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FPF : un dialogue avec les Assemblées de DieuJacky Argaud - Jacky Leprat - Isabelle Gounin-Lévy |
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(Cet interview poursuit la démarche proposée dans le document de la FPF intitulé "Pour dialoguer", déjà disponible sur ce site)
Dix années, six, quatre... ce sont les durées des groupes de dialogue constitués entre la Fédération protestante de France et les Adventistes, les Assemblées de Dieu et d' « autres Eglises pentecôtistes ». Des dialogues patients, attentifs, respectueux, qui ont permis de mieux nous connaître les uns les autres, nous respecter, nous dire qu'il était possible d'envisager d'aller plus loin.
Nos Eglises ont des « cultures » très différentes les unes des autres. La place des pasteurs, le rôle des conseils de paroisses, la vie synodale, la pratique des conventions régionales ou nationales ou des Assemblées générales conduisent à des modes de fonctionnement très particulier à chaque Eglise.
Par quel bout prendre ces dialogues ? Il me semble évident que des rencontres très diverses devront avoir lieu : invitation d'Eglise à Eglise, groupes de travail spécifiques, rencontres de conseils paroissiaux, pastorales, repas en commun...
Jean-Arnold de CLERMONT
Nous avons ici la synthèse de l'un de ces moments : deux interviews (les 12 mai & 9 juin 2001) sur les ondes de Fréquence Protestante, la radio protestante de la Région parisienne, avec :
Jacky Leprat
Les Assemblées de Dieu font partie du Réveil de Pentecôte né en 1906 aux Etats-Unis, mais elles ne recouvrent pas toute la diversité du Pentecôtisme qui a de multiples visages aujourd'hui.
Ce Mouvement de Réveil fut appelé " Pentecôtiste " en référence au récit des Actes des Apôtres, car il était question d'une redécouverte du baptême du Saint-Esprit et des charismes. Mais notre histoire commence avec John Wesley, pasteur méthodiste, à la fin du XVIIIème siècle, et avec la théologie de la deuxième expérience. Pendant tout le XIXème siècle, les Mouvements de Sanctification américains réfléchissent et prêchent sur la nécessité d'une expérience de sanctification qui ne peut venir que de l'Esprit-Saint. Cette recherche de l'Esprit-Saint a conduit au Réveil de Pentecôte.
Jacky Argaud
Le mouvement charismatique, dans le même axe, est né à Pittsburgh aux Etats-Unis en 1966, et il a touché notamment les Eglises de la Réforme, mais une paroisse qui possède un groupe charismatique ne devient pas une paroisse charismatique. C'est une autre manière de travailler.
Jacky Leprat
Ce mouvement charismatique a commencé sous l'impulsion d'un pasteur des Assemblées de Dieu, David du Plessis, en 1948, mais dès 1910, ce courant spirituel a traversé des Eglises luthériennes et anglicanes, et aussi l'Eglise Réformée en France avec Louis Dallière en 1930.
J.L.
Un fils de Réveil de l'Angleterre, Douglas Scott, se préparait à partir en Mission, et il est venu quelque temps en France avant de rejoindre le Congo. Sa venue au Havre en 1930 a été considérée comme une réponse à beaucoup de prières pour la France. Sa prédication, accompagnée de guérisons, de délivrances de l'alcoolisme et de diverses détresses, a conduit beaucoup de personnes à une conversion au Christ.
La prédication pentecôtiste, simple, proche de la vie quotidienne, au style narratif, a attiré beaucoup de gens des classes populaires. " Jésus guérit " a été un facteur mobilisateur.
J.A.
Nous sommes sur des plans différents de solidarité. Les Assemblées de Dieu ont répondu avec un message d'immédiateté à des gens qui frappaient à leur porte, parce qu'ils avaient un besoin urgent de consolation et d'aide. Les Eglises Luthériennes et Réformées travaillent sur le plus long terme, principalement dans l'éducation. Leur souci, c'est éduquer, apprendre à lire la Bible, rendre les individus capables de grandir dans l'intelligence de la vie. Nous sommes donc complémentaires avant d'être solidaires.
