Rapport du Conseil de la FPF relatif à la période probatoire de 5 Unions d'Eglises

b) Rapport de l’UFA

QUESTIONNAIRE D’ÉVALUTATION DE LA PÉRIODE PROBATOIRE

Les orientations de votre Union d’Eglises sont-elles toujours en accord avec les termes de la Charte de la FPF ? Après deux ans de pratique, la Charte correspond-elle finalement à ce que vous voulez vivre avec la FPF ?

Nous avions, au moment du travail de la commission paritaire, posé les questions sur les points de la Charte qui nécessitaient une explication et obtenu des réponses satisfaisantes. Depuis, nos orientations d’Union d’Eglises n’ont pas changé. Elles se sont renforcées dans le sens même de la Charte : nous acceptons et pratiquons l’accueil de la Cène ; nous adhérons fortement à la volonté d’être « en marche vers une communion plus visible dans le respect de nos différences et la liberté de nos interpellations mutuelles » (Point 1.4 de la Charte).

Nous acceptons et apprécions le dialogue franc et ouvert. Nous acceptons, sans inquiétude, « le risque d’une parole commune… qui pourra prendre acte d’une pluralité de points de vue.

Quel bilan faites-vous de la participation de membres de votre Union d’Eglises à telle commission ou autre groupe de travail (Conseil, …) de la Fédération protestante de France ?

Le bilan est positif, tant par la qualité de l’accueil et des relations que des réflexions et du partage. Toutefois, Monsieur Jean-Daniel Zuber nous signale n’avoir jamais été convoqué à une rencontre de la commission des relations internationales.

Madame Danièle Rotschild apprécie l’accueil qu’elle a reçu dans la commission « chrétiens et juifs ». Elle regrette, pour des raisons familiales, ne pas être aussi assidue qu’elle le souhaiterait. Elle aspire aussi à ce que la commission invite régulièrement un membre de la communauté israélite.

Monsieur le pasteur Philippe Augendre apprécie beaucoup l’accueil et le travail de la commission « Eglise et société ». Il souhaite s’investir autant qu’il le pourra dans cette collaboration. Il nous a transmis le livre blanc « Assises chrétiennes de la mondialisation ». Des représentants de notre Union seront à Lille.

Les mêmes constats sont faits par Messieurs les pasteurs Jean-Claude Verrecchia, Bernard Sauvagnat, Jean-Paul Barquon et Jacques Trujillo, concernant le C.A. de la FPF.

Madame Dany Guenin, elle aussi, apprécie la collaboration, mais aurait souhaité que la commission du service radio s’intéresse davantage aux radios locales chrétiennes.

La collaboration avec le  service Télévision a été remarquable, puisque les adventistes, conduits par le pasteur Jean-Paul Barquon, ont participé à 7 émissions de « Présence protestante ».

En quoi la période probatoire a-t-elle favorisé des liens plus étroits entre les Eglises de votre Union d’Eglises et les membres de la FPF ? (Des exemples, significatifs à vos yeux, de rencontres ou de travail en commun, seront les bienvenus).

La période probatoire a été, pour nous, l’occasion d’accentuer les opportunités de rencontres et de travail en commun. Elle ne les a pas initiées puisque, depuis quelques années déjà, beaucoup de pasteurs adventistes étaient membres de la pastorale locale et que des participations de membres d’Eglises avaient lieu. Mais, ces rencontres sont plus nombreuses et, de plus en plus, perçues comme « normales », tant au niveau national : commissions, émissions radio/télévision, qu’au niveau local : poursuite des relations déjà engagées.

Ci-joint, voici plusieurs exemples de participation ou de collaboration de l’Eglise adventiste :

  • Le procès-verbal d’une rencontre des Eglises protestantes membres de la Fédération protestante de France, à Marseille.
  • Bible à Neuilly – Série de conférences
  • La Bible en continu – Limoges, Haute Vienne
  • 1905 – 2005. Trois conférences (Grenoble, Isère)
  • Semaine de prière pour les chrétiens – Melun
  • Programme 1905 – 2005 – Paris, 23-25 octobre 2005

À cela s’ajoutent les collaborations et participations qui sont habituelles : semaine de prière pour l’unité des chrétiens, concerts, conférences, etc.

