Rapport du Conseil de la FPF relatif à la période probatoire de 5 Unions d'Eglises
b) Rapport de l’équipe de suivi de l'UFA

Equipe de suivi : Marcel MANOËL et Bernard GUILLOT

ÉVALUATION DE LA PÉRIODE PROBATOIRE DE L'UFA À LA FPF

L'UFA et la Charte de la FPF

Le déroulement de la période probatoire a permis de vérifier la mise en oeuvre des déclarations des responsables de I'UFA quant à leur accord avec la Charte de la FPF et la manière dont ils la comprenaient (cf. rapport présenté à l’AG 2004, p. 2 à 5).

Bilan de la participation à la vie de la FPF

Les responsables désignés ont participé très régulièrement aux Conseils et commissions où ils ont été invités, ainsi qu'aux diverses manifestations publiques de la FPF. Il faut noter que le fait que certaines de ces réunions aient eu lieu un samedi n'a pas soulevé de problème.
Des participations actives et appréciées ont ainsi été vécues. Ainsi, la responsable-animatrice de la « Coordination des radios locales » adventistes a pu participer à une commission radio en septembre 2004. Jean-Paul Barquon a également pu prendre part à l’une d’entre elles. Son engagement s’est également signalé dans le cadre d’un travail de réflexion du Service radio sur les différentes radios protestantes et évangéliques avec Corinne Akli (de la « Coordination Témoigner et Servir » en lien avec RCF). Des cultes diffusés sur France Culture ont également été réalisés. Un représentant de cette Union participera au stage radio organisée par la FPF en 2006.
Au niveau du Service télévision, des participations actives ont également été possibles à plusieurs reprises : lors de différents « Cafés Bibliques » (Jean-Claude Verrecchia, Jean-Paul Barquon), lors de culte (chorale adventiste pour la Semaine de Prière pour l’Unité en 2006)… Un culte depuis leur Faculté en Savoie est également prévu en 2006.
Jean-Claude Verrecchia a aussi pris part aux travaux du Service Biblique, tout comme Bernard Sauvagnat à ceux du Service des Relations œcuméniques.
Différentes commissions du Conseil, comme « Droits et libertés religieuses » ou « Église et Société », ont accueilli des représentants de l’UFA. Une présence de l’UFA a d’ailleurs été assurée lors des récentes « Assises Chrétiennes de la Mondialisation ».
Sont à souligner, à un niveau plus local, des engagements dans des actions communes de témoignage et de réflexion comme « Bible à Neuilly », « Bible en continu » à Limoges, cycle de conférences sur le « Centenaire de la laïcité » à Grenoble…

À noter aussi que les publications adventistes se sont fait pendant cette période l'écho de la vie fédérative et notamment des prises de positions publiques de la Fédération et de son Président. Elles soulignent l’accord des Églises adventistes avec les interventions de ces derniers mois à propos de laïcité !

Évolution des liens entre Églises adventistes et Églises FPF

Le Président de la FPF a été l’invité de l’UFA lors de la Conférence Mondiale des Églises adventistes aux Etats-Unis l’été 2005.

Il ne semble pas que la période probatoire ait considérablement modifié ces liens : là où ils existaient, ils se sont poursuivis et ont été renforcés ; là où ils n'existaient pas - par crainte adventiste ou méfiance des autres – un début de relations a souvent été créé qui devrait être développé. Un avis reçu indique : "Aucun des collègues concernés n'indique un changement important pendant la période dite probatoire. Les relations sont toujours ce qu'elles étaient auparavant : bonnes, moyennes ou indifférentes !".
Lors des rares situations de conflit qui ont été portées à notre connaissance, les responsables de l’UFA ont rapidement réagi pour expliquer le sens de la démarche d'entrée dans la FPF et ses conséquences.

Obstacles et difficultés

Il est difficile de parler d'obstacle ou de difficulté, dans la mesure où ils n'ont pas été exprimés. Un questionnement - peu exprimé et diffus ? – semble quelques fois subsister quant à l'appartenance des Églises adventistes à la famille des Églises de la Réforme, en particulier à propos de la manière dont les Églises adventistes mettent en œuvre l'autorité des Écritures - le sola scriptura - par rapport à l'autorité reconnue aux écrits de Mme Ellen WHITE, ou l'insistance sur certaines pratiques. Ce maintien d'un doute peut provenir tout à la fois :
- de la difficulté de certaines Églises membres de la Fédération à imaginer un autre
rapport aux Écritures qu'un rapport direct et quasi exclusif, incluant les pratiques
qu'elles en font découler,
- d'une certaine crispation identitaire d’une minorité de communautés adventistes - et de leurs pasteurs ? – encore méfiantes envers l'adhésion à la FPF,
- de la persistance de l'étiquette de "secte" qui a marqué l'histoire passée des Églises
adventistes.

Le n ° 287 de novembre 2005 du BIA (Bulletin, d'Information Adventiste) réagit à ce doute traditionnel (rappelé par Sébastien Fath dans son ouvrage "Du ghetto au réseau") en manifestant le souci de clarifier les positions des Églises adventistes, notamment à propos de l'autorité d'Ellen White (une autorité pour l'édification des personnes et non pas normative, qui ajouterait ou se substituerait à l’Évangile) ou à propos de la centralité de la prédication de la justification par la foi, par rapport à la pratique de la Loi ("il ne s'agit pas d'acquérir le salut par le Décalogue")...
Cette réponse, qui reprend les explications données dans les entretiens précédents, me semble situer la foi proclamée par I'UFA dans le cadre de la formulation de la Charte de la FPF : "Nous nous savons appelés et liés par l'Évangile tel qu'en témoignent les Écritures. Nous reconnaissons comme centrale l'annonce du salut par grâce, reçu par la foi seule."

La poursuite des contacts et le temps qui passe (!) permettent la levée de ces soupçons.

En résumé, la période probatoire a permis de vérifier les conclusions du rapport sur l’examen de la candidature de cette Union d'Églises : " L'entrée au sein de la FPF de cette Union d'Églises ne se fera pas sans questionnement pour les membres déjà présents dans la Fédération, ni sans conséquence sur la vie de la Fédération ... Mais il nous semble que le débat et le cheminement commun sont possibles et souhaitables, dans les conditions exposées par la Charte de la FPF. »