J.L.
La prédication de la Parole de Dieu reste centrale. Il y a aussi une certaine liturgie avec des prières, des chants, des lectures de la Bible, des récits de témoignages. A la fin de la réunion, on invite les personnes souffrantes à venir près du lieu de la prédication, et le pasteur prie pour eux en leur imposant les mains sur la tête. Ce geste est symbolique de l'agir du Christ. La guérison n'est pas promise, mais elle est demandée avec la participation de la prière par la communauté, et cela sans négliger la médecine. Tout reste signe de la Parole.
J.A.
En 1517, quand Luther manifeste sa désapprobation dans son Eglise, c'est par une interprétation de la Bible. Héritée des Réformateurs, c'est le sens de la redécouverte de la Parole qui est mis en avant dans l'Eglise Réformée. Nous avons les pieds, le coeur et les mains dans la Parole.
Comme dans la piété juive, nous commençons par la découverte du texte. Après la traduction au plus près du grec ou de l'hébreu originaux, et la compréhension en profondeur du texte dans son contexte historique, culturel, social, économique, etc., nous entrons dans la recherche de sens pour aujourd'hui, lecture midrashique, symbolique, avec laquelle nous nous sentons en consonnance.
J.L.
S'il est délicat d'employer l'expression " lecture fondamentaliste ", il faut néanmoins parler des valeurs fondamentales que les Assemblées de Dieu s'efforcent d'annoncer par une lecture littérale, mais aussi symbolique et typologique. Notre littéralisme est l'héritage d'un bibliste protestant du XIXème siècle, considéré comme un fondateur de la doctrine du Réveil de Pentecôte, Ruben Torrey.
J.L.
Nous confions des responsabilités diaconales aux femmes comme aux hommes : directrices de centre de vacances, catéchètes, visiteuses de malades, missionnaires, artistes, mais il y a le poids du texte de l'apôtre Paul : " Je ne permets pas à la femme d'enseigner. " (1 Timothée 2). Toutefois, parmi les premiers pasteurs évangélistes pentecôtistes, il y eut des femmes. La figure de proue, la théologienne du Réveil du Pays de Galles en 1904 était Miss Jessie Penn-Lewis. Il n'y a pas de femmes pasteurs dans les Assemblées de Dieu en France, mais il y a des femmes de pasteurs qui partagent souvent le ministère de leur mari par l'écoute, l'encouragement.
J.A.
Le texte de l'apôtre Paul ne gêne pas si on le remet dans son contexte. On a fait dire à Paul une maxime définitive là où il y avait seulement un souci pastoral local. Le ministère a besoin des deux sensibilités, masculine et féminine.
Dans les Assemblées de Dieu comme dans toute la mouvance protestante, le pasteur n'apporte pas une prédication en son nom, il ne se prêche pas lui-même. Ce qui devrait permettre à l'assemblée d'accueillir la Parole, qu'elle soit donnée par une femme comme par un homme. D'ailleurs les femmes des Assemblées de Dieu apportent la Parole de Dieu quand elles chantent. Et ne prophétisent-elles pas ?.
J.L.
Les Assemblées de Dieu ont été placées pendant longtemps devant une situation d'urgence. Les églises se remplissaient, les champs missionnaires s'ouvraient à l'Evangile. Il était difficile d'entreprendre des études de théologie. En France, nous avons eu comme pionniers quelques pasteurs baptistes qui ont transmis leur théologie aux jeunes générations. Beaucoup ont eu une culture livresque assez remarquable. Ensuite un institut biblique a été ouvert à Bièvres, en région parisienne, puis à Bordeaux ou des cours de grec sont dispensés. Des pasteurs ont aussi étudié à la faculté de Vaux-sur-Seine.
J.A.
