Rapport de gestion du Conseil de la Fédération protestante de France pour l'Assemblée Générale 2007

Eglise et Société

Depuis son renouvellement en 2003, Eglise et Société a eu l’occasion d’évoquer ponctuellement, à la demande du Conseil de la Fédération et plus particulièrement de son Président, tel ou tel sujet d’actualité. Mais sont constamment demeurés inscrits à l’ordre du jour de ses travaux quelques dossiers dont la permanence s’imposait d’elle-même et interpellait nos Eglises : l’Europe, la mondialisation, l’environnement et le développement durable, le fonctionnement de notre démocratie républicaine.

Sur l’Europe, dans le sillage de sa contribution aux travaux de la Convention chargée de préparer le texte du Traité constitutionnel, notre commission s’est interrogée sur la part que la Fédération Protestante pourrait utilement prendre aux débats de la campagne référendaire, et plus encore sur les enseignements à tirer de l’échec de cette consultation pour l’avenir de la construction européenne. Ces réflexions ont trouvé leur écho dans les travaux poursuivis par ailleurs par la Commission Eglise et Société de la Conférence des Eglises Européennes.

Notre commission a suivi jusqu’à leur terme les débats des Assises Chrétiennes de la Mondialisation. Elle a d’autre part à plusieurs reprises inscrit à son ordre du jour les thèmes de la défense de l’environnement, à travers notamment les problèmes que pose aujourd’hui à notre planète la conjonction d’une explosion de la demande énergétique et du réchauffement climatique.

A l’approche des échéances électorales de notre pays en 2007, Eglise et Société s’est attachée à préciser l’esprit et les modalités d’une contribution utile de la Fédération Protestante aux débats qui animeront les campagnes présidentielles et législatives à venir. Ces réflexions ont accompagné l’installation sur le site de la Fédération des onze dossiers proposés à l’attention des paroisses, associations et mouvements.

Notre commission a en revanche échoué au cours de ces quatre années à traiter dans la durée des sujets relevant de l’éthique, de la santé et du monde de l’entreprise, quand bien même les a-t-elle parfois effleurés à l’occasion de tel ou tel débat d’actualité. La raison en est principalementà chercher dans la composition de la commission ou dans la participation à éclipse de ceux de ses membres susceptibles d’orienter utilement ses réflexions sur ces problèmes, et plus généralement dans le nombre trop réduit de participants réguliers aux réunions de la commission.

Dès lors, il me paraît indispensable de redéfinir avec précision le cahier des charges d’Eglise et Société et d’en nommer les nouveaux membres en conséquence. Il serait également souhaitable que le calendrier des 3 ou 4 réunions annuelles une fois arrêté en début d’année, chaque membre de la commission veuille bien considérer que sa nomination par le Conseil sans participation effective aux dites réunions ne suffit pas à assurer la qualité des débats. Cette participation régulière permettrait en tout cas de ne pas gonfler à l’excès les effectifs de la commission, pour peu qu’il soit convenu que sur tel sujet nécessitant un renfort de compétences, il est toujours loisible à la commission de faire appel, pour constituer un groupe de travail spécifique, soit à des concours extérieurs soit à des représentants d’autres commissions de la FPF.

Monsieur François SCHEER
Président de la Commission