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Service Oecuménique
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Diversité en communion
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 puce Revue Unité des Chrétiens
 puce La charte oecuménique européenne

Synode ERF 2006
Service des relations oecuméniques

 

Ô Dieu, dans ta Grâce, transforme
le monde… l’œcuménisme… les Eglises… l’ERF !

 

Trois données pratiques

 

Le service des relations œcuméniques n’est pas un outil de l’ERF1 mais un outil de la FPF2 (bien) utilisé par l’ERF. Mutualisation réussie !

 

Le permanent du service est assisté d’une étudiante en théologie réformée (Viviane Capt-Sémére) qui assure un minimum de secrétariat (une journée et demie par semaine). C’est tout !

 

Le budget de fonctionnement du service, hors salaires et charges, est de 8000 €. Economie assurée ! L’ERF participe au financement de la FPF, et donc du service oecuménique, à hauteur sa cotisation. Pour 2005 : 437 580 €. Bravo !

 

La triple vie du service

 

La vie quotidienne du service, c’est la participation aux instances de dialogue théologiques et institutionnelles, le suivi des réseaux, courriers, mail, entretiens, relais d’information, rédaction d’articles et autres outils de vulgarisation, commissions régionales et autres conseils, vie de la FPF et du CPLR, conférences, participations aux sessions et colloques divers, aux synodes, AG, pastorales des diverses Eglises, etc…

 

Le service œcuménique a aussi rénové et enrichi les pages oecuméniques du site  protestants.org dans deux directions : des nouvelles et une base documentaire minimale.

 

On constate un développement des interventions extérieures du responsable de service (conférences, journées de formations, sessions, pastorales…) sur trois thèmes récurrents : le monde évangélique et l’oecuménisme, l’œcuménisme en décomposition/recomposition, l’autorité dans l’Eglise 3.

 

Trois instances importantes

 

Un Forum œcuménique rassemble deux fois par an les responsables œcuméniques régionaux des Eglises et CIOM 4 de la FPF : lieu de conjugaison de l’œcuménisme « externe et interne » à la FPF, car l’unité ne se construit pas les uns contre d’autres. Ce travail de conjugaison doit encore progresser dans les régions où les équipes œcuméniques (lorsqu’elles existent) sont principalement luthéro-réformées.

 

La commission œcuménique. Outre le débat sur l’actualité, elle travaille un sujet transversal aux Eglises chrétiennes. Après « La confirmation ou l’initiation chrétienne »5, elle réfléchit sur Les passages d’une Eglise à l’autre. Sujet sensible, tant la circulation des personnes (et leur accueil) est réactivée par la réaffirmation identitaire des Eglises liée à leur souci missionnaire (il y a bien sûr d’autres facteurs !).

 

Le Conseil d’Eglises chrétiennes en France (CECEF) est une structure légère d’information mutuelle, de concertation (voire de confrontation) des instances dirigeantes des Eglises catholiques, protestantes, orthodoxes, anglicanes, arméniennes. S’il n’est pas un lieu phare, il est une instance de régulation importante entre nos Eglises et pour leur témoignage dans la société française. Depuis 3 ans, par le CECEF, nos Eglises se sont exprimées ensemble une dizaine de fois sur divers sujets d’actualité. A la demande du CECEF (et en collaboration avec lui), le prochain colloque de l’Institut supérieur d’études œcuméniques (ISEO) sur Evangélisation et Prosélytisme car le souci de l’annonce de l’Evangile en société sécularisée et pluri-religieuse traverse toutes les Eglises (30 janvier-1 er février 2007).

 

Deux assemblées internationales marquantes

 

Un axe important de travail a été la préparation de l’Assemblée mondiale du Conseil Œcuménique des Eglises à Porto Alegre (Brésil, février 2006) et ses répercussions 6. La délégation protestante a écrit aux présidents de nos Eglises pour les interpeller sur les prolongements possibles concernant la réflexion théologique, certains sujets touchant au témoignage et la mission, et l’insertion de nos Eglises au sein de la communauté chrétienne mondiale. Voir dépliant en annexe. Voir aussi articles dans le Bulletin d’information protestant, et les pages œcuméniques du site protestants-org.

 

Le rassemblement œcuménique européen 7 se veut d’une configuration plus décentralisée, comme un processus. Lancé en comité réduit 8 à Rome à Janvier 2006, il se poursuivra par des rassemblements régionaux et/ou locaux dans l’année 2006-2007, puis en recueillera le fruit en comité réduit à Wittenberg (janvier 2007), et enfin se terminera en Septembre 2007 à Sibiu, alors capitale culturelle de l’Europe, par un rassemblement plus large. Une centaine de délégués œcuménique français « de terrain » (toutes confessions) devraient y participer.