Nous ne sommes pas placés dans la même urgence, et chaque pasteur doit avoir une maîtrise en théologie. Mais l'Eglise a connu - en France - cette urgence au XVIIIème siècle lorsque les pasteurs étaient expulsés ou mis à mort. Le seul lieu de formation était un séminaire créé à cet effet en Suisse. Depuis la Réforme, nous avons toujours eu le souci d'une solide formation car la foi n'est jamais déconnectée de la réflexion. Je souhaite que tous les pasteurs des Assemblées de Dieu étudient le grec et l'hébreu pour s'ouvrir à la civilisation et à la culture de la Bible et donner du vécu à la Parole.
J.L.
Nous découvrons cette grâce, ce " signe initial " selon notre théologie, dans le Nouveau Testament chaque fois que se reproduit le baptême du Saint-Esprit. Je dis aussi : c'est l'évidence, non de la présence de l'Esprit, mais du baptême de l'Esprit. C'est une prière dans une langue étrangère, inconnue de celui qui l'exprime. Il est arrivé que des personnes présentes dans le culte comprennent naturellement le parler en langues. C'est la prière du Saint-Esprit, selon l'épître aux Romains. Notre théologie n'est pas réduite à ces dons surnaturels, et le baptême du Saint-Esprit est un agir de l'Esprit à côté de la conversion, de la sanctification, de l'amour, etc.
J.A.
Notre sensibilité est plus portée sur l'écoute que sur le parler. Une Eglise Réformée qui se veut un lieu d'écoute, se retrouverait davantage dans ce verset d'Esaïe : " Chaque matin, le Seigneur éveille mon oreille ". Vous dites que le parler en langues vous met dans la présence du Seigneur, nous aussi, nous voulons être dans la présence de Dieu, mais avec une attitude d'écoute qui n'est pas moindre.
J.L.
Je ne parlerai pas en termes " d'avantages ", mais d'un constat personnel après des décennies d'ignorance mutuelle : Nous nous situons comme une expression de la spiritualité biblique, sur le soubassement de la Réformation commencée il y a cinq siècles.
J.A.
La Fédération protestante a lancé un dialogue sur 3 années pour vérifier auprès des communautés locales si ce partage est possible ou pas. Il ne s'agit pas que les Assemblées de Dieu se transforment, car la Fédération protestante n'est pas une super-Eglise, mais il faut savoir si elles veulent adhérer à la Charte de la Fédération qui est une expression de solidarité des communautés fédérées.
J.L.
Mon rapport à l'Esprit, c'est la foi. Je crois à l'Esprit-Saint qui donne la vie et qui communique une force pour annoncer l'Evangile.
Quand je prépare un sermon et quand je prêche, mon rapport à l'Esprit, c'est un accueil, une attente, une confiance. Je crois que l'Esprit va agir avec la prédication. C'est aussi la prière : je prie " en langues " dans ma piété personnelle.
Dans la communauté, je crois que l'Esprit-Saint agit toujours, d'abord par la Parole prêchée qui est l'élément central du culte, et aussi par les charismes qui toutefois ne sont pas systématiques.
La valeur de nos cultes n'est pas dans les charismes, mais dans la présence du Christ, dans la Parole de Dieu, et dans la communauté elle-même, aimée de Dieu.
Les charismes ne sont pas les seuls signes de la présence de l'Esprit. L'aboutissement des charismes, c'est l'Eglise édifiée dans la foi et l'amour.
J.A.
Dans l'Eglise Réformée, l'Ecriture seule fait autorité. L'Esprit ne sauve pas, il atteste que l'homme est sauvé, il atteste la présence du Christ. Nous ne pensons pas que la valorisation du parler en langues serait une preuve ou une non-preuve de la présence de l'Esprit.
J.L.
Il y a une liturgie, même si nous n'employons pas le mot. Personnellement, je prépare des textes de la Bible pour toutes les parties du culte, et pour toutes les heures de la vie de l'Eglise. Tel dimanche, un psaume sera lu pour exprimer la prière de la communauté. Et puis, il y a aussi à gérer des temps de prière collective, où, il est vrai, le silence trouve difficilement sa place. J'enseigne l'Eglise sur la nécessité d'avoir une même prière quand nous élevons la voix ensemble, car quel serait l'avantage de produire un brouhaha où chacun vivrait sa prière pour lui-même, sans écouter l'autre.
