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FPF : un dialogue avec les Adventistes du 7ème JourJacky Argaud - Jean-Paul Barquon - Isabelle Gounin-Lévy |
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(Cet interview poursuit la démarche proposée dans le document de la FPF intitulé "Pour dialoguer", déjà disponible sur ce site)
Dix années, six, quatre... ce sont les durées des groupes de dialogue constitués entre la Fédération protestante de France et les Adventistes, les Assemblées de Dieu et d' « autres Eglises pentecôtistes ». Des dialogues patients, attentifs, respectueux, qui ont permis de mieux nous connaître les uns les autres, nous respecter, nous dire qu'il était possible d'envisager d'aller plus loin.
Nos Eglises ont des « cultures » très différentes les unes des autres. La place des pasteurs, le rôle des conseils de paroisses, la vie synodale, la pratique des conventions régionales ou nationales ou des Assemblées générales conduisent à des modes de fonctionnement très particulier à chaque Eglise.
Par quel bout prendre ces dialogues ? Il me semble évident que des rencontres très diverses devront avoir lieu : invitation d'Eglise à Eglise, groupes de travail spécifiques, rencontres de conseils paroissiaux, pastorales, repas en commun...
Jean-Arnold de CLERMONT
Nous avons ici la synthèse de l'un de ces moments : deux interviews (les 8 septembre et 13 octobre 2001) sur les ondes de Fréquence Protestante, la radio protestante de la Région parisienne, avec :
Jean-Paul Barquon
L'Eglise adventiste du 7ème jour se situe dans le prolongement d'un vaste mouvement de réveil qui se veut prophétique. Ce mouvement a commencé à la fin du 18ème siècle dans différents pays d'Europe, dont l'Allemagne et l'Angleterre puis s'est déplacé en Amérique du Nord.
Une attention particulière a été portée sur l'étude des livres prophétiques de Daniel et de l'Apocalypse.
Aux Etats-Unis, William Miller a donné naissance, au 19ème siècle, au courant millérite. L'Eglise adventiste est née de ce courant et s'est organisée légalement en 1863.
Adventiste, ce mot évoque l'espérance évangélique du retour glorieux du Christ.
Du septième jour, référence directe au rendez-vous cultuel du samedi, septième jour de la semaine biblique.
J.P.B.
Pour ne pas rester statique et repliée sur elle-même, l'Eglise adventiste ne se réduit pas seulement à une communauté cultuelle locale ou nationale, elle se veut internationale avec, aujourd'hui, une présence dans 204 pays à travers le monde. A son origine en 1860, il y avait 3500 membres répartis dans 25 églises et regroupés en 3 fédérations.
Aujourd'hui, il y a 12 millions de membres répartis dans 46 500 églises.
L'Eglise adventiste rassemble aussi des institutions médicales, sanitaires, éducatives, humanitaires, etc. Pourquoi ? Parce que l'Evangile nous montre que le chrétien doit gérer sa présence au monde en s'impliquant dans la société à l'image du sel.
J.P.B.
Les premières choses que l'on découvre en entrant dans une église adventiste, c'est une Bible ouverte et la croix vide pour nous rappeler à la fois le « sola scriptura » et le sacrifice du Christ. Le service de culte se tient le samedi matin. La première partie du service de culte est une étude biblique sur un thème précis, par groupes, avec des animateurs tant pour les adultes que pour les classes d'enfants. La seconde partie est le service liturgique qui reste la proclamation de la parole écrite faite par un prédicateur et l'adoration de l'assemblée au Dieu créateur, au Christ rédempteur, et à l'Esprit consolateur à travers des cantiques et des prières.
Jacky Argaud
Dans nos églises de la FPF, cela se passe de la même façon mais le moment de culte peut être différent. Pourtant l'essentiel, c'est de partager le texte dans la joie. La nourriture partagée avec joie est plus importante que le jour du partage.
J.P.B.
Nous voyons dans la Cène, à la fois la présence de Christ et un symbole précis. Nous tenons beuacoup au symbolisme. Dans les récits de l'Evangile, il s'agit de pain sans levain et aussi de vin non fermenté, donc de jus de raisin. Le levain, comme la fermentation du raisin, représentent le symbole du péché.
J.A.
Lorsque j'étais aumônier d'hôpital, pendant des années, j'ai partagé la Cène avec du pain sans levain et du jus de raisin. Cela n'a pas une importance absolue. Lorsque mon frère m'envoie une lettre, peu importante la couleur et la forme de l'enveloppe. Il s'agit d'un geste d'affection de sa part. Ce n'est pas le pain et le vin qui sont importants mais la parole qui l'accompagne, parce que cette parole donne sens. Nous la partageons au nom du Christ.
J.P.B.
