efforce de mettre en lumière les choses essentielles et les objectifs communs. Une question importante pour tous dans ces dialogues est de savoir dans quelle mesure une prise de parole publique de la FPF sur des sujets de société sera possible au nom de la diversité de nos protestantismes.

L'écoute mutuelle nécessite du temps

Le dialogue - pour atteindre son objectif - exige une écoute attentive de l'autre. Quelques règles pratiques posées préalablement faciliteront cette écoute : exposés préparés alternativement par les participants, temps de débat organisé, rencontres régulières...

Le facteur temps est incompressible en matière d'écoute. Généralement, des rencontres limitées en durée mais répétées régulièrement sont plus profitables à la connaissance mutuelle qu'une ou deux longues rencontres.

Des évaluations écrites peuvent être utiles

Au cours des 3 années de dialogue, une ou deux évaluations intermédiaires écrites sur l'état des discussions peuvent s'avérer utiles. Cette façon de faire a été adoptée par la commission de dialogue ADD/FPF pour le plus grand profit de tous (voir en annexe). Ce document, qui se présente sous forme d'un bilan critique de ce qui a été fait et de ce qui devrait encore se faire, est un bon moyen de prendre ensemble du recul et d'apprécier le chemin parcouru.

Penser à élargir le champ des discussions

Avec le temps qui passe et la connaissance mutuelle qui grandit, l'évocation de sujets plus accessoires, voire plus anecdotiques n'est pas à négliger. La convivialité des rencontres (collation, repas) amènera naturellement ce type de discussion et cela participera à la confiance mutuelle.

Des invitations mutuelles périodiques

Saisissez l'occasion de ce temps de dialogue pour des invitations mutuelles aux rencontres importantes de vos églises. Cela peut aller d'une simple invitation à un culte exceptionnel à l'élaboration d'événements communs en passant par une intervention orale du collègue invité dans votre église (salutations, témoignages, conférence, ...).

Vous trouverez en annexes un certain nombre de documents produits par les 3 dialogues nationaux cités au début de ce chapitre. Ils mettent en évidence les questions essentielles qui surgissent entre nos églises ainsi que les différents sujets qui peuvent être abordés.


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Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org