La période probatoire nous a permis de mieux comprendre, en participant aux commissions et services, comment fonctionne la FPF. Sur certains dossiers, il nous manque sans doute l’historique. Mais tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont vécu les rencontres et les travaux de la FPF n’ont eu qu’à s’en féliciter.

Nous signalons, d’une manière toute spéciale, les prises de position de la fédération, par la voix de son président, Monsieur de Clermont, sur la laïcité. Nous partageons la même analyse (cf. revue « Signes des Temps »). Nous ne savons pas si cette attente d’un « toilettage » de la loi de 1905 sera satisfaite. Mais la « parole commune » prend de toute façon sens et valeur.

Quelle perception avez-vous de l’évolution liée aux éventuels difficultés ou obstacles repérés au début de la période probatoire ?

L’évolution, en interne, a été bonne. Lors des visites dans les Eglises locales, le questionnement, dans quelques-unes d’entre elles, est passé de l’expression d’une crainte quant à l’adhésion, au questionnement sur les fonds utilisés pour payer la cotisation.

Un petit nombre d’Eglises et de membres, par-ci, par-là, restent sans doute encore inquiets mais nous ne recevons plus, ni directement ni indirectement, d’échos de turbulences.

Dans l’ensemble, nous pouvons constater la diminution de l’opposition interne, des préjugés, des ignorances et des indifférences.

Quelles sont aujourd’hui les difficultés qui subsistent au sein de votre Union d’Eglises quant aux relations avec la FPF, et en particulier avec ses Eglises membres (questions ou situations locales difficiles) ? Certaines options de la FPF font-elles problème pour vous ?

Les options de la FPF ne nous font pas problème. Même celles qui abordent des phénomènes éthiques puisque les documents produits sont toujours présentés comme des documents de réflexion.

Les difficultés dans notre Union se sont estompées même si certaines Eglises locales ne cheminent pas au même rythme que d’autres.

Deux difficultés relationnelles nous ont été signalées :

  • L’une à Agen entre pasteurs membres de la pastorale de la ville. Ici, la difficulté est, en quelque sorte, inversée : notre pasteur s’est senti déjà tellement intégré à la FPF qu’il a cosigné un courrier mettant en doute le bien-fondé de l’adhésion d’une autre Union d’Eglises. Ce qui était déplacé puisque nous sommes nous-mêmes en probation. Je lui ai signifié cela et j’espère pouvoir présenter nos excuses au président de l’autre Union d’Eglise. Mais la copie de lettre ci-jointe montre la bonne volonté et le désir de collaborer.
  • L’autre à Besançon. Mais il s’agissait d’un débat qui concernait le baptême (enfants – professants). Selon nos informations, ce point a été éclairci conformément à la Charte et « aux interpellations mutuelles » qu’elle mentionne.

Quelle perception avez-vous de l’accueil qui vous a été réservé par les membres de la FPF ?

Nous avons été très fraternellement accueillis. Nous n’avons ressenti aucun sentiment de rejet ou d’inquiétude de la part des membres du conseil d’administration, des services ou commissions de la FPF.

Alors que quelques Eglises évangéliques ont, à l’égard des adventistes, encore une méfiance (légalisme, Ellen White), je n’ai rien ressenti de tel au sein de la coordination des Eglises évangéliques membres de la FPF. Nous avons certes besoin d’apprendre à mieux nous connaître – et c’est très largement réciproque – mais nous travaillons et agissons en bonne intelligence.

Maintenez-vous votre demande d’adhésion comme membre de la FPF ?

Oui, nous la maintenons, convaincus que là se trouve notre place.