C'est une pratique inspirée de l'exemple du Christ qui lave les pieds de ses disciples durant la Cène. Avant de partager le repas de la Cène, les membres adventistes pratiquent l'ablution des pieds, les dames d'un côté, les messieurs de l'autre, d'où l'importance de salles annexes à coté de la salle de culte.
Nous ne pratiquons pas une Sainte-Cène hebdomadaire mais une fois par trimestre ou une fois par mois selon les communautés, afin d'éviter que la routine ne s'introduise et que finalement les membres perdent le sens des gestes.
J.A.
Dans certaines paroisses de mon Eglise ERF, la pratique de la Cène se fait chaque dimanche, pour d'autres tous les quinze jours ou tous les mois. Il y a quelques générations, c'était en effet une fois par trimestre ou quatre fois par an. Nous avons eu, dans nos églises au 20ème siècle, un effort considérable pour revenir à un meilleur équilibre entre parole et sacrement (baptême et Cène).
Le lavement des pieds est inscrit dans le texte et aujourd'hui, sur le plan social, nous en avons perdu l'habitude mais nous avons multiplié le fait de se laver les mains. Peut-être qu'une solution serait, de temps à autre, de se laver réciproquement les mains.
J.P.B.
Tous les pasteurs sont formés dans différentes facultés adventistes de théologie. 20 000 pasteurs desservent 46 500 églises dans le monde. En France les 120 pasteurs ont été formés à la Faculté adventiste de théologie de Collonges-sous-Salève, en Haute-Savoie, près de Genève.
Les études de théologie durent 5 à 6 ans et sont ouvertes aux bacheliers. Il leur faut 2 ans pour obtenir le DEGT (Diplôme d'études générales en théologie) 3 ans pour la licence en théologie, 4 ans pour la maîtrise, 5 ans pour le DESS et en même temps pour préparer le 3ème cycle du DEA délivré par l'Université des Sciences humaines de Strasbourg. Nous demandons à nos candidats la maîtrise.
L'obtention d'un diplôme n'est pas systématiquement synonyme d'embauche. Ainsi, il existe une commission des ministères qui examine les étudiants sortants et qui recommande le ou les candidats à une fédération adventiste. Ensuite le président de la fédération, puis son comité, examinent la candidature et, après consultation avec une église locale, recommande le candidat. Le jeune diplômé est ainsi placé pendant deux ans sous la responsabilité d'un pasteur d'expérience pour une formation pratique, puis seul, dans une paroisse pendant quelques temps. Au bout de 3 ou 4 ans d'exercice, il est proposé à la consécration pastorale.
J.A.
A la FPF, pour les Eglises luthérienne, réformée et baptiste cela se passe de la même manière. L'Evangile ne nous parvient pas de manière intemporelle. Il passe à travers notre langue et notre culture. Il a lui-même été écrit dans une langue et dans une histoire. Nous pensons que les pasteurs doivent faire preuve de cette compétence, lire les textes avec les membres de l'Eglise. Les pasteurs ne sont pas ceux qui donnent l'interprétation des textes mais qui aident la communauté à s'approprier le texte.
J.P.B.
Au niveau mondial, nous n'avons que 200 femmes pasteurs sur 20 000 pasteurs adventistes. Ce qui est peu. En France, il existait autrefois le diplôme d'assistante pastorale. Aujourd'hui, il n'existe plus parce que les femmes ont accès au même cursus que les étudiants en théologie. Les femmes peuvent être engagées dans une fédération et être affectées dans une paroisse. Toutefois, le problème, dans l'Eglise adventiste, se situe au niveau de la consécration des femmes par imposition des mains. C'est un sujet qui est en discussion parce qu'il se présente différemment d'un pays à l'autre.
Les femmes « pasteurs » peuvent actuellement remplir les actes pastoraux dans la mesure où elles sont consacrées « anciennes ». C'est par ce biais qu'elles peuvent assurer certains services comme les mariages, le baptême ou la Cène. Je crois sincèrement que tôt ou tard l'adventisme devra reconnaître la consécration de femmes pasteurs.
J.A.
Au sein de la FPF, des églises comme l'Eglise luthérienne ou l'Eglise réformée ont des femmes pasteurs reconnues au même titre que les hommes. D'autres Eglises n'ont pas encore fait ce pas. C'est donc en discussion et en débat dans ces Eglises.
J.P.B.
La cellule familiale est importante dans l'Eglise adventiste et l'oeuvre d'éducation reste considérable. L'éducation et l'instruction ont poussé l'organisation de l'Eglise à mettre sur pied un grand système protestant d'enseignement dans le monde avec près de 5000 écoles primaires avec 32 816 enseignants, 1248 écoles secondaires avec 16124 enseignants. Au niveau de l'enseignement supérieur : 95 universités avec plus de 5000 professeurs disposant d'un doctorat, d'un CAPES ou d'une agrégation.