Le pentecôtisme, en mettant l'accent sur la spontanéité, a évacué certaines formes de prière.
J.A.
Dans les Eglises Réformées et Luthériennes, il y a moins de spontanéité, mais plus d'importance sur l'éducation à la prière personnelle. La prière n'est pas secrète, mais elle est privée, comme une lettre personnelle. On ne la brandit pas. La prière, avec son silence, son chant, et ses textes écrits sous la forme de poèmes, est un temps de beauté. Cette différence ne nous oppose pas aux Assemblées de Dieu.
J.L.
La prière spontanée a été considérée comme étant la seule prière en Esprit et en Vérité. C'est une richesse, mais nous avons vu les limites et les pauvretés de l'improvisation : répétition, longueur, oubli des richesses de la prière. J'enseigne l'Eglise à intégrer dans la prière spontanée tous les éléments de Notre Père, et à s'inspirer des Psaumes. La prière spontanée se prépare, disait Spurgeon, pasteur à Londres au XIXème siècle.
J'enseigne l'Eglise à exprimer des prières qui intègrent les besoins de la communauté, donc à passer du " je " au " nous ". Il faut aussi que la communauté prenne en compte les prières qui expriment des détresses personnelles.
J.A.
La spontanéité se prépare... alors nous avons une forte préparation dans nos liturgies, mais dans le souci que toute la communauté puisse habiter ces moments liturgiques. La prière spontanée existe aussi dans l'Eglise Réformée, mais d'une manière moins communautaire, moins voyante, par exemple quand quelqu'un demande de prier avec lui. Toujours existe cette pudeur de ne pas montrer en public états d'âmes et difficultés personnelles.
J.L.
Nous parlons plus précisément de l'avènement du Christ, selon notre lecture littéraliste de la Bible.
Nous croyons que le Seigneur a placé l'Eglise dans une position d'attente et d'espérance. Toutefois notre message central n'est pas la fin du monde, ni même l'avènement dont nous ne savons le jour et l'heure, mais plutôt Jésus-Christ crucifié et ressuscité. Nous ne sommes pas une Eglise " apocalyptique " au sens moderne, mais nous avons une théologie de l'espérance.
Néanmoins, il y a urgence dans l'annonce de l'Evangile, car chaque génération entre dans l'éternité chaque jour.
J.A.
L'Ecriture atteste que nous sommes graciés et sauvés aujourd'hui en Jésus, le Vivant de Pâque. C'est accompli, c'est fait. L'urgence est simplement d'ouvrir les mains, d'accueillir sa Présence dans nos vies. L'apocalypse n'est pas une nouveauté, c'est un message pour des gens qui souffrent. La nouveauté, c'est Jésus au matin de Pâque. Par contre, notre souci, c'est l'éducation, l'accompagnement, et - comme l'écrit Paul - de 'grandir dans la foi'.
J.L.
Nous avons une double relation avec le monde. D'abord une prise de distance critique sans refuser le contact et le dialogue avec la culture et la société, car il y a un conditionnement qui pourrait nous conduire loin de la foi.
Ensuite, nous avons une relation de solidarité avec le monde, dans ses combats et ses défis. Les Assemblées de Dieu de France sont présentes lors des séismes, des guerres, des famines dans le monde, et aussi auprès des populations défavorisées.
J.A.
Nous ne saurions vivre hors de ce monde. Effectivement, nous devons avoir une distance critique vis-à-vis du monde, non pour l'éviter, mais pour qu'il ne devienne pas notre idole. C'est une théologie de l'amour de Dieu qui s'inscrit par notre présence dans le monde. Le monde nous est donné à aimer, et non pas à juger.
J.L.
Evangéliser, c'est la mission de tous les chrétiens et de toutes les Eglises. C'est la transmission, non de la foi, mais de la Parole de Dieu avec un aspect social. Qui évangélisons-nous ? Beaucoup de gens aujourd'hui ont rompu toute relation avec le Christ et avec les Eglises, alors nous prêchons la Bonne Nouvelle en respectant les sensibilités et les fragilités.
