La salutation, première prise de parole qui ordinairement ouvre le culte, a pour objet de transmettre une salutation à l'assemblée. Elle signifie la raison du rassemblement : rendre un culte ; elle établit le dialogue ; elle place la rencontre dans une demande de grâce, de paix et de joie ; elle permet à chacun de se sentir accueilli et prêt à entrer dans le mouvement du culte. A la salutation, il est possible également d'ajouter une parole biblique exprimant l'appel de Dieu à entrer en sa présence : la convocation. L'invocation implore l'aide de quelqu'un de plus puissant par des prières et des supplications.
Quoi de plus naturel, pour l'homme ou la femme illuminé(e) par la grâce, de faire l'éloge de son Sauveur, de vanter ses mérites, de dire tout le bien qu'il est possible de dire à son sujet, d'annoncer ses qualités, c'est le sens du mot « louer ». Il est aujourd'hui beaucoup question de louange et d'adoration. Il est vrai qu'on ne saurait suffisamment insister sur l'importance de la louange, à condition de la maintenir dans un juste cadre biblique, c'est-à-dire dans une orientation confessante. La communauté qui se donne à Dieu dans la louange et l'adoration, recevra des fruits de joie, de bien-être, une foi renforcée de la part du grand Dieu.
La loi de Dieu : la grande variété des textes dans l'ancien comme dans le nouveau testament, nous assure une grande liberté de choix mais nous recentre constamment vers le décalogue. La confession des péchés est une prière conséquente à l'écoute de la loi de Dieu. Parce qu'elle se situe dans le champ du discours de l'homme à l'intérieur de ce dialogue Dieu/homme qui constitue le culte. L'annonce du pardon est parole de grâce, d'absolution, c'est la certitude d'une vie renouvelée par le Christ.
Moment de proclamation collective de la foi. Son origine est la Parole de Dieu, elle est biblique, exhortative (2), christocentrique (3), trinitaire (4), ecclésiale (5), universelle (6), communicative ou catéchétique (7), apologétique (8).
Elle est à considérer comme un acte spirituel qui a sa place dans le culte. Elle doit être vécue dans le même esprit que les autres moments liturgiques. Elle est le signe de notre reconnaissance. Elle doit être un acte volontaire et de sacrifice pour l'oeuvre du Seigneur « qui a tant donné pour nous ».
Prions ! L'injonction brève qui fait fermer les yeux et incliner la tête, ouvre un temps parfois bref, parfois plus long, où la communauté rassemblée s'adresse à Dieu. Pour demander en faveur de tierces personnes, dans l'ancien testament les exemples abondent (Rois, Prophètes prient pour le peuple d'Israël). Un des plus beaux exemples est sûrement la prière d'Abraham pour Sodome.
Dans le nouveau testament, nous voyons des parents demander au Christ la guérison de leurs enfants (9) et des anciens parmi les juifs lui adresse des supplications en faveur du centenier païen (10). Mais on voit surtout le Christ lui-même intercéder pour les siens, pour ses disciples et pour tous les croyants à venir (11).
Exhortation : c'est convoquée par Dieu que l'assemblée ecclésiale s'est formée, en conséquence, celle-ci ne saurait se disperser tant que le Seigneur ne l'a pas invitée à le faire. La liturgie d'envoi ne correspond pas seulement à la nécessité de conclure mais elle constitue encore un moment et un moment important du dialogue établi entre Dieu et son peuple dès le début du service.
Bénédiction : la pratique de celle-ci trouve son plus solide appui dans la théologie de l'alliance. Si les bénédictions sont fréquentes dans la Bible, si les prêtres et le corps des Lévites ont pour fonction entre autres de bénir le peuple (12), Jésus exhorte à bénir (13), Paul et les apôtres à sa suite (14), c'est parce que l'alliance de grâce est en elle-même une alliance de bénédiction (15).
Notes
(1) Résumé de l'introduction à la liturgie de l'Union Nationale des Eglises Réformées Evangéliques Indépendantes
(2) Romains 10:9-10
(3) 1 Corinthiens 2:2, 15:14, car le Christ est le centre de toute vie spirituelle, personnelle et collective
(4) Père, Fils, St Esprit (Matthieu 28:19), le Fils (Jean 14:6 : J.C. est le chemin), le St Esprit (Jean 14:26 : il vous enseignera)
(5) Elle associe les frères et soeurs qui nous entourent. Ce credo est un grand terrain de révélation et de ciment entre chrétiens.
(6) Ephésiens 4:4-6, il y a un seul corps, un seul esprit, une seule espérance. Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul Baptême, un seul Dieu et Père de tous.
(7) Ce credo rappelle le bon dépôt (2 Timothée 1:14). Dans la conception réformée de l'Eglise, le culte est public et bien lieu d'évangélisation : la confession de foi aura en plus de tout le reste, la fonction de présenter publiquement un résumé de la foi chrétienne.
(8) Dans l'idée de confesser la foi, il ressort aussi la défense de celle-ci contre toute les erreurs du passé et du présent. C'est l'affirmation de l'unicité de Dieu et l'affirmation de l'autorité de la Bible, sa Parole révélée.
(9) Matthieu 15:22-28
(10) Luc 7:2-5
(11) Jean 17:20
(12) Deutéronome 10:8 ; 1 Chronique 23:13
(13) Luc 6:28
(14) Romains 12:14
(15) Genèse 12:2-3
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