En France, nous n'avons que quatre écoles (deux écoles primaires, un collège-lycée et une faculté de théologie), dans les DOM-TOM, une vingtaine d'écoles sous contrat avec l'Etat. Nous encourageons les jeunes à aller le plus loin possible dans leurs études.
J.P.B.
L'Eglise rassemble des membres célibataires et des membres mariés. C'est une richesse , pour un couple, d'avoir des enfants. Il appartient au couple de savoir contrôler les naissances. Cette dimension reste de l'ordre du privé. De quel droit une Eglise irait-elle s'immiscer dans la vie conjugale d'un couple ?
Il est nécessaire que les couples, les familles trouvent des réponses à leurs besoins spirituels. Le culte de famille où les parents se retrouvent avec leurs enfants pour lire et partager la Parole, chanter un cantique, remercier Dieu ensemble par la prière, est important pour les chrétiens adventistes.
J.A.
La FPF s'est depuis toujours souciée de la famille, de l'éducation. C'est un trait des Eglises de la Réforme. Lorsqu'au siècle dernier, les Eglises protestantes ont pu de nouveau avoir une existence légale, elles ont créé des écoles en même temps que des églises. Ces écoles n'ont été abandonnées qu'à la fin du 19ème siècle, lorsque l'école publique est devenue laïque.
J.P.B.
Les actions sanitaires et humanitaires font aussi partie de la mission de l'Eglise adventiste.
Par exemple ADRA, l'Agence adventiste d'aide et de développement, qui est une ONG ainsi que les réseaux du secours adventiste, réalisent actuellement 2000 projets dans 120 pays. Il s'agit de projets d'implantation d'écoles d'agriculture, de puits d'eau dans certaines régions, etc.
En l'an 2000, il faut savoir que plus de 34 millions de personnes ont été secourues et qu'une valeur de 1 milliard et demi de FF ont été répartis dans des vêtements distribués, des produits alimentaires de premiers secours, etc.
J.P.B.
Ce n'est pas dans ce but-là qu'ADRA intervient auprès des populations. Nous sommes situés avec le Secours adventiste sur le terrain humanitaire, de secours et d'amour désintéressé et non pas sur le terrain de l'évangélisation.
J.A.
L'évangélisation, c'est se saisir de la bonne nouvelle, de l'extraordinaire joie qu'il peut y avoir à partager le salut en Christ. L'humanitaire, c'est répondre à la souffrance.
J.P.B.
Promouvoir un enseignement pratique et équilibré des principes de santé en privilégiant la prévention fait aussi partie des objectifs de l'Eglise adventiste. Ainsi dans le monde nous avons 166 hôpitaux et sanatoriums, 371 cliniques et dispensaires, 12 avions et bateaux-dispensaires. Les bateaux, par exemple, sillonnent les rivières de l'Amazonie en apportant du secours et des soins aux Indiens vivant sur les rives.
Il existe aussi 147 maisons de retraite et 77 605 médecins et 14 000 infirmières.
Dans le respect de l'homme et de la vie, soigner pour guérir est rendu possible grâce aux efforts de la recherche. Les adventistes s'investissent dans les recherches technologique, biologique et médicale en accord avec leur conception de l'homme et dans le respect des lois régissant la médecine. Ainsi la faculté de médecine de l'Université de Loma-Linda, en Californie, est à la pointe de la recherche dans le traitement du cancer. Elle est aussi le centre le plus performant pour la transplantation cardiaque des nouveaux-nés et des nourrissons, (plus de 60 cas à ce jour, avec 80% de survie).
J.A.
J.P.B.
C'est une des caractéristiques que l'on trouve au sein de l'Eglise adventiste où certains pasteurs et certains membres se sont spécialisés dans les relations interconfessionnelles.
J.P.B.
Lorsque l'on parle d'oecuménisme, il faut distinguer le dialogue interreligieux, ce que nous appelons aussi le dialogue interconfessionnel et l'institution, comme le COE (Conseil Oecuménique des Eglises).
Les personnes frileuses vis-à-vis du COE ne doivent pas écarter toute relation avec d'autres croyants. Les chrétiens ne peuvent que souffrir de la division du christianisme. Nous vivons un christianisme morcelé et divisé. Nous devons dépasser cette souffrance. Nous avons besoin de nous retrouver, les uns et les autres, autour de Jésus-Christ, autour de sa parole. Les adventistes sont favorables à l'unité des hommes mais pas à l'unité des institutions. Sans être adhérents, les adventistes sont présents en tant qu'observateurs au sein du COE. Cela n'empêche nullement les pasteurs adventistes, sur le plan local, dans leurs relations avec les autres, d'avoir des actions communes par exemple dans des expositions bibliques, des concerts, des actions humanitaires. Sur le plan international, il y a eu, de 1994 à 1998, un dialogue avec la Fédération luthérienne mondiale qui a débouché sur un document co-signé. Un dialogue va être entrepris avec l'Alliance réformée mondiale ainsi qu'avec l'Alliance évangélique universelle.