 

Dans la ligne de la Charte œcuménique Européenne et des thèmes de témoignage commun qu’elle propose, l’objectif de ce rassemblement est de renforcer un témoignage de réconciliation dans une Europe en panne et déchirée par des violences dont le facteur religieux n’est pas totalement absent.

 

L’incapacité des Eglises à se reconnaître mutuellement et à collaborer étroitement dans la célébration et l’action est un facteur aggravant de leur contre-témoignage. Ces rassemblements sont des jalons qui, on l’espère, aideront un peu à inverser le processus.

 

Trois urgences…

 

La première urgence semble être celle de la transmission et de l’élargissement de la conscience œcuménique trop restreinte aux (vieux) groupes spécialisés et quelques (vieux ?) mordus. Il faut encore apprendre le b-a-ba du dialogue : s’apprivoiser, savoir écouter et découvrir nos préjugés, mettre des mots justes sur les différences de l’autre, sortir du réactionnel et de l’affectif, discerner le culturel du théologique, prier et servir ensemble… au risque d’être « transformés » !

 

Pour cela, on manque de pédagogues, de traducteurs… ce devrait être le rôle des ministres de nos Eglises. La seconde urgence est donc la formation œcuménique des responsables d’Eglises. En contrepoint à l’expérience irremplaçable de la rencontre de l’autre qui bouscule et déplace, les divers rapports de dialogues dormant dans les cartons pourraient être exhumés en vue de vulgarisations utiles. Leur méthode autant que leur contenu, sera nécessaire pour affronter le découragement qui pointe lorsque de nouvelles divisions paraissent insurmontables (dans le domaine éthique, ecclésial ou sacramentel 9 par exemple).

 

La troisième urgence est la cohérence entre relations intra-protestantes et extra-protestantes. Les relations œcuméniques ne sont plus la propriété des luthéro-réformés. Les mondes évangéliques et pentecôtistes sont assis maintenant à la table (ainsi que les Orthodoxes) avec leurs visions et leurs spiritualités, leurs engagements et leurs connivences, leurs évolutions rapides.Or il ne s’agit pas bâtir une communion avec quelques uns contre d’autres. Affronter la différence qui nous dérange est plus œcuménique que de rassembler ceux qui finissent par se ressembler à force de se fréquenter.

 

La lumière du Christ brille pour tous.
Espoir de renouvellement et d’unité
en Europe… en œcuménisme… dans les Eglises… dans l’ERF !

 

Gill DAUDE
Responsable du service œcuménique
F.P.F.

 

 

1 ERF : Eglise Réformée de France !
2 FPF : Fédération Protestante de France
3 à partir du livre du groupe des Dombes : Un seul Maître, Cerf, 2004.
4 CIOM : Communautés, institution œuvres et mouvements de la F.P.F.
5 Document disponible en forme papier et Internet
6 Thème « Dieu, dans ta grâce, transforme le monde ». Délégués français : Jean François Zorn et Claire Sixt-Gateuille (ERF), Jean François Collange et Josselin Monnier (ECAAL), Alexandra Breuking (ERAL), Marie Christine Michau (EELF), Angelo Pace (Eglise du Réveil), Gérald Machabert et Linda Caille (journalistes), Didier Crouzet (relations internationales) et Gill Daudé (service oecuménique FPF), auwquels il faut ajouter comme français Alain Rey (CEVAA), Michel Mallèvre (Catholique), P. Job, Iulian Nistea et Sophie Deicha (Orthodoxes), Pavel Visotchi et Rila Moï-Yopaang (comme Stewards).
7 Sibiu, Roumanie, eu 4 au 8 sept 2007. Son thème : La lumière du Christ brille pour tous. Espoir de renouvellement et d’unité en Europe. A Sibiu même, il ne rassemblera pas beaucoup plus de 3000 personnes dont une centaine de français, délégués œcuméniques « de terrain », toutes confessions confondues.
8 Une centaine de représentants de la grande Europe.
9 Sur la question du baptême, on peut noter l’excellent rapport du Groupe mixte de travail COE/Eglise catholique faisant un large et pédagogique tour d’horizon. Voir aussi le dialogue Communion de Leuenberg/Fédération baptiste européenne, et son équivalent national Luthéro-réformé/baptiste.