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Diversité en communion |
Comité mixte Luthéro-réformé/catholique de janvier 2005
Depuis sa dernière session, le comité mixte voit le bout du tunnel d’un travail qu’il poursuit (et qui le poursuit !) depuis plus de 4 ans.
C’est que le sujet est sensible. Il s’agit de déblayer le terrain sur la question de l’Eucharistie. Il touche à des choses très profondes sur le ministère de présidence de l’Eglise et de l’Eucharistie, sur le lien entre communion eucharistique et communion ecclésiale, bref sur le « discernement du corps » (pour reprendre l’expression paulinienne de 1 Corinthiens).
Le document reprendra ce que le comité appelle les « vulgates », ces arguments habituels que nous utilisons pour ou contre le partage de la Table du Seigneur. Il y aura des surprises tant nous sommes enfermés dans des a priori les uns les autres. Il s’agira de les « démonter ». C’est déjà un défi en soi que de ne pas se tromper sur l’autre et se leurrer soi-même!
Le comité aidé d’experts a aussi repris les textes bibliques liés au sacerdoce universel des croyants et à la pratique de la Table du Seigneur, sortant d’interprétations discutables dans lesquelles nous nous enfermons encore souvent, et prenant le risque d’être déplacés dans nos références bibliques…
Enfin, il devrait reprendre nos diverses traditions (pratiques liturgiques, synodes et conciles) sans rien éluder de leurs contradictions et de leurs évolutions. En notant les indécisions, les points communs, les fausses différences, pour cerner et s’arrêter sur ce qui coince réellement…et qui n’est souvent pas ce qu’on croit !
D’étape en étape, le document aboutira à des constats de convergences et des exhortations à nos Eglises.
Bien que constitué d’experts et de pasteurs-prêtres, ce travail nous apprend beaucoup les uns sur les autres. On va d’étonnements en étonnements. On est déplacé dans notre vision de l’autre Eglise.
Le comité mixte est donc en fin travail. On doit s’attendre encore à quelques « contractions » douloureuses. Il faudra surtout qu’à la sortie du document, il soit reconnu, entendu, et qu’il fasse l’objet de toutes les attentions si nous ne voulons pas qu’il soit mort-né.
Mais cela dépendra de la réception que les Eglises et leurs membres en feront.
A bon entendeur salut ! (GD)