J.P.B.
Il faut bien comprendre ce que représente la FPF. Elle n'est pas une Eglise mais une plate-forme qui rassemble des Unions, des Fédérations et des Institutions d'Eglises issues du protestantisme avec une histoire, des racines, des croyances et des pratiques, parfois différentes, parfois communes. Certaines de ces églises sont parties prenantes du COE, d'autres y sont hostiles. Le fait d'appartenir à la FPF ne rend pas systématiquement membres, les églises réticentes à l'institution oecuménique. L'Eglise adventiste se situe dans le courant hostile à l'illusion oecuménique.
J.P.B.
L'esprit de la charte me paraît fondamental, car, en réalité, elle accorde beaucoup d'importance à la solidarité de ses différentes unions, fédérations et institutions d'Eglises. Le protestantisme n'est pas du tout monolithique et unilatéral. Dès sa naissance il se veut pluriel et nécessite, de la part de ses membres, une solidarité, une pluralité dans ses lectures bibliques, une meilleure acceptation de chacun. La rivalité, par exemple, n'a pas sa place au sein de la FPF. Cette pluralité nécessite aussi d'adopter, dans bien des occasions, une parole commune. Au lieu de parler de rivalité, parlons de complémentarité. Notre société, souvent irréligieuse, a besoin de voir le témoignage de disciples de Jésus-Christ. Ce serait le plus beau compliment que l'on puisse faire à la FPF.
J.P.B.
Ce qui me paraît le plus intéressant, c'est le fait que toutes les Eglises de la Réforme et des mouvements de réveil soient ensemble autour de la même table. La FPF offre cette possibilité. Il serait aussi intéressant d'avoir une parole commune, non pas dictée par une pensée unique, mais une parole destinée à notre société, le regard chrétien, l'analyse chrétienne sur tel ou tel aspect. Cela existe jusqu'à présent mais il serait bien aussi que la FPF ne se prive pas de la présence adventiste.
La partie qui paraît la plus inquiétante pour les membres de l'Eglise que je représente, c'est la « démarche oecuménique » mentionnée dans la charte. Tous nos membres n'ont pas la même définition ni la même analyse de « l'oecuménisme » et il y a parfois l'occasion d'être inquiet lorsqu'un pasteur luthérien se tourne vers le catholicisme.
J.A.
Cela ne m'a pas inquiété ni moi, ni ma communauté. Je pense qu'il est bien que chacun puisse avoir la possibilité de choix. L'essentiel, pour ce collègue redevenu catholique, c'est que ce soit son choix, un épanouissement de sa vie. L'inverse aussi est vrai. Des croyants appartenant à d'autres Eglises viennent dans des églises luthérienne, réformée, adventiste... Je pense que c'est cette liberté-là qu'il est absolument nécessaire de conserver. Le pire serait que nous ayons cette fameuse pensée unique. Il n'y a pas de pensée unique. Nos Eglises sont faites pour partager, questionner et rechercher et non pour être des lieux de certitude institutionnelle ! Je plaide pour une pudeur gardée en laissant à chacun sa liberté.
La FPF, avec ou sans l'Eglise adventiste, n'a jamais terminé son travail qui est de remettre sur l'enclume, la recherche et le débat. Si les Eglises adventiste ou pentecôtiste viennent, nous n'en n'aurons pas fini. Il faut conserver les portes ouvertes dans les deux sens. Il ne faut pas penser qu'un jour nous serons au calme. Cela signifierait que la Parole a perdu son impact. La piété juive estime que chaque parole a 70 facettes. La Parole est celle qui vient cogner sur le roc de ma vie. Ces différentes facettes de chaque parole sont autant d'étincelles qui vont permettre, à chacun, de privilégier deux ou trois facettes. Notre frère Jean-Paul Barquon va privilégier sa dizaine d'étincelles pendant que vous, Isabelle, vous allez en privilégier dix autres, et moi dix autres. Nous ne serons qu'à trente étincelles et il y en a 70. L'important est d'accepter ce feu d'artifice. Que nous acceptions que le prophète Jérémie soit celui qui voit plus loin et nous rappelle que la Parole est toujours en avant de nous. Que nous acceptions les uns et les autres, que nous nous acceptions les uns et les autres dans ces différentes facettes. Puisqu'il était question des adventistes du septième jour, que le sabbat, le septième jour, soit précisément ce qui nous ouvre à ce jour de plénitude et d'harmonie. Que nos chemins proches ou plus lointains soient, non pas des chemins de fusion mais d'intimité dans le débat. Que nous soyons ensemble saisis par ce sens de la Bonne Nouvelle, chaque jour à nouveau.
Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org