Par fidélité à 'l'Ecriture seule', nous gardons à l'esprit la tragédie du péché et la prédication de la croix. Nous transmettons l'Evangile, mais la suite appartient au Christ et à l'Esprit-Saint.
Quant au prosélytisme que nous ne confondons pas avec l'évangélisation, je citerai Karl Barth : " Les conversions de chez nous au catholicisme ou inversement n'ont aucun sens. Elle n'ont de sens qu'à partir du moment où elles sont le fait non du passage à une autre confession, mais le fait de se convertir à Jésus-Christ ".
J.A.
Le travail de tout croyant est de témoigner, même si c'est discret. L'Eglise Réformée n'est pas une Eglise pour elle-même, mais pour dialoguer avec les autres. Notre dialogue est aussi avec les scientifiques. Quand ils disent qu'ils n'ont pas toutes les réponses dans les sciences, qu'ils sont en incomplétude, alors l'Eglise peut entrer avec eux en recherche de sens à partager à cause de la Parole.
Mais, comme le dit Jacky Leprat, nous ne sommes pas comptables du travail de la Parole. Etre le sel de la terre, ce n'est pas asséner la Parole au monde, c'est la témoigner, l'attester.
Et pour le travail de la pâte, c'est le travail de la Parole, ce n'est pas le nôtre.
J.A.
Il n'y a pas autre chose. La charte exprime des convictions communes. La grâce et la foi pour notre salut, auxquelles il n'y a rien à ajouter. La démarche oecuménique. La cène, signe de notre communion en Christ. Notre complémentarité, et enfin, nul, n'est possesseur de la Parole et de la vérité de son interprétation.
J.L.
Le salut par la grâce et la foi ne pose aucun problème aux Assemblées de Dieu. Nous ne sommes pas engagés dans une démarche oecuménique, sinon à titre individuel, mais je pense que nous avons besoin de réfléchir sur ce sujet et de redéfinir le sens d'une telle démarche.
Quant à la Cène, c'est un moment important de nos cultes. Le pasteur fait un choix de lectures pour préparer cette communion avec le Christ, et aussi pour que chacun discerne la signification du geste et qu'il rentre en lui-même, qu'il soit fidèle de l'Eglise ou fidèle d'une autre Eglise.
Précisons que, dans les Assemblées de Dieu, la Cène est un signe d'une grâce reçue, il n'y a pas de sacramentalisme, mais il n'y a pas non plus de banalisation de la Cène.
Sur la complémentarité des ministères, elle existe naturellement dans les Assemblées de Dieu, et si nous entrons dans la Fédération protestante, nous prendrons conscience d'une dimension nouvelle de nos complémentarités. Nous aurons beaucoup à apprendre sur la réflexion théologique, sur la réflexion éthique, sur l'ecclésiologie et sur les modes d'action dans la société. Pour cela, je pense qu'il nous faudra de la confiance, de la patience, un souci de communication. Une solidarité aussi.
J.L.
Un de nos théologiens (Donald Gee) disait au milieu du XXème siècle : " Le message christrocentrique actualisé par l'Esprit-Saint place le Pentecôtisme dans la grande tradition réformée. "
Et un mot plus personnel : merci pour l'accueil de la Fédération Protestante de France, pour la solidarité fraternelle qu'elle a manifestée à l'égard des Assemblées de Dieu depuis 60 ans et pour ce chemin de rencontre, de communication qu'elle a ouvert depuis dix ans par un dialogue fraternel.
J.A.
Je citerai Cyprien de Carthage : " L'Esprit qui coule avec abondance n'est enfermé dans aucune frontière et l'obstacle d'une digue ne saurait le retenir à l'intérieur de bornes fixes. Il se répand sans arrêt, déborde à flots, et nous irrigue. Il suffit que notre âme ait soif et s'ouvre. "
Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org